Côte d’Ivoire: Laurent Gbagbo, de mal en pis.

Les soi disant intellectuels africains prouvent avec le cas Laurent Gbagbo, qu’ils ne sont véritablement pas sortis de l’emprisonnement mental qui est le leur. Pour se justifier à partir simplement d’un incident électoral, ils refont l’histoire, mentent, triturent le trait en se cachant derrière un panafricanisme de pacotille. Pour peu que vous leur apportez la contradiction, ils vous accusent d’être soit vendu, soit en opération commandé au nom de …l’Occident. Où est le rapport ? Il faut raison garder au lieu de proférer tant d’inanité.

Hier, l’organisation Human Rights Watch (HRW) dans un rapport accuse les forces de sécurité fidèles au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, de mener « une campagne de violence organisée » contre les partisans de son rival Alassane Dramane Ouattara, le président élu de Côte d’Ivoire. Cette même organisation est pourtant saluée par ces pseudos intellectuels lorsqu’elle épingle certains dictateurs qu’ils n’aiment pas, qui, au Cameroun, qui, au Togo, qui encore, dans leurs pays, lorsqu’ils rêvent d’y prendre le pouvoir. L’organisation de défense des droits de l’Homme dit avoir « documenté plus d’une dizaine d’attaques en décembre 2010 et janvier 2011 ayant entraîné la mort et la disparition d’un grand nombre d’habitants ». Mais là, silence radio…

Que peut-on penser d’un pouvoir, qui plus est usurpé, qui organise ainsi la mort de ses concitoyens ? Que peut-on penser d’un pouvoir qui a fait de la télévision nationale RTI (Radio télévision ivoirienne), une arme de propagande pire qu’en URSS  (actuelle Russie) dans ses pires heures du communisme triomphant ? Une Pravda qui lancent des appels au meurtre, encore, de ses compatriotes, qui travaillent pour l’ONU en transmettant leurs noms et en publiant à la télévision l’immatriculation de leurs véhicules ? Laurent Gbagbo a franchi le Rubicon. Il est grand temps que les populations civiles soient protégées. Mais par qui ? Là est la question, lorsqu’on sait qu’il y a aujourd’hui plus de 20 000 Ivoiriens réfugiés au Libéria voisin. Est-ce encore acceptable ?

Peut-on reprocher aux enfants les crimes de leur père ? Non. Or, lorsque le sortant ivoirien organise une campagne contre les ressortissants ouest-africains qui vivent en Côte d’Ivoire en représailles de la direction politique de leurs gouvernants, alors, c’est de la folie. Oui, Laurent Gbagbo, pour se maintenir au pouvoir, organise la terreur et s’est mué en dictateur sanguinaire. Qui peut oser dire le contraire avec ce qui s’y passe ? L’ONUCI n’a même pas le droit de vérifier les charniers qui se multiplient. De nombreuses familles ne savent pas où sont désormais leurs proches. Lorsque HRW évoque aussi des violences visant les groupes ethniques du nord du pays, les mononeurones des intellectuels décatis ne fonctionnent plus, c’est la mort clinique.

Mais, qu’importe la mort, les escadrons de la mort, la xénophobie, soutenons le « panafricaniste » dont les biens ont été gelés aux…Etats-Unis. Apportons notre soutien à l’Afrique pour barrer la voix au néo-colonialisme, pour sauver sa souveraineté. Ne nous occupons plus de l’incurie, de la corruption et de la pauvreté. Fermons les yeux sur toutes les exactions des patriotes qui ont quadrillé Abidjan sans vergogne en tuant des Ivoiriens. Reprochons à Alassane Dramane Ouatarra de vouloir asphyxier les Ivoiriens en prenant des mesures sur l’exportation du cacao ou la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) alors que c’est le pouvoir dictatorial qu’il vise. Portons des oeillères, devenons autistes. Et que dire des Ivoiriens naturalisés français, dont des pro-Gbagbo, empêchés désormais de se rendre chez eux parce que les visas accordés par le nouvel ambassadeur ivoirien à Paris, Ali Coulibaly, ne  sont pas acceptés par le boulanger ? Avec 11 élections présidentielles en Afrique cette année, une jurisprudence Gbagbo serait la pire des choses. Ça va mal se finir cette histoire.

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