Halte aux dérives de nos Banques Centrales !

Les Banques Centrales se sont révélées être ces dernières années une menace pour la stabilité économique et financière en exerçant une intense pression baissière sur les taux d’intérêts – quitte à parvenir à des taux réels négatifs – et en inondant de liquidités le système bancaire ! Une politique monétaire au laxisme sans précédent ayant directement gonflé les valorisations de l’ensemble des actifs tout en provoquant de multiples bulles spéculatives à la faveur d’un crédit accordé sans aucun discernement furent donc la résultante de la stratégie adoptée depuis 2001 par la Réserve Fédérale Américaine.

Cet établissement, qui se comporte ainsi de la manière la plus irresponsable depuis sa création en 1913, n’a-t-il en effet pas étendu quasiment à l’infini son bilan via une boulimie Pantagruélique ayant consisté à ingérer sans sourciller toute une gamme d’actifs à risques et autres créances toxiques dédaignées par la totalité des autres Banques Centrales … à l’exception de la BCE qui vient de s’y mettre ! Pourquoi la Fed fait-elle la leçon aux établissements financiers trop spéculateurs alors même qu’elle prend pour son compte et en totale impunité tous les risques ?

En réalité, la Banque Centrale Américaine se lance dans une quête quasi obsessionnelle de croissance économique peu réaliste tout en tablant sur un plein emploi appartenant à une époque révolue et ce quitte à sacrifier la stabilité d’un système financier qui, il est vrai, pourra toujours être sauvé via la planche à billets… Car ces cycles (artificiels) de forte croissance économique induits en droite ligne par les politiques hyper expansionnistes de la Fed se terminent immanquablement par des crises financières et par une multitude de faillites.

Que ces leçons soient enfin apprises par nos Banquiers Centraux au sommet : les crises financières à répétition, qui se traduisent toujours en déboires économiques, sont tout bonnement le produit dérivé de leurs politiques monétaires expansionnistes (c’est-à-dire de taux d’intérêts anormalement bas). Alan Greenspan, qui déclarait fièrement en 2005, que les Etats-Unis « bénéficiaient de la prospérité grâce au crédit bon marché » avait-il prévu dès 2007 la crise, le chômage à 10%, le déficit budgétaire à 13% du P.I.B. de son pays et les dettes publiques Fédérales globales de près de 100% de ce même P.I.B…. ? A l’évidence non car la Réserve Fédérale US était exclusivement préoccupée par la pérennisation du boom et de son lot de prospérité factice.

Comment une Banque Centrale responsable peut-elle feindre d’ignorer le chaos financier résultant systématiquement de sa politique généreuse de grande pourvoyeuse de liquidités ? Le château de cartes ne manque jamais de s’effondrer dès lors qu’une Banque Centrale trace une voie royale qui favorise outrancièrement les spéculateurs ! La vérité est que l’expansion et la croissance exceptionnelles de l’économie US depuis une quinzaine d’années sont redevables à un crédit ayant atteint des records à 350% de son P.I.B. : nos économies Occidentales (car l’Europe n’est pas en reste dans ce schéma de Ponzi) n’ont progressé que parce qu’elles se sont endettées !

En effet, la Grèce, l’Espagne ou l’Irlande n’ont rien à envier à la Fed puisqu’elle se sont comportées comme un enfant abandonné dans un magasin de jouets – ou plutôt comme un joueur compulsif lâché dans un casino – dès leur entrée dans la zone Euro : C’est ainsi que leurs Banques ont converti l’ensemble de leurs consommateurs au crédit facile, c’est ainsi que les investisseurs du monde entier ont fini par se persuader qu’une obligation Grecque représentait le même risque (et offrait les mêmes qualités) qu’une obligation Allemande…

Pourquoi être émerveillé par une forte progression de la consommation, de la croissance et par le recul (provisoire) du chômage dès lors que les Etats, les entreprises et les ménages sont priés de s’endetter tous azimuts ? Les politiques monétaires laxistes s’accompagnant de leur inévitable attirail de taux d’intérêts ridiculement bas et autres injections de liquidités induisent des distorsions majeures du système tout en redistribuant les richesses de manière totalement injustifiée parce que fallacieuse.

Comment nos Banques Centrales, gardiennes du temple, et pourquoi nos Etats, supposés garants de l’équité, ont-ils perdus de vue la fonction essentielle du taux d’intérêt ? La rémunération de l’argent devant être directement proportionnelle au taux de productivité du capital, toute dérive hors de cette orthodoxie se réalise aux dépens du citoyen moyen et du consommateur qui subissent une dépréciation graduelle de la valeur de leur argent… Impossible donc d’édifier une reprise économique saine et stable sur une base constituée de prêts indifférenciés, de déficits budgétaires massifs et d’injections illimitées de liquidités car la facilité dégénère toujours en hyper spéculation destructrice, en inflation et en appauvrissement de la population.

Michel Santi

12 pensées sur “Halte aux dérives de nos Banques Centrales !

  • avatar
    15 juin 2010 à 18 06 06 06066
    Permalink

    Aussi longtemps, qu’on laisse les financiers gouverner les finances et le monde au profit des financiers, il est clair que tout ne peut aller que de mal en pis. Clair que le monde sera géré  » like there is no tomorrow« .

    Si la BCE est remise sous contrôle démocratique, le pas important aura été fait pour l’Europe. Si ensuite on crée une autre monnaie adossée à la valeur réelle, ce qui doit être une action globale, il ne restera qu’à réparer les dégâts… Une décennie, peut-être.

    Pierre JC Allard

    Répondre
  • avatar
    18 juin 2010 à 19 07 23 06236
    Permalink

    L’important n’est pas de sauver l’économie; l’important est de donner une qualité de vie acceptable à chacun des citoyens. Il ne devrait pas être question de diminuer cette qualité de vie pour sauver un système économique. Car alors notre échelle des valeurs est faussée. L’homme n’est pas au service du système; c’est le contraire qui est vrai.

    Ce qui ressort de l’article plus haut est que ce sont les « spéculateurs » qui créent le problème à cause de leur insatiable gourmandise et non le système. Encore une fois, nous sommes devant une cause individuelle de personnes qui n’ont aucune conscience sociale.

    Il n’y a qu’une solution, c’est l’éducation sur l’interdépendance de chacun des individus et la reconnaissance des aptitudes de chacun. Bannissons cet encouragement de la « compétitivité » pour plutôt encourager la créativité de chacun.

    Répondre
  • avatar
    19 juin 2010 à 1 01 07 06076
    Permalink

    «Ce qui ressort de l’article plus haut est que ce sont les « spéculateurs » qui créent le problème à cause de leur insatiable gourmandise et non le système.»
    ?? Il faudrait préciser cette affirmation.
    Le texte accuse de façon très explicite les gouvernements et leur manipulation de la monnaie.

    Est-ce que vous nous dites que s’il n’y avais pas de spéculateurs, cette manipulation serait sans conséquence ? Pourquoi ? Comment ?
    Ou est-ce que vous reniez cette accusation de manipulation monétaire ?

    «Il n’y a qu’une solution, c’est l’éducation sur l’interdépendance de chacun des individus et la reconnaissance des aptitudes de chacun. Bannissons cet encouragement de la « compétitivité » pour plutôt encourager la créativité de chacun.»
    Ouch…
    Ceci est le rêve socialiste…
    Banir les incitatifs à foncer et aller de l’avant mais prôner que les gens le fassent quand même, c’est ce que les russes et plusieurs autres ont essayés sans succès.

    Une des choses que le socialisme a démontré est que la créativité sans compétitivité ( ie: sans concurrence ), ca ne fonctionne pas chez l’humain.

    Répondre
  • avatar
    19 juin 2010 à 7 07 31 06316
    Permalink

    Ceci est le rêve socialiste…

    Si vous me dites que de protéger la survie des gens autour de moi est « socialiste » alors là..

    et si vous me dites qu’en protégeant la survie des gens autour de moi de sorte que tous font la même chose et qu’alors une majorité protège ma propre survie est ce qu’ont fait les autorités russes socialistes, alors là…

    « Banir les incitatifs à foncer et aller de l’avant mais prôner que les gens le fassent quand même, c’est ce que les russes et plusieurs autres ont essayés sans succès. »

    Vouloir se dépasser soi-même n’est pas identique à vouloir battre le voisin et s’accaparer de ses biens. Vouloir travailler de concert avec tous pour atteindre un but, n’est pas d’être compétitif. Il n’y a pas beaucoup de « compétitivité » chez ceux qui font du bénévolat; et ce qu’ils font au niveau social est plus efficace que ce que fait « l’esprit de compétition ».

    « Le texte accuse de façon très explicite les gouvernements et leur manipulation de la monnaie. »

    C’est vrai, mais le texte poursuit en expliquant les conséquences de leur action qui est: « tout en provoquant de multiples bulles spéculatives… Pourquoi la Fed fait-elle la leçon aux établissements financiers trop spéculateurs alors même qu’elle prend pour son compte et en totale impunité tous les risques ?…Le château de cartes ne manque jamais de s’effondrer dès lors qu’une Banque Centrale trace une voie royale qui favorise outrancièrement les spéculateurs !…car la facilité dégénère toujours en hyper spéculation destructrice, »

    Donc on retrouve constamment les spéculateurs en première ligne aussitôt qu’une baisse d’intérêt apparaître et les conséquences suivent.

    En exemple, disons que ce n’est pas à cause des autos performantes qu’il y a des irresponsables au volant de certaines. Un ebaisse des taux d’intérêt augmente la performance de l’économie; malheureusement arrivent les irresponsables qui se « mangent entre eux » pour être plus puissant que son voisin.

    Répondre
  • avatar
    20 juin 2010 à 1 01 23 06236
    Permalink

    «Si vous me dites que de protéger la survie des gens autour de moi est « socialiste » alors là..
    et si vous me dites qu’en protégeant la survie des gens autour de moi de sorte que tous font la même chose et qu’alors une majorité protège ma propre survie est ce qu’ont fait les autorités russes socialistes, alors là…»
    Ca c’est l’intention.. et c’est OK… ce sont les moyens proposée pour y arriver qui jurent…

    «Vouloir se dépasser soi-même n’est pas identique à vouloir battre le voisin et s’accaparer de ses biens. »
    Certainement ! Et il y a des loi qui empêchent les attaques à la vie privée des gens.
    Mais la compétitivité n’est vraiment pas une attaque à la vie privée. Vouloir offrir mieux que son compétiteur, quitte à le mettre hors circuit s’il ne réagit pas, c’est la loi du marché.

    «Vouloir travailler de concert avec tous pour atteindre un but, n’est pas d’être compétitif.»
    Ca, c’est l’utopie socialiste.
    Evidemment qu’il n’est pas question d’être compétitif sur tous les personnes concernées ont le même but commun.
    Mais dans la réalité, tous et chacun ont un but différent, des moyens différents de l’autre pour y arriver.
    La seule justice acceptable dans un tel cas est: que le meilleur gagne.

    «Il n’y a pas beaucoup de « compétitivité » chez ceux qui font du bénévolat;»
    Je ne suis pas si certain que cela… Ho, certain que la compétitivité n’est pas la performance de production ou dans la recherche de qualité du produit. Mais ce monde semble avoir beaucoup de petite compétitivité individuelle…(ie: du bitcheage… ).

    «et ce qu’ils font au niveau social est plus efficace que ce que fait « l’esprit de compétition ».»
    Ici, vous comparez deux choses différentes. D’un coté, vous mettez le résultat, la cause du bénévolat. De l’autre, vous mettez une philosophie de travail…
    C’est comme dire: cette cause est meilleure que cette methode… cela ne se compare pas.

    Mais si vous voulez regarder l’esprit de compétition, regardez comment, dans ces milieu bénévoles ou dans des milieu fortement syndiqués, toute performance est mal vue. Toute idée pour améliorer le travail à accomplir est accueillit avec scepticisme et même réticence.

    L’esprit de compétition, c’est ce qui motive l’humain. Imaginez des jeux de sociétés sans possibilité de gagner, qui jouerais ? Des sports sans compétition, favorisant les derniers. Qui jouerais ?
    Étouffez toute compétition et l’humain ne jouera plus, et ce, même au jeu de la vie !

    «Un ebaisse des taux d’intérêt augmente la performance de l’économie; malheureusement arrivent les irresponsables qui se « mangent entre eux » pour être plus puissant que son voisin.»
    Ici aussi, je suis en désaccord.
    Vous partez avec la prémisse que manipuler les taux d’intérêts est bon pour l’économie.
    Et continuez en disant: s’il n’y avait pas ces requins pour profiter de la manne, il n’y aurait pas de problèmes.

    Prenons juste la spéculation sur l’immobilier aux US avant la dernière crise. Les taux d’intérêts favorisent l’achat de maison. Les maisons se vendent et les prix augmentent.
    Quels étaient les spéculateurs dans ceci ?
    Vos requins, c’est des citoyens bien ordinaires qui pensaient faire un peu plus d’argent en achetant une maison, l’améliorant un peu pour la vendre avec un profit…
    Sont-ils vraiment les requins sans morale que vous décrivez ou simplement des gens essayant de tirer un bout de la couverture de leur coté ?

    Répondre
  • avatar
    20 juin 2010 à 7 07 31 06316
    Permalink

    La seule justice acceptable dans un tel cas est: que le meilleur gagne ».

    Comme dans une bataille; lorsqu’il n’en reste que deux, le meilleur gagne et il reste tout seul. 🙂

    « «Vouloir travailler de concert avec tous pour atteindre un but, n’est pas d’être compétitif.»
    Ca, c’est l’utopie socialiste. »

    Pas gentille pour les adeptes du bénévolat cette conviction! Mais j’y pense: est-ce que le socialisme est une maladie grave? Parce que les coûts pour soigner le capitalisme me semble actuellement exorbitant; non?

    « Evidemment qu’il n’est pas question d’être compétitif sur tous les personnes concernées ont le même but commun. »

    L’idée serait bonne d’en aviser l’Assemblée nationale. (Si le but est le bien-être des Québécois, évidemment. Si le but est autre chose, faudrait voir et surtout, qu’on nous le dise.).

    « Mais ce monde semble avoir beaucoup de petite compétitivité individuelle…(ie: du bitcheage… ). »

    Parce que les « autres mondes » y échappent????

    Ce genre de comportement est le résultat de notre culture basée sur l’existence d’une « entité supérieure » qui, conséquemment, nous laisse croire que nous ne sommes pas tous égaux avec des aptitudes différentes, mais plutôt que certains sont supérieurs aux autres. Situé au niveau personnel cela done: La différence des autres me fait croire que je suis « supérieur » au lieu d’être simplement « spécial ». Il faut refaire toute notre éducation.
    Je sais, vous allez encore parler « d’utopie » et, évidemment, encore là, c’est moins éreintant d’être objectif (sans interférence de la raison) et réaliste (accepter tel quel)que d’essayer d’imaginer une façon de changer (Vous revenez à cet argument vous-même plus loin; vous verrez).

    « Ici, vous comparez deux choses différentes. D’un coté, vous mettez le résultat, la cause du bénévolat. De l’autre, vous mettez une philosophie de travail… »

    Ah bon! Excusez-moi; je croyais comparer les résultats du bénévolat aux résultats du « compétitionisme ».

    « Mais si vous voulez regarder l’esprit de compétition, regardez comment, dans ces milieu bénévoles ou dans des milieu fortement syndiqués, toute performance est mal vue. Toute idée pour améliorer le travail à accomplir est accueillit avec scepticisme et même réticence. »

    Vrai pour les syndicats (parce qu’ils sont aujourd’hui, trop puissants) mais complètement faux pour le bénévolat.

    « L’esprit de compétition, c’est ce qui motive l’humain. Imaginez des jeux de sociétés sans possibilité de gagner, qui jouerais ? Des sports sans compétition, favorisant les derniers. Qui jouerais ? »

    La compétition aux olympiques, par exemple, n’est pas nécessaire. Parce que finalement, que tu sois premier ou dernier, tu as tout fait pour te « surpasser ». Le gagnant est celui qui , en se surpassant lui-même, est plus efficace que le « surpassement » de tous les autres individus. Ils n’y a pas de piètres athlètes qui gagnent parce qu’ils « compétitionnent » avec les autres. Comme vous l’avez dit vous-même : Que le meilleur gagne! Et le meilleur est celui qui se surpasse au maximum ; pas celui qui veut le plus « battre les autres ».

    « Étouffez toute compétition et l’humain ne jouera plus, et ce, même au jeu de la vie ! »

    Dans ce cas, l’humain aime énormément perdre; car il n’y a toujours qu’un seul gagnant.
    mais vous avez raison sur un point: les suicides sont le fait des perdants. J’espère que vous me donnerez également raison si je dis que sans « compétition » il n’y aurait pas de « perdants »? Ce qui ferait diminuer le nombre augementant de suicides, non?

    « Les maisons se vendent et les prix augmentent.
    Quels étaient les spéculateurs dans ceci ?
    Vos requins, c’est des citoyens bien ordinaires qui pensaient faire un peu plus d’argent en achetant une maison, l’améliorant un peu pour la vendre avec un profit… »

    Vous n’êtes pas sérieux, Dites-moi? Ce ne fut pas la spéculation des propriétaires de maisons qui furent en cause dans ce problème; ce fut la spéculation des prêteurs hypothécaires qui acceptaient des demandes d’hypothèques des propriétaires (suggérés par les vendeurs immobiliers) qui ne pouvaient pas payer les termes. La spéculation s’est faite au niveau des représentants immobiliers et des banques privées. Pas au niveau des propriétaires.

    Croyez-vous que les banques ne savaient pas que le gouvernement ne pouvait pas les laisser tomber? L’argent des impôts est le seul « cash » qui reste au USA (et ici aussi); les « spécialistes de la Finance » sont allé le chercher.
    Les « requins » sont toujours les mêmes; ne vous en faites pas. Et ils sont sans morale, effectivement. Quant à tirer un bout de couverture de son côté, c’est la philosophie et de celui qui vole à l’étalage tout autant que celle de celui qui vole les fonds de pension. Là-dessus vous avez parfaitement raison.

    Répondre
  • avatar
    20 juin 2010 à 8 08 55 06556
    Permalink

    J’ajouterais, au sujet de la crise économique, qu’au Canada, le gouvernement avait raison: notre système bancaire était à l’abri du genre de crise en cause. Mais l’opposition, voulant dénigrer l’opinion du gouvernement, a jouer la carte de la confiance en ce gouvernement appuyée sur la peur de la crise.
    Pour garder le pouvoir, celui-ci « a donné » 40 milliards de notre argent aux « requins » canadiens qui n’avaient pas le pouvoir des américains et des européens.

    Suite à cela, notre économie est restée à l’abri de la crise, exactement comme le disait le gouvernement, mais nous avons maintenant 40 milliards de moins dans nos poches (ou encore, une dette de 40 milliards de plus dans nos comptes).

    Répondre
  • avatar
    21 juin 2010 à 1 01 20 06206
    Permalink

    »« Evidemment qu’il n’est pas question d’être compétitif sur tous les personnes concernées ont le même but commun. »
    L’idée serait bonne d’en aviser l’Assemblée nationale. (Si le but est le bien-être des Québécois, évidemment. Si le but est autre chose, faudrait voir et surtout, qu’on nous le dise.).»

    C’est justement un bel exemple ou tous ont le même but commun (espérons, ou à tous le moins assumons le), mais ils n’ont pas la même vision de comment l’atteindre.

    «Ce genre de comportement est le résultat de notre culture basée sur l’existence d’une « entité supérieure » qui, conséquemment, nous laisse croire que nous ne sommes pas tous égaux avec des aptitudes différentes, mais plutôt que certains sont supérieurs aux autres. Situé au niveau personnel cela done: La différence des autres me fait croire que je suis « supérieur » au lieu d’être simplement « spécial ». Il faut refaire toute notre éducation.
    Je sais, vous allez encore parler « d’utopie »
    »
    Bien au contraire, je suis totalement d’accord avec vous ici ! 🙂
    Si vous relisez mon texte publié sur ce site intitulé: Egoisme, individualisme et altruisme (ou qque chose du genre..) vous verrez que je suis bien d’accord avec votre point de vue.

    «La compétition aux olympiques, par exemple, n’est pas nécessaire. Parce que finalement, que tu sois premier ou dernier, tu as tout fait pour te « surpasser ». »
    I don’t buy that ! Et les athlètes non plus d’ailleurs. Car dans ce cas, à quoi bon faire une compétition ? Il suffirait de publier dans les journaux que M. X c’est surpassé et a réussi à courir seul le 100m en 9 secondes et se serait suffisant…

    «Comme vous l’avez dit vous-même : Que le meilleur gagne! Et le meilleur est celui qui se surpasse au maximum ; pas celui qui veut le plus « battre les autres ».»
    Vouloir ce mesurer aux autres est dans la nature humaine. Cela n’enlève rien à l’estime personnelle de se dépasser soi même…
    Aux Olympique, il n’y a pas de podium pour celui qui a le mieux amélioré sa performance personnelle !

    «« Étouffez toute compétition et l’humain ne jouera plus, et ce, même au jeu de la vie ! »
    Dans ce cas, l’humain aime énormément perdre; car il n’y a toujours qu’un seul gagnant.»
    Et c’est pour cela que plusieurs aimeraient faire disparaitre le besoin de performer, la compétitivité.
    Mais dans la compétitivité, il est faux d’affirmer qu’il n’y a qu’un seul gagnant. Autant cet athlète qui arrive sixième et est très fier de sa performance que cette entreprise qui réussi par exemple à gruger 2% de la part du marché à Microsoft, tout deux sont gagnants !

    «Ce ne fut pas la spéculation des propriétaires de maisons qui furent en cause dans ce problème; ce fut la spéculation des prêteurs hypothécaires qui acceptaient des demandes d’hypothèques des propriétaires (suggérés par les vendeurs immobiliers) qui ne pouvaient pas payer les termes. La spéculation s’est faite au niveau des représentants immobiliers et des banques privées. Pas au niveau des propriétaires.»
    OK, si vous voulez remonter la chaine de responsabilité.
    Ces gens ont contracté des hypothèques sur des maisons dont ils croyaient la valeur réelle.
    Ces banques ont prêtés de l’argent sur des garanties qu’elles croyaient sécuritaires.
    Ces gouvernements ont offerts des garanties de prêts aux banques pour les inciter à prêter pour l’achat d’une maison. Ces gouvernements ont tenus les taux d’intérêts bas pour inciter les gens à acheter une maison. Ces gouvernements ont laissés aller la spéculation sur l’immobilier au nom de la performance économique.

    Qui est le requin dans ceci ? Vous me dites: les banques… Vous ne regardez pas assez loin.
    Ultimement, les banques sont aussi responsables que les citoyens. Mais pour ce qui est de la cause initiale, ce n’est que le gouvernement et sa manipulation du taux d’intérêt.
    De simplement dire que baisser le taux d’intérêt est bon pour l’économie et mettre les conséquences
    sur le dos des autres est malhonnête.

    «J’ajouterais, au sujet de la crise économique, qu’au Canada, le gouvernement avait raison: notre système bancaire était à l’abri du genre de crise en cause. Mais l’opposition, voulant dénigrer l’opinion du gouvernement, a jouer la carte de la confiance en ce gouvernement appuyée sur la peur de la crise.»
    Totalement d’accord ici aussi !
    Et les conservateurs ont perdu ce qu’il me restait d’estime en eux à ce moment…

    Répondre
  • avatar
    21 juin 2010 à 10 10 11 06116
    Permalink

    « …mais ils n’ont pas la même vision de comment l’atteindre ».
    .
    Ce n’est pas l’impression que l’on a des périodes de questions à l’assemblée
    nationale. On y démontre beaucoup plus de « compétitivité » au niveau de la
    Partisannerie; j’ai l’impression.

    « Bien au contraire, je suis totalement d’accord avec vous ici !
    Si vous relisez mon texte publié sur ce site intitulé: Egoisme, individualisme et altruisme (ou qque chose du genre..) vous verrez que je suis bien d’accord avec votre point de vue. »

    Bravo! Nous sommes deux!!!

    « …Il suffirait de publier dans les journaux que M. X c’est surpassé et a réussi à courir seul le 100m en 9 secondes et se serait suffisant… »

    Ce ne serait pas suffisant pour inculquer la « nécessité de la compétitivité » dans la population. De sorte que le patronat (entre autre) perdrait des employés qui se font mourir au travail (Il y en a de moins en moins, je vous l’accorde; mais j’en ai connu).
    De plus ce ne serait pas suffisant pour que certains en tirent un assez bon profit; vous en conviendrez.

    Vouloir ce mesurer aux autres est dans la nature humaine. Cela n’enlève rien à l’estime personnelle de se dépasser soi même…

    Mais qu’est-ce qui est le plus important? Paraître « meilleur » aux yeux des autres ou se découvrir meilleur de plus en plus? Cette nature humaine dont vous parlez ne se retrouve que dans notre culture basée sur « l’être supérieur ». On ne le retrouve pas chez les « dits primitifs » d’Amazonie ou chef les Amérindiens (avant leur rencontre avec les « civilisés » dans les deux cas). Ce n’est peut-être pas aussi « naturel » que ça chez l’être humain. Le développement de l’humain ne sait pas fait grâce à la compétition et aux guerres, comme on le croyait auparavant; elle s’est fait grâce au commerce.

    « Aux Olympique, il n’y a pas de podium pour celui qui a le mieux amélioré sa performance personnelle ! »

    Oui, vous avez raison. C’est déplorable.

    « …Et c’est pour cela que plusieurs aimeraient faire disparaitre le besoin de performer, la compétitivité. »

    Excusez-moi, j’ai éclaté de rire. J’aime cette riposte. Félicitation. Pas bête cette foule de « perdants » olympiens; non?

    « …que cette entreprise qui réussi par exemple à gruger 2% de la part du marché à Microsoft, tout deux sont gagnants ! »

    Vous croyez? Les multinationales se rachètent à qui mieux mieux et leur nombre diminue continuellement. Par contre celles qui restent sont de plus en plus puissantes et continuent de compétitionner et de se racheter. J’ai hâte de voir le genre de compétition, et surtout, avec qui se fera cette compétition lorsqu’il n’en restera qu’une (en fait j’ai peut-être pas si hâte que ça).

    « …OK, si vous voulez remonter la chaine de responsabilité. »

    Ne me dites pas que ce n’est pas ce que vous voulez???

    « …Ces banques ont prêtés de l’argent sur des garanties qu’elles croyaient sécuritaires.
    Ces gouvernements ont offerts des garanties de prêts aux banques pour les inciter à prêter pour l’achat d’une maison…. »

    Petit détail insignifiant à nos yeux de Canadiens mais très important dans les faits : Les banques américaines sont des banques privées. Le gouvernement ne se mêle pas des transactions. Donc la « magouille » s’est fait avec les banques (et, par conséquent, le monde financier) et le secteur immobilier.

    « Ces gouvernements ont laissés aller la spéculation sur l’immobilier au nom de la performance économique. »

    Comme je le disais, le gouvernement américain n’a aucun droit de parole au niveau des banques. C’est d’ailleurs ce qu’on veut installer partout dans le monde. Au Canada, le gouvernement a plus de pouvoir au niveau des banques et celles-ci ont des normes différentes, plus restrictives.
    C’est d’ailleurs pourquoi notre économie n’était pas vraiment en danger face à cette crise.

    « Qui est le requin dans ceci ? Vous me dites: les banques… Vous ne regardez pas assez loin. »

    Malheureusement, je ne peux regarder plus loin, dans le cas des banques américaines.

    « Ultimement, les banques sont aussi responsables que les citoyens. »

    Exactement! Pas plus l’un que l’autre. Mais ce sont les deux qui ont dû payer (En fait un seul des deux).

    « De simplement dire que baisser le taux d’intérêt est bon pour l’économie et mettre les conséquences
    sur le dos des autres est malhonnête. »

    Les seules conséquences d’une baisse d’intérêts est de favoriser l’investissement; l’investissement local et l’investissement international. Rien d’autre d’important au niveau du pays. Par contre, cela peut déranger les spéculateurs marchands internationaux.

    « Et les conservateurs ont perdu ce qu’il me restait d’estime en eux à ce moment… »

    C’est très compréhensible. Mais que penser de la « tactique intéressée» des différents partis d’opposition? Ils ont faussé la situation aux yeux du peuple, pour des fins partisanes. J’ai encore moins de respect pour eux. Ceci est évidemment conditionnel à « s’il me reste encore un peu de respect pour la politique actuelle ».

    Comme vous pouvez le constater, je ne suis partisan de rien.

    Répondre
  • avatar
    21 juin 2010 à 11 11 53 06536
    Permalink

    « « Ultimement, les banques sont aussi responsables que les citoyens. »

    Exactement! Pas plus l’un que l’autre. Mais ce sont les deux qui ont dû payer (En fait un seul des deux). »

    Excusez-moi, j’avais mal lu. Je croyais que vous disiez: « les gouvernements et les citoyens ». Donc effectivement les banques sont particulièrement responsables; les citoyens, pas du tout et c’est lui qui a payé.

    (Dieu que j’aimerais avoir la possibilité de corriger les fautes qui m’échappent!!!!)

    Répondre
  • avatar
    22 juin 2010 à 0 12 58 06586
    Permalink

    «Les multinationales se rachètent à qui mieux mieux et leur nombre diminue continuellement. Par contre celles qui restent sont de plus en plus puissantes et continuent de compétitionner et de se racheter. J’ai hâte de voir le genre de compétition, et surtout, avec qui se fera cette compétition lorsqu’il n’en restera qu’une (en fait j’ai peut-être pas si hâte que ça).»
    Un bon exemple est Microsoft. Microsoft est un quasi-monopole. Mais pourquoi est-ce que cette entreprise reste un monopole ? Parce qu’elle offre continuellement des produits à un cout et une qualité très satisfaisant pour une grande majorité de gens. MS achète effectivement les «startup» et les commercialisent sous sa bannière.

    Cette entreprise réussi à conserver son monopole pour la simple et bonne raison qu’elle ne le prends pas pour acquis. Elle évolue constamment, elle offre des logiciels à des prix très acceptables.
    Le jour où MS arrête de continuellement être à la tête, elle se fera prendre sa position en quelques années.
    Pour ceux qui sont assez vieux, l’histoire d’IBM est justement ce que MS ne veux pas faire…

    «Petit détail insignifiant à nos yeux de Canadiens mais très important dans les faits : Les banques américaines sont des banques privées. Le gouvernement ne se mêle pas des transactions.»
    C’est là que vous avez faux, relisez le texte ci-haut ( de plus en plus haut… ) et vous verrez comment il y a un lien…

    «Les seules conséquences d’une baisse d’intérêts est de favoriser l’investissement; l’investissement local et l’investissement international. Rien d’autre d’important au niveau du pays. Par contre, cela peut déranger les spéculateurs marchands internationaux.»
    Encore une fois, il est évident que si vous considérez que baisser les taux d’intérêts n’a que du bon, vous ne pouvez comprendre la dynamique énoncée dans le texte…

    Le sujet est trop long à aborder dans un commentaire mais vous devriez regarder plus en détails les impacts d’une baisse artificielle des taux d’interets (et par conséquent les impacts de la réserve fractionnaire des banques… ).

    Répondre
  • avatar
    22 juin 2010 à 9 09 00 06006
    Permalink

    Vous avez raison quant à la complexité du problème; je ne vais que vous présenter, ici, la structure des banques américaines suivie des différences des banques canadiennes.:

    « La Réserve fédérale américaine:

    1) décide de la politique monétaire des États-Unis avec un double objectif de stabilité des prix et de plein emploi, et l’obligation de faciliter la croissance économique,
    2)supervise le système bancaire américain,
    3)publie des rapports, tels que le livre beige, relatifs à l’économie américaine
    4)agit comme prêteur de dernier ressort,
    5)peut agir sur la valeur externe de la monnaie, le dollar américain notamment à travers l’utilisation de ses taux directeurs (rémunération des prêteurs) pour motiver la venue ou la fuite de capitaux, et donc influer sur la masse monétaire et la croissance économique des États-Unis (exemple du protectionnisme déguisé qui entraîne par la suite une dévaluation du dollar et donc une meilleure compétitivité-prix),
    et:
    6)est indépendante des institutions politiques »

    Ce dont je parlais, qui a nuit à l’économie américaine, est le no 6.

    Au Canada, en 1990 le gouvernement a décidé de ne plus permettre les fusions de grandes banques canadiennes; ce qui a déterminé la frontière entre : « grandes banques » et « trop grandes banques ». De plus nos banques ont gardé un standard sévère d’attribution de crédits.

    Spécifions quelques différences:

    1)le Canada dispose d’un système de réglementation fort et centralisé et il possède un marché hypothécaire différent des Etats-Unis.
    2)Nous n’avons pas encouragé au niveau du fisc l’accès aux hypothèques.
    3)Les hypothèques sub-prime n’existent presque pas au Canada. De plus,l’emprunteur qui a une hypothèque supérieure à 80% doit obligatoirement assurer son hypothèque.

    Au final, les banques canadiennes subissent une forte réglementation étatique qui est centralisée. Pour ce faire, nous avons le « Office of the Superintendent of Financial Institutions » et la « Financial Consumer Agency of Canada ».

    Finalement, le Forum Economique mondial, considère que le système bancaire canadien est désigné comme le système le plus « sain » au monde.

    Voyons pour les taux d’inétrêts:

    Les entreprises ont un besoin de financement et vont emprunter. Le taux d’intérêt est un coût de production, les entreprises devront rembourser le capital et les intérêts.Si le taux d’intérêt est élevé, le coût du crédit sera élevé, il y aura une baisse de la demande de capitaux et l’investissement baissera.

    Les ménages ont une capacité de financement car ils épargnent. Le taux d’intérêt est un revenu : Si le taux d’intérêt est élevé, l’épargne augmente (donc la circulation cesse), la consommation chute, la production baisse et le chômage augmente.

    Il existe une situation que certains qualifient de risque lorsque le taux d’intérêt est bas.

    Ce risque est la fuite de capitaux vers l’étranger où le rendement est supérieur. En réalité, si nos capitaux sont bien investis à l’étranger, normalement, le rendement découlant de ces investissements, augmentent notre richesse. À moins que ce soit la Caisse de dépôt qui choisisse le lieu où inbvestir, semble-t-il.

    Comme je le disais, je ne vois pas d’autres empêchements au taux d’intérêt bas que celui de limiter les possibilités des spéculateurs sur les taux de change principalement; qui sont en fait, les spéculateurs les plus importants de la finance.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *