femmes de l’ombre ou de lumière

Comme le dit mon vieil ami africain : « derrière un grand homme se cache une femme de feu »…

Au moment où le citoyen s’implique pour la parité en politique entre la femme et l’homme, les femmes de l’ombre nous rappellent à la réalité de l’exercice du pouvoir.

Cette parité, les femmes sont loin de l’avoir gagné, même si aujourd’hui, quelques progrès ont été accomplis. lien

En politique, gauche et droite affirment faire des efforts, oubliant que les places qu’ils proposent au « sexe faible »  sont souvent « en bout de liste », ou dans des territoires difficiles à conquérir.

Si effectivement en 2007 les femmes candidates s’approchaient  des 50% (41,6) les élues n’ont été que  18,5%.

Afin de permettre un véritable équilibre, certains préconisent de rendre obligatoire la présence de femmes en position favorable sur les listes électorales, là où les chances de gagner sont meilleures.

Ségolène Royal, en plaçant des femmes aux meilleures places éligibles pour les prochaines élections provoque, la polémique dans son propre camp. lien

Au-delà de ce respectable terrain citoyen, elles sont nombreuses, ces femmes de l’ombre, qui exercent une influence indiscutable sur les hommes de pouvoir, et les font parfois littéralement « marcher à la braguette ».

On se souvient des frasques du peut-être, futur candidat socialiste français, DSK dont il n’est pas sorti grandi. lien

Et dans la foulée, il n’est pas inutile de rappeler les dérapages de Bill Clinton avec Monika qui lui ont manifestement couté en grande partie sa place présidentielle. Lien

Mais plus près de nous, comment ne pas évoquer l’importance qu’à eu Cécilia dans l’élection de Nicolas Sarközi ?

Pour beaucoup d’analystes politiques, il la lui doit. lien

Quant à l’appétence de ce dernier pour la gent féminine, elle ne fait pas de doutes s’il faut en croire le livre d’Anne Bitton (« Cécilia ») « Nicolas est un sauteur » et il aurait déclaré « je peux avoir n’importe quelle femme » lien

L’histoire apporte des preuves indéniables de la place importante que tient la femme de pouvoir, qu’elle soit dans l’ombre ou en pleine lumière.

Tout le monde connait l’influence qu’à exercé Cléopâtre sur César, s’offrant, d’après la légende, dans un tapis pour mieux s’accaparer l’empereur (lien) ou celle de Dalila sur Samson, même si l’histoire parait un peu tirée par les cheveux, (lien) mais c’est sur le terrain de l’implication féminine masquée qu’il est encore plus intéressant de se pencher.

On connait maintenant l’importance qu’avait l’épouse de Ben Ali, Leila Trabelsi, véritable manipulatrice distribuant les richesses du pays aux membres de sa famille, après s’être bien évidemment servie. Lien

Elle aurait dérobé 1,5 tonne d’or dans les caisses de l’état avant de prendre la fuite.

Simone Gbagbo lui ressemble comme deux gouttes d’eau. lien

En Libye, On connait les penchants du dictateur fou qui aime à s’entourer de femmes pour se protéger : les célèbres amazones. lien

Si l’on a pu croire un instant que c’était pour donner plus de pouvoir aux femmes, on peut déchanter rapidement en lisant son petit livre vert dans lequel les femmes ne sont pour lui que des « femelles » dont il réfute « l’égalité des genres ». lien

Chacun sait la place que tenait Elena Ceausescu dans l’exercice du pouvoir.

Pour de nombreux observateurs, c’était elle qui dirigeait dans l’ombre le pays. lien

Elle avait déclaré, évoquant Eva Perron : « si une ancienne prostituée peut arriver au pouvoir,  je le peux aussi »

Mussolini, était surnommé par Carlo Emilio Gadda « le dictateur priapique », (lien) et on disait de lui qu’il avait eu plus de femmes que de raison,  (lien) car ce qui rapproche aussi les fous du pouvoir, c’est leur boulimie sexuelle.

Hitler pour sa part a réussi à parvenir au poste suprême en grande partie grâce aux femmes : les historiens racontent qu’au début de sa « carrière » les bijoux qu’elles lui ont donné lui ont permis de se construire un avenir.

Une fois au pouvoir, on sait qu’il recevait 30 000 à 40 000 lettres par mois. lien

« Ces dictateurs sont faits par des femmes, et c’est pour çà qu’ils vont autant leur plaire » comme l’écrit Diane Ducret, auteur d’un livre récent « Femmes de dictateur ». (Paru aux éditions Perrin en janvier 2011). lien

On peut la découvrir lors de l’interview qu’elle a donnée dans l’émission « on n’est pas couchés » sur ce lien.

Mais le meilleur est, semble-t-il, à venir.

Valery Giscard avait un penchant pour l’Afrique, et le fin fusil qu’il disait être, ne dédaignait pas les safaris, quitte à s’afficher avec des dictateurs sanguinaires, ou leurs épouses comme on peut le constater sur ce lien, même lorsque celles-ci étaient largement soupçonnées d’être des génocidaires.

Personne n’a oublié le scandale des diamants de jean Bedel Bokassa offerts à Valery Giscard, et qui ont pesé lourd dans l’échec présidentiel de ce dernier.

Or, d’après de nombreux témoignages, il s’agirait d’une vengeance.

Bokassa était amoureux fou et jaloux d’une jeune et belle femme, prénommée Catherine.

Elle va devenir sa femme : il l’appellera « l’impératrice Catherine » et le séducteur que se flatte d’être l’ex-président français trouve la belle très à son gout, car, même si l’histoire que Giscard à raconté a propos de Lady Di n’était qu’une fiction, (lien) il semblerait que le chasseur VGE ne dédaignait pas d’autres gibiers.

Giscard arrivera à ses fins.

Bokassa affirmera même qu’il aurait fait un enfant à son épouse : « Il venait chez moi tout le temps, en privé (…) c’est lui qui enlèvera ma femme et couchera avec elle jusqu’à l’enceinter ». lien

Il ajoute « Giscard, il m’a piqué ma femme, il m’a piqué l’impératrice Catherine, çà ne se fait pas ! ». lien

Pour la petite histoire, Giscard va même se servir de la belle Catherine pour mettre  fin à la carrière de son empereur de mari.

Dans son livre « la manipulation », Roger Delpey (éditions Grancher 1981) fait témoigner Bokassa: « vous vous souvenez que l’impératrice (Catherine) était en France ; qu’elle y avait été invitée officiellement par Valéry Giscard D’Estaing au moment de la conférence de Kigali. Je connais maintenant le motif de cette invitation…Valéry Giscard d’Estaing a fait comprendre à l’impératrice qu’il avait besoin d’elle pour que tout se passe le mieux possible. En contre partie, il s’est engagé à lui faire obtenir un certain nombre d’avantages et privilèges…bien entendu elle a dû promettre de ne pas me prévenir de ce qui était préparé contre moi». lien

Un film «Bokassa, l’entrevue Interdite » a été réalisé par Jean Claude Chuzeville.

Dans ce document de 52 minutes, dont l’essentiel est l’interview de Bokassa, on en apprend des vertes et des pas mures. lien.

La transcription de cette interview passionnante est sur ce lien.

Bokassa affirme: « si Giscard me dépose, je le déposerai à mon tour, j’en ai les moyens ». lien

Il va donc décider de se venger et  confirmera au « Canard Enchaîné » l’histoire des diamants, lesquels sonneront le glas du séducteur présidentiel.

Comme dit ma vieille amie africaine : « les hommes sont comme les brosses à dent, sans le manche, ils ne servent à rien ».

L’image illustrant l’article provient de « bric-a-brac.org »

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