« Jeune Afrique » : un torchon, le torchon du torchon des torchons

 

Dans son édito de l’hebdomadaire Jeune Afrique, une sous-merde de l’information, le journaliste François Soudan,  dans le prisme occidental, une doxa irrésolue, s’en prend à Mouammar Kadhafi et ose affirmer que l’Afrique est libérée. Comment en serait-il autrement ? Cette feuille de chou qui habillait le régime tunisien d’oripeaux élogieux, hier, parle du Guide libyen comme étant un obstacle pour le développement de l’Afrique, avec des arguments foireux, haineux mais surtout hypocrites. Une dialectique morbide et mortifère qui laisse à désirer. Quid des crimes du CNT qui égorge tous ceux qui ont la peau noire, quid des réalisations africaines de Mouammar Kadhafi, encore moins sur l’intervention douteuse de l’OTAN. Quid, enfin, des basses stratégies pétrolières. Normal, il ne faisait pas parti de ceux qui font vivre ce machin du nom de Jeune Afrique car, le journal ne vit que grâce à l’apport de tous ces Gouvernements africains corrompus, qui payent pour être en UNE ou qui font la publicité d’une bonne gouvernance alors qu’il n’en est rien.

C’est simplement pathétique. Je ne sais pas ceux qui lisent encore cette chose dont le mouvement  irrépressible n’est guidé que par l’argent.  L’indigence de cette saillie pouvait passer mais ce qui choque, c’est cette UNE où l’image du défenseur de l’Afrique, cet héros dont la mémoire sera gravée à jamais dans les notres est affublé de sang. Jeune Afrique fait partie des Cassandre qui aiment une Afrique effacée, rampante et soumise. Lorsqu’un média n’a aucune ligne éditoriale et ne se soucie pas de la réalité, c’est du papier hygiénique. Il faut bien que ce pseudo journal change de nom, en devenant « Souille l’Afrique ». Lisez plutôt un extrait de cette charge.

AU SECOURS, KADDAFI ARRIVE ! titrait J.A. à la une lors de l’accession du « Guide » à la tête de l’Union africaine (UA), en février 2009. « L’Afrique libérée », écrivons-nous cette semaine, alors que le même vient d’être balayé du pouvoir par son propre peuple. On ne le répétera jamais assez : pour l’image, la respectabilité, la crédibilité de l’Afrique et de son organisation fédératrice, pour la sérénité des débats et la tranquillité de son président de Commission – Jean Ping ne me contredira pas sur ce point –, la chute de Kaddafi est une bénédiction. Tout comme l’Europe ne pouvait se construire avec Franco, Caetano et les colonels grecs, l’Afrique ne peut qu’être soulagée de voir son plus grand commun diviseur débarrasser enfin ses sommets de sasmala de dromadaires, de tentes caïdales et de roitelets bouffons. Cette opinion, même si elle est pour nous une évidence et pour nos lecteurs une banalité tant nous l’exprimons dans cescolonnes depuis des décennies, choque, agace et irrite encore certains d’entre vous.

L’universalisme n’est qu’un idéal. Comme le disait Charles Peguy : « les Kantiens ont les mains propres parce qu’ils n’ont pas de mains ». Ceci, pour dire que, contrairement aux salmigondis de François Soudan, l’arrivée à la tête de l’UA par Kadhafi, avait au moins vu l’organisation boostée, avec à la clé des propositions concrètes: création d’une armée commune de 2 000 000 de soldats, et mise sur pied des Etats-Unis d’Afrique. L’Afrique allait au moins parler d’une seule voix, au lieu d’être dispersée comme sur le cas libyen. Une escroquerie internationale, une guerre de propagande que seuls, ceux qui n’aiment pas l’Afrique approuvent…

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