Femme de…

NDLR¨: article publié le 30 octobre

Qu’elles soient dans l’ombre ou dans la lumière, les épouses des responsables politiques ont une influence parfois essentielle sur la carrière de l’élu de leur cœur, et donc par répercussion, sur nous.

Le sujet peut paraitre léger, et pourtant il a fait l’objet d’un mémoire en maitrise de communication sous le titre : « les épouses des hommes politiques français sous la cinquième politique » rédigé par Clémence Cardinaud en avril 2010. lien

Certaines, très discrètement, occupent des places de choix dues à leur situation conjugale, mais depuis l’affaire Woerth-UMP-Sarközi, les Français acceptent moins facilement ces pratiques.

Faisons ensemble le tour des « niches conjugales ».

Jack Lang, du temps qu’il œuvrait à la culture, avait pris pour adjointe son épouse, Monique, dont on disait alors qu’elle fonctionnait comme une Co-ministre. lien

Pour ne pas être en reste, Jacques Toubon avait donné les mêmes responsabilités à sa femme Lise.

Le gouvernement Raffarin a été l’un des plus actif en matière de favoritisme conjugal, puisqu’elles avoisinaient la demi douzaine ces épouses de ministres qui occupaient des places dues plus à leur situation conjugales, qu’à leurs compétences. lien

Raffarin avait donné le signal en engageant son épouse Anne Marie à ses cotés, en tant que gouvernante en chef, ce qui permettait à cette dernière d’organiser régulièrement des diners avec les épouses de ministres. lien

La table est bonne, et c’est nous qui payons.

On le voit, le népotisme est encore bien vivant.

Sarközi avait donné le ton en voulant nommer son fils Jean à la direction de l’E.PA.D. lien

Mais si l’on fouille un peu plus loin, on s’aperçoit que Marie Caroline Ferry occupe le bureau du secrétariat ministériel de son mari, Luc Ferry.

Dés son arrivée, elle a d’ailleurs pris les choses en main, en virant tout le mobilier contemporain que Jack et Monique avaient installé rue de Valois, pour le remplacer par des meubles de style.

Dame, cette épouse vigilante a du sang bleu.

Elle est née avec la particule (Becq de Fouquières) et n’aime pas trop manifestement la modernité. lien

Laure Darcos, l’épouse de l’ancien ministre, occupait, lorsque son mari était ministre à l’enseignement scolaire, un poste de choix, qui lui permettait de donner du « minou » à son ministre de mari. lien

Elle avait été nommée « conseillère pour la presse et la communication » et lorsqu’elle recevait dans son bureau rue de Grenelle, c’est son nom de jeune fille qui apparaissait sur la porte du bureau.

Histoire de ne pas éclairer le visiteur ? lien

On n’a pas oublié la mission d’assistant parlementaire que Roselyne Bachelot, la gaspilleuse ministre de la santé, a donné à son fils, Pierre, pour enfin le nommer à la tête de l’INPES (institut national de prévention et d’éducation pour la santé) lien

La place est bonne, et le budget 2010 se monte à plus de 100 millions d’euros. lien

Elle a emprunté le chemin montré par son père, le député Jean Narquin, qui, à l’époque, l’avait embauché comme assistante.

Mais quelle est la légitimité de Pierre Bachelot ?

Diplômé de l’institut supérieur des arts (argenterie, céramique et verre), on cherche quel rapport cela pourrait-il avoir avec la santé ?

On peut aborder aussi un autre angle de réflexion concernant les épouses de nos hommes politiques : leur métier.

Une coïncidence amusante apparait, surtout pour les élus de gauche : ils ont souvent pour compagne des journalistes.

Prenons DSK par exemple, n’a-t-il pas épousé une certaine Anne Sinclair, la femme aux pulls mohair et aux yeux verts qui sévira de longues années à TF1 dans son émission culte « 7 sur 7 », et de « questions à domicile ».

Etudions le cas de François Hollande, qui après avoir perdu quelques kilos, a pris dans ses bras pour le meilleur et pour le pire, Valérie Trierweiler qui officie  sur direct 8 et dans Paris Match.

Quant à Arnaud Montebourg, le remuant député et président du conseil général de Saône et Loire, il est en couple avec la brune et caustique Audrey Pulvar (I-télé et France Inter).

N’oublions pas l’inénarrable Bernard Kouchner, qui lorsqu’il abandonne son sac de riz, s’autorise à prendre la main de la reine Christine. (RFI et France 24).

Olivier Besancenot reste dans l’édition, puisque sa compagne, Stéphanie Chevrier, est directrice littéraire chez Flammarion.

Laurent Fabius à épousé la productrice télévisuelle Françoise Castro, dont il est divorcé aujourd’hui. lien

Elle était à l’époque sa conseillère.

On peut conclure provisoirement cette liste en évoquant le radical Jean Louis Borloo et son épouse Béatrice Schönberg de France Télévision.

A droite aussi, le journalisme s’invite en politique : Isabelle Juppé, épouse d’Alain,  romancière aujourd’hui, était auparavant journaliste au Matin de Paris, puis à la Croix.

En Octobre 2000 elle entre dans le groupe Lagardère pour occuper le poste de directrice délégué du développement durable. lien

De fil en aiguille, elle compte parmi les employées d’Europe 1, lequel appartient au groupe Lagardère. lien

Encore mieux, le parrain de la fille d’Alain et d’isabelle n’est autre que Jean-Paul Cluzel.

Ce même Cluzel viré de Radio France par Sarközi, suite vraisemblablement aux chroniques assassines de Stéphane Guillon. lien

Francois Barroin, n’est pas en reste puisqu’il a été, jusqu’il y a peu, le compagnon de Marie Drucker, dont les activités télévisuelles sont bien connues.

Il faut dire qu’il avait commencé sa carrière en tant que journaliste, sur l’antenne d’Europe 1. lien

Pour Nadine Morano, vu l’opinion qu’elle a de la presse, il y a peu de chances qu’elle se mette un jour en ménage avec un journaliste. Vidéo

Mais généralement, à droite,  on épouse plutôt les filles des grandes familles.

Giscard avait épousé Anne-Aymone Schneider, fille de l’un des barons du nucléaire en France, et il est probable que la décision de se tourner vers cette filière dans les années 70 ne soit pas tout à fait un hasard. lien

Quant à Jacques Chirac, on le sait, il a épousé Bernadette Chodron de Courcel célèbre pour ses étranges sacs, et ses pièces jaunes.

La famille, Chodron de Courcel, noblesse du second empire, dont l’un des membres, Geoffroy de Courcel, s’est illustré en étant le premier français à s’engager dans les Forces Françaises Libres, aux cotés du Général de Gaulle.

Le père de Bernadette, Jean Louis, est directeur de deux manufactures, la faïencerie de Gien et les Emaux de Briare.

Georges Pompidou, a épousé Claude Cahour, de la grande bourgeoisie Bretonne, dont le père était médecin chef de l’hôpital et hospice de Château Gontier.

Le général de Gaulle a épousé, pour sa part, Yvonne Vendroux, la fille d’une riche famille d’industriels du Pas de Calais.

Son père Jacques est en effet président du conseil d’administration d’une biscuiterie.

Il faut naturellement finir avec Sarközy dont on sait qu’il a déjà consommé deux mariages.

Il commence par épouser une certaine Marie Dominique Culioli, en présence de son mentor, Charles Pasqua, qui sera le témoin de son mariage. lien

L’ambiance est corse, et elle va se corser un peu plus.

En effet, les médias font de s’inviter dans la vie de Sarközi.

Maire de Neuilly, il marie Cécilia à l’animateur de télévision bien connu, Jacques Martin, et va la rencontrer secrètement un plus tard.

Cécilia va être en grande partie la responsable de sa réussite politique.

Au moment ou elle l’épouse, il est dans le creux de la vague. Elle va donc œuvrer au Ministère de l’Intérieur, et l’aider à devenir ce qu’il est aujourd’hui. lien

Mais les choses vont se dégrader assez rapidement.

Cécilia s’en explique dans un livre :’:« Cécilia. Portrait » (Anna Bitton -éditions Flammarion)

Elle lui reproche de « sauter des nanas dont il ne se rappelle même plus le prénom ». lien

Fin d’une histoire, et début d’une autre.

La nouvelle première dame de France s’appelle aujourd’hui, on le sait, Carla Bruni.

La famille Bruni Tedeschi est d’origine piémontaise et son père cumule les fonctions de compositeur d’opéra et d’industriels, sa mère étant pianiste classique.

Mais depuis janvier 2008, on a appris que son vrai père, disparu aujourd’hui, était Maurizio Remmert, homme d’affaire Brésilien.

L’arrivée en France de Carla serait due aux menaces que les brigades rouges faisaient peser sur sa famille. lien

Carla avoue « s’ennuyer follement dans la monogamie, et n’être monogame que de temps en temps ». Nicolas est donc prévenu. lien

Car comme disait mon vieil ami africain :

« Si tu laisses ta porte ouverte, sois sur que quelqu’un va rentrer ».

Merci à Large de m’avoir autorisé à publier son dessin

2 pensées sur “Femme de…

  • avatar
    26 décembre 2010 à 13 01 02 120212
    Permalink

    I

    C’était un juge de comté
    Qui aimait les alexandrins.
    Ses jugements en étaient pleins.
    Les pieds, il savait les compter.

    Quand il disait “coupez les pieds
    De ce voleur !”, c’était en rimes.
    Cela rehaussait la valeur
    Du travail des chasseurs de prime.

    Refrain :

    Il pendait tous les malandrins,
    Qui détroussaient les voyageurs.
    Il troussait des alexandrins
    D’un bras populaire et vengeur.

    II

    Il était connu alentour
    Pour être l’ami du pouvoir.
    Rien ne savait mieux l’émouvoir
    Que d’être reçu à la cour.

    Toujours il savait devancer
    Ses maîtres dans leur moindre pensée.
    Le plus petit sous-entendu
    Etait traduit en “attendus”.

    Refrain :

    Il pendait tous les malandrins,
    Qui détroussaient les voyageurs.
    Il troussait des alexandrins
    D’un bras populaire et vengeur.

    III

    Il était connu comme l’enfer
    Mais pourchassait le pauvre diable.
    Quand il te collait dix ans fermes,
    C’était fichu, irrémédiable.

    Rien à faire, la messe était dite.
    Et avec ta condamnation
    Toute la famille était maudite
    Pour au moins trois générations.

    Refrain :

    Il pendait tous les malandrins,
    Qui détroussaient les voyageurs.
    Il troussait des alexandrins
    D’un bras populaire et vengeur.

    IV

    Son talent devint maladif.
    Il rendit justice sur la place
    Et versifia pour le shériff
    Le désir de la populace.

    Quand on disait “pendu à l’aube”,
    Il savait bien surenchérir :
    “pourquoi faut-il attendre l’aube ?”
    Le prince en vint à le chérir.

    Refrain :

    Il pendait tous les malandrins,
    Qui détroussaient les voyageurs.
    Il troussait des alexandrins
    D’un bras populaire et vengeur.

    V

    Il reçut la légion d’honneur
    Ainsi qu’une prime au mérite.
    Faut-il que je conte la suite ?
    Ce s’ra avec un grand bonheur.

    Une nuit qu’il prit une cuite
    En compagnie de malandrins,
    Il dragua en alexandrins
    Un gorille et dut prendr’la fuite…

    Voris Bian

    Comme dit un ami africain : « Gare aux gorilles et aux morilles ! 😉

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    • avatar
      26 décembre 2010 à 16 04 57 125712
      Permalink

      voris,
      je vois que les fêtes n’ont pas altéré ton inspiration,
      merci et à bientot!
      😉

      Répondre

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