Côte d’Ivoire: le général Philippe Mangou en fuite

Les choses tournent de plus en plus mal en Côte d’Ivoire pour Laurent Gbagbo. Quand le général Mangou fuit, c’est que le pouvoir Gbagbo, malgré toute la propagande des ses supporters, est perdu. Dans les heures qui viennent, sans doute, l’ancien président ivoirien va annoncé sa démission ou nous constaterons sa fuite. Désormais, qui dirigera les opérations ? L’approche des pro-Ouatarra prouve bien que les ralliements se sont faits et qu’il n’y aura probablement pas de combat. Alassane Ouatarra gagne sur le plan militaire. C’est bien dommage d’en arriver là. Souvenez-vous, ce Mangou avait déclaré: « S’ils veulent la guerre, il y aura la guerre », s’adressant au camp Ouatarra.

Le chef d`Etat major de l`armée ivoirienne Philippe Mangou s`est donc réfugié mercredi soir à la résidence officielle de l`ambassadeur sud-africain à Abidjan a indiqué jeudi le ministère des Affaires étrangères sud-africain. Qui va donc diriger les Forces de défense et de sécurité de Côte d`Ivoire (FDS) à l’approche des rebelles ? Le général avait quitté son domicile de Yopougon, après avoir téléphoné à Laurent Gbagbo lui disant qu’il va organiser la riposte à l’approche des pro-Ouatarra. Une façon de fuir en sourdine. L’heure est bien grave.

Mme Zodwa Lallie, ambassadrice d’Afrique du Sud en Côte d’ivoire, en photo ci-dessous avec le président Alassane Dramane Ouatarra, a indiqué dans un communiqué: « Le général est accompagné de sa femme et de cinq enfants ». Le gouvernement sud-africain a entamé des consultations à son sujet avec les parties compétentes en Côte d`Ivoire, la Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest (Cédéao), l`Union africaine (UA) et les Nations unies ».

La vaste offensive vers le sud des forces pro-Ouatarra fait donc des dégâts. C’est une bonne décision du général, qui évite d’être l’auteur d’un bain de sang inutile car, c’est perdu d’avance. Les pro-Ouatarra ont pris le contrôle mercredi de la capitale Yamoussoukro, et sont désormais, selon nos informations, à 110 kilomètres à l`est d`Abidjan et menaçaient de marcher sur la ville si le président sortant Laurent Gbagbo refusait de céder le pouvoir.

La grande débandade a commencé !

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