Jésus-Calendrier (7)

 Temple bâtit par Hérode http://www.terredisrael.com/ISRAEL_Histoire4.php

Calendrier

          Voici, maintenant, le début de l’histoire officielle. J’insèrerai les textes de Flavius Josephe selon les dates de notre calendrier. La traduction que j’emploierai est celle influencée par le concept Chrétien évidemment. Ce concept Chrétien de la traduction de Josephe que j’ai choisi, traduit le mot Grec signifiant « les Zélotes » par « Les zélateurs ». Ce qui éloigne l’esprit de tous du fait que certains apôtres étaient « Zélotes » et « Sicaires » (Simon le Zélote et Judas Ishcarioth= homme à la sica (poignard). J’ai donc corrigé le mot zélateur  de l’auteur, par Zélote partout là où je le rencontre. Ce qui m’a décidé à me permettre d’agir ainsi est le fait que l’auteur de la traduction avait oublié de corriger lui-même, à un certain endroit, un des mots « zélateurs » et qu’il y a laissé le mot « zélote ». C’est la seule « correction » que je me suis permise sur son texte que l’on peut trouver à :.

Oeuvres complètes

trad. en français sous la dir. de Théodore Reinach,….   trad. de René Harmand,… ;

révisée et annotée par S. Reinach et J. Weill  E. Leroux, 1900-1932. Publications de la Société des études juives

http://remacle.org/bloodwolf/historiens/Flajose/intro.htm

      Plusieurs infos sont également de Wikipedia qui sont souvent incomplètes ou superficielles. Mais les textes de Flavius Josephe remédient à ce défaut.

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Début de notre ère.  l’histoire des hommes.

       Les Séleucides sont une dynastie de l’époque de transition entre la puissance grecque et celle de Rome. Cette dynastie est issue de Seleucus Ier Nicator, officier dans la cavalerie d’Alexandre le Grand. La dynastie séleucide a régné de 305 à 64 av. J.-C.

       Les tableaux qui suivront sont tirés de :

http://www.historel.net/flavius/herode.htm

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67 ou 69 av J.C. Hyrcan II monte sur le trône. Aristobule, son frère, lui fait la guerre et Hyrcan se désiste du pouvoir. Ces deux personnages sont de la lignée des Hasmonéens fondée par Simon Macchabée. Celui-ci avait cumulé les fonctions de Grand Prêtre, de chef militaire et d’ethnarque « à perpétuité jusqu’à ce que se lève un prophète digne de foi ». Ce qui signifiait  que Simon était nommé gouverneur de façon héréditaire (Livres des Macchabées, XIV, 25) À noter que dans le deuxième livre des Macchabées on trouve que Dieu est créateur, qu’il n’a besoin de rien, il est Seigneur des esprits. On y trouve également des « messagers » (anges ?). Le principal thème est celui de la résurrection des morts. Le temple est important parce qu’il est celui du peuple élu où habite l’éternel.

         Antipater(Antipas), ami d’Hyrcan, le pousse à accepter l’aide d’Arétas (roi arabe :Arétas III surnommé « Philhellène ») pour reprendre le pouvoir. Aretas vainc Aristobule qui se réfugie à Jérusalem. Celui-ci acquiert l’aide de Scorus, envoyé de Pompée, qui fit lever le siège d’Aretas. Aristobule rassembla une armée et vainquit Aretas et Hyrcan.

 ( Entracte).On obtient plus de détails chez Flavius Josephe sur qui est cet Antipater :

 « Il y avait alors un ami d’Hyrcan, Iduméen, appelé Antipater, possesseur d’une grande fortune, homme entreprenant par nature et remuant, mal disposé pour Aristobule et brouillé avec lui à cause de son dévouement pour Hyrcan. Nicolas de Damas dit qu’il appartenait à l’une des premières familles juives revenues de Babylone en Judée : mais il le dit pour plaire au fils d’Antipater, Hérode, devenu roi des Juifs à la suite d’événements que nous raconterons le moment venu[1][5]. Cet Antipater s’était appelé d’abord Antipas ; c’était là aussi le nom de son père[2][6], qui, nommé par le roi Alexandre et sa femme gouverneur de toute l’Idumée, avait, dit-on, fait amitié avec les Arabes limitrophes et les habitants de Gaza et d’Ascalon, gagnés par ses riches présents. Antipater le jeune, voyant donc d’un mauvais œil Aristobule, devenu le maître, et craignant que la haine qu’il avait pour celui-ci ne lui attirât des ennuis, conspira secrètement contre ce roi et s’aboucha avec les plus influents des Juifs ; il était injuste, disait-il, qu’on supportât qu’Aristobule gardât injustement le pouvoir, après l’avoir arraché à son frère, plus âgé que lui, auquel le trône appartenait par droit d’aînesse…. Lorsqu’Antipater vit qu’Hyrcan ne prêtait aucune attention à ses discours, il ne laissa plus passer un seul jour sans calomnier auprès de lui Aristobule, qu’il accusait de vouloir tuer son frère ; enfin, à force de le presser, il le décida par ses conseils à se réfugier auprès d’Arétas, roi des Arabes : il lui promettait, s’il l’écoutait, d’être lui-même son allié. Hyrcan, sur ces assurances, pensa qu’il était de son intérêt de s’enfuir auprès d’Arétas…

 Arétas, fort de ces promesses, marcha contre Aristobule avec cinquante mille cavaliers et de l’infanterie, et le vainquit en bataille rangée. A la suite de cette victoire, il y eut de nombreuses défections en faveur d’Hyrcan, et Aristobule abandonné s’enfuit à Jérusalem. Mais le roi des Arabes, à la tête de toutes ses troupes, vint attaquer le Temple et l’y assiégea, avec l’aide du peuple, qui s’était prononcé pour Hyrcan, tandis que les prêtres seuls restaient fidèles à Aristobule A ce moment Pompée, qui se trouvait alors en Arménie, encore en guerre contre Tigrane, envoya Scaurus en Syrie. Celui-ci, arrivé à Damas, trouva cette ville aux mains de Lollius et de Métellus, qui venaient de s’en emparer ; lui-même se dirigea alors rapidement sur la Judée. Dès qu’il y fut arrivé, des envoyés vinrent le joindre de la part d’Aristobule et d’Hyrcan, demandant les uns et les autres son alliance. Aristobule promit de lui donner quatre cents talents[3][12], Hyrcan offrit la même somme. Scaurus accepta les offres d’Aristobule ; car celui-ci était riche et généreux et ne demandait que des choses raisonnables, tandis qu’Hyrcan, pauvre et avare, exigeait davantage en retour d’une promesse incertaine. Il était, en effet, autrement difficile de s’emparer par la force d’une ville fortifiée et bien défendue, que de chasser une troupe de transfuges et la foule des Nabatéens, peu propres à la guerre. Pour ces raisons, il prit le parti d’Aristobule, reçut l’argent et fît lever le siège, en donnant à Arétas l’ordre de se retirer s’il ne voulait pas être déclaré ennemi des Romains. Puis Scaurus revint à Damas, et Aristobule, à la tête de forces nombreuses, marcha contre Arétas et Hyrcan, les attaqua près de l’endroit appelé le Papyrôn, les vainquit, et tua environ six mille ennemis, au nombre desquels Phallion, frère d’Antipater.

         (suite) C’est alors que Pompée arrive à Damas et Aristobule lui fait parvenir un présent valant 500 talents.

         Hyrcan et Aristobule viennent à Damas, se plaindre à Pompée. Celui-ci reportant son jugement à plus tard, Aristobule  soulève le pays et coupe les communications à Pompée. Celui-ci rassemble ses troupes et marcha contre Aristobule. Il promit à Pompée de lui donner de l’argent et de le recevoir à Jérusalem. Pompée envoya Gabinius avec ses troupes pour s’emparer de l’argent et de la ville. Mais les soldats d’Aristobule refusèrent les clauses du traité et Gabinius dû revenir à Pompée.

        Dans Jérusalem, la situation était mitigée. Les uns voulaient livrer la ville à Pompée ; les partisans d’Aristobule étaient d’avis de fermer les portes et de résister. Ces derniers, prenant les devants, s’emparèrent du Temple et coupèrent le pont qui le reliait à la ville, se préparant à soutenir un siège. Les autres ouvrirent les portes à l’armée et livrèrent à Pompée la ville et le palais. Ensuite Pompée s’empara difficilement du Temple où s’étaient réfugiés les partisans d’Aristobule. Il ne touche à rien des trésors du Temple mais lui et sa suite voient ce que personne n’avait le droit de voir sauf les Grands-Prêtres. Il nomme Hyrcan II Grand-Prêtre.

        Flavius Josephe déclare avec plus d’explications :

 « Jérusalem fut redevable de tous les maux aux dissensions d’Hyrcan et d’Aristobule. Nous perdîmes, en effet, la liberté et devînmes sujets des Romains ; nous dûmes rendre aux Syriens tout le territoire que nous leur avions enlevé par les armes ; de plus, les Romains, en peu de temps, levèrent sur nous plus de dix mille talents, et la royauté, autrefois héréditaire dans la famille des grands-prêtres, devint l’apanage d’hommes du peuple. Nous reparlerons de tout cela le moment venu. Pompée, après avoir confié à Scaurus toute la Cœlé-Syrie (et le reste de la Syrie) jusqu’à l’Euphrate et à l’Égypte, avec deux légions romaines, partit pour la Cilicie, ayant hâte de rentrer à Rome. Il emmenait Aristobule prisonnier avec ses enfants, deux filles et deux fils ; l’un, Alexandre, put s’échapper, tandis que le plus jeune, Antigone, fut conduit a Rome avec ses soeurs. »

 « Quelque temps après, comme Alexandre, fils d’Aristobule, faisait des incursions en Judée, Gabinius vint de Rome en Syrie comme gouverneur[4][33]. Entre autres exploits remarquables, il fit la guerre à Alexandre, auquel ne pouvait plus résister Hyrcan. Alexandre[5][34] avait même essayé de relever les murs de Jérusalem, détruits par Pompée ; mais les Romains qui se trouvaient dans la ville l’en empêchèrent. Il parcourut alors tout le pays à l’entour, arma nombre de Juifs, et réunit promptement dix mille hoplites et quinze cents cavaliers, puis il fortifia Alexandreion, place voisine de Corées, et Machairous, prés des monts d’Arabie. Gabinius marcha donc contre lui, après avoir envoyé en avant Marc Antoine et d’autres officiers ; ceux-ci armèrent les Romains qui les suivaient, ainsi que les Juifs soumis que commandaient Peitholaos et Malichos, et renforcés des gardes d’Antipater ils se portèrent à la rencontre d’Alexandre. Gabinius les suivait avec la grosse infanterie. Alexandre se retira près de Jérusalem ; on en vint aux mains, et dans le combat, les Romains tuèrent environ trois mille ennemis, et en firent autant prisonniers. »

         Finalement, Aristobule qui s’était échappé de Rome, est fait prisonnier.

 (F. J.) « Aristobule, avec plus de mille hommes, s’enfuit a Machairous et fortifia la place ; bien que fort éprouvé, il n’en gardait pas moins bon espoir. Après une résistance de deux jours, pendant lesquels il reçut plusieurs blessures, il fut fait prisonnier avec son fils Antigone, qui s’était enfui de Rome avec lui, et conduit devant Gabinius. Tel fut le sort d’Aristobule. On le renvoya à Rome, où il fut mis aux fers et gardé en prison. Il avait été roi et grand-prêtre trois ans et six mois. C’était un homme de nature brillante et généreuse. Le Sénat délivra ses enfants, Gabinius avant écrit qu’il l’avait promis à leur mère, en échange des places fortes qu’elle livra ; ils revinrent alors en Judée[6][45]. »

 « … Alexandre, fils d’Aristobule, s’était emparé de nouveau du pouvoir par la force, avait soulevé un grand nombre de Juifs, et parcourant le pays à la tête d’une forte armée, tuait tous les Romains qu’il rencontrait ; beaucoup se réfugièrent sur le mont appelé Garizim, où il les assiégea… Gabinius, trouvant la Syrie dans cet état, envoya aux rebelles Antipater, comptant sur son intelligence pour essayer de les guérir de leur folie et les ramener à la raison. Antipater partit, en raisonna un bon nombre et les fit rentrer dans le devoir, mais ne put arrêter Alexandre. Celui-ci, à la tête de trente mille Juifs, marcha à la rencontre de Gabinius, l’attaqua, et essuya près du mont Itabyrion[7][49] une défaite qui lui coûta dix mille des siens… Crassus, sur le point de faire une expédition contre les Parthes[8][54], vint en Judée ; il enleva du Temple l’argent monnayé que Pompée y avait laissé – deux mille talents -… emporta tout l’or qui se trouvait dans le sanctuaire… Crassus, après avoir tout réglé à son gré, marcha contre les Parthes ; mais il fut défait et périt avec toute son armée,… Cassius put s’enfuir en Syrie, s’en arrogea le gouvernement et tint tête aux Parthes qui voulaient l’envahir, enhardis par leur victoire sur Crassus. Ensuite, étant revenu à Tyr, il passa de là en Judée. Il attaqua aussitôt Tarichées[9][63], s’en empara, fit environ trente mille esclaves, et mit à mort Peitholaos, qui avait succédé à Aristobule comme chef de la rébellion ; il le fit à l’instigation d’Antipater, qui avait sur lui une très grande influence, et qui était alors en grande considération aussi auprès des Iduméens (?) ; il épousa une femme de cette nation, une Arabe d’une naissance distinguée[10][64], nommée Cypros, et en eut quatre fils Phasaël, Hérode, qui fut roi plus tard, Joseph et Phéroras, ainsi qu’une fille, Salomé. Antipater noua aussi des relations d’amitié et d’hospitalité avec les princes voisins, notamment celui des Arabes, auquel il confia ses enfants lorsqu’il était en guerre contre Aristobule. – Après cela Cassius leva le camp[11][65] et marcha en toute hâte vers l’Euphrate, pour s’opposer aux ennemis qui arrivaient de ce côté, comme d’autres historiens l’ont raconté. »

-65 à -64 Philippe II Philoromaios (« ami des Romains ») est un roi séleucide de 67 à 64 av. J.-C.     Fils du roi Philippe Ier Philadelphe, il règne brièvement sur la Syrie depuis Antioche, comme roi client de Rome, sous la protection de Pompée, en opposition à son cousin Antiochos XIII. Il est déposé après la mort de ce dernier, et la Syrie est réduite en province romaine.

        Il semble qu’il ait survécu car un prince Séleucide nommé Philippe a ensuite été pressenti en 56 av. J.-C. comme époux pour la reine d’Égypte Bérénice IV. Cette union est rejetée par le gouverneur de Syrie Aulius Gabinius qui fait sans doute exécuter Philippe.

 -64 av J.C. La Syrie est conquise par Pompée

-63 av J.C. Pompée, après avoir vaincu le roi Mithridate VI, transforma le royaume voisin de Syrie en province romaine, faisant disparaître la dynastie séleucide. Mithridate meurt en 63, poignardé par un guerrier Celte. Personnage complexe, courageux, intrépide, inflexible aussi, amateur d’art, il est souvent comparé à Hannibal pour sa haine de Rome. Il échoue cependant dans sa tentative de renverser la domination romaine en Asie et en Grèce. Appien accuse Mithridate d’avoir fait tuer sa mère, son frère Mithridate Chrestos (Nom curieux n’est-ce pas ?), trois de ses fils et trois de ses filles.( Mithidate Chrèstos (i.e l’Oint) roi associé du Pont de (120 av. J.-C.) à (112 av. J.-C.).)

       Pompée s’empara du Temple et égorgea ses occupants rebelles. Il nomme Hyrcan Grand-prêtre.

      Flavius Josephe nous a indiqué : :

« …de plus, les Romains, en peu de temps, levèrent sur nous plus de dix mille talents, et la royauté, autrefois héréditaire dans la famille des grands-prêtres, devint l’apanage d’hommes du peuple. »  On sent bien ici, sa réticence à la future royauté d’Hérode qui n’est pas de la lignée de David.

        Les romains avaient apprit de l’expérience des Grecs qu’il ne fallait pas forcer les Juifs à adorer des idoles. Ils se rendaient compte que les Juifs n’étaient pas comme les autres peuples Ils ont alors accordé aux Juifs un « statut particulier » les exemptant de toute forme d’adhésion à la religion romaine.

      Au sujet de cette révolte, Flavius Josephe ajoute :

« Pompée emmenait Aristobule prisonnier avec ses enfants, deux filles et deux fils ; l’un, Alexandre, put s’échapper, tandis que le plus jeune, Antigone, fut conduit a Rome avec ses soeurs.

 2. Quelque temps après, comme Alexandre, fils d’Aristobule, faisait des incursions en Judée, Gabinius vint de Rome en Syrie comme gouverneur. Entre autres exploits remarquables, il fit la guerre à Alexandre, auquel ne pouvait plus résister Hyrcan. Alexandre avait même essayé de relever les murs de Jérusalem, détruits par Pompée ; mais les Romains qui se trouvaient dans la ville l’en empêchèrent. Il parcourut alors tout le pays à l’entour, arma nombre de Juifs, et réunit promptement dix mille hoplites et quinze cents cavaliers. »

-53 av J.C. Crassus meurt en combattant les Parthes. Pendant un certain temps, les Juifs ont bénéficié d’une situation avantageuse, grâce aux bonnes relations d’Hérode avec Rome. Celui-ci bénéficiait d’un soutien complet de Rome.

        Au sujet d’Hérode, si la liste des « merveilles du monde » n’avait pas déjà été dressée avant lui, Hérode en aurait enregistré la moitié à son crédit.  Tous les archéologues l’ont considéré comme l’un des plus grands constructeurs de toute l’histoire humaine. Hérode en construisant Césarée, vers 30 av J.C., y créa un port artificiel un bel amphithéâtre, un hippodrome pour les courses de chars, avec des thermes et un temple immense consacré à l’Empereur-dieu romain, César Auguste.

-49 av J.C. (Flavius Josephe) « Empoisonné par les amis de Pompée, Aristobule resta, pendant longtemps, privé de la sépulture dans la terre natale. Son cadavre fut conservé dans du miel, jusqu’au jour où Antoine l’envoya aux Juifs pour être enseveli dan s le monument de ses pères.

 Son fils Alexandre périt aussi à cette époque : Scipion le fit décapité à Antioche, sur l’ordre de Pompée, après l’avoir fait accuser devant son tribunal pour les torts qu’il avait causés aux Romains. »

  -48 (fin) ou 47 av J.C.César et Cléopâtre. Elle avait la voix agréable et elle était pleine de douceur et de grâce, ce qui ne l’empêchait pas de se montrer parfois plus cruelle qu’une tigresse. Elle aimait la conversation, parlait 7 langues et avait l’esprit d’une étonnante vivacité.

 -47 av J.C. Le succès d’Hérode en Galilée provoque la jalousie du grand prêtre Hyrcan II et de l’aristocratie. Hérode est sommé de se justifier devant le sanhédrin. Appuyé par le gouverneur de Syrie Sextus César et à la suite d’une intervention ambiguë du leader pharisien Saméas (Shemayah ?), Hérode est acquitté. Sextus César le nomme alors stratège de Cœlé-Syrie et de Samarie (46 av. J.-C.).

       Ici nous avons une omission sur la raison réelle de la mésentente d’Hyrcan II et d’Hérode. Voici ce qu’en dit Flavius Josephe :

«Il ne faut pas que tu (HyrcanII) l’ignores, ni que tu t’imagines que ton insouciance pour tes propres affaires et pour la royauté ne présente aucun danger ; car Antipater et ses fils ne sont plus maintenant les simples administrateurs de tes affaires, – ne te livre pas à cette illusion – on les reconnaît ouvertement pour maîtres. Ainsi, son fils Hérode a tué Ezéchias et plusieurs de ses compagnons, en violation de notre loi, qui interdit de donner la mort à un homme, fût-il un criminel, s’il n’a été auparavant condamné à cette la peine par le Conseil[12][104] ; et il a osé le faire sans t’en avoir demandé permission. 

Hyrcan se laissa convaincre par ces discours. Sa colère fut encore excitée par les mères des victimes d’Hérode : celles-ci, en effet, venaient tous les jours au Temple, demandant au roi et au peuple qu’Hérode vint rendre compte de ses actes devant le Conseil. Hyrcan, ébranlé par leurs plaintes, cita Hérode pour répondre aux accusations portées contre lui.» 

         On voit donc, ici, que la raison principale de cette mésentente est le fait qu’Hérode ait tué Ézechias et rien d’autre. Ce qui ajoute un tort d’Hérode, au yeux de l’histoire, est le fait que :

 (F.J.) « Cependant Sextus (César), gouverneur de Syrie, écrivit à Hyrcan pour l’inviter à absoudre Hérode, ajoutant des menaces pour le cas où on lui désobéirait. »

      Ce qui indique qu’il était tellement évident qu’Hérode avait violé la loi en tuant cet Ézéchias, que Sextus se sentit obligé de menacer Hyrcan pour assurer l’absolution d’Hérode.

      Ce qui se déroula ensuite nous éclaire énormément :

 (F.J.) « Quand Hyrcan vit les membres du Conseil pencher vers la condamnation à mort d’Hérode, il renvoya le jugement à un autre jour. Puis il dépêcha secrètement un messager à Hérode pour lui conseiller de s’enfuir de la ville, seul moyen d’échapper au danger »

-44 av J.C.(15 Mars) Mort de César. Cléopâtre est présente à Rome au moment de l’assassinat de César et elle rentre rapidement dans son pays avec Césarion, son fils, après le meurtre. Octave, futur Auguste est âgé, à ce moment-là, de 19 ans.

(Flavius Josephe)1. Vers ce même temps, il y eut en Syrie des troubles, dont voici la cause : Bassus Cæcilius, un des partisans de Pompée, conspira contre Sextus César et l’assassina; puis, ralliant les troupes de celui-ci, il s’empara du pouvoir.

-43av J.C. Proscription sous le triumvirat d’Octave, Lépide et Antoine, dit Second triumvirat, Hérode, appuyé par Cassius qui l’a nommé intendant de Syrie, venge son père en faisant assassiner Malichus près de Tyr.

-42 av J.C. Octave et Antoine écrasent Brutus et Cassius, âmes de la conjuration anti césarienne de 44 av. J.-C. Cassius, vaincu par Antoine, se suicide et Brutus, vaincu trois semaines après, le 23 octobre 42 av. J.-C., se suicide à son tour. le départ de Cassius de Syrie entraîne des troubles en Judée.Antigone, fils d’Aristobule essaie en vain d’entrer en scène, tandis que le tyran de Tyr, Marion, s’empare d’une partie de la Galilée. Après la victoire d’Antoine et d’Octave à Philippes (42 av. J.-C.), plusieurs délégations juives viennent se plaindre auprès d’Antoine des fils d’Antipater, Phasaél et Hérode. En réponse, Antoine nomme Phasaél et Hérode tétrarques chargés de l’administration de la Judée.

-41av J.C.  Céopâtre âgée de 29 ans connaît Marc Antoine. Ils seront liés dix ans. Antigone Mattathias, un prince de la famille des Hasmonéens, hostile aux Romains, est installé sur le trône de Jérusalem. Antigone est le dernier fils d’Aristobule II et le dernier roi de la dynastie hasmonéenne. Il est né vers -80 et mort en -37.

-40 av J.C. Antoine reçoit l’Orient, Octave l’Occident, et Lépide l’Afrique. Octave se sépare de sa première épouse Clodia Pulchra, la fille de Fulvie et de Publius Clodius Pulcher. Il épouse la même année Scribonia, fille de Lucius Scribonius Libo et de Cornelia Sulla. Il a une fille de cette union :Julia l’Aînée.

         Lorsque les Parthes envahissent la Syrie en -40, ils aident Antigone, fils d’Aristobule II, à prendre le contrôle de la Judée et de Jérusalem au détriment d’Hyrcan II. Selon Flavius Josèphe, Antigone II avait promis aux Parthes que, s’ils arrivaient à supprimer Hérode le Grand avec son parti et à destituer Hyrcan II de ses fonctions de grand prêtre pour être intronisé à sa place, il leurs donnerait mille talents et 500 femmes juives choisies dans l’entourage d’Hérode. Le général Parthe invite Phasaél et Hérode à se rendre auprès de son chef le satrape Barzapharnès pour faire la paix. Hérode refuse, mais Phasaél accepte avec Hyrcan II. Ils sont bientôt emprisonnés par les Parthes. Hérode met sa famille en sécurité à Massada et va chercher du renfort à Pétra. Les Parthes s’emparent de Jérusalem. Phasaél se suicide et Hyrcan II est emmené prisonnier par les Parthes en Parthiène après qu’Antigone lui a déchiré l’oreille pour l’empêcher d’exercer à nouveau la fonction de grand-prêtre. Antigone devient roi et grand-prêtre. Hérode, mal reçu par le roi de Nabatène Malichos Ier, rejoint Alexandrie puis Rome. Bien reçu par Antoine et Octave, il est proclamé roi de Judée par le Sénat romain en décembre 40 av. J.-C..

-38 av J.C. Octave épouse en 38 av. J.-C. Livia Drusilla dont il n’eut pas d’enfants. Auguste adoptera quatre enfants :Lucius Julius Caesar Vipsanianus(mort en 2 ap J.C.), Caius Julius Caesar Vipsanianus (meurt en 4 ap J.C. âgé de 23 ans), Agrippa Postumus,(meurt en 14 ap J.C. exécuté par Tibère).  Tibère deviendra empereur en 14 et mourra en 37 ap J.C.

        Hérode, maître de la côte, de l’Idumée et de la Samarie, achève de prendre le contrôle de la Galilée en pourchassant les bandes de brigands et maquisards. Comme le général romain Machaeras a une attitude ambiguë, Hérode rencontre Antoine à Samosate et celui-ci donne des instructions précises à Sossius, le gouverneur de Syrie. Pendant l’absence d’Hérode, la situation de ses partisans empire : Joseph, frère d’Hérode, est tué dans une embuscade près de Jéricho, la Galilée se révolte et les notables partisans d’Hérode sont noyés dans le lac de Génésareth. Renforcé par les deux légions de Caius Sosius, Hérode reprend le contrôle de la Galilée et de Jéricho et bat les partisans d’Antigone près d’Isana.

-37 av J.C. Antigone II Mattathiah roi hasmonéen de Judée est exécuté par Marc Antoine (Tranche la tête).

Printemps : Caius Sosius, gouverneur de Syrie, et Hérode assiègent Jérusalem, prise en cinq mois.

Hérode Ier le Grand, fils d’Antipater, devient roi de Judée, sous contrôle romain.

         Un million de Juifs vivent en Palestine. Quatre millions se répartissent entre la Syrie, l’Asie Mineure, Babylone et l’Égypte.

         Hérode encourage l’immigration en Judée de familles babyloniennes aristocratiques.

 Automne : Marc Antoine épouse la reine Cléopâtre d’Égypte à Antioche en Syrie de retour de Rome après une absence de trois ans pendant laquelle il s’est mariée à la sœur d’Octave dont il a eu deux filles Antonia Major L’Ainée et Antonia Minor La Jeune.

Marc Antoine entame une campagne contre les Parthes qui se termine en 36 av. J.-C. de façon désastreuse en particulier à cause de conditions climatiques hivernales difficiles.

Rome cède des parties de Syrie et de Phénicie à l’Égypte.

 ÉPOUSES D’HÉRODE

 

 

 

 EPOUSES et DESCENDANCE D’HERODE Le Grand

1ère épouse DORIS (l’iduméenne). Elle mit au monde ANTIPATER-3
qui épousa une fille d’Antigone-2 et une 2è épouse : une fille d’Aristobule-4.
Son père l’exécuta.

2ème épouse MARIAMNE-1 Princesse juive, malgré leurs 5 enfants,
Hérode la fit mourir

Un premier fils de nom inconnu mourut très jeune à ROME

ALEXANDRE qui épousa Glaphyra (fille d’Archélaüs – roi de Cappadoce). 
Ils eurent 2 fils : Tigrane et Alexandre. Hérode fit exécuter en -7 ses 2 fils
Alexandre et Aristobule-4

ARISTOBULE-4 épousa Bérénice fille de Salomée-1, la soeur d’Hérode.

Ce couple eut trois enfants qui régnèrent :

HERODE de ChalcideEpousa : Mariamne-4
qui lui donna 2 fils :
Aristobule-6, Hérode-N°?Sa 2è épouse Bérénice-2
lui donna Bérénicien et
Hyrcan-N°?
HERODE Agrippa 1erRoi des Juifs de 41 à
44. Il épousa Cypros-3,
ils eurent pour enfants :- Drusus, Agrippa-2,
Bérénice-2, Mariam-
ne-5 Drusilla
HERODIADEElle épousa d’abord
Hérode Philippe, le
Père de Salomée-2Puis son oncle et
beau-frère Hérode
ANTIPAS.

Les 2 filles de l’union de Mariamne-1 et Hérode le Grand

Salampso qui épousa PHASAEL-2 et lui donna 3 fils & 2 filles

Cypros-2 qui épousa ANTIPATER-4 Fils de Salomée-1

3ème épouse : MARIAMNE-2. En réalité elle était la Fille du Gd Prêtre
BOETHOS (nommé par hérode). Sa fille épousa le fils aîné d’Aristobule(4)
et son fils épousa une fille de Phéroras.

4è épouse : sa nièce, une fille de son frère Phéroras

5è épouse : sa cousine germaine (pas d’enfants de 4è et 5è épouse)

6è épouse : MALTACE (la samaritaine) elle lui donna une fille
nommée Olympe et deux fils :

HERODE ANTIPAS
Tétrarque de Galilée


Epousa d’abord une nabatéenne
la fille d’Aretas-4 de Pétra qu’il
répudia pour épouser Hérodiade
ARCHELAÜS – Ethnarque
de Judée et de Samarie


Epousa Mariamne-3 (fille d’Aris-
tobule-4) qu’il répudia pour épou-
ser Glaphyra la veuve d’Alexandre

7è épouse : CLéOPATRE de Jérusalem – elle lui donna un fils PHI-
LIPPE-2 qui devint Tétrarque d’Iturée, de Trachonitide et de Batahanée,
il épousa Salomée-3

8è épouse : PALLAS, elle lui donna un fils : Phasaël-2 

9è épouse : PHèDRE, elle lui donna une fille : Roxane

10è épouse : ELPIDE, elle lui donna une fille : Salomée-2

       Tous les personnages ci-haut, se retrouveront, pour la plupart, dans l’histoire de la période   relative à Jésus supposément de Nazareth ET DE SA FAMILLE.

      Nous avons vu, ici, que la révolte d’Alexandre et de son frère Antigone, est la source de cette rébellion qui anéantira Jérusalem en 70 ap J.C. Elle est également la source de l’institution des la secte philosophique des Zélotes.

Amicalement

                                                                       Elie l’Artiste


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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