En français please

ELYAN

Un citoyen de l’Islet essaie de remettre les pendules à l’heure devant les tribunaux depuis plusieurs années, après avoir contesté un billet d’infraction rédigé en anglais. Suite à une victoire déjà pénible à obtenir, la machine le traîne dans tous les dédales juridiques possibles, en appelant du jugement favorable qu’il avait obtenu, afin de lui faire lâcher l’os. La saga dure depuis plus de 9 années. Il est d’ailleurs remarquable qu’il n’ait que l’appui de la Fédération des communautés francophones et Acadienne, laquelle fait campagne depuis le début pour recueillir des fonds pour ses frais juridiques. Il ne fait pourtant pas cette lutte avec des conditions gagnantes…

On croirait presque que ça n’intéresse pas le Québec qui rate depuis tant d’années une occasion de paraître crédible à propos de son identité en attendant en soldat ses propres conditions gagnantes… probablement… Le français important? … Le parti québécois en fait sa carotte qui fait avancer le lapin depuis des décennies.

Et quand ça ne veut pas comprendre… ni en français, ni en anglais, il reste en argent. On avait réglé les droits en s’attaquant aux moyens de les faire respecter et la saga se poursuit toujours.

Le premier jugement obtenu en 2008 par Gilles Caron aurait eu pour effet d’invalider les lois albertaines rédigées en anglais seulement, lesquelles ont été encadrées dans la loi linguistique 60 qui allait à l’encontre des garanties offertes en 1870 aux Métis qui habitaient les territoires du Manitoba (dont faisaient partie les Territoires du Nord-Ouest, l’Alberta et la Saskatchewan) lorsque ces provinces ont adhéré à la Confédération canadienne. L’article 23 de la loi de 1870 sur le Manitoba stipule:

Article 23
L’usage de la langue française ou de la langue anglaise sera facultatif dans les débats des Chambres de la Législature; mais dans la rédaction des archives, procès-verbaux et journaux respectifs de ces Chambres, l’usage de ces deux langues sera obligatoire; et dans toute plaidoirie ou pièce de procédure par devant les tribunaux ou émanant des tribunaux de la province, il pourra être également fait usage, à faculté, de l’une ou l’autre de ces langues. Les actes de législature seront imprimés et publiés dans ces deux langues.

Finalement on peut lire ce que la boule de cristal réserve au Québec dans la constitution canadienne et cette autre conclusion dans les données démo-linguistiques:, ces deux volets figurant au bas de la page du lien.

On peut tout au plus trouver amusants les autres débats linguistiques superficiels qui perpétuent la volonté claire de n’être que complaisants… from coast to coast. Et du rouge on passe au bleu. Nous sommes des violets trompés, en sursis comme toujours.

Heureusement que les communautés francophones et acadiennes (sans le Québec) se souviennent…

ELYAN

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