La Naissance de l’univers à partir de Rien (2)

La naissance de l’univers à partir de RIEN    ( NDLR : le sujet est traité en quatre (4) textes publiés les 24, 27, 30 juin et 3 juillet 2010) Votre éditeur

Au départ, la première question à trancher est : Puisque la majorité de l’univers est composé d’espace, est-il possible que l’explosion primordiale n’ait pu être qu’une simple explosion d’espace à partir de rien? Une réponse affirmative à cette question est un peu difficile à accepter, puisque pour qu’il y ait explosion, il faut absolument qu’il y ait de l’énergie au préalable de disponible; et nous avons vu qu’à l’instant zéro, la température n’existe pas et que l’instant zéro est le zéro Kelvin, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’énergie du tout.

Par contre, nous savons qu’il y eu effectivement une « explosion » d’énergie qui résulta en notre univers actuel. Il devient donc très clair que cette explosion n’a pas pu se produite à l’instant zéro. Il a fallut un certain laps de temps pour que l’énergie puisse s’accumuler afin de produire l’explosion en question.

Le seul laps de temps disponible à cet effet, dans le modèle standard, est justement cette Ère de Planck que l’on dit inaccessible. L’explosion primordiale de notre univers dont parle la science, s’est alors nécessairement produite à l’instant de Planck plutôt qu’à l’instant zéro. Ce fameux instant de Planck qui, pour la science, est un mur qu’elle avoue ne pas pouvoir traverser vers le passé.

Notons que de penser ainsi est de manquer de confiance en l’esprit humain et de dénigrer la puissance des collisionneurs neuronaux dont nous disposons. Nous allons le prouver en traversant ce mur nous-mêmes.

Mais auparavant, inscrivons sur un graphique la différence temporelle que nous venons d’établir pour l’explosion primordiale de notre univers tridimensionnel :

Voici le graphique démontrant l’instant de cette explosion selon les données actuelles en science suivit du graphique indiquant notre correction:

L’Ère de Planck derrière le mur

L’ère qui a précédé l’instant de Planck, installée de l’autre côté du mur, (à l’ombre), et qui a duré 10^-43 sec, s’appelle l’Ère de Planck. Cette Ère commence à l’instant zéro pour se terminer moins d’un dix milliardième de seconde plus tard. Nous voilà donc obligés d’accepter que l’énergie nécessaire et suffisante pour produire l’explosion primordiale à l’instant de Planck, s’est développée et accumulée à partir d’un état d’énergie nulle à l’instant zéro, pendant cet infime laps de temps que constitue l’Ère de Planck. Sinon, nous serions obligés d’affirmer une grossièreté telle que l’univers a débuté par l’explosion d’une singularité dont l’énergie et la chaleur était infinie. Acceptons, une fois pour toute que :

-Premièrement, il n’y a pas de place pour un « infini » en science; et
-deuxièmement, l’univers du modèle standard ne peut pas avoir eu un début animé d’une énergie ou d’une chaleur quelles qu’elles soient.

S’il y avait eu de l’énergie ou de la chaleur, ça aurait été, tout simplement, que cet instant n’était pas le début. La preuve est qu’à l’instant de Planck, l’explosion s’est produite en libérant une énergie et une chaleur qui n’était pas du tout infinie, puisqu’on a calculé leur intensité à chacune : À cet instant de Planck, c’est-à-dire à 10^-43 sec après l’instant zéro,

-l’énergie est de 10^28 eV et
-la chaleur y est de 10^32 Kelvin.

À noter que 10^28 eV est la quantité d’énergie encore présente dans l’univers aujourd’hui. L’énergie, dans notre univers, ne se crée pas et ne se détruit pas; elle ne fait que se transformer, exclusivement. Quant à la chaleur de l’univers actuel, les dernières données la situent autour de 2,7 Kelvin. L’univers s’est donc énormément refroidi depuis l’instant de Planck.

Le cas qui s’étale maintenant devant nous est une période de temps infime appelée l’Ère de Planck, où, à son tout début, il n’y a absolument rien qui existe et où, moins d’un milliardième de milliardième de seconde plus tard, nous assistons à une explosion d’énergie incroyable. De plus, toute l’énergie libérée à cet instant de Planck est exactement la même quantité d’énergie qui se retrouve dans l’univers actuel. Nous savons qu’il n’y a pas eu de production additionnelle d’énergie par la suite et qu’il n’y a eu aucune perte d’énergie depuis cette explosion. Comment cette énergie a-t-elle pu se développer à partir de …rien. Voilà l’épreuve qui se dresse devant nous et que nous avons dorénavant à solutionner.

Ce problème peut sembler insoluble; mais il faut comprendre que l’Ère de Planck, qui pour nous, est une période de temps infiniment courte, est, pour l’énergie primordiale, la durée de toute une vie de développement évolutif. Rappelons-nous que le temps est relatif et est directement relié à la vitesse; plus la vitesse grandit plus le temps ralentit, c’est-à-dire que le temps « rallonge ».

La deuxième question à trancher est à savoir si cette énergie, manifestée à l’instant de Planck, occupait un espace durant l’ère de Planck. Si oui, il a donc fallut que l’espace apparaisse avant l’explosion d’énergie; sinon, il nous faut trouver une explication pour l’accumulation d’énergie dans un non-espace. Pour répondre à cette question, je pense que nous devrions prendre une pause pour nous demander : qu’est-ce que l’espace, en réalité?

Le point unidimensionnel

Il existe de nouvelles théories sur le début de l’univers qui sont extrêmement intéressantes. Ces théories sont les théories des cordes. Elles sont plusieurs, mais toutes partent de la base que l’univers aurait débuté par être une corde unidimensionnelle qui se serait mise à vibrer. Malgré leur intérêt, ces théories se sont avérées incomplètes. Chacune d’elles sont obligées de faire intervenir plusieurs dimensions pour solutionner les problèmes qu’elles soulèvent. Et malgré l’ajout de ces dimensions imaginaires, elles ne fonctionnent pas. Ce qui est un peu normal lorsqu’on essaie de faire intervenir l’imaginaire dans la réalité; rares sont les Harry Potter qui réussissent l’impossible.

Je trouve cependant l’idée de base très intéressante parce qu’elle fait intervenir, pour la première fois, officiellement en Astrophysique, le concept d’un début de l’univers par un état d’unidimensionnalité.
Mais finalisons notre pause sur l’espace.

La première caractéristique de l’espace est qu’il est tridimensionnel. Tout le monde sait qu’un espace est un volume comportant une hauteur, une profondeur et une largeur. Mais de quoi est composé l’espace en soi?
Géométriquement parlant, l’espace est strictement composé de points qui n’ont pas eux-mêmes de composants. En fait, le point, en géométrie, est défini de la façon suivante :

 » le point est le plus petit élément constitutif d’un espace géométrique, c’est-à-dire un lieu au sein duquel on peut ne distinguer aucun autre lieu que lui-même ».

C’est donc dire que le point en question est infiniment petit. Curieusement c’est exactement ce que nous dit le modèle standard au sujet du début de l’univers, qui lui, on doit l’accepter, est définitivement un espace géométrique : L’univers a débuté par un point infiniment petit.

Par contre, le point géométrique que nous venons de définir est un point représentant un lieu qui est unique et sans composants. Ce point est alors nécessairement unidimensionnel. Est-ce qu’un point unidimensionnel est un point qui n’a ni hauteur, ni largeur, ni épaisseur? Avant de répondre à cette question, nous devons réfléchir un tout petit peu sur la notion tridimensionnelle d’un volume d’espace.

Pour comprendre le point unidimensionnel originel, nous allons commencer notre réflexion par une expérience de pensée. Nous allons imaginer un certain volume cubique d’espace, flottant et en rotation dans le non-espace.

Notre cube d’espace est donc en rotation devant nos yeux. À chaque fois que le cube tourne de 90o, il nous présente une nouvelle surface qui est soit sa hauteur/largeur ou sa profondeur/épaisseur qui est nécessairement elle-même, composée également d’une autre hauteur/largeur. Nous allons provoquer deux évènements successifs qui vont décortiquer la nature de ce volume d’espace cubique.

Comme premier évènement, nous allons éliminer l’épaisseur de ce cube en rotation. Nous observons maintenant devant nous, une surface sans aucune épaisseur qui continue sa rotation. On remarque qu’après la disparition de l’épaisseur de notre surface, au fur et à mesure que cette surface s’éloigne du 0 degré face à nous, elle rétrécie de plus en plus à nos yeux et lorsqu’elle atteint 90 degrés, elle disparaît complètement de notre vue. On n’y voit même plus une ligne, puisque cette ligne serait une épaisseur et que nous avons éliminé toute épaisseur. La surface réapparaît ensuite, en s’élargissant graduellement au fur et à mesure que sa rotation dépasse 90 degrés. Cette surface n’est plus que bidimensionnelle puisque l’une de ses dimensions, sa profondeur, fut éliminée.

Deuxième évènement : nous allons maintenant éliminer la longueur de cette surface. Il est surprenant de constater que la surface disparaît alors complètement suite à l’élimination de la longueur, il ne reste même pas de ligne pour représenter la hauteur. Comment cela se fait-il?
La réponse est assez simple : si une ligne restait pour représenté la hauteur, cette ligne aurait la longueur de cette hauteur; ce qui est maintenant impossible. Résultat, tout le cube est disparu à nos yeux.

Jusqu’à présent, nous avons éliminé deux dimensions de notre volume d’espace cubique tridimensionnel en rotation; il devrait donc nous rester une dimension toujours en rotation. Mais nous constatons que nous ne voyons absolument plus rien en rotation. Où est cette unique dimension qui devrait nous rester?

En éliminant la longueur horizontale, disons à partir de l’un des coins de notre surface que nous appellerons le point G, il devrait nous rester une hauteur à partir de ce même point G. Mais la hauteur, n’étant elle-même qu’une longueur à la verticale, fut éliminée elle aussi, à partir du même point G. Il devient évident que tout ce qu’il nous reste est le point G en question qui est toujours là, en rotation, mais qui est imperceptible puisqu’il n’a plus, ni hauteur, ni longueur, ni épaisseur. Par contre, malgré qu’il soit devenu imperceptible, il nous est impossible de nié son existence; ce point se doit d’exister même si on ne le perçoit plus, puisqu’il est la dernière dimension qui nous reste.

Lartiste

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