La naissance de l’univers à partir de RIEN (10)

Un grand secret.

L’ Apparition de la masse.

Je viens tout juste de vous expliquer la « nature » de l’espace-temps, alors aussi bien vous livrer un autre de mes secrets et vous expliquer la nature de la masse.

Einstein nous a expliqué que la masse était une énergie. C’est d’ailleurs assez clair dans sa formule E=Mc^2. Pour Einstein, il n’existait que deux choses dans l’univers : l’énergie cinétique et l’énergie de masse.

Nous savons que l’énergie ne disparaît jamais, qu’elle se transforme en une autre sorte d’énergie et que, depuis l’instant de Planck, il ne s’en ajoute plus dans l’univers.

Nous avons vu, également, que toute l’énergie libérée à l’instant de Planck était strictement de l’énergie cinétique.

Conséquemment, l’énergie de masse est obligatoirement de l’énergie cinétique transformée. Il n’y a pas d’autre solution pour expliquer l’existence de l’énergie de masse.

Il ne suffit, maintenant que de découvrir comment une énergie cinétique puisse se transformer en énergie de masse. C’est tout de même assez simple, n’est-ce pas?

Non…? Vous avez raison; ce n’est peut-être pas aussi simple que cela. Je vais essayer d’être clair.

Nous sommes dans un univers où il n’existe que des neutrinos et des gluons en mouvement rectiligne dans tous les sens. Imaginons que deux particules sans masse, disons des gluons, qui se déplacent l’une vers l’autre dans cet univers en expansion. (À noter qu’elles peuvent très bien se déplacer l’une vers l’autre, même dans un univers en expansion, puisque le mouvement des particules se fait « dans tous les sens »). Donc les deux particules se rapprochent l’une de l’autre jusqu’au point où elles entrent en contact. Lors de la prise de contact, ces deux particules, qui sont toujours animées d’énergie cinétique, sont bloquées dans leur mouvement. Chacune des particules bloque le mouvement de l’autre.

Comme nous savons que l’énergie ne disparaît jamais; l’énergie cinétique qui « propulsait » chacune des particules est donc toujours présente dans chacune de ces particules. Ce fait provoque une situation assez curieuse : Les particules en contact, non seulement bloque chacun leur mouvement, mais continuent de se pousser l’une l’autre à ce point de contact.

Ce point de contact qui est poussé, est nécessairement, un des points géométriques composant l’univers tridimensionnel que nous avons étudié au tout début de ces articles. Vous vous rappelez sûrement qu’un volume d’espace est formé d’une multitude de points géométriques unidimensionnels.

Les deux particules poussent donc sur ce point géométrique, là où elles sont en contact. Le résultat est que ce point géométrique, qui, auparavant prenait de l’expansion  est stoppé, lui aussi, dans son mouvement d’expansion. L’espace, autour de lui, continuent de prendre de l’expansion, mais ce point cesse de « produire de l’espace » par son déplacement (Le déplacement d’un point unidimensionnel se fait en produisant une succession de points unidimensionnel en ligne droite. Un segment de droite est une succession de points déterminant le trajet de ce point. Ce trajet représente une distance qu’on appelle une longueur; et cette distance représente la durée du trajet. Le mouvement du point produit de l’espace-temps).

Les points géométriques étant le tissu essentiel de l’espace, lorsque l’un d’eux cesse son mouvement d’expansion, cela produit une distorsion dans le tissu spatial. Les points autour de celui qui est stoppé ralentissent leur expansion, retenus par le « manque de production » du point bloqué par les particules (Le vide absolu ne peut exister dans l’espace et un point unidimensionnel ne s’étire pas). Cet événement est la création de la première anisotropie dans notre univers nouveau-né.

Imaginons, maintenant, qu’une troisième particule sans masse, arrive et entre en contact avec les deux autres particules déjà bloquées. Le mouvement de cette troisième particule est bloqué également et son énergie cinétique s’ajoute à la poussée des deux premières particules sur le point géométrique.

Comme la poussée des deux premières particules avait déjà  bloqué l’expansion du point géométrique, l’ajout d’une poussée additionnelle, fait reculer ce point vers le passé ou si vous préférez, vers là où il se trouvait auparavant. Autrement dit, l’ajout de cette troisième poussée fait reculer le point dans l’espace-temps.

Conséquemment, les points qui entourent le point qui, dorénavant, recule, sont non seulement ralentis, mais sont maintenant, eux aussi bloqué dans leur mouvement d’expansion. J’ajoute tout de suite une quatrième particule qui entre en contact,  dont l’ajout de la poussée fera reculer encore plus le point initial entraînant avec lui les autres points qui l’entourent et qui étaient auparavant stoppés .

La distorsion du tissu de l’univers est maintenant assez importante pour que nous puissions l’analyser efficacement.

Nous faisons maintenant face à une certaine portion de l’univers en expansion qui, non seulement n’est plus en expansion, mais plutôt en « effondrement » sur elle-même; et il est extrêmement important de remarquer que cette portion d’univers a maintenant adopté un mouvement contraire à celui de l’expansion. Au lieu d’avoir un mouvement « dans tous les sens » c’est à dire « sans but précis », cette portion d’espace a adopté un mouvement « vers un point précis » qui est le point de contact initial des deux premières particules. Toute la topologie de ce petit volume d’espace est transformée et se dirige maintenant « vers un point précis » au lieu de se diriger « dans tous les sens ».

On peut dire que ces deux sortes de mouvement sont opposés/complémentaires.

Ce petit volume d’espace à topologie contraire à celui de l’expansion est ce que l’on appelle une « déformation de la géométrie de l’espace ».

Einstein, nous a démontré qu’une déformation de la géométrie de l’espace provoque une conséquence que nous appelons : la gravitation. Depuis Einstein, nous savons que la « force de gravité » imaginée par Newton, n’est pas une « force » du tout, mais plutôt la conséquence d’une déformation de la géométrie d’un certain volume d’espace. Le point initial de contact entre les deux premières particules de notre scénario est maintenant devenu, un « centre de gravité ».

La science actuelle nous enseigne qu’une déformation de la géométrie d’un volume d’espace est produite par la présence d’une masse dans cette déformation. Nous venons de voir que cette masse n’est pas un volume de matière, mais bien une « énergie de masse ».  Et cette énergie de masse résulte d’une transformation de l’énergie cinétique en une « poussée » constante, lorsque celle-ci est bloquée dans son mouvement. Nous n’avons plus besoin de chercher le boson de Higgs pour expliquer la « nature » de la masse. Êtes-vous contents? Moi si; énormément.

Par conséquent, plus il y a de particules qui entre en contact pour pousser sur ce point (cela s’appelle: « accrétion de particules », 1) plus ce point est reculé dans l’espace-temps, 2) plus la déformation est prononcée et 3) plus elle augmente de volume. Ajoutons que plus la déformation est prononcée, 4) plus la gravitation est intensifiée. 

Notre univers en expansion est maintenant parsemé de petits  volumes d’espace déformés (anisotropies) ayant une topologie contraire au reste de l’espace universel.

J’ai d’autres surprises pour vous au cours des prochains articles.

André Lefebvre

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