Jésus(9) Premier siècle!

Jésus devant Caïphe de Mattias Stom

César Auguste règne de 27 av J.C. à 14 ap J.C.

           (F.J)Quirinius( P. Sulpicius Quirinus, consul en 12 avant J.-C., attaché à la personne de C. Julius Caesar, gouverneur de Syrie en 3-2 avant J. C. et en 6 après J.-C., mort en 21. Voir Luc II, 1-2 ; Actes V, 37.) Membre élu Sénat, qui, par toutes les magistratures, s’était élevé jusqu’au consulat et qui jouissait d’une considération peu commune, arriva en Syrie où l’empereur l’avait envoyé pour rendre la justice dans cette province et faire le recensement des biens.

           On lui avait adjoint Coponius, personnage de l’ordre équestre, qui devait gouverner les Juifs avec pleins pouvoirs. Quirinius vint aussi dans la Judée, puisqu’elle était annexée à la Syrie, pour recenser les fortunes et liquider les biens d’Archelaüs.  Bien que les Juifs se fussent irrités au début à l’annonce de la déclaration des fortunes, ils renoncèrent à résister davantage, sur les conseils du grand pontife Joazar, fils de Boéthos.

 Coponius, préfet(6-8 ap.)

           C’est sous son administration, qu’un Galiléen, du nom de Judas, excita à la rébellion les Juifs. On a vu précédemment que ce Judas, chez Flavius Josephe est le fils d’Ézéchias crucifié par Hérode.

(F.J.) « Mais un certain Judas le Gaulanite, de la ville de Gamala( Sur une hauteur et à l’Est près du lac de Tibériade (Bell. jud. IV, 1, 1; cf. Schürer, I, 615). La Gaulanitide est un district de l’Est du lac. Partout ailleurs Judas est qualifié de Galiléen.) s’adjoignit un Pharisien, Saddok, et se précipita dans la sédition. Judas et Saddok, en introduisant et en éveillant chez nous une quatrième secte philosophique et en s’entourant de nombreux adhérents, remplirent le pays de troubles immédiats et plantèrent les racines des maux qui y sévirent plus tard. Cela, grâce à cette philosophie inconnue avant eux et dont je veux parler un peu, principalement parce que c’est la faveur de la jeunesse pour leur secte qui fut cause de la ruine du pays.

La secte des Pharisiens méprisent les commodités de la vie, sans rien accorder à la mollesse ; ce que leur raison a reconnu et transmis comme bon, ils s’imposent de s’y conformer et de lutter pour observer ce qu’elle a voulu leur dicter. Ils croient à l’immortalité de l’âme et à des récompenses et des peines décernées sous terre à ceux qui, pendant leur vie, ont pratiqué la vertu ou le vice, ces derniers étant voués à une prison éternelle pendant que les premiers ont la faculté de ressusciter.

La secte des Sadducéens fait mourir les âmes en même temps que les corps, et leur souci consiste à n’observer rien d’autre que les lois. Disputer contre les maîtres de la sagesse qu’ils suivent passe à leurs yeux pour une vertu. Leur doctrine n’est adoptée que par un petit nombre, mais qui sont les premiers en dignité. Ils n’ont pour ainsi dire aucune action ; car lorsqu’ils arrivent aux magistratures, contre leur gré et par nécessité, ils se conforment aux propositions des Pharisiens parce qu’autrement le peuple ne les supporterait pas.

(Note: Je passe la secte des esséniens dont on a entendu parler déjà beaucoup).

La quatrième secte philosophique eut pour fondateur ce Judas le Galiléen. Ses sectateurs s’accordent en général avec la doctrine des Pharisiens, mais ils ont un invincible amour de la liberté, car ils jugent que Dieu est le seul chef et le seul maître. Les genres de mort les plus extraordinaires, les supplices de leurs parents et amis les laissent indifférents, pourvu qu’ils n’aient à appeler aucun homme du nom de maître. Comme bien des gens ont été témoins de la fermeté inébranlable avec laquelle ils subissent tous ces maux, Cette folie commença à sévir dans notre peuple sous le gouvernement de Gessius Florus( Procurateur de Judée en 65. Problème de date ici puisque Josephe semble vouloir attribuer à la secte de Judas, la guerre qui détruisit le temple en 70; mais la rébellion de cette secte a débuté en +6 ap J.C. comme il l’a dit lui-même)) qui, par l’excès de ses violences, les détermina à se révolter contre les Romains.

De son côté Philippe, ayant réorganisé Panéas, à la source du Jourdain, la nomma Césarée, tandis que le bourg de Bethsaïda, (ville où naquit St Jean) situé près du lac de Gennésareth, fut élevé par lui à la dignité de ville à cause du nombre de ses habitants et reçut le même nom de Julias en l’honneur de la fille de l’empereur. (Et on sait que le nom de Julia était Livia) »

          Naissance supposée de Paul à Tarse (entre 6-10 ap.)

9 ap J.C. ] Peu de temps après, Coponius rentra à Rome et eut pour successeur Marcus Ambivius, (9à 12 ap J.C.)

12 ap J.C. Son successeur fut Annius Rufus,(12 à 15 av J.C.) sous la magistrature duquel mourut Auguste

          Quand l’empire des Romains passa à Tibère, fils de Julie, après la mort d’Auguste, Hérode (Antipas) et Philippe, maintenus dans leurs tétrarchies, fondèrent, celui-ci, près des sources du Jourdain, dans le district de Panéas, la ville de Césarée et, dans la Gaulanitide inférieure celle de Julias(Bethsaïda) .

         Saül de Tarse a reçu un enseignement de Gamaliel. Nous conaissons quelles étaient les tendances de Gamaliel. Il était plus libéral encore que son grand-père. Le livre des Actes  décrit Gamaliel comme étant docteur de la loi, membre du Sanhédrin et ne dit pas qu’il est président du Sanhedrin.  Josèphe nous parle de Siméon fils de Gamaliel, et dit qu’au temps de la guerre il était membre du Sanhédrin.

Anne est grand prêtre (entre 6-15 ap.

         Le Sanhédrin avait, au premier siècle, sous les Hérodes et sous les procurateurs, une existence officielle. Il se réunissait, il délibérait, il avait une certaine d’autorité. Il comptait 71 membres. Ce chiffre nous est donné par la Mischna. Josèphe le confirme quand il nous dit qu’il établit en Galilée un conseil de soixante-dix anciens « à l’instar de celui de Jérusalem». Le président était le soixante et onzième membre.

         La présidence du grand prêtre a commencé exactement à la mort de Hillel. Cette présidence fut alors enlevée aux Pharisiens et donnée aux Saducéens. Remarquons que cette prise de possession coïncide exactement avec le commencement du règne des procurateurs romains. Archélaüs fut banni au moment où Hillel venait de mourir.
Or, les Romains favorisaient précisément le saducéïsme conservateur et détestaient les libéraux et les patriotes partisans des idées de Hillel. C’est eux, sans doute, qui imposèrent ce changement. Le premier grand prêtre, président du Sanhédrin, aurait été le fameux Hanan (Anne), beau-père de Kaïaphas (Caïphe). L’autorité des Saducéens devint alors très grande ou, du moins, tout à fait officielle. Le Sanhédrin perdit toute indépendance et il est à remarquer que la condamnation de Jésus n’a probablement tenu qu’à cette substitution de la famille d’Hanan à la famille de Hillel. Il est permis de douter que Jésus eût été condamné à mort si l’ancien état de choses avait subsisté. Surtout si Gamaliel, le sage et tolérant Gamaliel, avait présidé le tribunal devant, lequel il comparut. Et dans ce cas, il est justifiable de s’étonner que Saül de Tarse ait put être une ennemi zélé des zélotes déguisés en « Chrétiens » par les historiens de l’Église.

Hanan, grand prêtre de l’an 7 à l’an 14, fut, déposé, mais il conserva son titre et son autorité. Son gendre Kaïaphas fut grand prêtre de l’an 25 à l’an 36. Déposé en 36 par Vitellius, légat de Syrie, il fut remplacé par Théophile, fils de Hanan. Cinq des fils de cet homme furent grands prêtres tour à tour et présidents du Sanhédrin. C’est « la famille sacerdotale », disait-on, comme si le sacerdoce y était héréditaire. Pendant cinquante ans elle garda le pontificat

Ville de Césarée :

        Le port de Césarée a été construit par Hérode. Il était l’une des plus grandes merveilles de génie de l’époque. Il est le premier grand projet avec des constructions immergées. La longueur de la rive Sud pour briser les vagues est de 500 mètres. Le plus gros bloc de pierre mesure 5,50 m x 1,25 m x 1,25 m et pèse plus de 20 tonnes. Le plus grand bloc de béton est 11,50 m x 15 m x 2,40 m. Les blocs de béton ont été produit au moyen d’une forme, flottant sur l’eau, qui était remplie avec du béton. Lorsqu’elle était pleine, elle coulait sur place et le béton durcissait sous l’eau.

        En 66 ap.J.C, un massacre de Juifs s’y est déroulé avec la profanation de la synagogue qui a conduit à la désastreuse révolte Juive. Cette grande révolte de 66-70 ap.J.C qui va marquer l’histoire de la Judée a débuté à Césarée Maritima lorsque les communautés Juives et Syriennes ont déclenché le combat en réaction à une cérémonie païenne célébrée pendant Shabbat près de l’entrée d’une synagogue. Mais revoyons tout ça en détail.

Tibère rège de 14 ap J.C. à 37 ap J.C.

          La succession de Grands Prêtres est:

Ismaël, fils de Phabi (vers 15-16 apr. J.-C.) .

XI. Eléazar, fils de Hanan (vers 16-17 apr. J.-G.) .

XII. Simon, fils de Kamithos (vers 17-18 apr. J.-C.) .

XIII. Joseph, surnommé Kaiaphas (vers 18-36 apr. Il était gendre de Hanan

Jonathan, fils de Hanan (36-37 apr.

XV. Théophile, fils de Hanan (37 et suiv.)

Valerius Gratus, préfet (15-26 ap.) Il destitua de la prêtrise Anan et désigna comme grand pontife Ismael, fils de Phabi. Il destitua celui-ci peu après et investit du grand pontificat Eléazar, fils du grand pontife Anan. Une année après, l’ayant également. privé de ses fonctions, il transmit le grand pontificat à Simon, fils de Camith. Celui-ci n’avait pas rempli cette charge pendant plus d’un an quand lui succéda Joseph, appelé aussi Caïphe. Gratus, après avoir fait cela, rentra à Rome ; il avait passé onze ans en Judée.

Joseph Caïphe, grand prêtre (18-36 ap.)

        17 ap J.C. fondation de Tibériade . Le tétrarque Hérode(Antipas), en raison de la très grande amitié qui l’unissait à Tibère, bâtit une ville qu’il nomma Tibériade d’après son nom, située dans la meilleure partie de la Galilée près du lac de Gennésareth. Il y a dans un bourg du voisinage, nommé Emmaüs, des sources thermales. . Il installa comme habitants à côté d’eux, tous les gens sans ressources qu’il avait rassemblés de partout, quelques-uns même dont la qualité d’homme libres n’était pas clairement établie.

PONCE PILATE préfet (26-36 ap.) À Valerius Gratus lui succéda Pilate, qui commandait en Judée.

26 ap J.C.

(F.J.) « Il (Pilate) amena son armée de Césarée et l’établit à Jérusalem pour prendre ses quartiers d’hiver…, Pilate, à l’insu du peuple – car il était entré de nuit – introduisit ces images à Jérusalem et les y installa. Quand le peuple le sut, il alla en masse à Césarée et supplia Pilate pendant plusieurs jours de changer ces images de place… et comme on ne renonçait pas à le supplier, le sixième jour, après avoir armé secrètement ses soldats, il monta sur son tribunal, établi dans le stade pour dissimuler l’armée placée aux aguets.  Comme les Juifs le suppliaient à nouveau, il donna aux soldats le signal de les entourer, les menaçant d’une mort immédiate s’ils ne cessaient pas de le troubler et s’ils ne se retiraient pas dans leurs foyers. Mais eux, se jetant la face contre terre et découvrant leur gorge, déclarèrent qu’ils mourraient avec joie plutôt que de contrevenir à leur sage loi. Pilate, admirant leur fermeté dans la défense de leurs lois, fit immédiatement rapporter les images de Jérusalem à Césarée

      Pilate amena de l’eau à Jérusalem aux frais du trésor sacré, en captant. la source des cours d’eau à deux cents stades de là. Les Juifs furent très mécontents des mesures prises au sujet de l’eau. Des milliers de gens se réunirent et lui crièrent de cesser de telles entreprises certains allèrent même jusqu’à l’injurier violemment, comme c’est la coutume de la foule. Mais lui, envoyant un grand nombre de soldats revêtus du costume juif et porteurs de massues dissimulées sous leur robes au lieu de réunion de cette foule, lui ordonna personnellement de se retirer. Comme les Juifs faisaient mine de l’injurier, il donna aux soldats le signal convenu à l’avance, et les soldats frappèrent encore bien plus violemment que Pilate le leur avait, prescrit, châtiant à la fois les fauteurs de désordre et, les autres. Mais les Juifs ne manifestaient aucune faiblesse, au point que, surpris sans armes par des gens qui les attaquaient de propos délibéré, ils moururent en grand nombre sur place ou se retirèrent couverts de blessures. Ainsi fut réprimée la sédition.

27 ap J.C. Hérode Antipas épouse Phasaelis la fille d’Aretas IV

29 ap J.C. Hérode Antipas  épouse Hérodiade, femme de son frère

30 ap J.C. Hérode Antipas emprisonne Jean-Baptiste

31 ap J.C. Antipas fait décapiter Jean Baptiste

         Voici ce que la plupart pense être une interpolation dans les écrits de Flavius Josephe :

« Vers le même temps vint Jésus, homme sage, si toutefois il faut l’appeler un homme. Car il était un faiseur de miracles et le maître des hommes qui reçoivent avec joie la vérité. Et il attira à lui beaucoup de Juifs et beaucoup de Grecs. C’était le Christ. Et lorsque sur la dénonciation de nos premiers citoyens, Pilate l’eut condamné à la crucifixion, ceux qui l’avaient d’abord chéri ne cessèrent pas de le faire, car il leur apparut trois jours après ressuscité, alors que les prophètes divins avaient annoncé cela et mille autres merveilles à son sujet. Et le groupe appelé d’après lui celui des Chrétiens n’a pas encore disparu. »

Tibère chasse les Juifs de Rome et en voici la raison  :

(F.J.) « . Il y avait un Juif qui avait fui son pays parce qu’il était accusé d’avoir transgressé certaines lois et craignait d’être châtié pour cette raison. Il était de tous points vicieux. Établi alors à Rome, il feignait d’expliquer la sagesse des lois de Moïse.  S’adjoignant trois individus absolument semblables à lui, il se mit à fréquenter Fulvia, une femme de la noblesse, qui s’était convertie aux lois du judaïsme, et ils lui persuadèrent d’envoyer au temple de Jérusalem de la pourpre et de l’or. Après les avoir reçus, ils les dépensèrent pour leurs besoins personnels, car c’était dans ce dessein qu’ils les avaient demandés dès le début. Tibère, à qui les dénonça son ami Saturninus, mari de Fulvia, à l’instigation de sa femme, ordonna d’expulser de Rome toute la population juive. Les consuls, ayant prélevé là-dessus quatre mille hommes, les envoyèrent servir dans l’île de Sardaigne ; ils en livrèrent au supplice un plus grand nombre qui refusaient le service militaire par fidélité à la loi de leurs ancêtres. Et c’est ainsi qu’à cause de la perversité de quatre hommes les Juifs furent chassés de la ville. »

34 ap J.C.

Martyre d’Etienne et dispersion(???) Selon Voragine, la lapidation a eu lieu « l’année de l’Ascension du Seigneur, au mois d’août suivant, au début du troisième jour ». Sauf que si le Seigneur fut crucifié en 36, Étienne devient alors un zélote qui « prêche » pour la sédition. Et Saül de Tarse est justifiable de le laisser être lapidé. Rien n’est clair sur ce Saint martyr.

En l’an 34 ap. J.-C., Arétas IV fit arrêter Saul de Tarse à Damas qui réussira à s’échapper. La date n’est probablement pas la bonne. Comme la plupart des dates dans les Actes d’ailleurs.

(F.J.)« C’est alors aussi que mourut Philippe, frère d’Hérode, la vingtième année du principat de Tibère et la trente-septième de son propre règne sur la Trachonitide, la Gaulanitide et le peuple de Batanée. Il avait montré un caractère modéré et pacifique à l’égard de ses sujets… Il mourut à Julias et, après des obsèques somptueuses, fut enseveli dans la sépulture qu’il s’était fait construire à l’avance. Comme il était mort sans enfants, Tibère hérita de ses possessions et les annexa à la province de Syrie. »

34-45 ap J.C. Pierre en Samarie, à Joppé et Césarée.  Curieusement, c’est en 35 ap J.C. que Pilate fait massacrer les Samaritains conduits par un « menteur ». (Voir plus bas).

35 ap J.C. Pilate fait massacrer des Samaritains au Garizim (Lire Flavius Josephe plus bas)

36 ap J.C. illumination de Paul (chemin de Damas) (Tout ce qui est « miraculeux » est douteux.)

36 ap J.C. (?)

« Agrippa, fils d’Aristobule, était parti pour Rome, l’année précédant la mort de Tibère, afin de traiter de ses affaires avec l’empereur dès qu’il en aurait la possibilité. »  « Agrippa resta à Rome pour faire sa cour aux gens considérables et tout particulièrement à Gaius, fils de Germanicus, qui vivait encore en simple particulier. Un jour qu’il le recevait à souper, Agrippa, après force compliments de toute espèce, leva les bras au ciel et exprima publiquement le voeu de voir bientôt Gaius maître du monde, par le décès de Tibère. Un des domestiques d’Agrippa l’apporta ce mot à, Tibère ; l’empereur, plein de colère, fit enfermer Agrippa dans une prison, où il le garda avec rigueur pendant six mois jusqu’à sa propre mort, »

36 ap J.C. Pilate est rappelé à Rome remplacé par Marcellus, préfet (36-41)

En l’an 36 ap. J.-C., défaite d’Hérode Antipas II par Aretas IV.

(F.J.) « Arétas chercha un prétexte d’hostilités dans une contestation au sujet des frontières du territoire de Gamala. Tous deux réunirent leur armée en vue de la guerre et y envoyèrent à leur place des généraux. [114] Une bataille eut lieu et toute l’armée d’Hérode fut taillée en pièces à cause de la trahison de transfuges qui, tout en appartenant à la tétrarchie de Philippe, étaient au service d’Hérode. Hérode manda cette nouvelle à Tibére. [115] Celui-ci, irrité de l’incursion d’Arétas, écrivit à Vitellius de lui faire la guerre et de le ramener enchaîné, s’il le prenait vivant, ou d’envoyer sa tête s’il était tué. Tels furent les ordres donnés par Tibère au proconsul de Syrie…. »

         Par contre, ici, il est nécessaire de prendre en considération le temps dépensé pour que la lettre d’Antipas arrive à Tibère et que la lettre de celui-ci arrive à Vitellius. C’est pendant ce laps de temps que Vitellius renvoie Pilate à Rome et destitue Caïphe au profit de Jonathas.

« Vitellius dépouilla du sacerdoce le grand-prêtre Joseph appelé Caïphe et lui substitua Jonathan, fils du grand-pontife Anan. Puis il rentra à Antioche. »

          On remarque tout de suite que Vitellius condamne,  au même moment,  deux personnages importants pour l’administration:

1) Pilate qu’il renvoie à Rome et

2) Caïphe qu’il destitue comme Grand Prêtre.

        Curieusement, ces deux personnages sont les responsables de la crucifixion de Jésus roi des Juifs.

        Quelles sont les raisons invoquées pour ces destitutions?

        Pour Pilate, la raison est l’événement qui suit, raconté par Flavius Josephe. À noter que  cet événement se déroule au moment où Simon Pierre « prêche » en Samarie :

(F.J.) « Les Samaritains ne manquèrent pas non plus de troubles, car ils étaient excités par un homme qui ne considérait pas comme grave de mentir et qui combinait tout pour plaire au peuple. II leur ordonna de monter avec lui sur le mont Garizim, qu’ils jugent la plus sainte des montagnes, leur assurant avec force qu’une fois parvenus là il leur montrerait, des vases sacrés enfouis par Moïse, qui les y avait mis en dépôt. Eux, croyant ses paroles véridiques, prirent les armes, et, s’étant installés dans un village nommé Tirathana, s’adjoignirent tous les gens qu’ils purent encore ramasser, de telle sorte qu’ils firent en foule l’ascension de la montagne. Mais Pilate se hâta d’occuper d’avance la route où ils devaient monter en y envoyant des cavaliers et des fantassins, et ceux-ci, fondant, sur les gens qui s’étaient rassemblés dans le village, tuèrent les uns dans la mêlée, mirent les autres en fuite et en emmenèrent en captivité beaucoup, dont les principaux furent, mis à mort par Pilate, ainsi que les plus influents d’entre les fuyards. »

          Remarquez encore une fois, que Flavius Josephe ne dit pas que le responsable de tout cela fut capturé.

« Une fois ce trouble calmé, le conseil des Samaritains se rendit auprès de Vitellius, personnage consulaire, gouverneur de Syrie, et accusa Pilate d’avoir massacré les gens qui avaient péri ; car ce n’était pas pour se révolter contre les Romains, mais pour échapper à la violence de Pilate qu’ils s’étaient réunis à Tirathana. Après avoir envoyé un de ses amis, Marcellus, pour s’occuper des Juifs, Vitellius ordonna à Pilate, de rentrer à Rome pour renseigner l’empereur sur ce dont l’accusaient. les Juifs. Pilate, après dix ans de séjour en Judée, se hâtait de gagner Rome par obéissance aux ordres de Vitellius auxquels il se pouvait rien objecter; mais avant qu’il ne fût arrivé à Rome, survint la mort de Tibère. »

         Il est facile de voir que la raison invoquée par les Samaritains ne tient pas. Pilate a éliminé un regroupement d’hommes armés. Ce qui est tout à fait justifiable et fait parti de ses devoirs de procurateur. C’est donc que la vraie raison de la destitution de Pilate, fut cachée.

        Mais pourquoi et en quoi Caïphe était-il mêlé à cette histoire? Aucune raison n’est donnée pour sa destitution de son poste de Grand Prêtre.

       Par contre, quand on sait que Tibère avait déjà envoyé quelqu’un pour essayer de choisir un roi pour les Juifs qui répondrait aux exigences de ceux-ci, il devient plus facile de voir l’implication de Caïphe dans cette histoire : Il fut destitué parce qu’il avait participé à la crucifixion du roi des Juifs  Jésus. C’est cette même raison qui coula les deux personnages importants impliqués dans le même événement.

        Effectivement, dans un écrit apocryphe intitulé « L’évangile des douze apôtre », on lit qu’un certain Carius fut envoyé par Tibère César pour chercher et nommer un nouveau tétrarque. Ce Carius serait plutôt Quirinus qui fut en poste jusqu’en 12 ap J.C. et qui décède à Rome en 21 ap J.C.  Ce serait à ce moment-là que Jésus se retire sur la montagne. (Jean VI, 15) « Mais Jésus, sachant qu’on allait venir l’enlever pour le faire roi, se retira à nouveau, seul, dans la montagne. ». Cet épisode se serait alors déroulée avant 12 ap J.C.

     Mais cela est quand même une confirmation que Jésus pouvait définitivement porter le titre de « Roi des Juifs ».

         D’ailleurs, plusieurs données des évangiles le confirment également : (Matthieu XVIII, 24-26), (Matthieu II, 2), (Jean XVIII, 37), (Marc XV, 9-12)(Matthieu XXVI, 17-29) (Matthieu XXVII, 37) etc…

        Dans Luc XXIII-12 on lit un commentaire assez curieux. « Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent amis, eux qui auparavant .étaient ennemis ».

        La raison de cette nouvelle amitié est que Pilate avait envoyé à HérodeJésus pour être jugé par lui. Jésus se devait donc d’être une menace pour Hérode Antipas.; et comme Pilate lui signifiait ainsi qu’il ne défendait pas la candidature de Jésus pour être le roi des Juifs, Hérode se réconcilia avec Pilate. Le résultat fut que  Pilate fut puni par Vitellius.

       La raison devient assez claire, parce que Vitellius savait très bien les désordres que pouvaient causer la crucifixion de Jésus fils de Judas de Gamala, considéré comme Roi des Juifs par le peuple.

     C’est d’ailleurs pourquoi Hérode Antipas avait, lui-même, refusé de  condamner Jésus et qu’il avait retourné la « patate chaude » à Pilate. Il évitait ainsi de se compromettre envers Vitellius.

     Pilate, maintenant coincé, voulut en rendre responsable le peuple, en se lavant les mains des conséquences, et en faisant choisir, par le peuple, entre Jésus et Barabbas. Il connaissait les problèmes que pouvaient lui causer la condamnation de Jésus, qu’il savait être roi des juifs.

     Malgré toutes ces précautions politiques, Pilate fut renvoyé à Rome et ensuite exilé en Gaule. Ce qui nous indique la gravité de sa faute qui fut cachée à l’histoire. Cela nous oblige également à dater la crucifixion de Jésus très peu avant son départ pour Rome en 36 ap J.C.

       Revenons à la confrontation d’Arétas IV et d’Hérode Antipas :

(F.J.) « Or, il y avait des Juifs pour penser que, si l’armée d’Hérode avait péri, c’était par la volonté divine et en juste vengeance de (l’exécution deJean surnommé Baptiste… Des gens s’étaient rassemblés autour de lui, car ils étaient très exaltés en l’entendant parler. Hérode craignait qu’une telle faculté de persuader ne suscitât une révolte, la foule semblant prête à suivre en tout les conseils de cet homme. Il aima donc mieux s’emparer de lui avant que quelque trouble se fût produit à son sujet, que d’avoir à se repentir plus tard, si un mouvement avait lieu, de s’être exposé à des périls. A cause de ces soupçons d’Hérode, Jean fut envoyé à Machaero, la forteresse dont nous avons parlé plus haut, et y fut tué. »

« Comme il(Vitellius) se préparait à faire traverser la Judée par son armée (Pour combattre Aretas IV), les principaux citoyens vinrent le trouver et essayèrent de le détourner de passer par leur pays, car il n’était pas conforme à leur tradition de laisser transporter des images… Déférant à leur demande, il changea les résolutions qu’il avait prises à ce sujet. Ayant ordonné à ses troupes de marcher par la grande plaine, lui-même monta avec le tétrarque Hérode et ses amis à Jérusalem, pour sacrifier à Dieu pendant la fête nationale des Juifs qui y avait lieu… II y assista et fut reçu avec honneur par la foule des Juifs ; il séjourna là pendant trois jours et destitua de la grande-prêtrise Jonathas (36-37 ap J.C.) pour la transmettre à son frère Théophile (37 et +). Le quatrième jour il reçut une lettre qui lui apprenait la mort de Tibère et il fit jurer par le peuple fidélité à Caïus.(Caligula) Il rappela aussi l’armée pour faire hiverner chacun dans ses foyers, parce qu’il n’avait pas le pouvoir nécessaire pour faire la guerre comme avant, maintenant que l’empire était aux mains de Caius. »

        Donc les trois jours où Vitellius réside à Jérusalem et destitue Jonathas, sont « après le temps nécessaire » à une lettre pour lui parvenir de Rome. La mort de Tibère date du 16 mars 37 ap J.C. Cette destitution n’est pas possible avant Avril 37 ap J.C. Jonathas est donc destitué au moment de la fête nationale juive; serait-ce la Pâque?

Caligula règne de 37 à 41 ap J.C.

(FJ) « Gaius, proclamé César, délivra Agrippa et lui donna, avec le titre de roi, la tétrarchie de Philippe, qui venait de mourir. »

37 ap J.C. Vitellius signe un traité avec le roi des Parthes. Avant la mort de Tibère.(Donc avant Mars 37)

37 ap J.C. fondation de l’Eglise d’Antioche(???)

39ap J.C.  

(F.J.) « Quand il eut pris possession de son royaume, Agrippa excita la jalousie et l’ambition du tétrarque Hérode. C’était surtout Hérodias, femme de ce tétrarque, qui poussait celui-ci à espérer la royauté ; elle lui reprochait sa mollesse et prétendait que son refus d’aller trouver César empêchait son avancement. Puisque César avait fait un roi d’Agrippa, qui était un simple particulier, hésiterait-il à donner le même titre à un tétrarque ? Cédant à ces sollicitations, Hérode se rendit auprès de Gaius (Caligula), qui le punit de sa cupidité en l’exilant en Espagne »

Hérode Antipas exilé à St Bertrand de Cominges,Espagne

(FJ)« Gaius joignit encore à la tétrarchie d’Agrippa celle de son rival. Hérode mourut en Espagne, où sa femme avait partagé son exil. »

40 ap J.C.

Caligula…  (F.J.)«, il envoya Pétrone avec une armée à Jérusalem pour installer dans le Temple des statues faites à son image : il lui ordonna, si les Juifs ne consentaient pas à les recevoir, de mettre a mort les mutins et de réduire en esclavage tout le reste de la nation. (Politique complètement contraire à celle de Tibère) Mais Dieu veilla à ce que de pareils ordres ne reçussent pas leur exécution. Pétrone, parti d’Antioche, entra en Judée avec trois légions et de nombreux contingents alliés de Syrie. Parmi les Juifs, les uns révoquaient en doute les bruits de guerre, et ceux qui y croyaient ne percevaient aucun moyen de défense ; bientôt la terreur se répandit dans toute la multitude, l’armée étant déjà, arrivée à Ptolémaïs . .

       Les Juifs, rassemblés avec leurs femmes et leurs enfants dans la plaine de Ptolémaïs, imploraient Pétrone d’abord pour les lois de leurs pères, ensuite pour eux-mêmes. Touché par cette multitude et ces prières, ce général laissa à Ptolémaïs les statues et les troupes et passa en Galilée où il convoqua à Tibériade le peuple et tous les notables ; là, il exposa la puissance des Romains et les menaces de l’empereur et montra ensuite aux Juifs la témérité de leur requête toutes les nations soumises avaient érigé dans chacune de leurs villes des statues à César parmi celles des autres dieux ; si donc, seuls de tous, ils prétendaient rejeter cet usage, c’était presque une défection, et en tout cas un outrage… Les jours suivants, il réunit les notables en grand nombre dans des conférences particulières et rassembla publiquement la multitude. .. , il finit par les convoquer et leur dit : « C’est donc plutôt à moi de courir le danger. Ou bien, avec l’aide de Dieu, je persuaderai César et j’aurai le bonheur de me sauver avec vous, ou bien, si sa colère se déchaîne, je suis prêt à donner ma vie pour un peuple si nombreux ». Cela dit, il congédia le peuple qui le comblait de bénédictions et, ramassant ses troupes, passa de Ptolémaïs à Antioche…A ces lettres Gaius répondit sans douceur, menaçant de mort Pétrone pour avoir mis trop de lenteur à exécuter ses ordres. Mais il arriva que les porteurs de ce message furent pendant trois mois ballottés en mer par la tempête, tandis que d’autres messagers, qui apportaient la nouvelle de la mort de Gaius (24 janvier 41 ), eurent une heureuse traversée. Aussi Pétrone reçut-il cette dernière nouvelle vingt-sept jours avant les lettres qui le menaçaient… Quand Gaius, après un règne de trois ans et huit mois eut été assassiné, les troupes de Rome portèrent de force Claude à l’empire : mais le Sénat, sur la motion des consuls Sentius Saturninus et Pomponius Secundus, chargea les trois cohortes qui lui étaient restées fidèles de garder la ville, puis s’assembla au Capitole et, alléguant la cruauté de Gaius, décréta la guerre contre Claude : il voulait donner à, l’empire une constitution aristocratique, comme celle d’autrefois, ou choisir par voie de suffrage un chef digne de commander. »

         La mission de Pétrone s’étendit donc entre l’été de 40 ap J.C. jusqu’au printemps de 41 ap J.C.

         Mais Claude, grâce à Agrippa et à la révolte des centurions du sénat, prit le pouvoir.

(F.J.) « Il s’empressa de donner à Agrippa tout le royaume qu’avait possédé son aïeul, en y joignant, hors des frontières, la Trachonitide et l’Auranitide, dont Auguste avait fait présent à Hérode, en outre un autre territoire dit « royaume de Lysanias ». Il fit connaître cette donation au peuple par un édit et ordonna aux magistrats de la faire graver sur des tables d’airain qu’on plaça au Capitole. Il donna aussi à Hérode, à la fois frère d’Agrippa et gendre de ce prince par son mariage avec Bérénice le royaume de Chalcis »

 Claude règne de 41 à 54 ap J.C.

Liste des Grands Prêtres :

XVI. Simon Kanthéros, fils de Boéthos (41 et suiv.) .

XVII. Mathias, fils de Hanan.

XVIII. Elionaios, fils de Kanthéros.

XIX. Joseph, fils de Kamithos.

XX. Ananias, fils de Nebedaios (vers 47-59).

41 AGRIPPA I, roi (37-44)

41-44 ap J.C. construction du 3ème mur de Jérusalem, arrêté par Claude début 44 ap J.C.

           Agrippa fait décapiter Jacques, frère de Jean (le Majeur) Il fait aussi emprisonner Pierre (Ceci est une erreur « ou une  tricherie » de date; ceux-ci sont décapité l’année de la famine par Tibère Alexandre à Jérusalem; donc plus tard)

 44 ap J.C. Mort d’Agrippa (F.J.) « Il laissa trois filles nées de Cypros : Bérénice, Mariamme et Drusilla, et un fils, issu de la même femme, Agrippa. Comme celui-ci était en bas âge (17 ans), Claude réduisit de nouveau les royaumes en province et y envoya en qualité de procurateurs Cuspius Fadus »

Cuspius Fadus proc. (44-46)

 Tibère Alexandre, procurateur. (46-48)

46-48 ap J.C. Premier voyage de Paul. Il semble fuir Jérusalem après l’exécution de Jacques et Pierre par Tibère Alexandre. C’est pour cacher ce fait que la date de l’exécution de Jacques est placée en 44 ap J.C. plus haut.

Ventidius Cumanus, procurateur (48-52)

48 ap J.C. famine en Judée (???). Hélène d’Adiabène se convertit au Judaïsme et vient habiter Jérusalem. C’est la date du “ Concile ” de Jérusalem. Hélène possédait un palais fortifié à Magdala et un autre à Jérusalem. Cette famine se fit sentir sous l’administration de Tibère Alexandre; assurément  avant 48 ap J.C.Probablement en fin 46 début 47 ap J.C.

49 ap J.C. édit de Claude chassant de Rome “ les juifs » qui s’agitent à l’instigation d’un certain Chrestos ”. Ne croyez-vous pas que les Juifs sont trop souvent chassés de Rome?

Par contre, Suetone parle de cet édit.

Dion Cassius, quant à lui, dit qu’il était impossible à Claude de les chasser de Rome, mais qu’il leur interdit de tenir des réunions.

Pour Flavius Josephe, Claude chassa les Juifs de Rome parce qu’ils s’agitaient constamment à l’instigation d’un certain Chrestos.

          Il devient clair que les données dans Suetone et dans Flavius Josephe sont des interpolations ajoutées plus tard par les Chrétiens, qui ont oublié de « corriger » Dion Cassius. De plus, le « …à l’instigation d’un certain Chrestos… » signifit-il que les Juifs furent « chassés » parce qu’ils s’opposaient au Chrétiens ou est-ce les Chrétiens qui furent chassés? L’édit s’adresse aux Juifs sans mention des Chrétiens. L’interpolation est flagrante. 

49-52 ap J.C. Deuxième voyage de Paul

50 ap J.C. mise par écrit du “ Matthieu araméen ” et  I – II Thessaloniciens

52 ap J.C. Gallion, proconsul d’Achaïe

Antonius Felix, proc. (52-60 ap J.C.)

53-58 ap J.C. Troisième voyage de Paul (Fort peu probable) I – II Corinthiens,  Galates; Philipppiens ; Romains.

58 ap J.C. Jacques, le frère du Seigneur, à la tête de la Communauté de Jérusalem ( Jacques le mineur)

58 ap J.C.  Paul revient à Jérusalem, est arrêté et conduit à Césarée. Prisonnier. (Cet événement a dû se passer en 47 ap J.C. et non en 58.)

59 ap J.C. Félix (Procurateur) fait poignarder le grand prêtre XXI. Ismaël, fils de Phabi (vers 59-61 apr. J.-C.)

PONCIUS FESTUS, proc. (60-62)

60 ap J.C. Paul comparaît devant Festus à Césarée. Il se sert de la ruse « citoyen romain » pour fuir à Rome. Festus était déjà acheté par les prêtres juifs pour saisir Paul.

 60 ap J.C.  Paul envoyé à Rome

61-63 ap J.C. Paul prisonnier à Rome. Ouais! Prisonnier dans une maison à lui avec un soldat pour garder son entrée. C’est mieux que nos prisonniers d’aujourd’hui. Je ne croyais pas les romains aussi « humanistes ». Colosiens, Philémon, Ephésiens,

62 ap J.C. Luccceius Albinus, procurateur. (62-64)

Grands prêtres :

XXII. Joseph Kabi, fils du grand prêtre Simon (61-62).

XXIII. Ananos ou Hanan, fils de Hanan (62 apr. J.-C.;) pendant trois mois seulement).

XXIV. Jésus, fils de Damnaios (vers 62-63 apr. J.-C.).

XXV. Jésus, fils de Gamala ou Gamaliel (vers 63-65 apr. J.-C.). D’après la tradition rabbinique, sa femme Martha était de la famille de Boéthos.

XXVI. Matthias, fils de Théophile (65 et suiv.).

62 ap J.C. le grand prêtre Anan fait lapider Jacques le frère du Seigneur (le Mineur)

             Dans un passage plus formel encore, Josephe désigne expressément Ananos (62 ap. J.-C.) comme remplissant les deux fonctions de grand prêtre et de président du Sanhédrin

63 ap J.C.  libération de Paul (Libéré de quoi? A-t-il vendu sa maison?) Voyage probable en Espagne

64 ap J.C. Incendie de Rome.

64-67 Persécutions de Néron. Evangile de Marc ; lettres de Pierre. (???)

64 ap J.C. ( ou 67) martyre de Pierre à Rome. (Pure invention de la « clique » de Paul; Pierre est exécuté depuis 47 ap J.C.).

Gessius Florus, procurateur. (64-66)

66 ap J.C. Emeutes à Césarée et à Jérusalem. Comme si Rome avait décidé depuis un bout de temps (depuis le règne de Claude), de régler le cas des Juifs en provoquant une révolte générale. Répression violente de Florus (crucifixions). Début de la 1ère révolte juive.

66 ap J.C. voyage de Paul à Ephèse, en Crète et en Macédoine, puis prisonnier à Rome (Entendez-vous dans vos mensonges. Rien ne va plus. Il a été gracié en 63)  – II Timothée ; Tite, La lettre aux Hébreux.

 67 ap J.C. Paul est décapité à Rome (Ce n’est pas certain).

XXVII. Phannias où Phinéésos, fils de Samuel Grand Prêtre.

67 ap J.C.  Vespasien, avec 60 000 hommes reconquiert la Galilée (chute de Gamla)

67-68 ap J.C. Les zélotes de Jean de Giscala, maîtres de Jérusalem (massacres). On a vu ailleurs que ce Jean est probablement St-Jean apôtre.

Galba règne en 68 ap J.C.

68 ap J.C.  Vespasien occupe la côte et la vallée du Jourdain (fin de Qumran)

69 ap J.C. Vespasien empereur de 69 à 79 ap J.C.

69 ap J.C.  Les sicaires (zélotes) à Jérusalem, Massada et l’Hérodion.

70 ap J.C.  Pâque. Titus attaque la ville avec 4 légions. Début août 70 : arrêt des sacrifices.

29 août 70, incendie du Temple et prise de la ville ; massacres et vente d’esclaves

70 ap J.C. Triomphe à Rome, de Titus et Vespasien avec le mobilier du Temple

71 ap J.C.  Prise de l’Hérodion et de Machéronte

73 ap J.C. prise de Massada ( par Silva) Où le dernier fils de Judas de Gamala, Éléazard, se suicide avec sa troupe.

Rabbi Yohanan ben ZakkaÏ fonde l’académie de Yabné (Yamnia)

Titus règne de 79 à 81 ap J.C.

79 ap J.C. Pompéï est ensevelie sous les cendres du Vésuve

[ Les lettres de Jean]

[ L’évangile de Jean]

[ Jude]

Domitien règne de 81 à 96 ap J.C.

95 ap J.C. Domitien fait exécuter comme chrétien son cousin Flavius Clemens

95 ap J.C.  Jean est exilé à Patmos par Domitien. Croyez-vous que Domitien aurait affranchit et exilé Jean à Patmos si Jean avait été chrétien, après que Domitien eut fait exécuté son cousin Clemens pour cette raison?

[L’Apocalypse]

Nerva règne de 96 à 98 ap J.C.

[Lettre de Clément de Rome aux Corinthiens]

Trajan règne de 98 à 117 ap J.C.

[La Didachè]

Mort de Jean à Ephèse

107 ap J.C. martyre de Siméon, 2ème évêque de Jérusalem.

111-113 ap J.C.  Pline le Jeune, légat de Bythinie

[Les 7 lettres d’Ignace d’Antioche]

[Lettre de Polycarpe aux Philippiens

Adrien règne de 117 à 138 ap J.C.

A Hiérapolis (Phrygie), l’évêque Papias

130 ap J.C. Hadrien à Jérusalem. Reconstruction de la ville : Aelia Capitolina, et du Temple, dédié à Jupiter. Autrement dit, éradication complète de Jérusalem. Il abolit la circoncision.

131 ap J.C.  Début de la 2ème révolte juive. Simon bar Kokhba s’empare de Jérusalem. On voit en lui le messie, et on l’appelle BarKokéba (=fils de l’Etoile).

[Les lettres de Murabbat]

134 ap J.C.  Prise de Jérusalem

135 ap J.C.   Écrasement final des juifs. Bar Kokba est tué au combat. Fin de la 2ème révolte juive.

135 ap J.C.  La province de Judée devient la province de Syrie-Palestine. Jérusalem devient colonie romaine sous le nom d’Aelia Capitolina et est interdite aux juifs. On élève un temple de Jupiter, Junon et Minerve sur l’esplanade du Temple, et un temple à Aphrodite sur l’emplacement du Calvaire. Un bois sacré d’Adonis autour de la grotte de Bethléem, et un temple de Zeus au Garizim. C’est est fini des problèmes avec les Juifs pour les Romains.

          Et moi j’ai terminé cette histoire imbécile, pleine de « magouilles » chrétiennes du début de notre ère.

         Mon respect va exclusivement à ce Jésus révolutionnaire qui veut libérer son pays incluant la Samarie. En même temps, je suis déchiré entre la turpitude de l’installation de la Chrétienté par la « clique » de Saül de Tarse et la magnificence de l’enseignement gnostique de « l’amour du prochain » qu’elle véhicule.

        De toutes façons, je suis heureux d’avoir fini de baigner dans l’ histoire insensée qu’est la description officielle du premier siècle de notre ère.

 Amicalement

                                                                           Elie l’artiste

15 pensées sur “Jésus(9) Premier siècle!

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    22 novembre 2010 à 16 04 20 112011
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    Si Jésus a réellement existé, et puisque Marie était conçu par le Saint-Esprit, il serait donc le fils de Nenki, Elil, ou Anu par l’insémination artificielle. Jésus serait donc un Annunaki. :-O

    J’ai reçu les bouquins: Les Chroniques de Gîrkù d’Anton Parks. Époustouflant! (Y) (C)

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      22 novembre 2010 à 21 09 42 114211
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      Arrêtons-nous un ti-peu!

      Si Jésus a existé, il était le fils de Judas de Gamala.

      Il n’a rien à voir avec Les Puissants.

      Amicalement

      André Lefebvre

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    23 novembre 2010 à 1 01 24 112411
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    Merci lartiste , vraiment merci , pour ton article passionnant , et les autres…

    J’ai conscience de mon ignorance en ce qui concerne « l’Antiquité » et le hasard de mes pérégrinations sur le net me permet de combler un peu mes lacunes.

    J’aime découvrir le continuum entre les différentes civilisations : l’égyptienne , la grecque et maintenant la civilisation romaine .

    Et d’autres dont j’espère que tu parleras ,ou sur lesquelles tu reviendras , disons la péri-égyptienne et la péri-romaine , ce que l’on appelle la grecoromaine , et encore la période galloromaine…

    Mais aujourd’hui tu me plonges dans la civilisation romaine avec son système politique et j’ai envie d’en connaître plus : la République , l’Empire , les multiarchies ,etc, etc tant je les sens proches de nous, de moi ….

    Et aussi parce qu’il me semble indispensable de les connaître , pour comprendre l’ histoire de mes ancêtres ,ma propre histoire , pour piger le présent .

    Charlemagne , les différents Empires européens ,russes , ottoman ,les colonisations, Napoléon , et les dernières tentatives d’empire millénaire ….

    Bref, du boulot et du plaisir .

    Cdt.

    Tk. (8) (8)

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      23 novembre 2010 à 8 08 33 113311
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      Eh moi qui voulait arrêter cette série sur Jésus.

      Je reviendrai peut-être parlerdes Mérovingiens qui sont assez passionnant; mais pour l’instant je me limite à faire les recherches nécessaires et très coûteuses en temps, pour continuer « Les souliers d’beu ».

      Sujet qui m’est beaucoup plus près, comme Québécois. On y découvre très précisément l’origine et la démarcation entre « individualisme » et « collectivisme » chez la société « canayenne » de l’époque.

      Amicalement

      André Lefebvre

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        7 décembre 2010 à 11 11 18 121812
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        A l’attention d’André Lefebvre
        Je me permets de porter à votre connaissance les travaux de M Arthur HEULHARD sur le sujet qui vous intéresse. Il a publié entre 1904 et 1909, un considérable travail sur la Sainte Famille. Dans son travail le plus volumineux il faut compter le Mensonge Chrétien (11 volumes) dont le sous-titre est » Jésus n’a pas existé » (1908).
        Le premier tome « le Charpentier » est accessible sur google livres et apparemment les autres tomes sont en cours de réédition.
        Je rejoins votre interprétation du drame vécu par Ananias et Sephira dont il est question dans le tome 2 intitulé « le Roi des juifs » du Mensonge, page 219. Quant au décalage considérable au niveau des dates, il est évident qu’il tient à ce que on a cessé de compter les jours depuis la fondation de Rome, ce qui était encore le cas avant le décès sur la croix du fils aîné de celui que les chrétiens appellent Joseph. Cordialement votre.
        Octavian

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          7 décembre 2010 à 11 11 55 125512
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          Merci beaucoup pour l’info.

          André Lefebvre

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    5 janvier 2011 à 8 08 39 01391
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    Pour tous ceux qui ne connaissent pas l’origine de la thèse du rapport entre christianisme et les zélotes, avec le personnage de judas de guédalia, je vais simplement passer une adresse wiki, vous aurez qu’à suivre les liens, pour savoir par qui vous vous faites manipuler.

    En disant cela je n’accuse nullement monsieur lartiste, mais bien les créateurs de cette thèse, qui n’est pas nouvelle, dont les origines sont surprenantes (ou pas quand on sait à qui on a affaire) et qui sont divers courant ésotérique.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A8se_mythiste

    Ainsi chacun pourra faire sa propre opinion, en sachant quel auteurs sont derrières ces pensées.

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    5 janvier 2011 à 8 08 52 01521
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    La tentative est valable. Sauf qu’il serait préférable de lire tous les articles et de vérifier chacune des données qui ont une référence Biblique ou historique.

    Si on fait un parallèle avec l’histoire du Canada, vous opposez la version des Anglais à celle des Français, celle des amérindiens et celle des Canadiens-Français. Mieux vaut s’en tenir aux faits, je pense.

    Finissez de lire les articles avant de vouloir biaiser le sujet style « maccarthisme ». 😉

    Amicalement

    André Lefebvre

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    6 janvier 2011 à 9 09 59 01591
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    En réponse à yeoshoua qui s’inquiète de savoir si l’on ne tente pas ici de guider sournoisement les esprits vers un courant de pensée ésotérique, quelques mots…

    Vous incitez vous même les participants à prendre connaissance de Wikipédia pour en savoir plus sur Arthur Heulhard. Nous devons modérer la confiance des amateurs de cette source d’information,remarquable par son ouverture et la facilité de son accès et de ce fait en permanente évolution. Wikipédia contient actuellement au sujet des thèses d’Arthur Heulhard des données tout à fait erronées, et d’autres incomplètes. Pour ce qui concerne cet auteur le site fera l’objet d’une profonde modification très prochainement par nos soins. Aujourd’hui vous y trouverez les commentaires désobligeants de Goguel et Couchoud sur un travail dont ils n’ont probablement jamais pris vraiment connaissance.Ils en font un « polémiste dont l’oeuvre tient plus du roman historique que de l’histoire ».

    Arthur Heulhard a édité une version abrégée du Mensonge Chrétien, en un volume…Un aide-mémoire en somme. Cet outil n’est utilisable que par ceux qui ont lu le texte de référence. Pas à d’autres fins par ceux qui désirent en faire l’économie. Son oeuvre sur l’origine du Christianisme et la Sainte Famille est considérable (plus de 4000 pages)dense,qui le fait classer parmi les mythistes. S’en moquer est un prétexte pour ne pas l’aborder. Cette longue lecture est à la mesure du temps qu’il a consacré à mettre en évidence les coupures et interpolations (stratégiques)perpétrées par l’Eglise aux IIème,IIIème..jusqu’au VIème siècle de notre ère dans les textes de référence qui ont été ses sources (Flavius Josephe, Philon d’Alexandrie, Tacite et tant d’autres[voir en particulier le tome III du Mensonge Chrétien ( « Les Marchands de Christ »)]. Il faut rappeler qu’il lisait le latin, le grec et l’hébreu.

    Tous ses ouvrages sont à la Bibliothèque Nationale. Sur le site de Gallica et le catalogue de la BN, à son nom, vous trouverez 274 notices.

    Il convient de s’en tenir aux faits, en effet. Et à la lecture des textes originaux…J’espère, Monsieur Lefebvre que vous serez entendu!
    Octavian.

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    6 janvier 2011 à 10 10 08 01081
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    Merci Octavian.

    Être entendu est important; être « cru », ne l’est pas du tout.

    La seule importance est de soulever le questionnement de chacun. Le « Cherchez et vous trouverez » attribué à Jésus. Méme ici, l’auteur de ce conseil n’a aucune importance; seule la « justesse » du conseil en a.

    La réaction à mes articles fut longue à venir, mais elle était inévitable. J’y ai réagi, moi-même, pendant des années. 😉

    Bonne année à vous

    André Lefebvre

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    26 août 2011 à 6 06 24 08248
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    J’ai lu que vous sitiez Robert Ambelain, ce qui est interressant, j’ai lu son livre « Jésus ou le Mortel secret des templiers » que je trouve admirable. Cependant je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit surtout sur la présence d’un jumeau (plosible mais je n’y croie pas car JC est une fable) pour expliquer la résurection de JC.

    Dans ce livre il parle beaucoup de Daniel Massé qui l’a beaucoup inspiré pour ces livres et servit dans ces recherches.

    je conseil a tout le monde de lire les livres de Daniel Massé (malheureusement plus imprimé depuis longtemps et interdit de lecture par l’église catholique). j’en propose deux exellents qui sont « l’énigme de jesus christ » et « l’apocalypse l’execrable superstition »

    Je les ai lu et relu, ces preuves sont irréfutables, ses connaissances historiques incommensurables. je sais j’en fais beaucoup, mais lisez et vous comprendrez…

    PS : ses écrit vont dans votre sens « l’artiste », et vous donnerai d’autres sources historiques pour argumenter vos écrits.

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      26 août 2011 à 6 06 49 08498
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      J’ai également apprécié Ambelain; mais il ne faut pas faire l’erreur d’accepter tout ce qu’il affirme.

      Son travail de recherche est extrêmement valable. Par contre, il faut vérifier soi-même ce qu’il avance pour saisir la nuance que son « préjugé » maçonnique lui fait amplifier.

      Lire Ambelain c’est de se mettre beaucoup de travail de recherche sur la planche; mais ça en vaut la peine.

      Amicalement

      Elie l’Artiste

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        26 août 2011 à 7 07 49 08498
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        Lire Daniel Massé vous en donne moin car il site tout les écrits qu’il utilise pour sa théorie. Allant de Papias, a clément d’alexandrie, en passant par Philon et autres auteur Romain, juif ou chrétien du 1er siècle. C’est époustouflant.

        On ne trouve plus les livres dans le commerce mais je les possède en PDF si cela vous interesse.

        Je ne sais pas si on peut s’envoyer des MP sur ce site, si oui donnez moi une adresse email et je me ferai un plaisir de vous les transmettre.

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          26 août 2011 à 11 11 35 08358
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          Je vous remercie beaucoup, mais j’ai déjà lu ces livres. Ils ont d’ailleurs aidé à me formuler une opinion.

          Celui que j’ai le plus apprécié, malgré certaine réticences fut Flavius Josephe évidemment.

          Amicalement

          Elie l’Artiste

          Répondre

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