Impunité, j’écris ton nom, suite : le permis de tuer des sarkopen

« Quand on abat quelqu’un de quatre balles dans le dos, on peut légitimement se demander s’il y a proportionnalité et immédiateté dans la riposte » : notre Phrase du jour est signée Matthieu Bonduelle, juge d’instruction à Bobigny et Secrétaire général du Syndicat de la magistrature (SM), qui remet les pendules à l’heure. Prétendre que le policier était en légitime défense dans ces circonstances – c’est l’autopsie qui révèle que la balle mortelle l’a frappé dans le dos, les trois autres n’ayant pas atteint leur cible – est tout aussi absurde qu’obscène. D’autant que « Un témoin affirme avoir assisté à une scène de course-poursuite où un homme tirait sur un fuyard ». Et voilà notre sortant candidat qui n’en finit pas de courir après marine Le Pen et propose comme elle une « présomption de légitime défense ». Réaction de Bonduelle : « Soit c’est de la poudre aux yeux, soit il y a quelque chose de plus grave derrière. Si Nicolas Sarkozy souhaite mettre en œuvre une présomption de légitime défense absolue alors là c’est vraiment nouveau et ça n’existe dans aucune démocratie. Cela signifierait que le policier peut se servir de son arme comme il veut, sans que jamais la justice ne puisse enquêter pour savoir s’il était en situation de légitime défense ou pas. C’est la mise en place d’un permis de tuer. » Quant à la Pen, elle se félicite d’ « une victoire idéologique ». Qui est loin d’être la première.

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