La naissance de l’univers à partir de RIEN

La naissance de l’univers à partir de RIEN    ( NDLR : le sujet sera traité en quatre (4) textes publiés les 24, 27, 30 juin et 3 juillet 2010) Votre éditeur

Malgré l’acceptation générale du modèle standard par l’astrophysique, la naissance de l’univers n’est jamais vraiment abordée par les scientifiques. On se contente de parler de l’explosion primordiale d’une singularité présumée, qui aurait projeté la matière dans tous les sens, partout à la fois. On ajoute qu’il est scientifiquement impossible de parvenir à comprendre les événements qui ont pu se dérouler entre l’instant zéro et les 10^-43 sec après l’instant zéro. La science ne peut commencer à spéculer et calculer qu’à partir de l’instant de Planck; c’est-à-dire 10^-43 sec après l’instant zéro.

C’est extrêmement malheureux parce que je ne crois pas qu’il y ait un sujet plus important et plus passionnant que la naissance de l’univers à partir de l’instant zéro. Face à cet état de fait, il est acceptable de se demander si nous n’aurions pas loupé le bateau pour trouver cette réponse à cause de notre façon d’aborder la question.

Aussi incroyable que cela paraisse, nous n’avons pas encore prit conscience que nous avons en main, depuis longtemps, un outil que l’on peut qualifier de scientifique pour étudier cette période de temps originelle. Cet outil, qui, selon les derniers avancements en neuroscience, fonctionne selon la même technique que celle des grands collisionneurs. Je parle de cet outil important qu’est le système neuronal. Un neurone transporte des « particules » d’information à une vitesse extraordinaire qui se collisionnent l’une à l’autre dans le corps neuronal pour produire une information plus précise. Nous connaissions depuis longtemps l’existence de cet outil et de son processus opérationnel, puisqu’il était usuel de dire que : Du choc des idées surgit l’étincelle de la compréhension. Nous allons donc nous servir de cet outil scientifique pour étudier la période en question, jusqu’ici considérée comme inaccessible.

Il est indéniable que l’univers a débuté par un « volume » infiniment petit. C’est ce que nous dit le modèle standard. Et depuis 1965 plusieurs expériences ont confirmé l’exactitude de la notion du modèle standard. Mais on doit se demander : qu’est-ce qui a vraiment débuté en étant infiniment petit? De quoi ce volume infiniment petit était-il composé? Pour le trouver, il nous faut reculer dans le temps jusqu’à l’instant zéro.

L’instant zéro est le moment où, ni le temps, ni l’espace, ni le mouvement n’existent encore; et la température y est nulle, c’est-à-dire à 0o Kelvin. À ce moment-là, ce n’est ni chaud, ni froid, car la température n’existe pas encore. Le 0o Kelvin n’est pas la température la plus froide possible, le 0o Kelvin est plutôt l’absence totale de température. Tous ces facteurs réunis font qu’il n’est donc pas possible, qu’à cet instant zéro on puisse retrouver un volume ayant trois dimensions.

Par conséquent, si l’espace n’existe pas encore, le début de l’univers ne peut pas être une explosion de matière, puisque la matière se doit d’occuper un espace tridimensionnel. Il ne peut donc pas y avoir eu une explosion de matière au début de l’univers car il est évident qu’il ne pouvait pas y avoir de matière s’il n’y avait pas d’espace pour le contenir. De cet état de fait, il découle que la première chose qui dû apparaître, à la naissance de l’univers fut l’espace. Il est assez facile de s’en convaincre. Si nous regardons la distribution actuelle de la matière à grande échelle dans le cosmos, voici l’image que nous y  trouvons :

Les filaments rouges que l’on voit sur cette photo représentent la distribution de la matière dans l’espace. Mais il faut également comprendre que ces filaments qui semblent continus et solides, sont composés de super amas de galaxies, d’amas de galaxies et de galaxies. Ce qui signifie que, même à l’intérieur de ces filaments, il y a énormément plus d’espace que de matière. Nous ne pouvons alors nier, que même encore aujourd’hui, l’univers est composé majoritairement d’espace. La matière n’y est que très peu présente. En fait, nos relevés scientifiques déterminent que l’univers contient moins de 5% de matière distribuée dans l’espace de la façon suivante :

1-Éléments lourds = 0.03%

2-Neutrinos = 0.3%

3- Étoiles = 0.5%

4- Hydrogène et Hélium = 4%

Total = 4.83%

Cette donnée est la quantité officielle de matière répertoriée dans l’univers incluant toutes la matière baryonique qui puisse exister. Actuellement, à cause d’observations démontrant des déficiences dans nos lois physiques de base pour analyser certains résultats, les scientifiques présupposent l’existence de 30% de matière additionnelle indiscernable qu’ils appellent la matière noire et d’une force gravitationnelle inconnue qui serait répulsive qu’ils appellent l’énergie sombre, pour le dernier 65%. Complétant ainsi le 100% de l’univers.

Sans souligner qu’une force gravitationnelle « répulsive » n’est plus du tout une force gravitationnelle et que d’énoncer une telle phrase est presqu’une insanité intellectuelle, à mes yeux, les raisons invoquées pour justifier ces suppositions gratuites ne sont pas dignes de l’objectivité obligatoire en recherche scientifique.

Il est difficile de comprendre et surtout d’accepter cette prise de liberté intellectuelle par des scientifiques qui se targuent de remettre constamment en question les acquis scientifiques. L’existence de ces suppositions imaginaires est clairement due au refus de remettre en question une seule loi de base qui, de toute façon, fut annulée depuis déjà près de 100 ans. Nous le verrons plus loin.

Pour notre part, tout ce que nous pouvons vraiment et honnêtement affirmer, c’est que l’univers semble bien être composé de 95% d’espace et de 5% de matière comme le démontre la distribution de la matière dans le cosmos ainsi que les différents relevés et calculs scientifiques quantitatifs faits jusqu’à maintenant.

L’objectivité scientifique exige de ne pas inventer des solutions imaginaires pour protéger les acquis établis. L’esprit scientifique n’est pas de remettre en question seulement les données qui ne nous dérangent pas. L’esprit scientifique est d’être émerveillé lorsqu’on découvre que les acquis, tout à coup, ne fonctionnent plus. Cet émerveillement devient alors le déclencheur d’une recherche plus poussée.

Ajoutons que de baser le modèle standard sur une donnée qui nous serait inaccessible, comme on dit être l’ère de Planck, n’est pas très objectif, ça non plus. Il faut lui établir une assise différente et beaucoup plus solide que « l’inaccessibilité à l’inconnu ». Un  Dieu, « source de tout et inconnaissable », quel qu’il soit, n’est pas acceptable en science. Prenons conscience que la caractéristique principale de l’inconnu est sa potentialité à être connu. Nous allons, ici, essayer d’aborder l’accessibilité à ce problème le plus objectivement possible.

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8 pensées sur “La naissance de l’univers à partir de RIEN

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    24 juin 2010 à 1 01 53 06536
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    OK l’Artiste, très intéressant à date… 🙂

    En attendant le 27 (ha! ces éditeurs qui nous font languir… ), est-ce possible de préciser la seule affirmation que je ne comprends pas dans ce texte ?

    «Ajoutons que de baser le modèle standard sur une donnée qui nous serait inaccessible, comme on dit être l’ère de Planck, n’est pas très objectif, ça non plus. Il faut lui établir une assise différente et beaucoup plus solide que « l’inaccessibilité à l’inconnu ».»

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    24 juin 2010 à 2 02 28 06286
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    Cette affirmation qui semble un peu gratuite, sinon, à tout le moins, « curieuse », est l’appas qui devrait te tenir en haleine jusqu’au prochain numéro. Mais puisque tu es un ami, voici un aperçu:

    Actuellement, le modèle standard commence son « histoire » à un moment précis, bien déterminé. Et la science nous affirme ne pas être capable d’aller plus loin dans le passé qu’à l’instant de Planck qui se situe à 10^-43 sec après l’instant zéro. C’est donc là, ce moment déterminé du début du modèle standard.

    Par conséquent, le modèle standard est basé sur une période inconnue qui, en plus, est dite « inaccessible ». C’est presque la description donnée par les « créationnistes » qui parlent « d’inconnaissable » et que nous ne pouvons pas comprendre.

    Ce que je ne trouve pas très « objectif ».

    André Lefebvre

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    25 juin 2010 à 1 01 06 06066
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    J’ai déjà lu le livre du tcheque Lubos Motl sur les frères Bouganov. Ma conclusion, après lecture, a été: ok, lui il semble comprendre ce qu’il a écrit. 🙂

    Dois-je relire ce bouquin d’ici le 26 ?.

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    25 juin 2010 à 1 01 45 06456
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    Les Bogdanov. Je ne les ai pas lu, mais j’en ai entendu parler et j’ai lu quelques comptes rendus.
    Disons qu’ils ont créé du remue-ménage. En fait, je me suis toujours demandé: si leur thèse était tellement mauvaise et erronnée, je me demande pourquoi des « sommités » ont fait tout ce tapage médiatique. Remarque que certains ont donné l’opinion qu’il y avait certaine choses de bonnes dans leurs travaux.

    Je dois te dire, que, personnellement, aussitôt qu’une thèse parle de plus de trois dimensions plus le temps, je décroche. Je n’accepte que ce que j’observe et que je constate. J’accepte également la description de la gravité d’Einstein qui nous a donné la posssibilité de se débarrasser de « l’attirance magique des masses » que la plupart des savants font semblant de faire et de la vitesse infinie qui n’avait pas de sens.

    Non, tu n’as pas à relire le bouquin des Bogdanov avant le 26. Tu pourra toujours le relire après les 4 articles si tu perçois des similitudes. Mais d’après mes infos, ils envisagent une sorte de théorie des cordes (je n’en suis pas certain); théorie qui fonctionnerait peut-être si on pouvait trouver une corde avec un seul bout.

    En tous les cas, on verra bien. Ce que je vais décrire ici résultent de travaux qui ont commencé bien avant l’écrit des Bogdanov; et je pense que c’est assez facilement accessible à tout le monde qui lit attentivement. Ce n’est pas vraiment à être lu « en diagonale »; mais je crois que les concepts présentés sont clairs.

    Je suis de ceux qui pensent que si celui qui lit ne comprend pas, c’est que l’auteur est un imbécile et non le contraire.

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    25 juin 2010 à 2 02 08 06086
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    Je fais également remarquer que puisque la « force » de gravité a été éliminée par la notion de gravité d’Einstein, il y a longtemps que la logique et l’objectivité m’ont obligé à éliminer la superforce originelle qui se divise en quatre forces fondamentales. Tout simplement parce que l’une de ces quatre forces n’existe pas. Donc, j’ai douté rapidement de l’existence des trois autres.

    Cela m’a placé dans une drôle de situation où j’ai été obligé de considérer objectivement les résultats d’expériences au lieu d’accepter sans questionnement les interprétations founies par les savants. Il n’y a pas tellement d’interprétations qui ne sont pas basées sur l’une de ces forces « magiques ». C’est plus facile.

    Le résultat que j’ai obtenu fut intéressant et a pu me satisfaire .

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    27 juin 2010 à 11 11 16 06166
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    Et le volet suivant est déjà en ligne ce matin… Pour un vieux praticien du I Ching comme moi, vos thèses sont passionnantes. Mais croyez-vous vraiment qu’il existe autre chose qu’une interprétation solipsiste de la réalité ?

    PJCA

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    28 juin 2010 à 15 03 27 06276
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    Veuillez m’excuser de ne pas avoir répondu rapidement, mais j’étais en plein déménagement.
    🙁

    Je pense que l’interprétation soliste se fait au niveau de l’individu. C’est à dire que nous interprétons l’événement auquel nous assistons selon le degré et la qualité de nos sens. Et comme ils diffèrent d’un individu à l’autre, chacun interprète une « réalité » différente de son voisin.

    D’un autre côté, il semble exister une « somme » de connaissance qui, elle, serait celle acquise par l’univers lui-même suite à ses prises de conscience de « la situation présente » suivie de l’expérience équilibrante qui suit.

    Une chose semble certaine: à chaque seconde qui passe, se déroule une série d’événements évolutifs qui complexifie la réalité universelle.
    Ce que nous observons est une amélioration constante du pouvoir de « viabilité » ou, si vous préférez, d’équilibre avec l’environnement. Et certains événements se déroulent actuellement là où personne ne peut encore les observer; que ce soit au centre d’une étoile, où à la surface même d’Uranus. Je ne parlerai pas d’étoiles lointaines car alors je parlerais d’événements qui se sont déroulés trop loin dans le passé.

    Il ne faut pas oublier que lorsque nous disons que le Soleil se couche, cela fait déjà huit minutes « qu’il est couché ». Si vous contemplez une étoile qui se situe à 10 millions d’années lumière, l’image que vous regardez est celle d’il y a 10 millions d’années.

    André Lefebvre

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    28 juin 2010 à 15 03 35 06356
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    Je voulais évidemment écrire: solipsiste.

    La somme de « connaissance » qui s’accumule depuis les débuts de l’univers est évidemment responsable de « l’augmentation » de l’efficacité de la prise de conscience originelle qui n’était, à son tout début, qu’à une valeur « non nulle ». Mais je vais trop vite, il reste deux textes à venir.

    Andsré Lefebvre

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