La Françafrique finance-t-elle Sarkozy 2012 ?

Et si le treizième sommet de la francophonie à Montreux en Suisse était un moyen de mettre sur pied, une stratégie pour récolter les fonds pour la campagne présidentielle en France en 2012 ? N’est-ce pas le retour de la vieille recette françafricaine qui a fait ses preuves dans le passé? Petit décryptage.

A peine le sommet fini, voilà ce que l’on peut lire désormais dans certains journaux en Afrique, particulièrement du Sénégal: “le ministre des finances ABDOULAYE DIOP s’est rendu en France pour signer un contrat pour l’achat de l’avion de commandement de SARKOZY”. Information publiée dans une tribune du  Marabout politicien, qui ajoute qu’il s’agit de l’histoire d’un airbus A 319 avec lequel le président français était venu à Dakar lors de son dernier voyage.  S’agissant du détail de la manne financière, qui sera débloquée pour l’achat de l’appareil, AMETH NIASSE est d’avis que les Sénégalais sont en droit de demander au ministre des finances qui doit rendre compte publiquement de sa gestion de l’argent public. Ceci, alors que le président français, quant à lui, s’offre un nouvel avion avec l’argent du contribuable français…

Si la question sur le financement de la campagne 2012 en France nous brûle les lèvres, c’est tout simplement à cause du climat délétère des affaires qui minent aujourd’hui la  scène politique de ce pays. Pêle-mêle, on peut citer la main-mise de certains organes, parler aussi des largesses concernant certains membres du MEDEF qu’on accuse à tort ou à raison, d’avoir contribué au financement de la précédente campagne à la faveur du locataire actuel de l’Elysée.

Sachant  le mal que certains dénoncent ou découvrent aujourd’hui en son sein, la Françafrique n’est qu’un cancer sociétal parmi tant d’autres ; d’autant plus que, après une cinquantaine d’année de soi-disant indépendance des pays subsahariens, ceux-ci se sont vus attribuer le nom de pompe à finance des partis politique français de gauche comme de droite. Ces pays contribuent au soutien comme à la stabilité de l’économie hexagonale, au détriment de leur propre économie. C’est un paradoxe. On peut donc comprendre la misère de ces peuples et ne pas s’étonner qu’il considère l’Europe comme un Eldorado. Et pour cause.  (voir les chefs d’œuvres de François VERSCHAVE sur la Francafrique).

Il serait important de notre part, d’utiliser le même verbe que celui utilisé par le père fondateur de cette mafia (cancer) qui ronge nos vies et nous dénie l’existence. Ce verbe qui appelait Europe dans son ensemble à s’affranchir de la tutelle des Etats-Unis d’Amérique à la sortie de la deuxième guerre mondiale.

« C’est bien sur l’Afrique qu’il vous faut compter, pour vous, vos enfants, pour les leurs. A cet égard, me permettrez vous une dernière confidence ? Je suis conduit à penser que l’Afrique  n’est pas encore née. C’est bien certain au moment où j’écris ces lignes, mais ce sera également vrai lorsque vous les lirez. L’Afrique ne pourra naître et se développer que lorsqu’elle se sera affranchie de sa tutelle Française (européenne). Il sera nécessaire, un jour, qu’un dirigeant africain désolidarise sans ambiguïté son pays du mortifère convoi de paris (Bruxelles). Les autres suivront pardi ! Il remettra l’OIF en cause, ce machin ô combien inutile et même dangereux. Il annoncera une ère nouvelle ou l’Afrique, en matière diplomatique et militaire, parlera d’une seule voix : la sienne, que la chambre capitulaire des affaires du monde accueillera enfin, au coté de celle de la France (Europe) qui pour ne pas être remise en cause, ne doit pas demeurer la seule audible ».

Ces institutions ou officines d’aliénation (Rose croix, franc-maçonnerie, christianisme, islam, OIF, franc CFA etc. …) que nous impose le néo-colonialisme étaient très mal perçues par le grand AIMEE CESAIRE, considérant que celles-ci « nous apprenaient à nous désapprendre »

C’était votre serviteur ELYMB’ADIKALO depuis AFANMABE à KRIBI

Beaucoup se demandaient où était-il passé ? Mais sachez qu’un chat qui dort n’est pas mort.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *