Jésus(6) Selon Israël

Déclaration de l’État d’Israël en 1948

  Selon Israël

          Voici un résumé qui analyse l’histoire des juifs du début de notre ère, selon le point de vue Juif actuel écrit par Jacques KOHN. (Mes commentaires seront en italique).

        «  Quand Chim’on ha-Tsaddiq, le dernier membre de la Grande Assemblée, est mort en 273 avant l’ère commune, une période a commencé, appelée celle des zougoth, les  » paires « .

         A partir de ce moment, il y a toujours eu deux rabbins pour préserver la tradition juive. L’un d’eux était le Av Beith Din ( » Président du Sanhédrin « ), l’autre était appelé le nassi ( » Président « ). Toutes ces  » paires  » sont énumérées dans les Pirkei Avoth.

          La dernière  » paire  » a été peut-être la plus célèbre : Hillel et Chammaï. ( Ier siècle avant J.C.)

           Hillel,…malgré sa pauvreté, qui n’avait eu aucun impact tellement les gens respectaient sa sagesse, accéda au poste de nassi. A la même époque, Chammaï fut nommé Av Beith Din.

            Une voix divine a déclaré :  » Les paroles des deux écoles sont des paroles du Dieu vivant, mais la loi suit les avis de l’école de Hillel.  »

           Mais pourquoi la loi suit-elle les avis de l’école de Hillel ?

          Le Talmud explique que les disciples de Hillel étaient doux et modestes, qu’ils approfondissaient tout autant leurs propres opinions et celles de l’autre école, et qu’ils mentionnaient humblement les opinions de l’autre école avant la leur. (S’ils usaient du même procédé pour négocier avec la Palestine, cela réglerait peut-être le problème assez rapidement.)

            L’influence des Grecs, le conflit avec la domination grecque, et la corruption des souverains hasmonéens, avaient tous laissé de profondes cicatrices. Il y avait eu ensuite l’occupation romaine et la corruption laissée par Hérode.

            Il est très important de comprendre comment le peuple juif a toujours considéré le processus de transmission. L’homme moderne pense que plus nous avançons dans l’histoire, plus nous bénéficions de ses progrès technologiques, et donc meilleurs nous sommes. Cela n’est pas une idée juive, ni historiquement, ni spirituellement parlant, ni du point de vue de la loi. Selon la pensée juive, l’homme ancien était spirituellement plus avancé.(Cette façon de voir se rapproche beaucoup de celle des Sumériens que nous avons déjà vu, qui vénéraient le « passé » et n’envisageaient pas l’avenir.)

          La discorde entre les Sadducéens, les Pharisiens et les Zélotes a créé une atmosphère de  » haine gratuite  » qui a sapé l’unité du peuple juif au moment même où il s’est révolté contre Rome.

          Les différences idéologiques entre le monde païen gréco-romain et le monde monothéiste juif. La réponse juive à la domination romaine, créatrice de graves dissensions au sein des diverses factions juives : les Pharisiens, les Sadducéens, et les Zélotes. Les persécutions des Juifs par les Romains, sous la forme, d’abord, d’extorsions d’impôts, puis de véritables massacres.

           La différence de concept spirituel entre romains et Juifs est rendue d’une manière imagée dans le Talmud :

 « A propos de Césarée et de Jérusalem : Si quelqu’un te dit :  » Les deux sont détruites ! « , ne le crois pas. Si quelqu’un te dit :  » Les deux sont prospères ! « , ne le crois pas. Mais si quelqu’un te dit :  » Césarée est détruite et Jérusalem est prospère ! « , ou bien :  » Jérusalem est détruite et Césarée est prospère ! « , tu peux le croire ».

           La lutte cosmique qui oppose ces deux nations ne permet pas que l’une atteigne des sommets sans que l’autre soit humiliée. Quand les Juifs sont forts et que leurs valeurs sont respectées, celles des Romains sont en déliquescence, et inversement. Voilà en quoi consiste la lutte cosmique pour l’âme de l’humanité. (On comprend bien que lorsque les Juifs sont forts, les autres sont en déliquescence. Autrement dit aucune possibilité qu’ils acceptent de s’entendre avec les autres. C’est un peu décevant).

            La réaction des Juifs à la présence des Romains, qui dominaient la Terre sainte et qui adoraient des idoles, a connu plusieurs formes :

            Les Juifs hellénisés et assimilés ont accueilli la présence romaine et en ont tiré profit. Ils se sont opposés aux autres Juifs qui résistaient à la domination romaine. Les Sadducéens étaient pour la plupart des Juifs aisés. Ils niaient l’origine divine de  la Loi Orale. Ils dominaient, en la corrompant, la hiérarchie du Temple, et étaient prêts à coopérer avec les Romains pour conserver leur pouvoir. Ils considéraient les autres factions juives comme composées de « fauteurs de troubles ». Les Pharisiens, qui constituaient le courant dominant, refusaient tout contact avec les Romains, mais non sans pragmatisme. Ils voulaient la survie du judaïsme et, sans rien abdiquer de leurs principes, ils étaient disposés à s’accommoder de la domination romaine. Ils désapprouvaient les autres factions juives – autant celles qui essayaient de s’insinuer dans les bonnes grâces des Romains que celles qui recommandaient la rébellion ouverte. Les Zélotes étaient répartis en plusieurs groupes différents d’extrémistes nationalistes. (La structure « terroriste » n’est pas si nouvelle que cela!)Ils étaient excédés par la présence romaine et ils s’opposaient aux autres Juifs, soupçonnés par eux de collaboration active ou passive avec les occupants. Les Sicarii – ou Sicaires – (d’un mot signifiant  » poignard « ) étaient issus du milieu criminel et agissaient souvent sous le manteau du nationalisme. Ils avaient partie liée avec les Zélotes.

           D’autres sectes extrémistes, comme celle des Esséniens, s’opposaient à la fois aux Sadducéens et aux Pharisiens. Citons notamment celle de la Mer Morte, devenue célèbre par la découverte de ses rouleaux, qui s’attendait à une fin du monde imminente et qui vivait dans le désert afin de fuir la dépravation et la corruption de la vie urbaine et afin de se préparer à la  » Fin des jours « .

          Les sources juives énumèrent vingt-quatre factions séparées. Leurs antagonismes ont constitué l’un des symptômes d’une maladie qui a affligé le peuple juif à cette époque. Les rabbins ont appelé cette maladie sinath ‘hinam – une  » haine gratuite  » des Juifs les uns envers les autres.

         Pour ajouter un carburant supplémentaire au feu idéologique entretenu par les Romains, ceux-ci s’attachaient à extorquer de l’argent – par des impôts ou par le pillage – auprès de la population locale. C’était surtout vrai chez plusieurs gouverneurs ( » procurateurs « ) de Judée, exceptionnellement cruels et avares.

         L’historien Paul Johnson, dans son History of the Jews (p. 136), explique en quoi cet élément a contribué à attiser le sentiment de révolte qui animait les Juifs :

         Les païens hellénisés qui constituaient la fonction publique locale et la classe des percepteurs d’impôts (Comme l’apôtre Matthieu)… étaient d’un antisémitisme notoire… De manière inconsidérée, Rome insistait pour recruter ses procurateurs de Judée dans des régions où florissait cette catégorie de païens. Le dernier d’entre eux – et le plus dénué de scrupules – Gessius Florus, venait d’Asie Mineure grecque.

          Florus persuada Néron de dépouiller les Juifs de Césarée de leur citoyenneté, et d’en faire ainsi des étrangers dans la ville, totalement à la merci de la population gréco-romaine. Les Juifs se révoltèrent, et leur protestation fut cruellement écrasée avec beaucoup de gens tués et de synagogues profanées. Le pogrom s’étendit à d’autres villes dans lesquelles la population hellénisée saisit l’occasion de se débarrasser des Juifs en pillant et en brûlant leurs maisons.

          Les réfugiés juifs, assoiffés de vengeance, ont commencé d’affluer à Jérusalem.

Mais Florus ne fit qu’exacerber le conflit, d’abord en donnant aux soldats romains licence de massacrer plus de 3 600 Juifs qui l’avaient conspué, puis en arrêtant des Anciens de la communauté juive, et en les faisant fouetter publiquement et crucifier. (Voir Flavius Josèphe, Guerre juive, p. 152)

        Le point de non-retour avait été atteint. Les Juifs prirent les armes.(En réalité les juifs extrémistes se battaient depuis -40 av J.C., époque du « brigand » Ézéchias, père de Judas de Gamala)

        Une rébellion contre le pouvoir de l’Empire Romain n’était rien de moins qu’une forme de suicide, et la guerre allait effectivement se terminer par une immense tragédie. Mais quand elle a commencé en l’an 66 de l’ère commune, elle connut des succès étonnants, avec Florus s’enfuyant de Jérusalem pour sauver sa vie et la garnison romaine isolée et écrasée.

        Mais Rome ne pouvait pas tolérer de tels affronts infligés à son pouvoir. L’historien juif, le rabbin Berel Wein, raconte dans son ouvrage Echoes of Glory (p. 155) ce qui est arrivé ensuite :

        La réussite des Juifs qui étaient en train de chasser Rome de Jérusalem a déclenché des ondes de choc à travers tout l’Empire Romain. Il a aussi déchaîné une vague de pogroms sanglants contre les Juifs, surtout à Césarée, à Alexandrie et à Damas. Des milliers de Juifs ont été massacrés au cours de ces émeutes, et des milliers ont été vendus à Rome sur les marchés aux esclaves.

        Les Sages et les rabbins conseillaient une réconciliation avec les Romains, craignant, si on continuait de les irriter, qu’ils répondissent avec une plus grande sauvagerie, détruisant tout le pays et décimant le peuple juif.

       En tenant compte de ce que les Sadducéens étaient déjà favorables à Rome et que les Pharisiens avaient généralement des opinions modérées, leur sagesse aurait pu l’emporter. Mais les extrémistes fanatisés n’en voulaient rien entendre.

       Résolus à lutter jusqu’à la mort, les Zélotes montèrent une opération contre un nouveau contingent romain qui faisait route vers Jérusalem et tuèrent 6 000 soldats. Comme par une coïncidence heureuse, ils avaient remporté la victoire à l’endroit même où les Maccabées avaient vaincu les Grecs, ce qu’ils prirent pour une manifestation de la main divine, d’où un surcroît d’ardeur à combattre l’ennemi.

       La réponse romaine a été l’envoi de quatre légions sous le commandement du plus expérimenté des généraux, Vespasien.

       La stratégie de Vespasien a consisté, pour commencer, à écraser la révolte dans le pays, puis à se saisir de  » la cerise sur le gâteau  » : Jérusalem

       En l’an 67, pour répondre à la révolte des Juifs, Rome envoya le plus expérimenté de ses généraux, Vespasien, à la tête de quatre légions. C’était une force armée considérable. Chaque légion était composée de 6 000 combattants et d’un nombre égal d’auxiliaires, soit un total de près de 50 000 soldats romains.

       (Une de ces quatre légions, la 10ème, est restée la plus célèbre. Elle était commandée par le propre fils de Vespasien, Titus, et avait comme symbole un sanglier.)(Ce qui n’est certainement pas le symbole le plus attrayant à présenter aux Juifs, on le comprendra).

       Ce que voulaient les Romains, c’était anéantir ces Juifs qui avaient osé s’élever contre Rome et qui avaient connu jusque-là des succès inattendus. (Peut-être que cette volonté d’éradiquer les Juifs datait de plusieurs années déjà. Peut-être de l’époque de l’empereur Caligula ou Claude. Nous en étudierons la possibilité.)

       Fort adroitement, Vespasien commença sa campagne par le nord. Toute cité ou ville qui lui résistait était complètement détruite, sa population massacrée ou emmenée en esclavage, les femmes violées, les biens pillés. Ensuite, on arrachait tous les arbres des alentours et l’on répandait sur les champs du sel afin de les rendre incultes pour longtemps.

       Les Romains, toujours d’une brutalité extrême quand ils faisaient la guerre, se sont surpassés en cruauté lorsqu’ils s’en sont pris aux Juifs. Leur objectif était d’envoyer un message à travers l’Empire : toute résistance à Rome ne pouvait prendre fin que par une dévastation complète.

       Vespasien espérait que, lorsqu’il se tournerait vers Jérusalem, les Juifs, constatant l’inutilité de toute résistance, rendraient les armes.

       Mais, même avec ses quatre légions, Vespasien a dû mener un combat des plus durs.

       Un des premiers points de résistance fut la forteresse de Jotapata, construite sur les pentes du Mont Atzmon. Le commandant des forces juives en Galilée, Yossef ben Mattithyahou – mieux connu de nous sous le nom de Flavius Josèphe – opposa une résistance héroïque, mais il ne put résister à l’assaut romain.

       Quand la défaite leur apparut certaine, les Zélotes du groupe décidèrent qu’il valait mieux mourir de leurs propres mains que se laisser vendre comme esclaves ou assister à l’impitoyable massacre de leurs familles par les troupes romaines.

       Ils ont alors convenu de tuer leurs femmes et leurs enfants et de se suicider ensuite. Flavius Josèphe fut un des rares survivants ; plutôt que de se tuer, il capitula devant les Romains. (On vient de trouver confirmation que Flavius Josephe était un zélote. La question suivante est : Était-il un vrai Zélote ou un « infiltré » à la solde des romains? C’est une question qui faudra absolument considérer).

       Vespasien se rendit compte aussitôt de l’utilité que pourrait avoir Flavius Josèphe pour les Romains, et il l’employa comme guide/traducteur et ensuite comme correspondant de guerre.(On découvrira qu’il y a une explication plus « normale »pour la décision de Vespasien, entraînant une possibilité d’explication plus « secrète ».)

        Les travaux de Flavius Josèphe ont traversé l’histoire et sont parvenus jusqu’à nous. On notera surtout les Antiquités judaïques et la Guerre juive, histoire de tous les événements qui ont eu lieu avant, pendant, et après la  » grande révolte « , de 66 à 70 de l’ère commune.(Evidemment, il est diffcile d’insinuer plus qu’avant, pendant et après; mais il est possible d’ajouter différemment. C’est ce que nous ferons.)

       Son compte-rendu est d’autant plus précieux que son auteur a été le témoin oculaire des événements qu’il a décrits, contrairement à d’autres historiens romains, comme Dion Cassius, qui ont vécu beaucoup plus tard et qui n’ont fait que reproduire ce qu’ils avaient lu dans les archives officielles.

        Bien entendu, Flavius Josèphe n’est pas sans projeter son propre éclairage sur ce qu’il décrit. Par exemple, il rédige pour les Romains – ce qui explique probablement que ses travaux soient demeurés intacts – mais il est toujours resté fidèle au judaïsme. Il semble ainsi essayer de faire plaisir à tout le monde en même temps, de sorte qu’il faut le lire avec beaucoup de prudence et avec un esprit critique très développé.(Personnellement, Je ne connais pas de textes juifs ou même de paroles de Juifs pour lesquelles il ne faut pas user d’un esprit critique développé; comme pour ceux de tout le monde d’ailleurs)

        Pendant tout l’été et tout l’automne 67, Vespasien parcourt la partie nord d’Israël en supprimant toute résistance des Juifs. Certaines localités, comme Tibériade, capitulent sans combat.(On regardera cela de près) D’autres résistent jusqu’au bout.

       Un des hauts faits héroïques les plus remarquables a concerné la ville de Gamla,(Gamala) dans les hauteurs du Golan.

       Placée au centre d’une magnifique réserve naturelle, Gamla a fait partiellement l’objet de fouilles archéologiques et est devenue un site très visité. Ce site comporte quelque chose d’inhabituel en ce que, contrairement à la plupart des villes en Israël qui ont été détruites, Gamla n’a plus jamais été reconstruite, de sorte qu’on la considère comme l’un des champs de bataille romains les mieux conservés du monde. Les fouilles révèlent la ville dans l’état exact où elle se trouvait après sa destruction en l’an 67 de l’ère commune.

       (Gamla est restée dissimulée sous terre pendant exactement 1 900 ans, jusqu’à la victoire d’Israël sur les hauteurs du Golan en 1967.)

Prévoyant l’avance des Romains, les citoyens de Gamla frappèrent des pièces de monnaie portant l’inscription :  » A la libération de Jérusalem, la sainte « . Ils étaient persuadés que de l’issue de leur résistance allait dépendre le destin de Jérusalem. Ils ont eu malheureusement raison…

       Les Romains ont totalement anéanti Gamla en tuant 4 000 Juifs. Les 5 000 habitants restants, plutôt que de se laisser brutalement massacrer par les Romains, sautèrent vers la mort à partir des falaises entourant la ville. (C’est pourquoi Gamla est appelée la  » Massada du nord « . Nous parlerons du véritable Massada dans notre prochain chapitre.)

       Pendant l’été 70, les Romains font finalement route vers Jérusalem. Ils entourent la ville et entreprennent d’y mettre le siège.

       Ils savent que s’ils réussissent à détruire Jérusalem, ils détruiront le peuple juif, parce que Jérusalem est le centre de leur vie spirituelle.

       Avant le début de la  » grande révolte « , Jérusalem comptait entre 100 000 et 150 000 habitants. A présent cependant, avec l’afflux de réfugiés venus de toutes parts, sa population est de deux à trois fois plus importante. Elle se concentre dans deux quartiers :

La ville basse, au sud du Mont du Temple. Cette partie de Jérusalem est aujourd’hui en dehors des murs actuels de la ville. On l’appelle la Ville de David, ou Silwan en arabe. La ville haute, à l’ouest du Mont du Temple, habitée par les couches aisées de la population et par la classe sacerdotale. On peut admirer au Musée Wohl les fouilles de cette partie de la ville.

       La ville est massivement fortifiée. Elle dispose d’énormes réserves de nourriture et d’un bon approvisionnement en eau. Jérusalem pourrait résister aux Romains pendant longtemps.

       Il semble donc que les Romains soient dans une situation très difficile. Ils essaient d’assiéger une des plus grandes villes du monde ancien, remarquablement bien fortifiée, disposant de quantités énormes de nourriture et d’eau et défendue par beaucoup de gens déterminés qui n’ont pas peur de mourir.

       Jérusalem aurait pu compter dans l’histoire comme la seule ville que les Romains n’auraient pas pu prendre après en avoir fait le siège. Mais il n’en a pas été ainsi.
La raison en a été la sinath ‘hinam, la haine gratuite opposant les Juifs les uns aux autres.

       Tandis que les Romains assiègent la ville à l’extérieur, les Juifs se font une guerre civile à l’intérieur.

       Les forces des diverses factions occupent différentes parties de la ville. Les Sicaires et les Zélotes, commandés par Yo’hanan de Gouch ‘Halav (Jean de Giscala)(Nous étudieront ce Jean avec une  attention spéciale), ont le contrôle du Mont du Temple. Les Sadducéens et les Pharisiens, pour une fois alliés, forment l’essentiel des forces modérées qui occupent le reste de la ville.

       Quand les modérés ont essayé de chasser les extrémistes du Mont du Temple, Yo’hanan de Gouch ‘Halav fit venir des mercenaires non juifs, d’origine iduméenne, qui massacrèrent les Juifs modérés.( Gouch ‘Halav est aussi connue comme Beer Shéva Aglilit, l’une des villes fortifiées par Flavius Josephe. La grande révolte a été organisée à Goush Halav, la porte de la haute Galilée) À ce sujet on doit prendre en note un fait historique répertorié : Jonathan Mougash (de Goush) Halav.

Fils de Lévi de Goush Halav c’était un riche habitant de la région qui a été responsable (jusqu’à la grande révolte juive) de récolter les impôts de toute la population de la région y compris ceux du gouvernement romain. Lorsque que la guerre se déclara entre les populations juives du pays, Jonathan engagea des combattants de tous les coins de Galilée, 400 hommes en tout et organisa avec eux une force militaire pour protéger les villes de Galilée. Entre temps il se retira des villes étrangères. Jonathan demanda à Joseph Ben Matitiao lorsqu’il arriva à Goush Halav de reconstruire les remparts de la ville pour protéger la population des Romains qui s’approchaient de la Galilée. Joseph Ben Matitiao était alors le commandant de Galilée nommé par le gouvernement juif de Jérusalem.

       Joseph Ben Matitiao refusa car il y avait un manque de volonté de sa part d’attaquer l’empereur romain. Ce refus décrit à Jonathan le véritable caractère du commandant et où se trouvait sa loyauté. Jonathan vendit les récoltes de l’empereur et utilisa l’argent pour la population de sa ville :  Goush Halav

(Ausujet de Flavius Josephe, il faut savoir que : A Jérusalem, le commandement en chef des troupes militaires juives de Galilée est confié par le Sanhédrine à l’officier Joseph ben Mattathias, contre l’avis de rabban Chimhon ben Gamliel I. Les Juifs n’ont pas confiance en Joseph, connu pour ses amitiés avec les romains. Il échappera à plusieurs attentats, dont celui qui est organisé par le chef de la résistance, Yohanane de Gouch-Halav alias Jean de Guischala).

      Autre note importante :

       Le Talmud évoque un récit qui rapporte une rencontre secrète entre Vespasien et rabban Yohannane ben Zakaï. Pendant le siège, Ben Batiah, neveu de rabban Yohanane ben Zakaï était à la tête des zélotes et avait brulé les réserves de vivre de la cité.

       Et comme si cela ne suffisait pas, les Zélotes détruisirent les réserves de vivres, si bien que le peuple n’eut plus d’autre choix qu’entre la famine et la mort au combat.

       Le chef des Pharisiens, Rabbi Yo’hanan ben Zakkaï, se rendit compte que Jérusalem n’en avait plus pour longtemps, et qu’il était trop tard. Mais les Zélotes s’obstinaient à continuer leur combat suicidaire. Aussi élabora-t-il un plan.

       Depuis le début du siège, les Zélotes ne permettaient à personne de quitter la ville (comme s’il y avait eu des candidats à la crucifixion…), à l’exception des enterrements. Cherchant désespérément à pouvoir sauver quelque chose du désastre imminent, Rabbi Yo’hanan ben Zakkaï se fit déposer dans un cercueil et porter jusque devant Vespasien.

       Il salua Vespasien comme s’il était l’Empereur, ce à quoi Vespasien lui répondit – en manière d’accueil pas très amical – qu’il méritait la mort pour sa remarque. Mais Rabbi Yo’hanan ben Zakkaï ne se démonta pas, déclarant à Vespasien que Dieu ne permettrait qu’à un grand souverain de prendre Jérusalem.(« Vespasien Empereur » fut la prophétie de Flavius Josephe faite quelques années auparavant.)

       A ce moment-là arriva de Rome un messager porteur d’une communication pour Vespasien :  » Debout ! Car César est mort et les hautes personnalités de Rome ont décidé de te nommer à leur tête. Ils t’ont désigné comme Empereur !  »

Impressionné par l’aptitude de Rabbi Yo’hanan à prédire l’avenir, Vespasien l’autorisa à formuler un voeu.

       Rabbi Yo’hanan demanda que soit sauvée la Tora.

       Vespasien donna à Rabbi Yo’hanan un sauf-conduit autorisant les Sages en Tora à quitter Jérusalem et à se réunir en un Sanhédrin à Yavné.

       Rabbi Yo’hanan n’aurait-il pas pu demander à Vespasien de ne pas détruire Jérusalem ?

       Il n’aurait probablement pas obtenu satisfaction, car les Romains, qui avaient besoin de leur victoire, n’auraient pas épargné Jérusalem. Tandis que par sa réponse, Rabbi Yo’hanan a sauvé le judaïsme.

       Le peuple juif peut toujours survivre à une destruction physique. Bien plus grave serait sa destruction spirituelle.

       En répondant favorablement à Rabbi Yo’hanan, les Romains ont assuré la survie des Sages, de la chaîne de transmission, et du peuple juif.

       Vespasien est maintenant Empereur : Il faut qu’il retourne à Rome. Il confie le siège de Jérusalem à son fils Titus et le charge de finir le travail.

       Titus attaque immédiatement après Pessa’h de l’année 70, catapultant vers la ville et sa population un déluge de pierres, de fer et de feu. Les défenseurs de la ville sont affaiblis par la faim et peut-être plus encore par leurs dissensions internes. Il faudra malgré tout à Titus deux mois d’intenses combats avant qu’il puisse percer des brèches dans les murs de la ville.

       Cet événement a eu lieu le 17 tamouz, jour de l’année que les Juifs continuent de marquer par un jeûne.

       L’historien romain Dion Cassius rapporte :

« Malgré le percement d’une brèche dans le mur au moyen d’engins, la place n’a pas été prise aussitôt après. Bien au contraire, les défenseurs ont tué un grand nombre de Romains qui essayaient de se presser à travers l’ouverture, et ils ont mis le feu à des bâtiments voisins, espérant empêcher les Romains de progresser. Néanmoins, les soldats, à cause de leur superstition, ne se sont pas immédiatement précipités à l’intérieur, mais finalement, pressés par Titus de le faire, ils sont entrés dans la ville. Les Juifs se sont alors défendus beaucoup plus vigoureusement qu’avant, comme s’ils avaient découvert le bonheur de pouvoir combattre près du Temple et de pouvoir mourir pour le défendre. »

La suite a été un horrible massacre, les Romains conquérant la ville maison après maison. Une fouille archéologique témoigne de la destruction : la célèbre  » Maison Brûlée « , ouverte aujourd’hui aux visiteurs dans la vieille ville de Jérusalem. On y a trouvé les restes d’un bras de femme, morte sur le pas de sa porte, et tenant encore une lance.

Il fallut trois semaines à Titus pour progresser lentement jusqu’au Mont du Temple. Après quatre mois de combats acharnés, il donna l’ordre de raser le sanctuaire de fond en comble. Son ordre fut exécuté le 9 av, soit le même jour que la destruction du premier Temple.

       Encore Dion Cassius :

« Le peuple se tenait en dessous dans la cour, les Anciens sur les marches, et les prêtres dans le Sanctuaire lui-même. Et quoiqu’ils ne fussent qu’une poignée luttant contre une force de loin supérieure, ils ne furent vaincus que lorsqu’une partie du Temple fut la proie des flammes. Ils ont alors marché délibérément vers la mort, les uns en se jetant sur les épées des Romains, d’autres en s’entretuant ou en se donnant eux-mêmes la mort, d’autres enfin en se jetant dans les flammes. Et il semblait à tout un chacun et surtout à ceux qui périssaient avec le Temple que, loin de représenter des destructions, leurs gestes exprimaient des sentiments de victoire, de salut et de bonheur. »

       La campagne avoisinante fut vidée de tous les arbres qui pouvaient contribuer à entretenir l’incendie géant. La chaleur devint si intense qu’elle fit éclater l’humidité enfermée dans la pierre calcaire, entretenant ainsi une réaction en chaîne. Il avait suffi d’une seule journée pour réduire le magnifique Temple en un tas de gravats.

        La destruction du deuxième Temple est l’un des événements les plus importants dans l’histoire du peuple juif, et certainement l’un des plus consternants.

       Elle est le signe que Dieu s’est retirésans toutefois les abandonner – des Juifs. Ceux-ci vont certes survivre – conformément à la promesse qu’ils seront une  » nation éternelle  » – mais le rapport exceptionnel qu’ils entretenaient avec Dieu à travers le Temple a disparu.

       Cette époque, malheureusement, peut-être plus encore que toutes les autres, constitue l’illustration de la maxime :  » Le passé des Juifs est l’avenir des Juifs ; l’histoire des Juifs est le destin des Juifs.  »
       Aucune période de l’histoire ne détermine autant que celle-là ce qui caractérise aujourd’hui Israël et le peuple juif à travers le monde.(Voir Chapitre 33 ) Nous subissons encore, spirituellement et physiquement, les conséquences de la destruction du deuxième Temple. Et nous avons à affronter aujourd’hui les mêmes problèmes que ceux qu’avaient alors nos ancêtres.

       Le Talmud énonce :  » Pourquoi le deuxième Temple a-t-il été détruit ? A cause de sinath ‘hinam, la haine gratuite opposant les Juifs les uns aux autres  » (Yoma 9b).

       Quel est l’antidote de ce poison, si répandu aujourd’hui dans le monde juif ? La réponse est : ahavath ‘hinam, les Juifs doivent apprendre à s’aimer les uns les autres.(Peut-être est-ce là le vrai enseignement de Jésus. L’amour fraternel pour les Juifs exclusivement?)

       Il n’y aura aucun espoir pour le peuple juif aussi longtemps que ses membres n’apprendront pas à communiquer les uns avec les autres, à se respecter les uns les autres en surmontant leurs différences.

       Dieu déteste que les Juifs se combattent entre eux. Aussi est-il extrêmement important d’étudier attentivement cette époque parce qu’elle contient beaucoup de leçons dont nous ferions bien de nous inspirer aujourd’hui.

       Avant de mettre le feu au Temple, les Romains en ont enlevé tout ce qui avait de la valeur. Puis ils ont transporté ces inestimables vestiges à Rome, en les faisant accompagner par un groupe d’esclaves juifs. Leur arrivée à Rome fut commémorée sur les bas-reliefs de l’Arche de Titus, encore présente aujourd’hui près du Forum.

       Il était de tradition chez les Juifs de Rome de ne jamais marcher sous cette arche. Dans la nuit du 14 mai 1948, cependant, quand Israël a proclamé son indépendance, ils ont paradé triomphalement sous sa voûte en proclamant :  » Rome n’est plus ! Nous sommes toujours là ! La victoire est à nous !  »

       Mais à l’époque, ce fut un horrible désastre, avec des centaines de milliers de morts, et plus encore emmenés comme esclaves. Il y a eu, après la  » grande révolte « , tellement de Juifs offerts sur les marchés aux esclaves que l’on pouvait s’en acheter pour moins cher que le prix d’un cheval. Israël était dans le désespoir.

       Jérusalem a été vaincue, le Temple a été détruit, mais tout n’était pas terminé.

       Un groupe de près de 1 000 Zélotes s’est échappé et s’est dirigé vers le désert où il s’est installé dans la grande forteresse de Massada nichée au sommet d’un piton rocheux.

       Massada avait été construite par Hérode le Grand pour lui servir de lieu de refuge. Telle qu’elle avait été conçue, elle se suffisait entièrement à elle-même. Elle était munie d’un système d’adduction d’eau et possédait des réserves de vivres qui pouvaient suffire à toute une armée pendant plusieurs années. Bien plus, la forteresse était pratiquement inaccessible depuis le pied de la montagne et facile à défendre.

       En fait, les Zélotes ont réussi à y survivre pendant trois ans.

       On peut voir, quand on visite les ruines de Massada, les restes de la forteresse ainsi que la rampe que les Romains ont construite pour s’en emparer, en utilisant le travail d’esclaves juifs.

       Flavius Josèphe rend compte de la prise de Massada en l’an 73, et sa narration ressemble beaucoup à celle de la victoire des Romains à Gamla. Là aussi les Zélotes ont tué leurs propres familles, puis ils se sont entretués, et le dernier survivant s’est suicidé.

       Pour l’Etat d’Israël d’aujourd’hui, Massada représente un symbole de Juifs qui ont choisi de mourir comme hommes libres plutôt que d’être asservis ou exécutés par les Romains, et il exprime un éminent idéal sioniste. Jusqu’à une époque récente, les soldats israéliens fraîchement incorporés montaient à Massada pour y prêter serment, et ils faisaient résonner en écho à travers la montagne le cri :  » Plus jamais ne tombera Massada !  » (Nous traiterons cela plus en détail dans les chapitres relatifs à l’histoire sioniste moderne.)

       En 73, quand Massada, le dernier bastion juif, est tombé, les Romains ont pu enfin proclamer qu’ils avaient mis fin à la révolte.

       Pour s’en glorifier et pour célébrer leur triomphe sur les Juifs qui les avaient défiés, ils ont également frappé des pièces de monnaie où l’on pouvait voir une femme en larmes et la proclamation : Judea Capta ( » La Judée est captive ! « )

       Mais l’était-elle vraiment ?

Récapitulation :

       Pompée (Gnaeus Pompeius Magnus) est apparu comme un champion populaire et a trouvé des alliés dans Crassus et Jules César, formant avec eux le premier triumvirat en 60 avant l’ère commune. Mais dix années après, Pompée et Crassus furent mis à l’écart, et César devint le maître de Rome et posa les fondations de l’Empire Romain.
C’est là que nous avions laissé l’histoire en Erets Yisrael.

       Les deux derniers souverains hasmonéens (de la lignée des Maccabées) étaient deux frères : Hyrcan et Aristobule. S’étant engagés dans une guerre civile où ils se disputaient le trône royal, ils eurent l’idée de demander à Rome d’arbitrer leur dispute. C’est ainsi que Pompée, en 63 avant l’ère commune, fut invité à faire entrer ses troupes en Israël.

       Flavius Josèphe, l’historien de l’Antiquité, explique de manière détaillée ce qui est arrivé ensuite :

       Les Romains sont arrivés, ils ont massacré beaucoup de Juifs et ils ont fait de Hyrcan, le plus faible des deux frères, un souverain à leur solde.

       C’est ainsi que se comportaient les Romains. Ils aimaient gouverner par procuration, permettant au roi ou au gouverneur local de résoudre les problèmes quotidiens qui se posaient à son pays, aussi longtemps que l’impôt romain était payé et que les lois romaines étaient respectées !

        L’intervention romaine en Israël a mis un terme à l’indépendance juive et a constitué le point de départ de l’une des périodes les plus sombres de notre histoire. C’est Rome qui gouvernait, et non Hyrcan, ni aucun autre Juif. (L’autorité du Sanhédrin a été abolie par un décret romain six ans après la conquête par Pompée.)

       L’Etat indépendant d’Israël a cessé d’exister, et il est devenu la province romaine de Judée. Pompée confisqua beaucoup de terres qu’il distribua à ses soldats en récompense de leur bravoure dans les combats. Gaza, Jaffa, Ashdod et d’autres villes juives firent désormais partie de l’Empire Romain.

       Hyrcan, malgré son titre de roi, n’a conservé que Jérusalem, avec quelques faubourgs au nord et au sud. Mais même pour gouverner son  » royaume « , ainsi réduit à sa plus simple expression, il lui fallait se soumettre au vigilant contrôle exercé par le proconsul romain à Damas.

       Une part essentielle dans l’intervention des Romains en Israël avait été prise par le principal conseiller de Hyrcan, le général iduméen Antipater. Les Iduméens portaient témoignage d’un égarement catastrophique commis par les Juifs par rapport à la Tora : leur conversion forcée au judaïsme par Jean Hyrcan.

       Antipater, la véritable force derrière le faible Hyrcan, s’était employé, aussi longtemps qu’il en avait eu la possibilité, à placer à des postes clés les membres de sa famille. Il continua de conseiller Hyrcan et, quand Pompée et Jules César s’engagèrent en – 49 dans une guerre civile, il l’aida à choisir le camp gagnant. Aussi ne tarda-t-il pas à détenir le véritable pouvoir.

       Les Romains se rendaient bien compte que ce Juif converti de force ne s’identifiait pas avec les valeurs juives ou le nationalisme. Lui au pouvoir, le  » monothéisme militant  » ne représenterait aucun danger.

       Antipater n’a pas laissé dans l’histoire un souvenir impérissable. Il n’en a pas été de même de son fils Hérode, son successeur. Issu d’une famille de convertis de force qui n’étaient juifs que de nom, il est cependant devenu l’un des rois juifs les plus célèbres.

       Il s’est distingué dans l’histoire sous le nom d’Hérode le Grand. »

                                   —————————————

       Voilà pour l’opinion des Juifs. Nous verrons que leur interpétation des événements est quelque peu biaisée des données « factuelles ». Mais on ne peut pas le leur reprocher car nous verrons que l’opinion Chrétienne est loin d’être une ligne droite et limpide.

(Vous avez remarqué que « l’italique » ne fonctionne pas lorsqu’on publie l’article; et je ne sais comment procéder pour que cela fonctionne.)

      Pour ceux qui croient aujourd’hui que des négociations entre Juifs et leurs « ennemis » sont possibles et surtout crédible, il leur faudra énormément de confiance en la nature de l’homme. Car un conditionnement tel que celui qu’a subit le  peuple Juifs, échelonné sur quatre millénaires et demi, est très difficile à effacer de l’esprit humain.

       Souhaitons qu’ils y parviennent même si, foncièrement, pour demeurer « le peuple élu », il est nécessaire de ne pas effacer ce « conditionnement ».

       Par contre, « les voies du Seigneur sont impénétrables ». On peut toujours s’appuyer là-dessus.

Extrait tiré de : Interview d’Emmanuel Navon par Fr2 (‘Israël, questions interdites’)

Thierry Thuillier : Il y a un sondage – qui a fait beaucoup parler de lui en Israël et en Europe – qui place ce pays en tête des pays les plus dangereux pour la paix du monde ; sondage réalisé auprès de 15 pays européens, et 11 de ces pays ont placé Israël en tête. Comment avez-vous réagi quand vous avez vu cela ?

Emmanuel Navon : Je ne connais pas d’autre pays au monde dont on remette en question la légitimité à la lumière de sa politique. Je crois que l’un des problèmes dans la façon dont l’Europe perçoit Israël, c’est que beaucoup d’Européens perçoivent Israël comme une espèce de cadeau qui a été donné par les Européens, comme un dédommagement de la Shoah. Bien entendu, cette représentation est fausse. Ce pays ne nous a pas été donné ; c’était notre pays ; nous l’avons construit nous-mêmes bien avant la Shoah ; ce n’est pas un cadeau européen et c’est aux Européens de résoudre ce problème de perception vis-à-vis d’Israël. Que nous ayons parfois une politique qui puisse déplaire, ou une politique qui ne soit pas bonne, c’est très possible. C’est pour cela que nous avons une société démocratique, pour critiquer cette politique et pour la changer en cas de besoin. Mais, encore une fois, si cette critique a trait au droit d’Israël à se défendre et à déterminer sa frontière de manière unilatérale, et que cela ne plaît pas aux Européens, tant pis.

Amicalement

                                                                          Elie l’Artiste

2 pensées sur “Jésus(6) Selon Israël

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    8 novembre 2010 à 8 08 13 111311
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     »Ce pays ne nous a pas été donné ; c’était notre pays »

    Ha! Ha! Bien sûr ! Le pays était vierge avant l’arrivée des juifs en 1948. Personne n’habitait les lieux, les palestiniens sont venus par la suite faire le trouble-fête. :-O

    Pour Emmanuel Navon (N)

    Répondre
    • avatar
      8 novembre 2010 à 8 08 19 111911
      Permalink

      C’est justement une des facettes de la notion « Peuple élu de Dieu ».

      😉

      Amicalement

      André Lefebvre

      Répondre

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