Fonds monétaire international, sacrifices et usure

Fonds monétaire international, sacrifices et usureOuvrant le 11 octobre à Tokyo les assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a réaffirmé que l’économie mondiale était en récession. « Sans croissance, a-t-elle ajouté, l’avenir est en danger ». Selon elle, le plus grand obstacle à la reprise est représenté par la dette publique qui représente quelque 110 % du produit intérieur brut des pays européens, responsables d’avoir vécu au-dessus de leurs moyens.

« Nous avons atteint le plus haut niveau d’endettement depuis l’après-guerre », a-t-elle asséné. « Une dette qui rend la croissance impossible ». Et d’insister : « il est nécessaire d’assainir les comptes publics à travers la réduction du déficit et d’achever la réforme du secteur financier pour le rendre plus sûr. Les conditions de la croissance économique se feront à ce prix-là ».

« Nous sommes confrontés à des difficultés communes » a-t-elle dit. « La récession affecte non seulement les économies avancées, mais aussi les marchés émergents, en particulier ceux d’Asie tels que la Chine et l’Inde qui jouent pourtant un rôle de premier plan. Par une inversion de tendance, on doit appliquer le principe d’une plus grande solidarité entre les pays riches et les pays pauvres. Et le FMI apportera sa contribution grâce à une réforme des quotes-parts versés par les différents pays visant à une plus grande collégialité ».

D’où l’invitation faite aux pays membres de se montrer généreux avec ceux qui sont en difficulté car s’entraider dans les moments difficiles est la seule façon d’aller de l’avant.

En réalité, les prêts du FMI relèvent de tout sauf de l’esprit de générosité. Ils sont utilisés rien moins que pour porter atteinte à la souveraineté nationale. Emprunter de l’argent à un bailleur de fonds à Washington à des taux d’intérêt imposés signifie avoir à libéraliser toutes les activités économiques et privatiser les entreprises publiques. En clair, démanteler l’État-providence et réformer le marché du travail en jouant au maximum sur la flexibilité. Ce sont finalement les mêmes recettes que le FMI a servies à la Grèce. Et l’addition est pour le moins salée…

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-fonds-monetaire-international-sacrifices-et-usure-111299705.html

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