LA DÉMOCRATIE CANADIENNE

PREMIER MINISTRE AVEC 23,9% DE L’ÉLECTORAT CANADIEN

La définition que nous donne le Petit Larousse de la DÉMOCRATIE est à l’effet que « le peuple exerce sa souveraineté lui-même ou par représentants interposés » Dans le cas du Canada, les électeurs et électrices votent non pas pour un parti politique, ni pour un Premier ministre, mais pour des représentants à la Chambre des communes. Là se trouve le véritable pouvoir du peuple canadien. Cette Assemblée fait le plein de tous les votes.

Dans le cas de la présente élection, les 308 députés élus représentent 61% de l’électorat canadien, soit 11 994 721 sur les 19 663 478 ayant droit de vote. Par contre le Parti conservateur, avec 39% de ces votes obtient la majorité absolue, 166 des 308 sièges que comprend la Chambre des communes. Ainsi le pouvoir du peuple glisse discrètement de la Chambre des communes au Parti conservateur. Ce dernier acquiert ainsi l’exercice d’un pouvoir entièrement sous son contrôle, même si 61% de ceux et celles qui ont voté pour d’autres partis demeurent largement majoritaires par rapport aux 39% de ceux qui ont voté pour le Parti conservateur. Le jeu des partis politiques et du partage des voix ont fait en sorte que 39% des voix donnent 166 sièges au parti conservateur et que 61% des voix donnent à l’ensemble des autres partis politiques que 132 sièges.

M. Harper avec l’appui de ses 166 sièges, a donc un chèque en blanc pour décider sur de nombreux sujets qui concernent l’ensemble du peuple canadien. Il peut, entre autres, disposer des questions de politique étrangère comme bon lui semble, décider sans contrainte de la participation militaire du Canada dans des guerres offensives sans que personne n’ait à redire, garder en tout le contrôle de l’agenda politique et économique du pays et faire les nominations qu’il souhaite bien au Sénat et à la Cour suprême du Canada. En somme, il est devenu un véritable souverain avec l’appui de seulement 23,9% de l’électorat canadien. Est-ce bien là le type de démocratie pour laquelle nos soldats vont se battre, risquant leur vie et celle des hommes, des femmes et des enfants des pays où ils sont envoyés?

Cet exemple n’est pas propre à la démocratie canadienne. Tout récemment certains promoteurs de cette démocratie au plan international ont célébré la grande victoire du candidat Martelly comme Président d’Haïti. Une brève analyse de cette élection démontre que près de 77% des Haïtiens n’ont pas voté et que Martelly n’a disposé que de 15,26% des voix de l’ensemble de l’électorat. Comment, dans pareil cas, se prévaloir d’un pouvoir lui permettant de parler au nom du Peuple haïtien, alors que plus de 82% n’ont pas voté pour lui? Il faut toutefois signaler que dans le cas d’Haïti, différemment de celui du Canada, le poste de Président est soumis aux votes de l’ensemble de l’électorat, ce qui n’est pas le cas pour le poste de Premier ministre du Canada. Heureusement d’ailleurs pour le président Martelly car son parti politique n’aurait pas fait suffisamment le plein de représentants élus au Sénat et à l’Assemblée législatives, pour accéder au poste de Chef d’État.

DES DÉMOCRATIES TROMPE-L’ŒIL

Qui ne se souvient de cette « démocratie autoritaire » dont se prévalait, dans les années 1970, ce putschiste chilien du nom d’Augusto Pinochet? Plus près de nous, en 2009, un autre putschiste du nom de Michelletti, cette fois, hondurien, n’avait à la bouche que le mot démocratie, pour justifier le renversement par la force du Président légitimement élu, Manuel Zelaya. Pas plus tard que ce matin un animateur bien connu à LCN, M. Mongrain, qualifiait les pouvoirs du Premier ministre canadien un peu comme une « démocratie dictatoriale», lui permettant de nommer qui il veut, comme il le veut à divers postes, dont ceux de sénateurs et sénatrices.

Dans nos sociétés, comme nous venons d’en donner quelques exemples, nous parlons de démocratie représentative. Cette dernière est de toute évidence la préférée de nos gouvernements. Il y a également, et nous en parlons peu dans nos milieux politiques et journalistiques, la démocratie participative qui se veut, dans sa structure même, une courroie permanente et plus directe, unissant le pouvoir du peuple à celui des gouvernants.

En somme la démocratie à l’état pur n’existe pas ou presque pas. Toutefois, pour mesurer, autant faire se peut, leur proximité du pouvoir du peuple, c’est-à-dire leur teneur démocratique, il faut se référer à ce qui fonde le pouvoir de l’État, à savoir le BIEN COMMUN DE L’ENSEMBLE DE LA SOCIÉTÉ. Un État sera d’autant plus démocratique qu’il répondra prioritairement aux impératifs de ce BIEN COMMUN. À l’inverse, il le sera d’autant moins, qu’il s’en éloignera.

Une première observation s’impose : plus nombreux sont les intermédiaires qui interviennent avant, pendant et après un processus électoral, plus grands sont les dangers d’une récupération du pouvoir du peuple par certains groupes d’intérêts aux préoccupations autres que celles du Bien commun. Les intérêts d’oligarchies économiques et financières seront toujours différents de ceux du peuple et dans bien des cas s’y opposeront. Nous n’avons qu’à penser aux campagnes déployées pour affaiblir l’État dans ses interventions au niveau de la santé, de l’éducation, de l’environnement… Or, dans nos démocraties représentatives, c’est ce qui se passe : les oligarchies contrôlent les processus électoraux et prennent facilement en main les principaux leviers des pouvoirs de l’État. Ainsi leurs intérêts s’imposent aux impératifs du bien commun.

Ces groupes dont le pouvoir financier est immense seront, en général, opposés aux lois visant l’encadrement du financement des partis politiques. Ils seront allergiques à toute forme de consultation populaire y inclu le recours au référendum pour décider de certaines questions plus fondamentales. La consultation directe du peuple leur fait peur. Ils seront également peu pressés pour que les gouvernements votent des lois qui encadrent les processus électoraux, le financement des partis politiques et intègrent les technologies les plus modernes pour identifier les électeurs et électrices et pour procéder au comptage des votes. Ils préfèrent se garder des zones grises permettant des interventions leur assurant la protection de leurs intérêts.

Par contre, des pays, beaucoup moins avancés, disposent de technologies qui assurent que chaque vote soit comptabilisé pour ce qu’il est. C’est le cas, entre autres en Bolivie et au Venezuela qui se prévalent de la démocratie participative et qui se prévalent aussi souvent que nécessaire de la consultation référendaire pour procéder à des changements d’importance.

Il n’est donc plus possible de parler de démocratie sans aussitôt la qualifier d’autoritarisme, de représentative, de dictatoriale ou de participative. Dans les premiers cas, l’analyse met en évidence le contrôle exercé par les oligarchies économiques et financières quant aux orientations qu’elles prennent au niveau législatif, judiciaire, et fiscal. Par le contrôle soit des dictateurs, soit des partis politiques, elles s’assurent cette mainmise rassurante sur la politique de l’État. Elles sont réfractaires aux consultations populaires. Le dernier référendum réalisé tout récemment en Équateur permet de voir jusqu’où elles peuvent aller pour manipuler et tromper l’opinion publique. Dans ce dernier cas, ses efforts n’ont pas permis de renverser la vapeur en faveur du OUI. Il en fut, sans doute autrement lors du référendum pour l’indépendance du Québec, en 1996.

CONCLUSION

Dire que nous envoyons nos soldats combattre dans des pays étrangers pour établir la « démocratie », celle sur laquelle les oligarchies auront plein contrôle, le plus souvent en opposition directe avec les intérêts de ces peuples, donne à réfléchir. Que faudra-t-il au peuple pour reprendre le contrôle de son destin? Pour le moment il ne l’a pas. D’autres s’en occupent.

Oscar Fortin

Québec, le 19 mai, 2011

http://www.vigile.net/HAITI-Matelly-elu-president-avec

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Oscar Fortin

Libre penseur intéressé par tout ce qui interpelle l'humain dans ses valeurs sociales, politiques, économiques et religieuses. Bien que disposant d'une formation en Science Politique (maîtrise) ainsi qu'en Théologie (maîtrise), je demeure avant tout à l'écoute des évènements et de ce qu'ils m'inspirent.

16 pensées sur “LA DÉMOCRATIE CANADIENNE

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    20 mai 2011 à 13 01 33 05335
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    Sur un autre site, un collègue a apporté quelques corrections à certains chiffres lesquels ne changent pas le sens du texte. Il en précise cestaines données. Je le reproduit sur le présent site:

    « Dans le cas de la présente élection, les 308 députés élus représentent 61% de l’électorat canadien, soit 11 994 721 sur les 19 663 478 ayant droit de vote »

    Correction :
    Vote conservateur : 5 832 401
    Vote exprimé : 14 720 580
    Nombre d’électeurs inscrits : 23 971 740

    Les conservateurs ont donc eu 39,6% du vote exprimé mais juste 24,3% des électeurs inscrits. En d’autres termes, plus de 3 citoyens canadiens adultes sur 4 n’ont pas voté pour Harper.

    http://enr.elections.ca/National_f.aspx

    Jacques Noël

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    21 mai 2011 à 7 07 33 05335
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    «Ces groupes dont le pouvoir financier est immense seront, en général, opposés aux lois visant l’encadrement du financement des partis politiques.»

    En effet! C’est tout un enjeu et pourtant, les conservateurs iront de l’avant avec ce principe antidémocratique, que sera l’abolition du financement public des partis politiques.

    À l’heure actuelle, en votant pour un parti, l’électeur donne une chance au parti de cumuler des fonds pour la prochaine campagne. Un vote donne un montant d’argent au parti politique.

    Or, les conservateurs veulent abolir ce financement pour ne préserver que celui des dons privés. Ils prétendent, ces hypocrites et ces menteurs, que le financement public n’est pas démocratique et que c’est un pillage du peuple canadien. Pourtant, l’électeur le sait et vote quand même pour le parti politique de son choix. C’est consentant, que l’électeur finance le parti politique de son choix.

    Quant au financement privé, il est précisément, antidémocratique. Et c’est pourtant le mode opératoire que veulent établir les conservateurs à la grandeur du Canada. Mais alors, il est facile de présager que les partis défendant les intérêts des moins nantis auront des difficultés à se financer, puisque les gens qui voteront pour ces partis, sont justement, moins nantis! Et il sera facile pour les conservateurs de régner très longtemps au Canada, puisqu’ils feront constamment le plein de fric avec les dons des riches, que défendent les conservateurs et leur parti politique.

    Et nous le savons, le capitalisme comme modèle économique, ne répartie pas la richesse et ne la répartira jamais. Alors le capitalisme créera toujours des moins nantis et des mieux nantis qui profiteront des moins nantis. Ainsi, les conservateurs s’assurent une longévité de ce modèle dégueulasse qu’est le capitalisme et glissent un peu plus vers le modèle états-unien, où les riches peuvent chialer et où les pauvres n’ont qu’à se la fermer.

    Ras le bol des conservateurs! Ce qui pourrait arriver de mieux pour les prolétaires canadiens, c’est que l’avion des conservateurs s’écrase comme celui du défunt président polonais. Si cela arrive, je vous le promets, je fais un billet de «Bon débarras!» avec des ballons en guise d’image.

    Solidairement,

    Sylvain Guillemette
    Alternative socialiste (Québec-solidaire)

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    21 mai 2011 à 7 07 37 05375
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    Les seuls bons conservateurs sont les conservateurs morts (d’une cause naturelle, puisque je ne veux pas inciter au meurtre de conservateurs…).

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    21 mai 2011 à 7 07 47 05475
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    « il faut se référer à ce qui fonde le pouvoir de l’État, à savoir le BIEN COMMUN DE L’ENSEMBLE DE LA SOCIÉTÉ. Un État sera d’autant plus démocratique qu’il répondra prioritairement aux impératifs de ce BIEN COMMUN. À l’inverse, il le sera d’autant moins, qu’il s’en éloignera. »

    C’est ce que l’on nous a fait croire et accepter au fil des ans; mais c’est inexact. La démocratie est : « Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » (Abraham Lincoln).

    « Le bien commun de l’ensemble de la société » demande un gouvernement soumis à la finance et à l’industrie. Et c’est exactement ce que nous avons avec un système oligarchique déguisé en démocratie appelée « représentative ».

    Au niveau démocratique, notre sytème est indéfendable.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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    21 mai 2011 à 8 08 56 05565
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    Pour l’ARTISTE: Je regrette de ne pouvoir partager votre point de vue sur les liens que vous voyez indissociables entre les objectifs du Bien commun d’une société et les intérêts oligarchiques. Évidemment, si pour vous le bien commun se ramène au bien commun des oligarchies, vous avez raison. Par contre si le bien commun du peuple (ensemble de la société) se rapporte à tous les éléments permettant son développement et la jouissance des biens tels: la santé, l’éducation, le logement, le travail décent, la culture et la participation politique à la gouvernance de l’ensemble de la société, alors c’est rêver en couleur de penser que les oligarchies seront celles qui y répondront le mieux. Le partage des biens essentiels d’une société entre la totalité de ses membres va directement à l’encontre des intérêts oligarchiques. C’est là mon humble opinion et je maintiens le fait que « la capacité d’une société de répondre aux impératifs de son bien commun donne le niveau de démocratie à laquelle elle est parvenue.

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      21 mai 2011 à 9 09 18 05185
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      « Le partage des biens essentiels d’une société entre la totalité de ses membres va directement à l’encontre des intérêts oligarchiques. »

      C’est éagalement mon opinion.

      Ce que je soulignais est que le système démocratique « représentatif » que nous avons actuellement, est une « oligarchie » déguisée et n’a pas sa raison d’être en « Démocratie ».

      Tout système qui élit un groupe de dirigeants non contrôlé CONSTAMMENT par les décisions du peuple est une oligarchie.

      1) Aucune loi ne doit être acceptée sans « référendum »;
      2)aucune décision d’investissement dans le « privé » par le gouvernement ne doit être acceptée sans « référendum ».
      3)Aucune implantation d’une société dans notre pays ne doit être acceptée sans avoir recour à un référendum.

      Absolument rien ne doit être décidé sans l’assentiment du peuple. C’est ça la vraie démocratie. Tout ce qui n’est pas identique à cela c’est de la poudre aux yeux et de la « magouille ».

      Amicalement

      Elie l’Artiste

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    21 mai 2011 à 10 10 39 05395
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    L’artiste, je savais bien qu’un malentendu était à la base de cette divergence sur la relation des oligarchies avec le Bien commun. Il est évident que tant et aussi longtemps qu’elles auront le contrôle des principaux leviers des pouvoirs de l’État, ce dernier en sera leur fidèle serviteur. Par contre le jour où le pouvoir du peuple sera présent à plus de 50% dans les instances décisionnelles de l’État, les décisions prendront une toute autre direction. Je ne pense pas que soit réaliste le fait de penser que chaque loi soit soumise à un référendum. D’accord pour certaines décisions majeures comme celle d’envoyer nos soldats se battre dans une guerre offensive de conquête ou encore pour mettre à la porte un dirigeant incompétent.

    Si je regarde du côté de l’Amérique latine, là où les intérêts primordiaux du peuple ont repris la première place, c’est là où les dirigeants émergent directement de ce peuple. Les réformes constitutionnelles ont été rendu possible grâce à cette force populaire derrière leurs dirigeants. Le Honduras n’a pas eu la même chance que le Venezuela, la Bolivie et l’Équateur… les oligarchies ont mis à la porte manu militari le Président élu par le peuple et ce dernier à dû souffrir l’oppression de cette dernière.

    Tout, me semble-t-il, repose sur la conscientisation du peuple et son organisation pour défendre ses intérêts. Il faudrait que le lobby du peuple soit toujours plus fort et plus déterminant que les lobbies des oligarchies ou groupes particuliers.

    En toute amitié et sans prétention avoir le dernier mot sur ces sujets.

    Oscar fortin

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      21 mai 2011 à 12 12 02 05025
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      « Je ne pense pas que soit réaliste le fait de penser que chaque loi soit soumise à un référendum. »

      C’est pourtant indispensable puisque la résultante exclusive d’une loi est de former des « hors-la-loi ». Ce qui est extrêmement important pour la sauvegarde de la liberté individuelle.

      L’an prochain, un système électronique sera expérimenté pour des élections partielles en vue de l’installer pour les élections générales. Une fois ce système installé, rien n’empêche d’exiger un vote de la population pour chacune des lois proposées. De toute façon, l’adoption d’une centaine de loi par an, comme ce qui est fait actuellement, n’a aucun sens.

      « Tout, me semble-t-il, repose sur la conscientisation du peuple et son organisation pour défendre ses intérêts. Il faudrait que le lobby du peuple soit toujours plus fort et plus déterminant que les lobbies des oligarchies ou groupes particuliers. »

      C’est exactement le but visé dans ma proposition d’une démocratie renouvelée que j’ai présenté dans mon dernier article sur les 7.

      J’espère également que nous n’aurons, ni l’un ni l’autre, le dernier mot. Il est indispensable que chacun des individus ait son mot à dire.

      je pense, également, que c’est notre but commun.
      (D)

      Amicalement

      André Lefebvre

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    21 mai 2011 à 18 06 47 05475
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    Pendant ce temps en Espagne… C’est aujourd’hui la sixième journée de contestation pour ces jeunes révoltés contre l’austérité et plus généralement leurs conditions de vie.

    Et la France qui s’organise SANS les partis… SANS les syndicats…

    La révolution qui vient!

    SAMEDI 21 MAI :

    PARIS : 15h : Place de la Bastille
    LYON : 17:00 Place des Terreaux
    BORDEAUX : Place Saint Projet à 17h.
    MARSEILLE : 19h : Préfecture
    TOULOUSE : 19h : Place du capitole
    GRENOBLE : 11h : Place Saint Bruno
    CLERMONT FERRAND : Appel à un rassemblement,
    14h30 place de la Victoire
    MENS : 11h : Place de la mairie
    LES ULIS : 20h devant carrefour

    DIMANCHE 22 MAI :

    STRASBOURG : 11h : Place Kléber
    PERPIGNAN : 19h : Place de la République
    NICE : place garibaldi ?h
    POITIER : palais de justice ?h

    FRANCAIS REVEILLEZ VOUS !

    http://www.facebook.com/reelle.democratie.maintenant
    http://reelledemocratie.com/

    À Prague: Environ 40.000 personnes selon la police ont manifesté samedi à Prague contre les réformes des retraites, de la santé et des systèmes fiscaux et sociaux, envisagées par le gouvernement de centre-droit, a constaté l’AFP.

    Au Québec on nous présente l’espoir François Legault «Le Québec tourne en rond», pour la sixième fois en un an, par les organes officiels de propagande Desmarais Corp. Les syndicats dorment au gaz.

    DG

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      21 mai 2011 à 19 07 06 05065
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      Le « printemps espagnol » cherche à s’étendre

      Le mouvement inédit qui réunit depuis dimanche des milliers de personnes en Espagne pour dire « non » à l’austérité, cherche à s’étendre avec la convocation de rassemblements à travers le monde. (source)

      « Vous prenez l’argent, nous prenons la rue », « Si vous ne nous laissez pas rêver, nous ne vous laisserons pas dormir »

      DG

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        21 mai 2011 à 19 07 32 05325
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        « une vraie démocratie, maintenant »

        C’est le mot d’ordre proposé au monde entier.

        Reprenant l’idée de l’ancêtre résistant Stephane Hessel: indignez-vous, la jeunesse espagnole s’indentidie à los « indignados », les « indignés ».

        Manifestations à venir à Paris, Marseille, Bordeaux, …, Italie, Angleterre, Belgique, Allemagne

        Twitter: #spanishrevoluiton, #frenchrevolution, #italianrevolution, … #europeanrevolution

        DG

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    22 mai 2011 à 6 06 16 05165
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    Merci à Denis Gélinas de nous ouvir à cette montée des peuples en Europe qui disent de plus en plus « Assez c’est assez ». Pendant ce temps, au Québec, la bougie d’allumage se fait attendre. On nous divertit avec Legault et cie.Je souhaite un moulin à Paroles à travers tout le Québec pour juin prochain.

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      22 mai 2011 à 12 12 22 05225
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      Vous savez M.Fortin, il y a des jours où je me demande pourquoi, à chaque intervention que j’apporte, je laisse des éléments qu’on se donne à peine de vérifier de manière plus exhaustive.

      Qui a décidé de mettre François Legault en réseve lors de son départ du PQ?
      Qui est Charles Sirois?
      Que contrôle et que fait la société I PERCEPTION ?

      La réponse à la dernière question explique p-e le peu d’engoument à chaque question posée sur le sujet.

      DG

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