Des poules pas de têtes!!!

 

Publié le 02 mars 2011 à 10h18

Les poules sans tête

Alain Dubuc collaboration spéciale
La Presse

Le gouvernement Charest bat des records d’impopularité. Il est loin d’être évident qu’il puisse se remettre sur les rails d’ici la fin de son mandat. Sa meilleure chance, c’est que l’opposition péquiste continue à se comporter comme elle le fait depuis quelques mois.

     Depuis quelques mois??? Tu ne connaissais pas le PQ avant, ou quoi???

Même s’il est en tête, le PQ ne décolle pas vraiment. Malgré le taux d’insatisfaction record à l’égard du gouvernement libéral, 78%, les péquistes ne recueillent que 28% des intentions de vote avant répartition des indécis, selon notre dernier CROP. À peine 20% des répondants voient Pauline Marois comme le meilleur premier ministre. Il suffit de l’ombre de François Legault pour la détrôner.

      Et pourquoi penses-tu que Legeault se montre la binette à ce moment précis??

    

Cela peut s’expliquer par la personnalité de Mme Marois, par son insistance à parler de souveraineté. Mais il y a aussi le style de l’opposition péquiste, enragé, souvent incohérent, qui se comporte comme une bande de poules sans tête.

     Tu peux toujours l’expliquer par ça, mais lorsque tu auras fini de faire le tour de l’ensemble, tu vas découvrir que toute la chambre est une « basse-cour » où il n’y a que des poules « pas de têtes » avec deux ou trois chapons (coq castrés).

 

     En fait il ne reste probablement que 40% de la population qui croit encore à notre politique et nos politiciens : 20% voyant Marois comme PM et 20% voyant Charest.

Voici quatre exemples d’énormités qui n’ont pas leur place de la part d’un parti qui se prépare au pouvoir. Et qui sont d’autant plus étonnantes que le PQ n’aurait pas besoin d’exagérer pour marquer des points.

Le problème est que le PQ n’exagère pas; il est comme ça; c’est tout.

Le ministre des Transports, Sam Hamad, vient d’annoncer 3,9 milliards de dépenses en infrastructures pour 2011.

       Comment ça? Ne me dis pas qu’il construit un train pour chacun des quatre points cardinaux?? On avait assez de celui de 60 kilomètres vers l’Ouest!!!

Le critique du PQ, Nicolas Girard, a répliqué: «Il n’y a rien de réjouissant de voir un ministre être fier d’annoncer que les Québécois vont voir un milliard de dollars de leurs taxes et impôts cette année se diriger directement dans les mains d’un système de collusion.» Des pertes d’un milliard! D’où vient le chiffre? De l’étude contestée selon laquelle les travaux d’infrastructure coûteraient 36% de plus au Québec qu’ailleurs au Canada. Le PQ suppose ensuite que la totalité de cet écart hypothétique serait due à la corruption. Le calcul est infantile.

       Ouais! Aussi infantile que : 2 + 2 = 4. Sauf que ce calcul infantile …est tout à fait  exact!!!

        De plus, le calcul peut être infantile si tu veux, mais demande à un vieillard si 2 + 2 ne font pas 4 et tu verras que « infantile » n’est vraiment pas le bon adjectif à choisir.

Deuxième exemple. Mme Marois, a eu raison de critiquer l’opacité d’une entente où Hydro-Québec a cédé ses droits de prospection pétrolière dans l’île d’Anticosti à Pétrolia. Mais en chambre, elle a carrément dérapé, en prenant les chiffres avancés par le président de cette compagnie pour en conclure que la perte du Québec serait colossale: «Il y aurait 30 milliards de barils de pétrole sous les roches de l’île. Prenez – je le cite – 10% de 30 milliards, 3 milliards, multipliez ce chiffre par 28$ le baril, 240 milliards. C’est ça qu’on perd.» Depuis quand une future première ministre peut-elle se baser sur les spéculations d’un prospecteur?

        Depuis qu’un premier ministre actuel peut se baser sur les spéculations de prospecteur sur le gaz de schiste.

        Je te le répètes : Tous des poules « pas de têtes ».

Troisième exemple. Nicolas Marceau, critique en matière de finances, s’indigne du fait que «le gouvernement compte désormais sur la situation économique pour aller chercher 1,1 milliard de revenus supplémentaires dans la poche des Québécois».

       Ouais! Pis après! T’a pas lu le budget???

 C’est une double ânerie. D’abord, pour les économistes, la croissance est une façon légitime et souhaitable pour revenir à l’équilibre.

         Donc tu es heureux de payer parce que des imbéciles dirigent l’économie??? Es-tu en train de « braire » ou quoi???

 Ensuite, il est faux de décrire ces « fruits de la croissance » comme une ponction de plus:…

        Heureusement que tu n’es pas un « pomiculteur », tu serais constamment obligé d’attacher des pommes dans tes pommiers que tu aurais prit dans tes réserves, à cause de « fruits de ta croissance ».

les revenus additionnels proviennent de la création d’emplois, de la hausse de la consommation, des profits. En plus, le PQ se peinture dans le coin en se faisant l’apôtre de coupes additionnelles.

        Toi, tu dois avoir un fichu bon salaire!!! À moins que ce soit la partie de revenu « au noir ».

       Donc, puisqu’on doit encore aller chercher 1,1 milliards dans nos poches, c’est clair qu’il n’y a pas de revenus; ce qui signifie: pas de création d’emplois, pas de hausse à la consommation et  pas de profits. Ou, à tout le moins, on prévoit des « revenus gouvernementaux » avant même de toucher les « supposés revenus prévus ».

        En fait, c’est le seul endroits où le gouvernement est en avance sur le population. Pour tout le reste il est toujours un an en retard.

       Ne pourrait-on pas s’entendre pour « travailler »au « présent« ???

Quatrième exemple. Agnès Maltais, réagissant au contrat PPP pour le CHUM, s’inquiétait à juste titre du fait qu’un seul groupe s’est rendu au fil d’arrivée. «Non seulement, a-t-elle hélas ajouté, il n’y a plus aucune concurrence qui joue, mais on est devant une situation troublante qui nous mène à soupçonner qu’il y a eu collusion.» La thèse de la collusion est peu plausible dans le cas d’un appel d’offres international.

 

       Hé!!! Tu rêves??? Pas de collusion plausible dans un appel d’offre international??? Ça va pas dans le « bousilouf »??? C’est bien là le seul endroit où on peut être certain qu’il y a collusion!!! Tu arrives de quelle planète toi???

Mais surtout, une future ministre ne peut pas, sans preuve, accuser un consortium international d’avoir commis un crime.

       Pourquoi?  C’est pas poli???? T’as jamais vu le film « Le Parrain » qui fait des « affaires » avec le Vatican???

Ce n’est pas parce qu’on est dans l’opposition qu’on a le droit de dire n’importe quoi.

       Ah! Là je comprend!. Évidemment c’est mieux d’attendre d’être au pouvoir. Je suis d’accord; mais dans une telle « basse-cour » on est bien obligé de faire des « accommodements » pas toujours « raisonnables ». Que veux-tu?

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    Habituellement je n’aime pas Réjean Tremblay; mais il y a parfois des exceptions. En voici une :

Publié le 02 mars 2011 à 08h02

Les méthodes du maire Drapeau

Réjean Tremblay

La Presse

Printemps 1971. Je débutais dans le métier à Progrès-Dimanche et un samedi, je m’étais retrouvé au petit-déjeuner avec Jean Drapeau, président d’honneur du Carnaval-Souvenir de Chicoutimi. Pour ceux qui reviendraient de la planète Mars, Jean Drapeau est sans doute le maire de Montréal le plus célèbre de l’histoire.

       Et comment!!! Ça été le meilleur de tous!!!

 

M. Drapeau était tout élégant dans son costume des années 1875 et devait se sentir à l’aise avec un jeune journaliste à temps partiel.

Pendant l’entrevue, je lui avais demandé quelle était sa définition de la démocratie. Il faut se rappeler que c’était à peine quatre mois après la crise d’Octobre et la flambée du FLQ:

 «La démocratie, c’est la royauté élective», m’avait répondu M. Drapeau. «Les Montréalais m’ont élu pour quatre ans. Ils m’ont élu pour gouverner et pour prendre des décisions. Dans quatre ans, je leur rendrai des comptes et s’ils ne sont pas satisfaits, ils me mettront dehors. Mais en attendant, ce n’est pas le FRAPRU, la CSN, la FTQ ou les éditorialistes qui vont me dire quoi faire. Qu’ils se fassent élire s’ils veulent former l’opposition», m’avait dit le maire de Montréal.

       Vous entendez!!! C’est comme ça que çà « sonne » un homme qui a des couilles!!!! D’autant plus, s’il a les idées qui vont avec ces mêmes couilles.

Si Régis Labeaume a un modèle d’opération, c’est le maire Drapeau.

       Ça! On ne peut pas dire le contraire. Il m’impressionne beaucoup ce ti-maire-là!!!

 En tous les cas, il prend les mêmes méthodes. Il s’est fait élire en promettant un nouvel amphithéâtre, les gens l’ont appuyé à 80% et il n’a jamais dérogé de son mandat. Hier, il a fait mieux, il a présenté le partenaire privé qui pourrait verser jusqu’à 184 millions pour le droit d’exploitation du building et pour celui de baptiser le futur Centre Vidéotron.

       En fait, il devrait être premier ministre du Québec; c’est peut-être le seul politicien actuel qui défend l’intérêt de la population. Bravo pour ton article Réjean.

      Le reste de l’article est une description superficielle des négociations

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       Tiens! Pour te récompenser, mon cher Réjean, en voici un autre :

Publié le 22 février 2011 à 00h00

Pourquoi Geoff Molson a-t-il laissé faire?

Réjean Tremblay

La Presse

C’est tellement facile de critiquer les «Canadians», tellement facile de blâmer la Ligue nationale pour le mépris affiché devant des millions de téléspectateurs dimanche à Calgary.

C’est évident que si on organise un événement qu’on baptise La Classique Héritage, ça doit être pour souligner l’histoire du hockey, son origine, son ancrage dans le profond pays. Le hockey est un sport né de l’hiver. Le même hiver que chante justement Gilles Vigneault. C’est un sport né à Montréal. C’est un sport qui sert à lier les parties disparates d’une confédération qui n’en est pas une.

       Bon ok! C’est notre sport!!! Vas-y continue!!!

À Calgary, c’était ce passé et ce présent qu’on saluait. On l’a fait en chantant l’hymne national américain devant deux équipes canadiennes représentant des villes canadienne et québécoise. Et on l’a fait en ignorant complètement le français dans l’hymne national que Calixa Lavallée a fourni au Canada… en français.

       Mais ils ont chanté le Ô Canada en anglais au moins. Tu oublies que la première partie de hockey sur glace eut lieu à Halifax en 1856; que la première partie à utiliser une rondelle au lieu d’une balle eut lieu en 1860 sur le port de Kingston entre d’anciens vétérans de la Guerre de Crimée et que les villes de Windsor et de Dartmouth, toutes les deux en Nouvelle-Écosse, revendiquent également le privilège d’avoir vu naître le hockey sur glace.

      Bon d’accord, le développement du jeu moderne eut lieu à Montréal au Québec; mais lis bien ce qui suit :

Le 3 mars 1875 fut joué le premier match codifié au Victoria skating rink de Montréal. En 1877, des étudiants de l’université McGill (James Creighton, Henry Joseph, Richard F. Smith, W. F. Robertson et W. L. Murray) rédigèrent sept règles[8] et le premier club, le McGill University Hockey Club, fut fondé en 1880.

    Le jeu devint si populaire qu’il fut présent au carnaval d’hiver de Montréal de 1883. En 1885, A. P. Low introduisit le hockey à Ottawa. Durant la même année, un second club fut créé à l’Université d’Oxford. En 1888, le nouveau gouverneur du Canada, Lord Stanley impressionné par le match qu’il vit au tournoi de 1888 du Carnaval d’hiver de Montréal, décida de créer un trophée pour récompenser la meilleure équipe de ce même tournoi en 1889.

    La Coupe Stanley fut attribuée en 1893 au champion amateur du Canada, les Montréal AAA. À cette époque, Montréal regroupait une centaine d’équipes et des ligues existaient à travers tout le Canada. Également en 1893, des joueurs de Winnipeg eurent l’idée d’utiliser des équipements de cricket pour protéger les jambes des gardiens.

    En 1909 est fondée la plus vieille équipe encore existante aujourd’hui : le Club de Hockey Canadien de Montréal. Les règles continuent d’évoluer : en 1913, apparition du hors-jeu de ligne bleue et de la séparation de la patinoire en trois parties. 1917 voit l’apparition de la Ligue nationale de hockey (National Hockey League en anglais).

     En 1920, le hockey sur glace devient sport olympique lors des olympiades d’été d’Anvers, et dix ans plus tard, 1930 : premier championnat du monde de hockey remporté par le Canada à Chamonix en France. Le Temple de la renommée du hockey est fondé en 1943. La LNH qui était descendue à six franchises pendant 25 ans s’ouvre à six nouvelles villes en 1967.

   

       Donc ; moi je veux bien que Maurice Richard fut le plus grand joueur de hockey, et je veux bien qu’il y ait eu une émeute à Montréal, à son sujet, je veux bien que les Québécois s’identifient à ce jeu, mais on ne peut pas s’approprier de la paternité du hockey.

      Sauf que tu as raison, on aurait du chanter le Ô Canada en français comme on le fait depuis longtemps à Montréal. C’est une question de respect envers les « canayens » qui ont ouvert non seulement le pays du Canada, mais également celui des USA. Sans les « Canayens », les USA serait encore aujourd’hui, une petite colonie du bord de l’Atlantique.

           Sans doute qu’une nouvelle génération de fefans va hausser les épaules en y allant d’un songé discours. Genre… «bof!» Pis après?

       Non. Ça c’est ce qu’ils disent des « Canayens » dont je parle. Comme disent leurs parents, d’ailleurs.

       N’empêche qu’on a manqué de respect envers le Canadien, envers Montréal, envers le Québec et envers le français que parlent encore des centaines de milliers de citoyens dans le Canada hors Québec.

      Si tu y tiens, tu as parfaitement raison; on a manqué de respect envers la mémoire d’hommes et de femmes extraordinaires dans l’histoire de l’Amérique du Nord.

Pourquoi l’hymne national américain? Pour rendre hommage aux États-Unis qui tenaient la même journée une «journée du hockey» partout dans le pays? C’est la seule explication qui pourrait tenir la route.

      Même pas!

Ce n’est certainement pas pour rendre hommage au commissaire Gary Bettman, qui s’était déplacé pour la Classique Héritage. À moins que ce ne soit pour mieux souligner le colonialisme culturel d’un pays devant son géant de voisin? La réponse, je ne la connais pas.

        Les dirigeants sont fondamentalement « cons ». Y’a pas d’autres raisons. Ça ne sert à rien d’aller plus loin. Merci Réjean.

Amicalement

                                                                        Elie l’Artiste

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