Chine : la fin du mythe égalitaire socialiste

Un petit retour sur la Chine tombe à point nommé pour mieux comprendre ce qui va suivre bientôt. Le plus gros problème de la Chine n’est pas uniquement la crise économique, mais le double problème social et environnemental.

Le sociologue et statisticien italien Corrado Gini (reprenant les travaux de Jordan) avait mis au point une mesure du degré d’inégalité de la distribution des revenus. On l’appelle aujourd’hui le coefficient de Gini. Ce coefficient varie de 0 (revenu identique pour tous) à 1 (esclavage total).

Cette mesure est d’une importance capitale car le point de rupture se situe à 0,4. En effet, passé ce cap, la société devient très inégalitaire et les conflits sociaux commencent à devenir problématiques.

De par son importance capitale, le coefficient de Gini est le calcul statistique le plus manipulé. La Chine, dont le système économique était qualifié de « socialisme de marché » par Deng Xiao Ping, a donc des difficultés à publier ce chiffre clé.

En effet, comment justifier qu’un pays soi-disant socialiste, soit un des plus mauvais en matière de distribution des revenus ? Le coefficient de Gini réel de la Chine était de 0,61 en 2010. Il est aujourd’hui proche de 0,7.
Pour information, les USA ont largement dépassé le seuil de 0,4 avec un chiffre officiel de 0,47. Source : Fed research St Louis

Le mythe d’un socialisme (ou capitalisme) redistributif et égalitaire a du plomb dans l’aile.
Les problèmes sociaux seront au coeur de l’actualité chinoise en 2013.

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