Jésus dans le calendrier historique (1)

Ruines de Gamala

Jésus dans le calendrier historique

L’histoire de Jésus peut toujours se résumer à ce que nous lisons dans le Nouveau Testament; mais celle-ci, dans ce cas, n’est pas ce que nous appelons de «l’histoire », mais plutôt « une histoire ».  Je n’ai aucune objection à considérer l’histoire de Jésus comme « une histoire ».  Mon problème apparaît toutefois, lorsqu’on me dit que c’est une histoire « vraie » et que ce récit fait partie de l’historique de l’humanité. Remarquez que je ne dis pas que cette histoire est fausse; je dis qu’il me faut vérifier.

Évidemment, ce n’est pas un problème majeur puisque si cette « biographie » fait partie de la trame historique de l’humanité et qu’elle se déroule au début de notre ère, je n’ai qu’à faire quelques recherches sur les données historiques couvrant cette époque pour pouvoir fixer mon opinion à son sujet.

Reste à décider de mon approche et de ma procédure à suivre.  Naturellement, si je prends la Bible et que je ne m’en tiens qu’au Nouveau Testament; j’accepte alors, au départ, que cette « chronique » fait partie de l’histoire humaine et je ne prouve rien en repérant quelques extraits de la Bible correspondant à certains détails historiques.

C’est tout de même ce que je ferai, dans un premier temps, car l’expérience de mon sergent détective avec l’Ancien Testament nous a apporté quelques surprises de taille; et ceci amènera mon prochain article.

Mais comme ce n’est pas vraiment satisfaisant, je  me dois également de procéder d’une autre façon, différente.  Voici comment je vais procéder suite à ce deuxième article :

Au départ, je sais très bien que «la vie» de Jésus Christ se déroule à la période historique  Juive qui a culminé en la destruction complète de Jérusalem et de son temple.  Autrement dit, c’est l’histoire de la confrontation de la nation juive avec la puissance de Rome.

Cette histoire commence donc avec l’arrivée et la prise du pouvoir des Romains en Israël.  Cette prise du pouvoir s’entame avec Pompée s’emparant de la Syrie en 64 av J.C.  La confrontation aboutie avec la prise de Massada en 74 ap J.C.

Massada. On voit la rampe d’accès contruite par les romains pour prendre la place.

Je vais donc produire un calendrier, instrument chronologique par excellence  (j’adore les calendriers; vous vous en êtes sûrement rendu compte.) qui débute en 64 av J.C. couvrant l’histoire des Juifs jusqu’en 74 ap J.C.  Ce calendrier inclura tous les renseignements pertinents au sujet de leur histoire entre ces deux dates.  Ceux qui liront ces articles pourront ensuite se faire une opinion définitive appuyée sur des « faits » bien établis dans le temps.

Évidemment, ce calendrier couvrira donc une durée beaucoup plus longue que celle offerte dans la Bible, qui se limite à partir de 4 av J.C. jusqu’en 27 ou 34 ap J.C. (en +27, si Jésus fut crucifié à 33 ans et est né en 6 av J.C., c’est-à-dire avant la mort d’Hérode décédé en 4 av J.C. et, en +34, si Jésus Christ est né en l’an 1 et qu’il fut crucifié à 33 ans. Évidemment s’il est né lors du recensement et que celui-ci fut fait en 6 ap J.C., il aurait alors été crucifié soit en 39 ap J.C. ou bien à l’âge de 27 ans).

Ce calendrier nous permettra d’introduire, afin de les comparer avec les dates et les données de l’histoire officielle, les données de la Bible sur Jésus selon les dates bibliques.  Mais, encore plus important, il nous permettra de percevoir le développement graduel de cette esprit de confrontation entre Juifs et Romains.

Il faut également considérer un autre facteur.  L’histoire de Jésus, que nous connaissons, est celle que nous concevons en tant que Chrétien, Catholique ou Athée selon notre concept occidental de l’histoire.  Il existe un autre concept qu’il ne faut pas éliminer d’amblée.  C’est le concept des Juifs eux-mêmes, selon leur propre histoire.  Celle qui leur est enseignée aujourd’hui.  Il est évident que la version des Juifs sera un peu nuancée de celle des Chrétiens.  Car il faut bien accepter que le concept israélien sur l’humanité puisse très bien être différent de celle des autres humains.  Ceci est conséquent du « conditionnement » inévitable affirmant qu’ils se croient « le peuple élu de Dieu ».  Disons que « Ça marque un Juif, assurément ».  Par contre, ce n’est pas pire que de dire, pour un Québécois, « Je suis Français ! ».

Ce n’est pas pire, mais c’est peut-être aussi faux, qui sait ?  Je vais essayer de vous faire « ressentir » cette conviction des Juifs d’être des « élus de Dieu » que personnellement, je ressens dans leurs écrits traitant de sujets « religieux », pour ne pas dire « nationalistes ».

Mon deuxième article sera donc un traité sur le Nouveau Testament, et l’un des articles qui suivront exprimera l’opinion actuelle des Juifs sur l’histoire d’Israël à l’époque de Jésus.  Nous serons alors prêts à, finalement, revoir cette période de l’histoire de l’humanité en y incorporant ici toutes les données dont nous disposons habituellement diffusés dans des travaux et écrits disparates.

Amicalement

Elie l’Artiste

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4 pensées sur “Jésus dans le calendrier historique (1)

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    3 janvier 2011 à 12 12 17 01171
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    Sauf que tu te bases sur la date donné par flavius josephe, sur la mort d’hérode, hors on sait aujourd’hui hui, qu’elle est fausse.
    Et en reprenant les dates possible, car en tant qu’historien sérieux et crédible, on arrive à une mort en -1, faisant de la naissance de jésus, une date très précise de -2 ou -3 et cela en automne.
    Josephe, a notamment un décalage de 1 an, avec le règne d’hérode (-20 et -21) et une série de petites erreurs menant à son erreur de -4 av.Nè sur la mort d’hérode.
    Dans la bible, on a plusieurs indications précise, les 30 ans de jésus ou il est baptisé, et les 3 ans et demi avant sa mort ce qui rentre avec la période ou pilate gouvernait (avant 36)

    Ensuite, pour l’expression fils de l’homme, dont j’ai vu que tu évoquais dans un de tes articles, il est évident que cette expression permet de différencier jésus en tant qu’humain, des matérialisations angélique qu’on trouve dans les écritures hébraïques. En l’utilisant, jésus rappelle qu’il est né comme un humain et non pas qu’il a pris un corps comme le faisait les anges quand il apparaissent aux humain,s par exemple à abraham, avant la destruction de sodome et gomorre.

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    3 janvier 2011 à 18 06 33 01331
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    « Dans la bible, on a plusieurs indications précise, les 30 ans de jésus ou il est baptisé, et les 3 ans et demi avant sa mort ce qui rentre avec la période ou pilate gouvernait (avant 36) »

    Je ne vous conseille pas de trop prendre en considération les dates données dans le nouveau testament.

    Rien ne prouve que Jésus avait trente ans lorsqu’il fut soi-disant baptisé.

    Pilate n’a pas gouverné « avant » 36, il a gouverné « jusqu’en » 36.

    « Ensuite, pour l’expression fils de l’homme, dont j’ai vu que tu évoquais dans un de tes articles, il est évident que cette expression permet de différencier jésus en tant qu’humain, des matérialisations angélique qu’on trouve dans les écritures hébraïques. »

    Ouais! De plus « Bar abbas » signifie « Fils de l’homme » ou encore: « Fils du père ».

    Je pense que vous êtes convaincu que lors du baptême de Jésus, un voix venu du ciel se fit entendre disant: « Celui est mon fils bien-aimé et blablabla » Ensuite une colombe descendit et vint voler au-dessus de Jésus qui rayonnait, probablement.

    Je ne paux pas vous aider sur ce sujet, malheureusement.

    Quant aux anges qui prennent des corps d’humains, j’ai rencontré, déjà, un homme qui voyagait dans un 747 dont les moteurs s’étaient éteint et qui avait vu deux anges l’un à chaque bout des ailes supporter l’avion et la faire atterrir à l’aréoport.

    Je ne pouvais rien pour lui non plus.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    4 janvier 2011 à 3 03 21 01211
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    Barrabbas peut autant signifier fils du père ou de l’enseignant.
    J’ai lu quelque part, que bar abbas pourrait aussi s’approcher de nom actuel du style john doe, c’est à dire quelqu’un qui n’est pas identifié.

    La coutume juive voulait que les fils s’appelle bar+ le nom du père, donc bar abbas serait le fameux : « de père inconnu », ou « l’inconnu » ou « l’étranger » selon les cas.
    Un exemple étant justement bar-jésus appelé aussi élimas dans la bible.

    De plus, je n’ai pas parlé de mes convictions, mais de la signification de « fils de l »homme », qui prend son sens dans la bible et pour un homme de foi, et qui en a aucune pour un athée. Reste que l’expression étant biblique, il faut bien en tenir compte pour expliquer la signification. Pour la réalité de la matérialisation des anges, chacun en lisant la bible à son opinion, ou plutôt foi ou non, car cela se résume à cela.

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    4 janvier 2011 à 7 07 43 01431
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    « mais de la signification de « fils de l »homme », qui prend son sens dans la bible et pour un homme de foi, et qui en a aucune pour un athée. »

    Reste à savoir de quelle « Foi » il s’agit.

    Si le terme était employé par les juifs, il serait surprenant que sa définition fusse établie par les Chrétiens à cette époque. La chronologie des événements est assez importante en étudiant l’histoire; enfin, je pense.

    « Pour la réalité de la matérialisation des anges, chacun en lisant la bible à son opinion, ou plutôt foi ou non, car cela se résume à cela. »

    Et c’est là que le bat blesse. Il n’y a pas de raisons valables pour considérer l’écrit de la Bible autrement que celle de considérer cet article ou tout autre écrit.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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