Exilé surplace (4/20)

Je n’ai plus toute ma tête. Le bocal est fêlé. L’eau prend la tangente puisque qu’aucun soleil ne viendra le traverser. Ma mémoire de poisson rouge me protège pour encore quelques instants des remises en question que désigne cette captivité sans futur. Or, je n’ai pour seul paquetage qu’un jean lessivé dont les coutures l’abandonnent et une chemise froissée surmontée d’une cravate taupe et tachée par la machine à café. 

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