La naissance de l’univers à partir de RIEN (3)

La naissance de l’univers à partir de RIEN    ( NDLR : le sujet est traité en quatre (4) textes publiés les 24, 27, 30 juin et 3 juillet 2010). Votre éditeur

Nous venons de trouver le point unidimensionnel qui est la composante de base de toute surface bidimensionnelle ainsi que celle de tout volume tridimensionnel. Ce point unidimensionnel est ce : … lieu au sein duquel on ne peut distinguer aucun autre lieu que lui-même.

C’est ce point unidimensionnel imperceptible qui est le départ de la naissance de notre univers. Vous noterez sûrement maintenant, l’importance de la notion unidimensionnelle apportée par les théories des cordes en astrophysique. Elle permet de soulevez un voile sur l’évolution des dimensions. Ce que nous poursuivrons plus loin.

Cependant, contrairement à notre exemple, le point primordial, de l’instant zéro, n’est pas encore en rotation. Car s’il l’était, il y aurait manifestation d’énergie et la température ne serait pas à 0 Kelvin. Ce point unidimensionnel est donc statique, au départ.

Je ferais remarquer que nous nous sommes servit de la géométrie pour déterminer le départ de la naissance de l’univers au début de l’Ère de Planck; et jusqu’à preuve du contraire, la géométrie fait partie des mathématiques. Donc notre démonstration est définitivement mathématique même si sa partie arithmétique reste à la valeur nulle.

L’instant zéro

Mais nous ne sommes pas sortis du bois pour autant. Tout ce que nous avons découvert est un point de départ imperceptible duquel il est quand même difficile de ne pas douter de l’existence. Pour nous assurer une fois de plus de son existence, c’est quand même assez facile.

Ce point unidimensionnel est un « état statique» qui possède en soi la potentialité de développer d’autres dimensions. Il faut se rappeler qu’en géométrie, une ligne est une succession de points. De plus, nous sommes certains de l’existence de cette potentialité du point initial, puisque nous vivons nous-mêmes aujourd’hui, dans un univers tridimensionnel. Il n’est donc pas possible de nier ni l’existence du point originel, ni sa potentialité qui est aujourd’hui prouvée par l’existence de notre univers tridimensionnel. Si la potentialité du point originel n’avait pas existé, l’univers d’aujourd’hui n’existerait pas. Et si ce point n’avait pas existé, sa potentialité n’aurait pas existé non plus, éliminant ainsi la possibilité d’existence de l’univers actuel. Donc l’existence de notre univers confirme l’existence du point originel ainsi que de sa potentialité initiale.

C’est cette potentialité caractérisant le point originel qui nous permettra de comprendre le départ existentiel de notre univers.

Au départ, à l’instant zéro, lorsque la température est inexistante, c’est-à-dire à 0 Kelvin, le point originel existe exclusivement dans un « état non manifesté»; il n’est animé d’aucun mouvement, c’est-à-dire : d’aucune énergie. Sa potentialité, dans cet état-là, n’est pas manifestée en aucune façon. C’est pourquoi on est limité à situer ce point dans un simple « état » d’existence statique imperceptible au lieu de le situer à un certain moment appelé « instant zéro ». D’une certaine façon il n’y a pas d’instant zéro; il n’y qu’un « état » de potentialité non manifestée qui précède la manifestation à partir de l’instant zéro +. La question qui nous occupe maintenant est de découvrir ce qui a pu déclencher la manifestation de cette potentialité.

Mettons en marche, une fois de plus, nos collisionneurs neuronaux.

Pour répondre à cette question nous allons être obligés de faire certains parallèles avec ce que nous observons dans la nature. Ce sera la nature elle-même qui répondra à notre question.

Dans la nature, nous observons que toute manifestation d’événements est toujours le résultat d’un déséquilibre quelconque. Par exemple, durant la nuit, une fleur garde ses pétales fermés pour faire équilibre avec le peu de rayonnement solaire qu’elle reçoit. Lorsque cet équilibre est brisé par le levé de Soleil, la fleur rétablit l’équilibre en ouvrant ses pétales pour emmagasiner du rayonnement.

Un autre exemple est lorsqu’un animal subit un déséquilibre entre l’énergie qui lui est nécessaire à survivre et celle que son système lui fournit, il ressent la faim qui l’oblige à se nourrir pour rétablir l’équilibre énergétique. Lorsque l’équilibre est rétablit, il n’a plus faim et il cesse de manger.

On rencontre le même processus en mécanique quantique. Un quark cesse de se désintégrer lorsque un équilibre énergétique est établi entre le sien et celui de son environnement. Cet équilibre énergétique nécessite la présence de deux autres quarks dont l’un est de même polarité d’énergie que la sienne et l’autre de polarité et d’énergie complémentaire différente. Par exemple un quark Up d’intensité +2/3 cesse de se désintégrer en présence d’un autre quark Up d’intensité +2/3 et d’un quark Down d’intensité -1/3.

L’environnement de ces trois quarks atteint l’équilibre avec l’intensité de +1 qui est celle du proton; de sorte que chacun des quarks sont en équilibre énergétique avec leur environnement propre. L’autre cas, presque similaire, mais contraire, est celui du neutron, où le quark Down à valeur -1/3 s’équilibre avec un autre quark Down à valeur -1/3 et d’un quark Up à valeur de +2/3. L’équilibre énergétique est alors atteint avec la valeur de 0 (zéro) qui est celle du neutron.

Il est à remarquer que la valeur énergétique de +1 du proton est d’une stabilité parfaite. La durée de vie d’un proton est plus longue que la durée de vie de notre univers de ses débuts jusqu’à aujourd’hui. Par contre, la position d’équilibre « neutre » du neutron n’est pas du tout stable; il ne peut pas rester « neutre » très longtemps. La durée de vie d’un neutron est d’environ 15 minutes.

En fait, dans la nature, il est impossible de trouver quelque chose en équilibre dans un « état neutre », c’est-à-dire en équilibre totalisant 0 (zéro), qui soit parfaitement stable. Curieusement, l’état dans lequel se trouve notre point originel est justement dans cet équilibre précaire du zéro; c’est-à-dire, zéro Kelvin, zéro énergie, zéro mouvement et zéro temps. De ces exemples on peut percevoir une chose très étonnante. Il semble que la fleur, l’animal et même le quark aient la possibilité de « prendre conscience » de leur environnement pour ensuite « agir » afin de rétablir la stabilité.

Par contre, on peut discerner dans l’évolution, que cette prise de conscience augmente sa puissance de perception en même temps que « l’objet » augmente sa complexité. Ce qui signifie que le quark possède un pouvoir de prise de conscience moindre que la fleur qui, elle, possède un pouvoir de prise de conscience extrêmement moins performant que celui de l’animal. Il semble donc que le pouvoir de percevoir l’environnement évolue au pro rata de l’évolution de cette environnement.

Nous ne nous attarderons pas, pour l’instant, à déterminer l’évolution du pouvoir de perception au pro rata de la complexification des structures. Il suffit de démontrer que toute structure quelle qu’elle soit, possède un pouvoir de perception plus ou moins important. Dans le cas de notre point originel, il est évident que ce sens de perception est à sa plus petite expression. Je dirais même que la puissance de ce sens de perception est tout juste à la valeur « non nulle ». Mais cela est plus que suffisant pour créer un déséquilibre.

Il est maintenant indéniable que cet « état neutre» primordial de notre point originel ne pouvait pas durer indéfiniment. On vient de voir que cela est « contre-nature ». Il semble bien qu’un déséquilibre se soit manifesté dans « l’état statique» de ce point initial, lorsque, dans son environnement qui était … lui-même, le pouvoir « non nul » de prise de conscience de son environnement lui permit de percevoir sa potentialité qui devint quelque chose d’existant. La présence de cette potentialité produisit tout de suite, un déséquilibre dans le « statu quo » zéro énergie, et une énergie infime de valeur « non nulle » se manifesta aussitôt sur cet « état statique ».

On doit se demander de quelle sorte a pu être cette énergie « non nulle » initiale? La question est assez simple à répondre si nous résumons les caractéristiques de l’état du « statu quo » qui avait précédé. Nous avons dit que cet « état » était absence de chaleur. Et nous savons que ce qui produit la chaleur est essentiellement le mouvement. Par conséquent, l’énergie à valeur « non nulle » qui se manifesta lors du déséquilibre en question, fut une énergie cinétique produisant un mouvement. La potentialité du point produisit l’énergie « non nulle » pour mettre ce point en mouvement vers sa potentialité.

Peut-on être plus logique que nous l’avons été? Sûrement pas! Et je nous dois toutes les félicitations possibles : Bravo à nous tous!

Mais nous sommes maintenant bigrement coincés. Car nous avons créé un point unidimensionnel indiscernable, doté d’énergie cinétique « non nulle », produisant un mouvement infime dans un environnement qui ne possède pas d’espace pour manifester ce mouvement. Avons-nous été trop logiques, ce qui nous aurait propulsés au-delà de ses bornes, dans l’illogisme? Comment un point peut-il se mouvoir dans le non-espace? Il n’y a pas de place pour bouger, joual-vert!!!

Il n’y a qu’une seule réponse adéquate à cette énigme : le seul mouvement possible pour ce point, avant que l’espace n’existe, est de tourner sur lui-même; autrement dit, de mettre en rotation son existence propre. (Un peu comme s’il se demandait : Est-ce que j’existe ou est-ce que je n’existe pas? Avouons que cette question, aussitôt qu’elle apparaît, se met à tourner dans la conscience).

Comme il n’y a rien d’autre qui existe à ce moment-là, l’énergie ne peut « agir » que sur le point lui-même. Et l’énergie cinétique « non nulle », produite par le déséquilibre causé par le pouvoir de perception « non nul » du point unidimensionnel, a résulté en manifestation d’un mouvement de rotation agissant sur le point lui-même. Un exemple serait : si vous êtes coincé dans un tuyau et qu’il n’y a plus d’espace pour bouger. Il vous est toujours possible de faire une rotation sur vous-même.

Ouf! Le collisionneur neuronal commence à surchauffer; nous allons le laisser se refroidir un peu.

Lartiste

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