Hosni Moubarak, L’armée réussira-t-elle ?

L’armée égyptienne était prévue d’entrer en action pour un transfert en douceur du pouvoir à Gamal Moubarak, le fils du raïs égyptien, en cas de changement de régime, selon les Etats-Unis, qui ont récemment publié des câbles diplomatiques, selon Wikileaks.

Un homme politique égyptien chevronné, a dit à un diplomate américain en Juillet 2009 selon le câble Wikileaks [09CAIRO1468], que les militaires devront sauvegarder le pays, pour une « transition constitutionnelle du pouvoir » et ceci impliquait que les forces armées devaient soutenir Gamal Moubarak, le fils de l’actuel président Hosni Moubarak. Le Dr Ali El Deen Hilal Dessouki, un ancien ministre du Parti national démocratique au pouvoir (NPD), a fait savoir que, même si «le véritable centre du pouvoir en Egypte est l’armée», il n’y aurait «pas d’objection pour qu’un civil», soit le prochain président.

Une remarque interprétée par le fonctionnaire des États-Unis comme une « référence à »  Gamal Moubarak. Dessouki a ensuite écarté le danger possible de protestations contre le régime actuel, considérant les partis d’opposition « faibles »  la démocratie, un «objectif à long terme. » Les évènements actuels vont-ils le faire mentir ?

Une autre vision prémonitoire a été dite par le politique égyptien qui appuyait son propos en précisant : « Il y aurait une certaine violence autour de 2010, puisqu’il y a une élection présidentielle en 2011?, mais,   »les forces de sécurité seraient en mesure de garder la révolte sous contrôle. »

Mais, les troubles actuels sont une accélération du processus démocratique que veut contenir le régime égyptien aux abois. Va-t-il réussir ? C’est moins sûr. Les  menaces relatives à la survie au quotidien, au-delà de la politique, sont les seules choses qui préoccupent en réalité Egyptiens qui sont descendus en masse dans les rues depuis le 25 Janurary 2011. Quant à Gamal, aujourd’hui, son manque d’expérience militaire, contrairement à son père, va l’éliminer indubitablement à la course au pouvoir.

La question est aujourd’hui de savoir ce que va faire la foule, le peuple, après la nomination de militaires comme vice-président et premier-ministre. Ces derniers, spécialistes ès torture -passez-moi l’expression-, survivront-ils au régime ? Il y a visiblement un coup d’état militaire sur place…ou pas ? La question que je pose à Hosni Honni Moubarak est la suivante: l’armée réussira-t-elle ?

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