La malfaisante illusion démocratique

http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/francois-cardinal/201304/08/01-4638536-trop-tard.php

L’article de Francois Cardinal ci-dessus sur le développement du Griffintown est une condamnation sans appel possible de la démocratie municipale. On y voit comment on a tout fait pour inviter les loups dans la bergerie ou, si vous préférez une autre métaphore, ouvrir grand la porte de l’écurie aux voleurs de chevaux pour ne la refermer que quand celle-ci serait vide.

Inutile de parler de bêtise, de négligence, d’incompétence, même si tous ces vices étaient sans doute bien là; il est impossible, sans une mauvaise foi crasse de ne pas voir que l’on a eu ici une autre grande entreprise de corruption. Encore une fois – dans la plus pure suite de ce que la Commission Charbonneau a si bien montré – ces gens qu’on avait élus pour représenter les intértts de la population ont failli lamentatablement à leur mandat.

La population a été trahie. Ignominieusement.  Ne me dites pas qu’ils ne sont pas TOUS corrompus.  Qu’ils aient  touché ou non une part des pots-de-vin, qu’ils aient été complices par omission ou commission, ils avaient une responsabilité et ne s’en sont pas acquittés.  Dans le meilleur des scénarios, celui qui exige le bénéfice du doute le plus large et la plus bonasse indulgence, ils sont tous coupables de grossière négligence.

Ils n’ont certes pas mérité même leur salaire et en bonne équité devraient être tenus responsables des dommages qu’a subis la population.  Il n’y a vraiment rien de plus à dire sur eux: ils constituent une répugnante engeance

Il y a plus a dire, toutefois, sur le régime politique qui a permis ce brigandage: Il n’est pas celui que nous voulons,  J’ai dénoncé, il y a bien longtemps, cette idée saugrenue de « partis » municipaux, à un palier ou ceux-ci ne sont que des machines a faire élire et tendent à se transformer en factions qui peuvent devenir des associations de malfaiteurs.

Il faut mettre fin à ce cirque.   Avant toute chose, ll faut mettre sous tutelle toute structure municipale où il existe un SOUPÇON de malversation, et ne plus confier de pouvoirs à des élus locaux avant de s’être demandé si la culture politique qui prévaut actuellement au Québec permet même d’espérer que de nouvelles équipes puissent jouir d’une présomptions d’intégrité.  La démocratie que nous avons est un échec.

Pierre JC Allard

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