France – Otages du Yemen et Al Qaïda dans la présidentielle 2012.

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Sarkozy enturbanné

Parfois, il est bon d’être en avance sur son temps. De dire la vérité, MA vérité, sans en référer à quiconque. Il m’a toujours été reproché d’être irrévérencieux. Les excités du bulbe n’y verrons que du feu, habitués à passer d’une information à l’autre. Normal, les informations à flux tendu ne permettent plus vraiment la réflexion. Mais, il faut se rendre à l’évidence. N’en déplaise donc aux esprits chagrins ou à ceux qui ont un poil dans la paluche. Ils peuvent toujours crier avec les loups, je m’en tape comme de ma première pute…

La Libye a été un révélateur. L’Occident s’est allié, probablement aliéné même, à et avec la bête immonde Al Qaïda pour faire partir Mouammar Kadhafi avec la barbarie que l’on sait. L’Élysée a annoncé en grande pompe la libération des otages Français détenus depuis 5 mois au Yemen. Ces humanitaires, deux femmes et un homme de l’ONG Triangle Génération Humanitaire, se trouvent actuellement à Mascate, dans le sultanat d’Oman, en attendant leur retour en France dans les heures qui viennent.

Flibustier, je m’inscris en faux face aux allégations selon lesquelles, «la France ne paye jamais de rançons». Quel intérêt a ce Yéménite, sorti d’un chapeau de magicien par les médias, riche homme d’affaires, Ahmed Ben Férid al-Souraimeh, pour faire libérer des Français ? Sortir autant de millions (12 millions de dollars selon les sources) à lui tout seul est un faux grossier. Ces ex-otages sont plutôt un trophée élyséen pour la présidentielle 2012. Je parie, aussi, sur la libération des otages du Niger. Vous verrez que le candidat de l’UMP en parlera dans sa campagne, pour faire croire aux Français qu’avec lui, il n’y a plus d’otages Français.

Mon ciboulot a réagi au quart de tour, lorsque j’ai entendu un responsable yéménite affirmer quant à lui, qu’ils ont eu recours à une aide française parce qu’ils n’ont pas assez de liquidités pour faire face à ce genre de demande formulée par Al Qaïda. Alors, il faut savoir. C’est la France qui a payé ou le richissime exilé yéménite ? Pour sûr, les cuissots de chevreuils et les cuisseaux de veaux qui seront consommés au dîner des cons à l’Élysée ce jour, pouvaient avoir un goût amer et se transformer en menu Big Mac avec des frites périmées et froides. Ceci, si et seulement si les journalistes fouillaient un tant soi peu, au lieu de reprendre les dépêches des agences.

L’enturbanné de l’Élysée doit se frotter les mains. Al Qaïda permettra-t-il qu’il garde son job ?  La prose sibylline des médias y contribue déjà. Mais, tout le monde n’a pas l’art de déceler la vraie information, de démêler le faux du vrai ou de faire le distinguo entre le bon grain de l’ivraie.

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