Comparaison est raison!

750 milliards d’Euros ne sauveront pas l’Europe! Le prochain sommet du G 20 à Toronto ayant lieu ces jours prochains ne la sauvera pas plus! Les autorités de l’Union se rendront très rapidement compte que, s’il est facile de ressusciter des Banques en les recapitalisant de telle sorte à ce qu’elle se ré engagent sur un marché du crédit vital pour l’économie, cette logique ne s’applique pas pour sauver un pays! En effet, peu regardants en définitive envers les institutions financières secourues, les marchés se révèlent nettement plus exigeants de la part du pays à renflouer qui est ainsi sommé de réduire drastiquement ses dépenses et d’adopter au pas de charge des réformes structurelles. En fait, les marchés – qui exigent de ces nations en détresse de redéfinir l’ensemble du contrat social ou, au minimum, de rayer d’un trait de plume de précieux acquis sociaux sous la menace suprême de la faillite  – jouent une partition qui leur est déjà bien familière et où ils excellent…

 

Avec son endettement excessif et son usage abusif de produits dérivés (confectionnés par Goldman Sachs) destinés à lui permettre d’honorer ses engagements aux calendes grecques, la Grèce est à l’évidence Bear Stearns. Ce pays, qui paie le droit de s’approvisionner sur les marchés plus de 8% par rapport à ce que paie l’Allemagne pour le financement de sa dette, mise sur une recapitalisation qui prendra la forme d’une prise de participations massive de l’Union avec, principalement, les deniers Allemands… Allemagne qui, elle, devrait facilement être reconnaissable sous les traits de JP Morgan supposée payer en son temps 2 dollars par action pour reprendre Bear Stearns mais qui a fini … par en payer 10! Du haut de ses statistiques du chômage de 22% et de son marché immobilier en liquéfaction, l’Espagne est bien-sûr Lehman Brothers. Disposant néanmoins de pans de son économie toujours dignes d’exciter la gourmandise de repreneurs, les vautours se repaîtrons donc de ses restes – comme son immense secteur à l’exportation – avec délectation… Barclays n’avait-elle pas acquis certains secteurs encore porteurs de l’agonisante Lehman?

 

Par ailleurs, peu créatrice de richesses et susceptible d’entraîner dans sa chute l’ensemble de l’édifice Européen, l’Italie s’apparenterait à Merril Lynch pendant que la France serait Morgan Stanley car elle a elle-même tant de problèmes à régler qu’elle ne sera certainement pas partie prenante à la solution aux maux de l’Union Européenne. A tout seigneur tout honneur, retirée du Continent et qui semble loin de la mêlée mais qui guette le moment propice pour effectuer son grand come back sur le dos et aux dépens de l’Union, la Grande Bretagne est Goldman Sachs. Quant à la monnaie unique, cet Euro supposé insubmersible et que tout le monde voulait avoir dans son portefeuille, appelez-le à votre guise Fannie Mae ou Freddie Mac! 

 

Ah, j’oubliais : la Suisse est Warren Buffet…

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