Côte d’Ivoire – Abidjan apaisé, Paris agité.

 

Abidjan-Paris -> C’est un exercice périlleux que celui d’écrire sur la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui, surtout en ayant un peu de jugeote et de rectitude morale, sans céder à l’émotion ambiante. Entre les perdants gbagbistes, qui soupçonnent tout le monde, et les pro-Ouattara qui vous adoubent, pour peu que, dans un article, vous indiquez qu’ils sont les vainqueurs, le temps n’est plus, plus vraiment, à la joie. Ambiance.

Cris d’orfraie, insultes et quolibets sont le lot quotidien des uns et des autres, nouveau mode de communication, d’expression, qui dénote du fait que les ennemis héréditaires nord-sud, tous Ivoiriens, sont à cours d’argument. Mais, les pro-Ouattara semble savourer leur victoire et se sont calmés plus ou moins. En dessous, une autre vidéo filmée à l’hôtel du Golf montrant les réjouissances de la capture de l’ancien président ivoirien, semble laisser place à la sérénité, au calme, au luxe et à la volupté…

La ville d’Abidjan (Babi), semble enfin être apaisée, Alassane Ouattara reçoit Ibrahim Coulibaly (IB) et le « Commando Invisible » ce lundi à 11 heures au Golf Hôtel. Après les échauffourées de Yop aka Yopougon, ou encore de ce ralliement du « général IB » alias Ibrahim Coulibaly, qui s’est dit prêt samedi à déposer les armes, comme le lui a ordonné la veille le président ivoirien Alassane Ouattara. Du coup, la bataille tant redoutée entre partisans du président ivoirien n’aura pas lieu.

 

A paris pourtant, la lutte continue. Les annonces étaient dithyrambiques, sorties du tréfonds pour ne pas dire des bas-fonds d’une secte mystico-chrétienne. Il fallait être en jeûne pour la journée de vendredi car, quelque chose de spécial, que dis-je, de miraculeux allait se passer, dimanche, le 24 avril 2011. Et patatras ! En ce lundi 25 avril 2011, après un nouvel échec de la prophétie qui devait initialement et concomitamment restituer Laurent Gbagbo et restaurer l’indépendance de la Côte d’Ivoire, une hystérie collective semble gagner les partisans de Laurent Gbagbo, l’homme qui voulait être César et a fini en marcel blanc. Fichtre.

Au juste, que reste-t-il du régime Gbagbo ? Rien. Il faut se rendre à l’évidence et faire la paix en place et lieu de zèle. Comme on dit en Afrique, « quand ton frère te dépasse, porte sa chaise ». On a vu où, ceci a conduit leur champion. Faut-il que ses disciples se noient par mimétisme ? Ce serait tristounet, non ? J’avoue que les marches organisées à Paris sont une perte de temps incommensurable mais je respecte. J’ai regardé, amusé, les vidéos de leur manifestation où les aboyeurs se succédaient pour scander des slogans creux dont ils pensent encore que ça peut changer le cours des choses. Hélas, c’est plié , il faut penser à la reconstruction !


 

 

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