La naissance de l’univers à partir de RIEN (5)

Ce mouvement produit par la libération de l’énergie cinétique est toujours présent dans l’univers actuel. Nous l’observons dans ce que l’on appelle l’expansion de l’univers. Point n’est besoin d’une force gravitationnelle « répulsive » pour expliquer l’expansion de l’univers, puisque l’explosion fut une explosion de « mouvement » créant de l’espace. Quant à l’accélération de l’univers, il faut y repenser un peu, parce que l’expansion de l’univers ne peut pas aller plus rapidement que la vitesse de la lumière qui est la vitesse de l’expansion à ses débuts. Il faudra alors réviser les interprétations qui nous amènent à cette apparente accélération.

Il n’existait pas de matière dans l’univers suivant l’instant de Planck; il n’y avait que de l’espace remplie d’énergie cinétique enveloppant les deux monopôles, centrifuge et centripètes, séparés l’un de l’autre. Nous reviendrons plus loin, sur le sujet de l’accélération de cette expansion que nous avons également observé dernièrement et tenter de l’expliquer. Il doit y avoir une autre solution plus objective que l’invention d’une « force gravitationnelle répulsive ». Pour l’instant il est préférable de continuer à découvrir le cheminement évolutif de l’univers afin de déterminer si les points connus et observés par la science s’expliquent naturellement dans l’évolution que nous allons découvrir peu à peu.

Le nouvel univers tridimensionnel.

Enfin! Nous avons réussi à produire un univers ayant trois dimensions dans lequel nous pouvons nous installer à l’aise pour assister à son évolution. Je me sentais un peu mal à l’aise dans cet univers bidimensionnel précédent où je n’avais aucune possibilité d’être épais.

Donc la petite surface initiale d’un diamètre de 10^-35 mètre se transforma en un volume du même diamètre qui « explosa » aussitôt. L’énergie cinétique se dirigea, alors, dans tous les sens, sans plus être rattaché à son point de départ défini qui s’était « désintégré ». L’énergie cinétique emportait dans son mouvement le monopôle centrifuge, qui était de même nature que ce mouvement explosif. Il faut bien comprendre que l’expension ne se fit pas à partir d’un point déterminé; car ce fut ce point originel, auparavant déterminé par la surface virtuelle, qui explosa « en ligne droite » dans tous les sens, maintenant sans point d’origine spécifique. Le résultat fut du mouvement en ligne droite qui se faisait « dans tous les sens ».

Révisons un peu ces « détails », car ils sont très importants :

La détermination du point central de la surface virtuelle était disparue lors de l’explosion; et l’univers tridimensionnel qui en résultait n’avait plus de centre déterminé. En fait le centre était maintenant partout dans la nouvelle sphère tridimensionnelle. Les mouvements, produisant l’espace du nouveau volume, se faisaient dans tous les sens, en ligne droite, sans direction spécifique, produisant une expansion « volumique ». Ce volume d’espace initial ne contenait strictement que de l’énergie cinétique, c’est-à-dire : du mouvement.

La partie « monopôle centrifuge » de la surface virtuelle déchirée fut très à l’aise pour se manifester dans cette explosion. Même si elle n’avait plus de centre à fuir, la nature de son mouvement n’en devenait que plus libérée. Son mouvement se dirigeait partout, tout en n’ayant plus de point de départ à fuir. Ce n’était plus l’action d’une « force centrifuge », mais tout simplement du mouvement. De plus, ce mouvement qui n’était plus « centrifuge », n’avait plus à subir aucune restriction de la part de la résistance centripète qui, elle, n’a pas pu se manifester tout de suite, lors de l’explosion. Encore une fois, toujours bon deuxième, la caractéristique centripète n’apparaîtra que bien après que la caractéristique centrifuge (qui s’était transformée en force « partout-fuge »), se soit imprégnée dans le nouvel univers tridimensionnel. La cause de ce retard se retrouve dans la caractéristique même de la force centripète.

Celle-ci se caractérise par sa propension à retenir une chose dans son unité vers un point central.  Il est donc normal que, même si elle avait « explosé », cette force centripète soit quand même limitée à agir à l’intérieur d’un certain volume spécifique; et aussi longtemps que ce volume spécifique n’était pas atteint par l’expansion du nouvel l’univers tridimensionnel, la caractéristique centripète (qui n’était plus une « force » elle n’ont plus) ne pouvait se manifester dans cet univers.

Revenons quelques instants sur la nature même de ces deux monopôles centrifuge et centripète. Ils sont issus d’un univers bidimensionnel; c’est-à-dire qu’ils ne possèdent pas de volume. Il faut alors se demander : « Existe-t-il, parmi les particules fondamentales, des particules qui ne possèdent pas de volume? »

Personnellement, j’en connais au moins deux. La première est le neutrino qui se déplace presqu’à la vitesse de la lumière. Le neutrino est une particule énergétique qui n’a pas de masse ni de volume. La deuxième est le gluon qui se déplace à la même vitesse, qui est sans masse et ne possède pas de volume lui non plus. Par contre, le gluon possède un « champ d’action » déterminé. Nous verrons que cela a une importance énorme pour la suite des événements.

Curieusement, la principale caractéristique principale du gluon est de « retenir ». Ce qui est exactement la même caractéristique que notre monopôle centripète. Le gluon serait alors la résultante du monopôle centripète de l’Ère de Planck qui a explosé.

Quant à la caractéristique principale du neutrino, elle est de ne pas interagir avec quoi que ce soit. Il n’est rattaché à rien du tout. Tout comme la caractéristique du monopôle centrifuge libérée de son point « centre » d’origine. Sa charge est nulle et son spin pointe dans la direction opposée à son déplacement; ce qui est un résidu de se son ancien attachement à un centre en rotation qu’il fuyait (On dit alors qu’il possède une hélicité gauche). Et si c’est le cas, un neutrino à hélicité droite ne pourrait pas exister, puisque la caractéristique centrifuge dans une rotation, ne peut pas projeter un objet, ayant acquis une rotation subséquente (spin), dans le même sens que le point original en rotation où il était rattaché. On peut l’imaginer facilement en suivant le mouvement de rotation du sigle Yin/Yang  (je savais bien qu’il allait servir à quelque chose, ce foutu sigle!) lorsque les deux parties, formant le sigle, se détachent de la spirale centrale en commençant par la pointe des « gouttes ». À la fin du « détachement », les deux « gouttes » projetées ont adopté une rotation (spin) contraire à celle du sigle original.

Le neutrino peut-il être la résultante du monopôle centrifuge de l’Ère de Planck? Selon toutes les apparences, cela serait effectivement le cas. Le neutrino serait apparu au tout début de l’univers tridimensionnel en étant projeté dans toutes les directions et dans tous les sens. Ce qui concorde exactement avec la propulsion du monopôle « centrifuge » lors de l’explosion. De plus, lorsque la partie centrifuge s’est détachée de l’unité « centrifuge/centripète » qui possédait un spin complet (spin 1), celle-ci se retrouva avec seulement ½ spin; qui est encore une caractéristique du neutrino.

Pour revenir au gluon, possédant la caractéristique « centripète »,  nous savons qu’il possède un champ d’action qui s’étend sur 10^-15 mètre. Il n’a donc pas pu se manifester dans un univers qui avait un diamètre de 10^-35 mètre. Il a dû attendre que l’expansion (l’explosion) mène l’univers tridimensionnel à un volume de 10^-15 mètre avant de pouvoir se manifester. C’est ce qui explique qu’il arrive bon deuxième dans notre univers tout comme il avait été deuxième à apparaître durant l’Ère de Planck. Par contre, le gluon possède un spin complet (spin 1) et non un spin ½. Cela doit tenir du fait que sa caractéristique est de « retenir en une unité » dans un volume déterminé et il a rempli complètement ce volume aussitôt que celui-ci s’est présenté dans l’univers. D’ailleurs cette caractéristique de garder en une unité rend impossible qu’il soit une demi-unité. Sinon rien ne va plus. Nous le verrons bien, un peu plus loin.

Toutes ces dernières données nous engagent sur une piste que nous devons établir clairement avant de nous y aventurer. Car on risque de faire sauter les plombs de nos collisionneurs neuronaux. C’est ce que nous allons faire tout de suite (C’est à dire au prochain article).

André Lefebvre

3 pensées sur “La naissance de l’univers à partir de RIEN (5)

  • avatar
    6 juillet 2010 à 9 09 29 07297
    Permalink

    Merci pour le lien; je n’avais pas encore vu ce résultat formidable du satellite Planck.

    J’espère que les savants, lorsqu’ils seront parvenus à enlever la voie lactée de l’image, vont envisager toutes les explications possibles plutôt que d’essayer de « sauver » leur notion, jusqu’ici imaginaire, de la matière noire.

    Nous verrons bien. Planck changera peut-être notre interprétation de la gravitation et de la masse. Ce serait un pas énorme pour la science.

    « Je comprends que le spin est la rotation, mais j’ai de la misère à visualiser à quoi ressemble un spin 1/2…peux-tu clarifier? »

    C’est moi qui ai simplifié le « spin » pour le représenter par une simple rotation. Je ne voulais pas aborder la notion de « moment angulaire » qui est assez compliquée, même pour moi. C’est un peu comme d’expliquer facilement la rotation de Jupiter que nous observons. Les partie de l’ensemble observable ne tournent pas à la même vitesse.

    Je ne me suis contraint qu’à désigner l’origine du Spin comme étant celle de la rotation qui s’est déroulée à l’ère de Planck. Et puisque l’unité primordiale était composée de deux forces opposées complémentaires, une seule de ces forces se devait d’être 1/2 de cette unité. Il est cependant évident que l’introduction d’une troisième dimension change beaucoup cette caractéristique centrifuge de la rotation qui existait avant l’ère de Planck.

    On a observé le même genre de « transition » entre une simple « force centrifuge » en « force partout-fuge » plus difficile à conceptualiser que la première après l’explosion.

    Pour de plus amples infos sur le Spin voir:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Spin

    Mais il est préférable de continuer, quand même, à visionner le spin comme une rotation car cette rotation explique parfaitement l’effet de rapprochement ou d’éloignement selon la « polarité » (sens de rotation du spin) des particules avec lequel on découvre un lien, lorsqu’on s’attarde à étudier l’événement.

    Ce spin explique ce que nous appelons  » la force électrofaible » (Électromagnétique + Nucléaire Faible). Mais il est dangereux pour moi, pour l’instant du moins, de trop « combattre » la notion des « forces fondamentales » avant de pouvoir en expliquer l’origine de chacune individuellement. C’est encore plus délicat que de combattre la notion de « matière noire ».

    On y viendra sûrement bientôt, si je peux éveiller assez d’intérêt avant d’être mis au bûcher. 🙂

    André Lefebvre

    Répondre
  • avatar
    6 juillet 2010 à 9 09 34 07347
    Permalink

    J’aborde le sujet du 1/2 spin du neutrino d’une façon différente sur mon site; probablement un peu plus explicite. Mais elle n’est pas vraiment nécessaire ici.

    Quoique pour ceux qui sont vraiment sceptiques….

    André Lefebvre

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *