Préambule : Quelques idées simples

28 idées simples pour un monde meilleur

Il y a tant de choses à changer pour que notre société tourne plus juste… ! La justice, l’éducation, les soins de santé, la fiscalité, l’information, l’accès à la propriété…

Les propositions qu’on trouvera dans cette section résultent d’un effort avoué pour modifier ces textes jusqu’à ce qu’on en arrive à obtenir par un sondage l’accord de 70% de la population francophone de Montréal. Suite à cette expérience, réalisée en 1992, 25 de ces propositions ont fait l’objet d’une publication sous le titre « Monde ordinaire, c’est à ton tour »

Par la suite, en 1996, un autre sondage – bien scientifique celui-là et réalisé par la firme SONDAGEM – portant sur 9 des propositions du volume ainsi que sur 3 autres que l’on n’avait pas insérées dans l’édition de 1992, a permis de corroborer ce large consensus au sein de la population. En 1999, on a fait le point sur les avancées…. et les stagnations.

Il est clair que la population veut une révision radicale de la façon dont nos gouvernements approchent certains problèmes. Le plus souvent on demande un pas vers la Gauche; mais aussi, parfois, on exige des mesures traditionnellement associées aux revendications de la Droite. Nous avons loyalement publié sur ce site les unes comme les autres.

Ce qui nous a valu des critiques indignées de certains qui partagent la majorité de nos opinions, mais qui refusent d’admettre que la population, par exemple, en a ras-le-bol des grèves. Ou encore, qu’elle voudrait vraiment qu’on nettoie les rues des récidivistes violeurs d’enfants et autres immondices, sans trop se préoccuper de savoir si leur crime est le résultat d’une enfance malheureuse ou d’une « violence systémique »

Comment VOUS situez-vous face à ces propositions de changement ?

UN CONSENSUS DURABLE

En 1990, le Québec vivait encore le “lendemain de la veille” du référendum de 1980 et n’avait pas encore choisi la solution classique de reprendre du poil de la bête. C’était le temps de la morosité et il semblait que rien, jamais, ne ferait plus qu’une solide majorité des Québécois puissent se mettre d’accord sur quoi que ce soit; même sur le terrain sacré de la patinoire, les loyautés étant partagées entre Nordiques et Canadiens!

Quand j’ai écrit “Monde ordinaire c’est à ton tour…”, mon intention première était de créer des consensus. Je voulais identifier les problèmes qui préoccupaient la population et proposer des solutions avec lesquelles au moins 70 % des gens seraient d’accord. C’est ce que j’ai fait.

Ayant identifié par un sondage les problèmes prioritaires, j’ai passé le plus clair de deux années à y chercher de vraies solutions concrètes qui plairaient à une large majorité de la population, soumettant à des douzaines de personnes à gauche et à droite – à mes amis mais aussi à des inconnus – des ébauches de solution que je corrigeais par la suite en tenant compte des remarques qu’on m’apportait.

En mars 1992, ce livre apportait vingt-cinq (25) propositions dont je pouvait raisonnablement affirmer que chacune emportait l’adhésion d’au moins 70 % de la population francophone de Montréal. Depuis sept ans, le soutien populaire à ces propositions n’a jamais faibli et les efforts de groupes divers – comme d’ailleurs la simple pression du bon sens ! – ont fait évolué la situation .

En janvier 1996, il m’a semblé opportun de corroborer d’abord par un sondage scientifique ce que les sondages maison de 1992 nous avaient permis d’affirmer. Ce sondage – dont les données brutes et les résultats d’analyse sont disponibles pour quiconque souhaite y avoir accès – a été fait pas la maison Sondagem. Pour des raisons budgétaires, il n’a porté que sur douze (12) des thèmes et un exemple des résultats apparaît à la section 6 de ce site (L’information électorale).

Quatre ans plus tard la population maintenait son accord (à plus de 70 % !) avec toutes les propositions sur lesquelles on l’a consultée, leur conférant une légitimité certaine. Les gouvernants peuvent les ignorer, mais n’ont plus l’excuse de prétendre qu’il ne s’agit que des idées d’un seul homme.

LA LOI DE L’INERTIE

En 1992, tous les médias de quelque importance au Québec et bien d’autres – plus de soixante ! – ont parlé de ce livre en bien, avec une unanimité qui faisait plaisir à voir. Trois ministres et un Bâtonnier s’y sont intéressés et des centaines de citoyens m’ont fait savoir qu’ils étaient d’accord. Durant toutes ces années, personne n’ a relevé le gant de trouver une objection valable à la mise en place de l’une ou l’autre des solutions proposées. Alors, pourquoi ne vivons-nous pas dans une Nouvelle Société?

Parce que personne en position d’autorité n’a décidé de faire quoi que ce soit pour faciliter l’avènement d’une Nouvelle Société. Le destin des diverses propositions est éloquent sur ce point : tout ce qui dépendait de la technologie est survenu ou est en voie de se réaliser, mais dès qu’une décision politique devait être prise… elle ne l’a pas été. Toutes les évolutions nécessaires de notre société apparaissent ainsi comme autant de torrents, endigués par l’inertie des politiciens dont aucun ne semble avoir une vision qui dépasse l’horizon de sa réélection.

Tôt ou tard, l’un ou l’autre des torrents emportera sa digue et notre société fera en catastrophe, sur ce point particulier, les changements nécessaires. Demain la santé ? Puis un autre torrent sortira de l’espace où on veut le confiner, un autre crise imposera qu’on s’en occupe … Après-demain, l’éducation ? La justice? Mais, en attendant, on pâtit de chaque problème escamoté. Et la solution en catastrophe, quand elle viendra, fera un maximum de victimes.

LE «RÉACTIONALISME CONSENSUEL»

Pourquoi l’inertie ? Parce que notre vraie forme de gouvernement est le “Réactionalisme consensuel” tel que Bourassa lui a donné sa forme définitive. Nos dirigeants n’ont d’autre objectif que de réagir à ce que la population perçoit comme un crise et n’y réagissent que lorsque un large majorité de la population est d’accord sur une solution.

Le gouvernement qui “laisse pourrir” une situation est, en fait, fébrilement occupé à tester par des sondages l’impact sur l’opinion publique des hypothèses de solution qui circulent dans les médias. Quand l’opinion de la population s’est cristallisée, le gouvernement fait ce qu’il croit que la population, à moyen terme – (comprendre à la prochaine échéance électorale) – lui saura gré d’avoir fait. En régime de Réactionalisme consensuel, cette activité d’atermoiements, de sondage et de demi-mesures constitue l’alpha et l’oméga de la pensée politique.

C’est pour ça que la diffusion des idées de ce site sont utiles : parce qu’on propose des solutions de consensus à des problèmes qui deviendront incessamment des crises. Je n’ai pas la naïveté de croire que nos gouvernants sortiront subitement du coma velléitaire attentiste et choisiront de gouverner; mais je pense que s’ils apprennent de la bouche d’un grand nombre de citoyens qu’il y a des solutions qui font consensus, ils sentiront qu’il est plus avantageux pour leur carrière d’agir que de ne pas agir. Et ils agiront dans la bonne direction, comme une plante, qui n’a pas vraiment d’activité mentale, a néanmoins ses tropismes qui la guident sûrement quand elle projette ses racines.

L’ÉTAT DES DOSSIERS

7 ans après la publication de “Monde ordinaire c’est à ton tour…” bien des choses ont changé. Il semble opportun de faire le point sur ce qui a été fait dans le sens de la mise en application des propositions initiales, de voir où en est le débat, de biffer d’un trait celles – et il y en a – qui n’ont plus leur raison d’être. Le clivage est net – que nous avons déjà souligné – entre les changements rapides qui découlent de l’évolution des technologies et la stagnation qui marque les dossiers où une décision politique est nécessaire: on voit vite où le bât blesse!

Ce site et les commentaires qu’il m’attire peuvent aider à la mise au point de stratégies d’action concrètes qui permettront au monde ordinaire de faire connaître sa volonté. Et peut-être, un jour, de poser sur le front de son gouvernement bien-aimé le baiser magique qui sortira enfin celui-ci de sa torpeur. Ce site n’est pas une fin en soi; il se voudrait précurseur d’une mutation.

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