La naissance de l’univers à partir de RIEN (8)

(NDLR:  Ceci est le huitième article d’une série qui n’est pas terminée.   Ces articles – et bien d’autres – pourront être discutés en profondeur et indéfiniment sur le Forum  # 2  « Dieu & religions » qui ouvrira dimanche le 18 Juillet  ) Votre éditeur

Une dernière information sur les neutrinos cosmologiques qui confirme notre vision de la succession et des conséquences des événements :
« Le fond cosmologique de neutrinos exerce cependant une influence majeure sur l’expansion de l’univers dans les premiers milliers d’années qui suivent le Big Bang. En particulier, il détermine le taux d’expansion de l’univers lors de la nucléosynthèse primordiale »
Ceci est très explicite; cela confirme que c’est expressément la « projection » des neutrinos dans tous les sens qui produit l’expansion de l’espace universel. Sachant que l’expansion universelle est également une production d’espace, c’est donc le « mouvement » des neutrinos qui produit l’espace, diminuant du même coup, la fréquence énergétique par une dilatation de l’onde électromagnétique. Diminuer la fréquence énergétique diminue également la chaleur ambiante.
Un dernier mot au sujet du spectre électromagnétique que nous avons vu plus haut : S’il représente l’histoire évolutive de l’univers, le début de la lumière visible, sur ce spectre, correspond à la date de 380,000 ans après l’instant de Planck. Peut-être que cela pourra nous être utile à un moment donné, dans la continuité de notre étude. Peut-être que cela nous indiquera également le moment où les premiers photons électroniques sont apparus dans l’univers.

Voici une photo de l’univers à cette date de 380,000 ans après l’instant de Planck :

Cette photo fut prise par le télescope COBE. Les données pour faire cette photo prirent deux ans à être acquise; entre 1990 et 1992. Cette photo est extrêmement importante et nous servira à démontrer comment la matière a pu parvenir à être distribuée comme des filaments dans l’univers actuel.

Pour l’instant revenons au tout début où il nous reste encore un constat à faire avant de continuer; constat que je ne peux plus me permettre de retarder :
Suite à l’explosion d’espace qui s’est produite à l’instant de Planck, l’univers qui s’en suivit était nécessairement plat puisque le mouvement se faisait dans toutes les directions, en tous sens et …en ligne droite. Il n’existait pas encore de matière massive dans cet univers. N’ayant pas de particules massives présentes dans l’univers, il ne pouvait pas y avoir de masse attribuée à l’univers. Masse qui aurait pu déformer sa géométrie ou sa topologie. Suite à ce constat, nous serons obligés, à un certain moment d’expliquer la nature et l’origine de la masse; qui, en fait, est une énergie comme l’a si bien démontré Einstein. Pour l’instant on constate que l’univers à ses débuts était strictement plat.

L’univers d’un diamètre entre 10^-35 mètre et 10^-14 mètre.

Lors de l’explosion à l’instant de Planck, nous avons vu que l’univers avait un diamètre de 10^-35 mètre. La projection des neutrinos venant de l’Ère de Planck commença aussitôt l’expansion de cet univers. Au moment où il atteignit une dimension de 10^-15 mètre, l’univers put permettre l’intrusion du gluon qui, lui aussi, venait de l’Ère de Planck. Jusqu’à ce moment-là, l’univers ne contenait que des neutrinos en mouvement dans tous les sens. À l’univers, ayant maintenant 10^-15 mètre, s’ajoutait une composante appelée gluon qui avait un « champ d’action » de 10^-15 mètre. Et aussitôt que l’univers atteignit le diamètre de 10^-14 mètre, donnant un peu d’espace additionnelle au gluon, apparut le rayonnement gamma.

La question, maintenant, est : qu’est-ce qui a provoqué ce rayonnement gamma?

Nous savons qu’un rayonnement gamma est produit lors de l’annihilation d’une paire positron-électron.

Mais pour se mettre au diapason des connaissances actuelles au sujet du rayonnement gamma, il faut savoir qu’il existe deux sortes de sources de rayonnement gamma. Il y a ceux produit par un « sursaut » de longue durée (durée de plus de 2 secondes) et ceux produit par des sursauts de courte durée (moins de 2 secondes). Les sursauts de longue durée, qui sont mieux connus, sont liés à la mort d’étoiles massives. Ceux de courtes durées sont beaucoup moins connus. Ils sembleraient liés à la formation d’un trou noir.

Si cela est le cas, nous nous rapprochons énormément de l’époque où l’univers avait un diamètre de 10^-14 mètre, moment où notre univers venait tout juste d’être expulsé de la singularité de l’instant de Planck. Sachant qu’un trou noir est un retour à la singularité initiale (nous le verrons bientôt), un rayonnement gamma est acceptable tout juste après l’apparition du gluon dans l’univers, puisque l’explosion à l’instant de Planck est un anti-trou-noir, c’est-à-dire une « fontaine blanche ». Donc, au lieu que l’espace s’engouffre dans le trou, il en est expulsé et une production de rayonnement Gamma se doit de se produire dans les deux cas.

Première synthèse

Un point unidimensionnel s’anime d’une énergie cinétique qui lui permet de tourner sur lui-même à vitesse exponentielle, accumulant exponentiellement de l’énergie cinétique. La force centrifuge, un chouia plus puissante que la centripète, parvint éventuellement à se détacher de la centripète, déchirant notre surface en rotation, en deux parties. La déchirure libère d’un seul coup, toute l’énergie cinétique accumulée depuis le premier tour et la surface explose en projetant dans tous les sens, sa caractéristique centrifuge qui n’a plus de centre à fuir, puisque c’est le centre qui a explosé.

Avant l’explosion, le point unidimensionnel originel était devenu un dipôle magnétique, (centripète)/cinetique (centrifuge), bidimensionnel. Au moment de l’explosion il devint un volume monopôle neutronique tridimensionnel animé d’énergie cinétique. Lorsque l’expansion de son espace fut suffisante pour accepter la présence du monopôle magnétique venant de l’ère de Planck, celui-ci s’engouffra dans notre univers sous le nom de gluon et produisit la caractéristique électromagnétique de notre photon universel en s’accouplant au monopôle neutronique. L’univers était maintenant animé d’une onde électromagnétique qui s’allongeait au pro rata de l’expansion de son univers.
Conséquence additionnelle de la déchirure du dipôle fut l’adoption d’un spin à hélicité gauche par le monopôle « centrifuge ». Il est facile de l’imaginer en visualisant sa séparation graduelle de l’ensemble tournant dans le sens des aiguilles d’une montre :
Lorsque la partie « pointue » du monopôle « centrifuge » se détacha, finalement, de l’ensemble du dipôle, il fut projeté en avant en adoptant la rotation contraire que l’ensemble possédait auparavant. 34

à suivre (si vous suivez toujours)…

Lartiste

2 pensées sur “La naissance de l’univers à partir de RIEN (8)

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    16 juillet 2010 à 11 11 14 07147
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    Génial! Très, très intéressant. J’avais bien aimé les deux récents livres de Reeves, très bien vulgarisés!

    Je lirai les suites, c’est sûr!

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  • avatar
    16 juillet 2010 à 11 11 37 07377
    Permalink

    Merci beaucoup Sylvain Guillemette.

    Tu aimeras les suites, j’en suis certain. Elles se confrontent directement à ce qui est établi officiellement.
    Et comme la confrontation n’est pas ce qui nous fait peur, ni à toi, ni à nos lecteurs et ni à moi, on aura certainement du plaisir.

    Tout ce que je me souhaite est de parvenir à être limpide dans mes descriptions.

    Amicalement

    André Lefebvre

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