« Eric Woerth en prison ! », la suite

Un feuilleton plumedepresse© :  les démêlés du désormais simple député-maire de Chantilly, Eric Woerth, avec la justice. Nous avons mille fois tempêté en rendant compte de ses turpitudes, il est temps qu’il paye aujourd’hui l’addition.

Mort de rire. (Et si nous commencions désormais tous nos billets par « mort de rire » ? ) Mort de rire, donc. Lorsque le Canard enchaîné accuse Eric Woerth d’avoir, lorsqu’il était ministre du Budget, vendu l’hippodrome de Compiègne à « un prix préférentiel et sous-évalué », affirmant dans sa livraison du 5 juillet que plusieurs services de l’Etat l’avaient alerté avant la vente à propos de l’estimation du prix, l’éternel innocent injustement calomnié avait annoncé son intention de porter plainte pour diffamation. On allait voir ce qu’on allait voir, son honneur honteusement bafoué serait rétabli ! Mais voilà que le Canard livre à présent ses pièces et que Woerth se retrouve en slip. « Entre juillet 2009 et mars 2010, trois services de l’Etat différents ont communiqué au ministre leurs réserves concernant le prix de vente : l’Office National des Forêts, le directeur général des Finances publiques et la Commission pour la transparence des opérations immobilières de l’Etat, rapporte L’Express. Selon ces services, l’estimation de 2,5 millions d’euros est entre dix fois et huit fois inférieure au prix réel de la parcelle. A chaque fois, l’avertissement est resté lettre morte.  Le Canard rappelle que le 4 janvier dernier, Eric Woerth avait déclaré au Figaro : « Ce dossier m’a occupé six minutes, peut-être sept ». Une conclusion ? L’étau se resserre : Eric Woerth en prison !

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