Démocratie, oui ou non!!!

Démocratie oui ou non!!!

 

        Je vais aborder le sujet présent d’une façon un peu différente à l’habitude. Je vous laisse lire l’article et je commente à la fin. On verra si cela vous est plus agréable. Je vais numéroter les sujets sur lesquels je commenterai plus bas.

 

L’ex-président d’Élections Canada critique le chef conservateur

Publié le 05 avril 2011 à 06h55

 Vincent Marissal
La Presse

Sabrer les subventions publiques aux partis politiques, comme promet de le faire Stephen Harper s’il est élu à la tête d’un gouvernement majoritaire, brisera le fragile équilibre entre argent et politique au Canada et sera dommageable pour la démocratie.

1) Ce ne sont pas, cette fois, les partis de l’opposition qui le disent, mais l’ancien président d’Élections Canada Jean-Pierre Kingsley, qui était en poste lorsque l’ex-premier ministre Jean Chrétien a modifié la loi fédérale pour imiter celle en vigueur au Québec depuis 1977.

2) À la toute fin de son règne, en 2003, le gouvernement Chrétien avait introduit de nouvelles règles de financement des partis calquées sur les pratiques québécoises, interdisant du coup les dons par des corporations ou des syndicats et fixant un plafond aux contributions des particuliers. Pour compenser la perte de revenus des partis, l’État s’engageait à leur verser une certaine somme pour chaque vote obtenu (2$ du vote aujourd’hui) chaque année, leur assurant ainsi un financement stable et prévisible.

Sabrer le financement public

3) Les conservateurs veulent sabrer le financement public, affirmant que les dons aux partis politiques devraient venir directement des citoyens qui les appuient et non pas d’un fonds commun financé par tous les contribuables.

Selon Jean-Pierre Kingsley, l’argument évoqué par Stephen Harper est fictif, puisque l’État finance autrement les partis.

4) «Lorsqu’un individu fait un don à un parti, l’État lui en rembourse environ la moitié par crédits d’impôt, c’est donc, là aussi, tous les contribuables qui paient, mais ça, M. Harper n’en parle pas, il ne veut pas revoir cette pratique, note M. Kingsley, qui a été à la tête d’Élections Canada pendant 17 ans, de 1990 à 2007.

«Par ailleurs, l’État rembourse aussi 50% des dépenses des partis après les élections, donc, l’État contribue déjà et si M. Harper va au bout de sa logique, il devrait aussi abolir ces pratiques

5) Jean-Pierre Kingsley, qui a fait des représentations aux élus pendant près de deux décennies pour minimiser le pouvoir de l’argent en politique, croit que le Canada est l’un des rares pays du monde à avoir atteint un équilibre.

6) «Partout dans le monde, dans les nouvelles démocraties, le plus grand problème est de régler la place de l’argent, ajoute-t-il. Et aux États-Unis, regardez les difficultés incroyables qu’ils ont à régler ça.»

Le financement annuel public, souligne-t-il, permet aussi aux plus petits partis de survivre et assure à toutes les formations politiques une «vie entre les élections».

7) Le changement promis par M. Harper «coupera les pattes aux petits partis». Quant aux plus gros, ils trouveront d’autres sources de revenus, ce qui pourrait les inciter à contourner la loi, prévient M. Kingsley.

         Voilà donc tous les arguments susceptibles de prouver l’iniquité d’abolir les subventions aux partis politiques.

        Je suis presque d’accord avec M. Kingsley. Le seul facteur qui me tracasse est que M. Kingsley était en poste lorsque M. Jean Chrétien se retrouvait à la fin de son mandat. Et comme M. Chrétien n’est pas, à mes yeux, l’homme le plus équitable, honnête et franc que j’ai pu voir en politique, je vais « creuser » le sujet un peu plus. On est souvent trompé par les « apparences ». Aussi bien ne pas faire exprès pour être trompé.

 Volet no 1)

       Cette loi fédérale fut instaurée pour imiter celle qui avait été installée au Québec. Donc on retrouve une situation identique à nos deux paliers du gouvernement.

 Volet no 2)

        « À la toute fin de son règne », que j’ai souligné, est extrêmement important dans ce volet. Car cela signifie que Jean Chrétien, suite à la baisse extraordinaire de la popularité, installait une loi qui allait aider son parti à refaire ses fonds pour reprendre le pouvoir.

        Sa popularité et celle de son parti bloquait l’arrivée de fonds de la part de ceux qui les avaient « subventionné » jusqu’ici. Tous le monde savait que les libéraux ne reviendraient pas au pouvoir. Chrétien s’est donc assuré que le parti aurait suffisamment de fonds pour se réorganiser. On avait reconnu la valeur politique de la loi Québécoise. Ceux qui allaient subventionner les partis politiques dorénavant, étaient les connards de payeurs de taxes.

       Remarquez que de cette façon, il faisait un cadeau aux corporations et syndicats en leur faisant économiser les argents qu’ils fournissaient auparavant. Évidemment, en faisant une loi qui leur « défendait » de subventionner, donc on présentait cela comme une restriction. C’est comme si on me « défendait », à partir d’aujourd’hui de payer mon loyer. Ce serait faire preuve de « dictature » inacceptable!!! Mais je ne serais pas nécessairement contre.

 

 Volet no 3)

          Je dois avouer que la notion que le financement d’un parti politique doit venir de la part de ceux qui appuient ce parti me semble exactement dans les normes démocratiques. Qui d’entre nous veut subventionner un parti auquel on n’adopte pas la philosophie sociale. Je ne connais pas de communistes qui veulent subventionner le capitalisme et vice versa.

Volet no 4)

        Rembourser une partie de la subvention d’un individu à un parti politique par le gouvernement est une aberration. Je ne peux même pas comprendre la raison démocratique derrière cette décision.

        Quant au remboursement de 50% des dépenses faite par un parti politique lors d’élection par l’État, c’est tout simplement de l’abus de pouvoir et c’est du vol qualifié tout simplement. Et c’est définitivement une pratique à abolir.

 

  Volet no 5)

         L’équilibre atteint dont parle M Kingsley est le fait du plafonnement des subventions privées aux partis politiques et rien d’autre. On doit défendre aux syndicats et aux corporations de subventionner et on doit garder le plafond des subventions d’individus. Seul façon d’assurer l’équilibre démocratique.

 Volet no 6)

        Je suis inquiet devant ce terme de « nouvelles démocraties ». Combien de genre de Démocratie peut-il exister qui soit vraiment démocratique. Ce terme est un non sens en soi.

 

         La survie des plus petits partis est complètement débile. Un parti politique se doit de représenter une partie de la population. C’est à celle-ci d’assurer la survie des partis politiques quels qu’ils soient. Ces subventions assurent la survie, en réalité, de partis politiques qui peuvent perdre leur popularité pendant la période post électorale. La subvention pour la future élection est assurée d’avance; de sorte que ce parti délaissé par la population possède les moyens nécessaires à redorer son image par de la publicité qui est, la plupart du temps, une tromperie généralisée. C’est tout simplement une « magouille » votée par un parti au pouvoir qui voulait s’assurer de ne pas disparaître lors des élections subséquentes.

 Volet no 7)

        Si ce qui empêche les gros partis de contourner la loi est la subvention fournie par l’État, c’est-à-dire : le peuple, continuons le même raisonnement et demandons à l’État de fournir des millions à chacun des escrocs de la société de sorte que le vol disparaîtra complètement du système.

       L’avantage sera que les policiers pourront finalement intensifier leur action sur la remise de contravention qui fournira des surplus aux villes pour boucler leur budget.

 

 

          Je suis vraiment édifié par la logique de nos lois gouvernementales.

 Amicalement

                                                                                                  Elie l’Artiste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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