F.M.I.

Le F.M.I. porte malheur! Le F.M.I. n’a fait par la passé qu’exploiter les vulnérabilités et les faiblesses des nations secourues ! En fait, cette institution – qui aurait dû être dissoute aux lendemains de l’abandon des parités de change fixes donc au début des années 70 – a opéré tant bien que mal sa reconversion en prétendant aider au développement. Un virage naturel fut par la suite négocié subrepticement et le F.M.I. se spécialisa exclusivement au « redressement » des économies sinistrées, celles du tiers monde bien-sûr mais aussi celles de l’Europe périphérique depuis peu…

Très peu de ces pays sinistrés s’en sortirent en réalité car les programme et ordre du jour uniques du F.M.I. se limitaient à l’imposition d’une austérité qui asséchait tout sur son passage. Ces Etats qui bénéficiaient de sa cagnotte n’avaient ainsi d’autre choix que de punir encore et toujours des populations qui ne pouvaient exprimer leur détresse qu’en manifestant. Pire encore : l’autisme du F.M.I. qui, plutôt que d’exhorter à la mise en place de mesures structurelles et remédiant vraiment aux déficiences du pays en question, se bornait à exiger de la rigueur et encore de la rigueur a contribué décisivement à perdre ces nations secourues ! Ces sommes déversées à mauvais escient dans ces économies ayant pour effet pervers de remettre aux calendes grecques les indispensables réformes d’assainissement favorisant une croissance durable et sur le long terme: le cas de la Grèce étant à cet égard typique…

En outre, son obsession à scruter et à ne tenir compte que des comptes et des bilans eut pour résultante de remplacer des crédits devenus insolvables par … d’autres crédits consentis par lui-même ! Le Pérou ne devait-il ainsi pas renégocier 17 programmes successifs avec le F.M.I. en l’espace de 7 ans ? Ce grotesque fut à l’époque raillé par l’économiste John Williamson selon lequel et en substance le F.M.I. se devait bien de prêter de l’argent afin de justifier la présence de ces sommes dans ses coffres…

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