Côte d’Ivoire : 2 éléphants sans ivoires ni pouvoir

Gbagbo et Ouatarra

TRIBUNE LIBRE DE KAISA ILUNGA

 

L´Équation  à double inconnue demeure. Avant la guerre, c´est comme après les bombes. Deux locataires à la Présidence de la République Ivoirienne. Après l´élection présidentielle, c´est tout comme à la reprise des bombardements, deux prétendants sans défenses d´ivoires ni pouvoir.

Mains entachées du sang  des massacres perpétrés par les deux groupes armés, sous l´œil des forces onusiennes et françaises. Situation inchangée, la psychose de violence est montée d´un cran avec la reprise des pilonnages sur « la résidence de Laurent Gbagbo ». Une réponse à l´attaque des fidèles de Gbagbo contre « l´hôtel du golfe ».

En attendant, l´enquête contre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara vient de s´ouvrir  pour : « Crime contre l´humanité ». Aussi longtemps que Laurent Gbagbo  restera enfermé à double tour, aussi longtemps qu´il existera une présidence bicéphale, rien n´ira, tout n´ira plus. Le Fantôme  d´un Laurent Gbagbo hantera non seulement les nuits de Ouattara,  mais aussi, à travers ces hommes armés, menacera la paix de la cote d´Ivoire.

Aussi longtemps que les pilonnages se poursuivront, tout dialogue ainsi que la paix s´éloigneront de ce brasier allumé par toutes les forces en conflit. Quel avenir pour la Cote d´Ivoire ? Quelle crédibilité auront les casques bleus et les forces françaises ?

C´est une Cote d´Ivoire ingouvernable, meurtrie, affaiblie qui va devoir écrire des pages  noires de son histoire, racontant un réveil des démons du tribalisme, doublée d´un carnet nécrologique lourd sur la conscience, non seulement des Ivoiriens mais aussi des deux camps. Force de guerre que d´intervention, elle aura désormais du mal à convaincre.

Même carte de visite pour la force française engagée à visage découvert à grand renfort de bombes qui risquent de pousser  Laurent Gbagbo à opter pour un suicide aux accents de La Marseillaise.

Présence signalée aussi au port d´Abidjan d´une force licorne menant  une garde farouche autour des milliers des containers de Cacao, butin de guerre ou mieux, facture d´une guerre sans vainqueur, une guerre qui perdure et n´a point aménagé un fauteuil confortable pour Ouattara.

Kaisa Ilunga

D´Allemagne

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