Dieu existe-t-il?

 

Dieu existe-t-il?

        À la question : Dieu existe-t-il?, Il n’y a qu’une seule réponse possible; mais…. il faut la trouver. Essayons d’y arriver.

      Qu’est-ce que Dieu, et pour démontrer un peu plus de respect envers cette divinité, disons plutôt : Qui est Dieu?

      Évidemment, on ne peut éviter le constat que toute réponse à cette question est, nécessairement, une réponse établie par un être « raisonnable ». Pour l’instant le seul être vraiment « raisonnable » à qui l’on puisse se fier est : « l’être humain ». Sauf bien entendu si vous croyez que quelque chose d’autre qu’un être humain soit assez  « raisonnable » pour y répondre. Si c’est le cas, je vous demande de me donner son adresse ou de me le faire rencontrer.

      De plus, si vous croyez qu’un « être beaucoup plus raisonnable » qu’un être humain nous a « révélé »  qui est Dieu, j’en suis bien heureux et nous allons nous servir de cette « révélation » pour identifier Dieu. Honnêtement, il ne faut surtout pas laisser de côté quelqu’informations que nous puissions posséder.

      Moïse nous raconte qu’il a rencontré Dieu. Il nous dit également, que celui-ci s’est parfaitement identifié. Comme je n’ai aucune raison valable de douter de Moïse, je vais accepter ce qu’il me raconte et vérifier si c’est possible. Moïse nous dit que Dieu s’est identifié comme étant celui qui est; « Je suis Celui qui est! » dit-il à partir du buisson ardent.

     Avouons tout de suite que s’il avait dit : « Je suis celui qui n’est pas! », la question serait résolue. Mais, selon les dires de Moïse,  Dieu dit lui-même qu’il fait partie de « Ce qui est ». Donc Dieu « est ». Reste à découvrir et comprendre ce que représente ce « Celui qui est ».

     Une autre donnée importante, au sujet de Dieu est, « qu’il est partout ». Encore une fois, je n’ai aucune raison valable de m’objecter; mais j’ai toujours l’obligation intellectuelle de vérifier. Je me rends compte tout de suite que Dieu étant « partout », simplifie énormément la question, puisque, s’il est partout, il est dans « tout ce qui est ». Conséquemment, il devient lui-même « Tout ce qui est ».

     Non mais, quel éclairage additionnel sur l’identité de Dieu, vous ne trouvez pas? Dieu est « TOUT ce qui est ». Autrement dit, il est l’Univers entier. Cet univers qui inclut tout, sauf « ce qui n’est pas ». Pour ceux qui croient que Dieu est ailleurs que dans l’univers, attention! Car vous l’installer alors dans ce « Tout ce qui n’est pas », et il vous devient impossible de dire qu’il est.

Réalité incontournable = Dieu est tout ce qui est.

     Autre réalité incontournable, puisqu’on l’observe constamment dans ce qui nous entoure, tout ce qui est se transforme continuellement. Autrement dit « tout ce qui est » est en évolution constante. Résultat : encore un autre constat indéniable : Dieu est en évolution constante.

 

     Mais comment se fait-il que Dieu soit en évolution constante?

     La seule réponse adéquate sera douloureuse pour certain car, cette évolution constante signifie que Dieu n’est pas « parfait »; sinon il ne changerait absolument pas.

     Est-ce que cela est grave? Peut-être pour ceux qui ont besoin d’un bloc solide pour s’appuyer; mais pour ceux qui sont imprégnée de « vraie confiance », cela est plutôt rassurant.

     Je m‘explique. « Ce qui est » doit nécessairement avoir confiance en la vie; sinon il a confiance en la mort. Il n’y a pas d’autre choix. Avoir confiance en la vie signifie : avoir confiance « d’être réellement » et non simplement « d’être une possibilité ».

     « Être réellement » nécessite alors que toutes les « possibilités de non-être » soient éliminées.

       Pour éliminer ces « possibilités de non-être », il faut donc les adresser une à une et prouver qu’elles sont fausses. Ceci signifie simplement qu’il faut « mettre en place » ou provoquer chacune de ces « possibilités de non-être » pour découvrir où elles nous mènent. Lorsque l’une d’elle mène à quelque chose qui est « viable », cette « possibilité de non-être » se transforme en « possibilité d’être ». Autrement dit, cette possibilité indique que le « non-être » est possible, cette possibilité reste alors active dans l’évolution de l’univers.

      Mais il ne faut pas s’en inquiéter outre mesure car si cette possibilité est vraiment celle du « non-être », elle ne pourra pas continuer son évolution jusqu’à sa complétion. Tout simplement parce que le « non-être » ne peut pas « être ».

      Ce mouvement de « vouloir » atteindre la « réalité d’être » est ce qui produit le mouvement évolutif. C’est également ce qui provoque ce que nous appelons, en science, l’entropie. L’entropie est alors complètement contraire à ce que certains nous propose, c’est-à-dire : une accumulation de désordre qui mène à une conclusion plutôt désagréable pour l’univers. En réalité, l’entropie n’est pas une augmentation de désordre, mais plutôt une définition plus pointue de l’ordre qui s’installe. Tellement pointue qu’elle donne l’impression d’un désordre.

     Ce qui provoque l’entropie est justement ces tentatives constantes et simultanées de vérifier ces « possibilités de non-être ». Tout ce qui n’est pas viable est « recyclé » et tout ce qui est momentanément viable continue d’évoluer. Lorsque toutes les possibilités « non-viables » seront éliminées, l’univers atteindra son statu « d’être » sans restrictions possibles.

     Vous pouvez appeler l’univers : « Dieu » si vous le voulez, mais lorsque vous perdez votre temps à genoux à le contempler ou à convaincre les autres de son existence, vous lui retardez son accession à « l’êtreté » indiscutable.

     Bon d’accord, je viens de perdre beaucoup de temps à essayer de vous expliquer cet « état de fait »; j’espère que vous me pardonnerez. Donc, pour l’instant je retourne à ma responsabilité primordiale qui est de « vivre au maximum » les choix que je fais. Je suis un dévoué à l’univers et veut absolument participer à la preuve incontournable de la réalité de « Ce qui est ».

     C’est d’ailleurs pourquoi j’établis mes choix personnels selon la « viabilité » de tout ce qui m’entoure. C’est-à-dire que je m’assure beaucoup plus de la « survie » de ceux autour de moi, que de ma propre survie. Mais ne vous trompez pas, ce n’est pas du tout par désintéressement ou par altruisme chronique; loin de là. C’est, en réalité, beaucoup plus une question de « planification intelligente et réaliste »; car, c’est assez facile à comprendre, si tous ceux, à qui j’assure la survie me rendent la pareille, il y aura beaucoup plus de personnes que mon petit « moi seul » qui assureront ma propre survie. C’est de la logique pure.

     Allez! On se rencontre tous dans la « vie » et vivons le plus qu’on peut en fonction de ce qui est « viable ». Plus question de détruire quoi que ce soit; il ne suffit qu’à « viabiliser » tout ce que l’on rencontre; même les opinions.

    Quant à la question initiale: Dieu existe-t-il? La réponse est oui; mais il ne faut pas oublier qu’il est dans une situation de « en devenir » puisqu’il évolue constamment.

    Avouons que cette situation ressemble beaucoup à la nôtre; ce qui est tout à fait normal puisque « Dieu est partout ».

 À tantôt

                                                                                Elie l’Artiste

4 pensées sur “Dieu existe-t-il?

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    27 janvier 2011 à 7 07 26 01261
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    Je trouve votre approche à la fois amusante, mais aussi d’un contenu fort intéressant. Pour demeurer dans l’esprit de votre approche « raisonnable » de l’existence ou pas de Dieu, on pourrait dire sans se tromper qu’il est plus difficile de nier raisonnablement l’existence de Dieu que de l’affirmer. Pour ce faire, il faudrait que la non existence de Dieu soit inscrite dans la nature même des choses, ce qui me semble impossible en raison de la finitude de chacune d’elles. Enfin, si quelqu’un peut y arriver, j’aimerais bien en connaître le raisonnement. Donc, si on ne peut démontrer l’inexistence de Dieu, encore faut-il donner quelques fondements raisonnables à sa possible existence. C’est ce que vous nous proposez et je trouve celà fort intéressant. J’ajouterai toutefois au témoignage de Moïse, celui de Jésus de Nazareth qui nous parle de son Père en des termes qui le conduisent à dire « qui me voit voit le Père. » Dans ce dernier cas, Dieu se manifeste à travers un visage humain, un engagement humain, une solidarité humaine… Le « Je suis la voie, la vérité et la vie » devient un autre indice qui nous rapproche de ce en quoi peut consister cette existence de Dieu. Dieu avec nous, en nous et pour nous.

    Merci pour avoir soulevé ce thème auquel je m’associe en y apportant bien simplement quelques complémenst de nature à enrichir la réflexion.

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    27 janvier 2011 à 8 08 18 01181
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    Merci de votre commentaire, Oscar.

    Pour moi, cependant, le « « Je suis la voie, la vérité et la vie » reste dans le même optique que je propose ici. C’est à dire que Jésus est le « point d’arrivée » de cette voie qui est « vérité et vie ».

    Il représente donc la voie, c’est à dire le parcour à être suivit par l’évolution du « Père » à travers l’Esprit, pour arriver au « Fils ».

    « La voie, la vérité et la vie » est exactement le même parcour que le Tao ou l’évolution démontrées sur le zodiaque; qui sont tous trois, le cheminement évolutif décrit dans mes articles « À la recherche de la science secrète du Seigneur ».

    Cette « science » est simplement la liste les lois « naturelles/divines » inter-relationnelles.

    On y retrouve les quatre lois d’apprentissage, chacune, séparées par trois stage successifs (être(père/vie)-pensée(esprit/vérité)-action(Fils/voie) ». On remarque donc, que Jésus voulait signifier: « Je suis la voie, à travers la vérité provenant de la Vie ».

    C’est, d’ailleurs, ce qui prouve l’exactitude de ce que dit Jésus: « Qui me voit, voit le Père ». C’est évident puisque Jésus est le résultat du « Père » après le parcourt évolutif suivit par ce « Père », à travers l’Esprit.

    « Tout » est « Un », et on appelle ça: l’Univers.

    Ne jamais oublier que toute révélation venant du lointain passé est toujours « révélée » au moyen d’allégories. Donc, pour bien comprendre, il ne faut pas perdre de vue la donnée de Moïse:
    1) Dieu = « Tout ce qui est » = Univers
    2) Que ce « Tout ce qui est » est formé de « l’Êtreté, qui ensuite pense, pour enfin agir.

    L’Action est nécessaire pour atteindre la réalisation finale du mouvement évolutif. C’est également le même mouvement évolutif qui se retrouve dans ma série d’articles: « La naissance de l’univers à partir de rien ».

    Quant au « mystère sumérien » c’est le récit qui nous raconte l’histoire de ceux qui nous ont laissé cette « science » de l’évolution.

    Tout est « Un » et inter-relationnel; incluant mes séries d’articles. 😉

    Bon! Évidemment, « Les souliers d’beu » c’est autre chose; mais… bof!

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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      29 janvier 2011 à 23 11 23 01231
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      Intéressant votre discussion.
      La plupart du temps, quand on parle de « Dieu » en raisonnant, tout le monde s’emmêle et n’arrive pas à faire le parcours entre le Christ et soi.
      Obligatoirement, nous en avons tous une parcelle…
      Ou du diable…
      Ce qui est fascinant dans la création – je parle de la mienne – c’est la vie que l’on retrouve sur Terre sous des formes multiples, quasi irréelles, comme si la création se faisait « en rêvant ». Là où tout est possible.
      Et pour rigoler un peu: l’Univers est le blog de Dieu.
      🙂

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    30 janvier 2011 à 6 06 35 01351
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    « comme si la création se faisait « en rêvant ». Là où tout est possible. »

    C’est pourquoi je dis que l’univers tente toutes les possibilités qui s’offre à lui pour vérifier la « viabilité » de ces possibilités.

    Résultat: tout ce qui est possiblement « viable » parvient à exister aussi longtemps que sa « viabilité » est valable dans l’environnement qui évolue lui aussi.

    Pour le blog, l’expérience universelle serait peut-être un programme d’antivirus qui « nettoie » son blog. 😉

    Amicalement

    André Lefebvre

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