La naissance de l’univers à partir de RIEN (11)


suite…

Avant de continuer, j’aimerais vous faire remarquer que l’article précédant devrait permettre à Stephen Hawking de gagner son pari de 100$. Voici l’info tiré de « Futura Science »:

« Pourtant, depuis 20 ans, Stephen Hawking clame que quelque chose ne va pas avec le Higgs. En 1995, il a d’ailleurs publié un papier dans lequel il estimait qu’on pourrait bien ne jamais observer le fameux boson. Lors d’une récente interview donnée à la BBC, il a même révélé qu’il avait parié 100 dollars sur l’absence de découverte du Higgs au LHC ! »

Rendu à ce point de notre recherche, il me faut faire très attention pour bien choisir la façon d’aborder le sujet que nous allons développer à partir d’ici.

Une chose est certaine, si je l’aborde à la façon officielle, vous devrez aller suivre des cours suffisant pour obtenir un doctorat en physique pour comprendre; ou du moins, faire semblant de comprendre. De plus, vous allez être obligé de demander à quelqu’un d’autre pour l’expliquer; car moi, je ne le pourrai plus ( C’est malheureux, mais… à chacun ses aptitudes).

Je vais plutôt vous parler du principe de viabilité qui semble la fondation même de l’évolution de l’univers. Au niveau quantique (où se trouve l’univers à ce point de notre recherche), dans une situation donnée comportant un certain déséquilibre, toutes les possibilités « d’équilibration » sont tentées, et seule celle qui réussit demeure; les autres tentatives disparaissent aussitôt.
Par exemple, la désintégration d’une particule peut adopter plusieurs solutions; mais seulement celle qui est viable demeure; les autres sont très éphémères et disparaissent. Par contre, celle qui est viable se désintègre elle aussi, mais pas tout de suite; seulement au moment où un changement de son environnement produit un déséquilibre énergétique. Évidemment, à l’époque dont on parle, l’expansion de l’univers ne fait pas languir une particule très longtemps avant de produire ce déséquilibre énergétique.

On sait bien qu’il existe le principe d’Incertitude d’Heisenberg et que le « résultat à venir » d’une désintégration y est conditionné. Par contre, la notion de « survie de la viabilité » élimine une partie de cette incertitude. Toutes les possibilités du résultat d’une désintégration peuvent donc se manifester, mais seul celles étant « viables » demeurent assez longtemps pour tracer le trajet évolutif que nous pouvons reconnaître.

C’est un peu comme pour un écureuil qui grimpe dans un arbre. Il ne lui est pas nécessaire de parcourir toutes les branches pour se rendre à la partie la plus haute de l’arbre. Parce qu’ il n’y a qu’un seul chemin sur les branches pour y parvenir. Mais l’écureuil peut essayer toutes les branches avant de trouver la bonne.  Lors d’une désintégration, toutes les possibilités présentes sont tentées. La bonne « désintégration » n’arrive pas « à tous les coups ».

Il n’y a donc pas de hasard, en réalité, puisqu’il n’y a « qu’un seul chemin menant au plus haut de l’arbre ». Le hasard s’il existe, se trouve seulement au niveau du choix de l’écureil qui cherche ce chemin. Il n’y a également pas plus de « prédétermination » puisqu’il que toutes les possibilités sont tentées et seules les bons choix sont « viables ». Ni le hasard, ni la prédétermination, n’existent dans l’évolution de l’univers.

Au niveau de l’évolution, nous sommes donc au bout d’une branche et nous connaissons l’endroit du départ:  » tronc de l’arbre »…; et puisque ce que nous voulons comprendre est l’évolution de l’univers jusqu’à nous, alors…
Il devient assez facile pour nous, de découvrir comment la matière actuelle a pu se définir à partir de son gluon d’origine . On n’a qu’à vérifier comment le gluon peut nous mener jusqu’aux « bout de la branche » supportant les quarks Up et Down. Ce n’est jamais compliqué lorsqu’on se donne la peine de simplifier « dixit André… La Palice ».
Voyons cela :

Pour nous rendre du gluon jusqu’aux quarks Up et Down, il nous faut commencer par obtenir l’existence du plus énergétique des quarks, le quark Top. À cette époque de notre univers nouveau-né, une seule possibilité existe pour la production d’une paire de quarks Top/Anti-Top. Cette possibilité est la fusion de deux gluons. Les autres possibilités de productions de cette paire sont le résultat de collisions de particules qui n’existent pas encore à ce moment de l’évolution de l’univers. Elles s’éliminent donc d’elles-mêmes « dixit…

-Bon! Ça fera!

– Ok! »

Et cette fusion de deux gluons nous ramène à notre scénario des deux particules gluons qui poussent sur le point géométrique, produisant une déformation de la géométrie de l’espace en transformant l’énergie cinétique des gluons en énergie de masse. On se doit de concéder qu’à cette époque-là, il vous est tout à fait permis de vous exclamer : « Ça alors…que le monde est petit! ».

-Simple, non?

-Oui, continue! Continue!

-Je continuerai à l’article suivant.

– Pas question! Tu continues tout de suite!

-Ok! Ok! On se calme!

-Merci.

-Deux gluons fusionnent en produisant un quark Top et un Antiquark Top. Ces deux quarks sont les plus massifs de toutes les particules. Ce résultat confirme notre scénario sur la nature et l’apparition de la masse. Deux gluons sans masse produisent deux quarks super massifs dans un environnement super énergétique (Note : Un quark Top possède une charge de +2/3 de e « électron »).

Le quark Top se désintègre en boson W+ (photon massif) et en quark Bottom. (Remarquez que l’équilibre énergétique est atteint par l’éjection d’un photon massif W positif). Le temps de vie du top est de 10^-24 seconde. Suite à cette désintégration, il est possible que le W+ se désintègre en quark Up et antiquark Down de temps à autre. Ce qui est « viable ». (Note : Le quark bottom a une charge électrique de -1/3e, sa masse est de 4 fois celle du Proton. Seul le quark Top est plus massif).

L’antiquark Top se désintègre en W- (photon massif) et en antiquark bottom. (Même processus pour atteindre l’équilibre énergétique mais le photon massif W est alors négatif). Son temps de vie est de 10^-24 seconde; tout comme les bosons W et Z.

Le quark bottom se désintègre en quark Up et antiquark Down

L’antiquark bottom se désintègre en électron et antineutrino électronique.

Compilons nos quarks : Top, Bottom et Up.

Nous avons donc trois quarks sur les six qui existent (en faisant abstraction des antiquarks évidemment). Il faudra qu’ une autre série de désintégrations à partir d’une autre particule, nous fournisse les quarks manquants; sinon… nous n’existerons jamais. 🙁

Pour trouver la particule qui fournira cette série de désintégration, il nous faut savoir que : « Quand la longueur d’onde devient très petite, ce qui est le cas des photons gamma, le photon commence à ressembler à un objet compact, une particule ».

Voilà l’indice qui désigne l’origine de cette désintégration que nous cherchons. C’est celle du boson Zo appelé également Y (rayonnement gamma)  qui est le symbole du « photon gamma ». Le Boson Zo est la caractéristique « corpusculaire » du rayonnement gamma Y.

Nous avons vu, déjà, que l’apparition du rayonnement gamma fut contemporaine à l’installation du gluon dans la partie magnétique de l’électromagnétisme universel. On peut donc dire que le boson Zo (photon gamma) apparu presqu’au même moment que l’installation du gluon dans l’univers; et, tout comme l’apparition du gluon est la « matérialisation » du monopôle centripète originel, le Zo est la « matérialisation » du quanta d’énergie électromagnétique,  produit par la « fusion » de l’onde magnétique, qui vient d’apparaître, avec l’onde électronique qui est apparue à l’instant de Planck. Constat: c’est exactement à ce moment-là que l’univers devint un « photon en expansion »; ou si vous préférez, « un univers électromagnétique »; c’est à dire lorsque la longueur d’onde atteignit la dimension de 10^-14 m. Les rayons gamma sont apparus au moment où débuta le rayonnement électromagnétique dans l’univers. Avant cet instant, le rayonnement était strictement « neutronique ».

C’est aussi à ce moment-là qu’est apparu l’énergie de masse. Cet instant où l’univers atteignit 10^-14 m est l’un des plus importants de l’histoire de l’univers jusqu’ici:

1) le gluon vient de se « matérialiser »,

2) le gluon (magnétique/centripète) ou plutôt sa caractéristique ondulatoire, se joint à l’onde « neutronique »(électronique) pour former le rayonnement électromagnétique Gamma,

3) la fusion de la caractéristique « particulaire » de deux gluons produit les premières déformations de la géométrie de l’espace et

4) la caractéristique « particulaire » du rayonnement gamma produit le boson Zo.

Voyons les conséquences de cet « instant » prolifique:

Le boson Zo, tout juste apparu, se désintègre en un quark et un antiquark Charme.

Le quark Charme se désintègre en antiquark Down et un autre quark charme qui lui, se désintègre en antiquark Strange.

L’antiquark Charme se désintègre en quark Down et antiquark Charme qui, lui, se désintègre en quark Strange.

Le quark Strange se désintègre en quark Strange et antiquark Up

L’antiquark Strange se désintègre en quark Up et antiquark Strange.

Le quark Strange est plus massif que les quarks Up et Down. Il est donc le 3e moins massif des quarks. Et nous venons de trouver les 3 quarks (Charm – Strange et Down) qui nous manquaient à la fin de la première série de désintégration, celle du gluon.

-Arrête! Arrête! Je n’en peux plus!

– Tu veux que je continue seulement au prochain article?

– S’il te plaît; je dois relire.

– Parfait! À bientôt.

– Salut! Ouf!

(À suivre)

André Lefebvre

13 pensées sur “La naissance de l’univers à partir de RIEN (11)

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    26 juillet 2010 à 5 05 30 07307
    Permalink

    En termes plus philosophiques, la Pensée précède toujours le mouvement. Et le mouvement cristallise la vibration pour accoucher de la matière. TOUT est donc dans la pensée originelle.
    C’est tellement simple…

    Répondre
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    26 juillet 2010 à 5 05 52 07527
    Permalink

    Et l’Être précède la pensée. Ce qui indique qu’en réalité, tout est plutôt dans « l’être » initial qui, au départ n’a qu’une valeur « non nulle ».

    La pensée est la propriété de « l’être » et cette pensée se matérialise. Trois niveaux évolutifs tout comme dans l’histoire de l’univers.

    Effectivement c’est assez simple. Mais de l’expliquer par A + B devient un peu moins simple et de « ressentir » une « vérité » n’est pas l’équivalent de la « connaitre » et de la « comprendre ». je pense.

    La « connaissance » d’une chose, lui enlève tout pouvoir de « subjugation » et de « prise de contrôle » de la pensée. Ce que ne fait pas du tout le « savoir » et encore moins, le « senti ».

    j’essaie d’expliquer pour que chacun puisse garder sa « liberté de penser ». Celui qui croit sans comprendre n’est pas libre de penser. Cela aussi est facile à comprendre. 🙂

    « L’être est le propriétaire de la pensée qui précède la matière où se fait l’action ». C’est beau, c’est grand, mais ce n’est pas prouvé.

    Donc, je n’ai pas encore réussi à terminer l’explication de cette trilogie. Les preuves n’y sont pas encore. De plus, le côté astrophysique de la science n’y parviendra peut-être pas seul. Nous verrons bien.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    26 juillet 2010 à 5 05 55 07557
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    J’aurais dû souligner que de penser est la première forme de mouvement qui est apparu; car penser demande un minimum d’énergie. Voir les premiers articles.

    C’et donc l’énergie du mouvement qui prévaloit sur l’énergie de la pensée.

    Amicalement

    André Lefebvre

    Répondre
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    26 juillet 2010 à 6 06 44 07447
    Permalink

    Pour le poète, dont la perception du monde rejoint souvent celle du scientifique, mais dans un langage différent, La Pensée abstraite prédède nécessairement l’Etre, car c’est elle qui lui permet de naître, de se mouvoir et de se vibrer. La conscience subjective, qui peut-être un rêve, se transforme en état, celui d’être. Enfin, c’est l’intuition du poète qui rêve de tout cette genèse.

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    26 juillet 2010 à 7 07 26 07267
    Permalink

    Le poète fait erreur malgré la beauté de la chose. Et voici pourquoi:

    « La conscience subjective, qui peut-être un rêve, se transforme en état, celui d’être. »

    La conscience subjective doit être pour le poète, la « pensée abstraite » dont vous parliez.

    La pensée qui est dynamique, ne peut pas précéder « le statique » qui est un « état » comme vous le mentionnez. Donc, « l’état » qui est toujours « statique » se doit de précéder tout « dynamisme ».

    « …car c’est elle qui lui permet de naître, de se mouvoir et de se vibrer. »

    C’est comme si vous me disiez que l’idée d’un plan de maison fait naître l’architecte qui lui produit la maison construite. C’est de mêler un peu les intervenants de la construction. 🙂

    Si la pensée faisait naître l’être, aucune de vos pensées ne vous appartiendraient; et vous seriez « sujet », « esclave », « soumis » à vos pensées.
    Mais il est évident que, parmis toutes ces pensées qui sont « vôtres », vous avez le choix de vivre celle qui vous convient le mieux. Dont vous êtes maître de vos pensées; ce qui signifie que « l’être » est propriétaire de ses pensées et non le contraire. C’est « l’être » qui produit la pensée. Sinon nous serons toujours esclave sans avoir de choix.

    C’est le cas de celui qui a Foi en quelque chose qu’il ne comprend pas. Même s’il a Foi en une « Vérité » grand « V », il n’est pas « libre » de sa Foi et est contrôlé par les « défenseurs » officiels de cette Foi.

    Merci, j’ai déjà donné. 🙂

    Amicalement

    André Lefebvre

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    26 juillet 2010 à 11 11 18 07187
    Permalink

    Je suis vraiment abasourdis!

    Un grand nombre de personnes viennent lire cet article et très peu retournent à l’article précédent qui explique la nature de la masse déformant l’espace-temps.

    Très surprenant; vous ne croyez pas?

    Amicalement

    André lefebvre

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  • avatar
    26 juillet 2010 à 19 07 44 07447
    Permalink

    @ Pierre Schneider

    Je viens de comprendre pourquoi le poète croit que la pensée précède l’être. C’est qu’il identifie l’être à la matière. Il n’est pas le seul évidemment.

    Sauf que la réalité « semble » toute autre.

    « Être » est un verbe complètement « statique ». Lorsqu’on « est » cela ne signifie pas du tout qu’on fait quelque chose; cela signifie même qu’on n’a pas encore décidé de faire quoi que cce soit, sinon on emploierait un autre verbe décrivant ce que l’on fait. Cependant, « être » signifie exactement qu’on à la potentialité de faire tout ce que l’on veut.

    Alors l’être se met en action et « pense » pour ensuite matérialiser son « action ». Notre univers est, en quelque sorte une « matérialisation » de la potentialité d’agir, après avoir pensé quoi faire. Cela est valable pour nous, au niveau de notre développement évolutif (mais ce n’est pas confirmé positif chez tout le monde comme on le remarque facilement dans notre société.

    Pour l’être initial statique de l’instant zéro. Ce n’est pas tout à fait la même chose. Cet être, au départ, n’a pas conscience de son « êtreté ». Il est sans le savoir. Lorsqu’il prend conscience de son « êtreté », sa conscience se manifeste à une intensité « non nulle ». Ce qui n’est pas énorme avouons-le.
    Cette conscience évoluera au prorata des expériences évolutives qui développeront l’univers jusqu’à aujourd’hui.

    Le niveau de conscience actuele de l’univers permet que sa « matérialisation » puisse chercher à comprendre son origine et accumuler des connaissances additionnelles par des expériences.

    L’univers est merveilleux et la conscience de sa « matérialisation » est tout aussi merveilleuse. Ce qui détermine la valeur extraordinaire de l’être actuel.

    je reprends tout de suite mon côté scientifique et je ne reprendrai pas cette explication de synthèse avant de pouvoir la prouver définitivement.

    Amicalement

    André lefebvre

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    26 juillet 2010 à 20 08 07 07077
    Permalink

    Est-ce que l’être crée la pensée ou qu’au contraire, la pensée crée l’être ? Il n’y a aucune certitude dans ce domaine j’attends que la science me prouve que l’être précède la pensée. Mais qui saurait l’affirmer avec une entière certitude ?
    Je pense que je suis, mais je ne suis pas nécessairement tout ce que je pense. Bref, dans l’immensité de l’Univers, je réalise tout de même que nous ne sommes que des infimes petites fourmis…et encore !
    La réponse nous viendra possiblement de l’exploration du cosmos…

    Répondre
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    26 juillet 2010 à 20 08 26 07267
    Permalink

    La question à se poser est « Qui suis-je vraiment? »

    On élimine le nom, le no d’assurance sociale, la nationalité, la profession etc.

    Après élimination de tous ce que nous « posssédons », à quoi on a l’habitude de s’identifier, on arrive tous au même résultat en disant: « Je suis celui qui est! ».

    Essayez vous verrez.

    Peut-être que mes articles scientifiques et autres « connextes » pourront apporter cette « preuve » que vous demandz; mais cette preuve ne sera jamais aussi valable que le résultat de cette recherche sur « soi-même » qu’on doit bien faire un jour ou l’autre.

    Amicalement

    André Lefebvre

    Répondre
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    26 juillet 2010 à 20 08 37 07377
    Permalink

    Les physiciens affinent leur traque de la «particule de Dieu»
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    Le président de la 35e Conférence internationale sur la physique des hautes énergie, Guy Wormser, et le directeur général du Cern, Rolf Heuer.

    PHOTO: AFP

    Catherine Fay de Lestrac
    Agence France-Presse
    Tablant sur des découvertes majeures dans les mois qui viennent, les physiciens de l’accélérateur de particules le plus puissant au monde rêvent déjà d’une machine plus puissante qui les aidera à percer les secrets de l’univers dont le mystérieux boson de Higgs ou «particule de Dieu».

    La 35e Conférence internationale sur la physique des hautes énergie (Ichep) à Paris revêtait une importance particulière cette année car y étaient présentés les premiers résultats du fameux Grand collisionneur de hadrons (LHC), près de Genève, un projet international pharaonique de 3,9 milliards d’euros.

    Les performances enregistrées par le LHC ont été «plus rapides que prévues», s’est réjoui lors d’une conférence de presse, Rolf Heuer, directeur général du Cern (Centre européen de recherche nucléaire), qui l’exploite.

    En quatre mois, le taux de collision y a été multiplié par un facteur 1000. Les détecteurs qui enregistrent les données (trajectoire des particules après leur collision, leur nature et leur masse) ont également dépassé les attentes.

    «Si la nature est coopérative, on peut faire des découvertes l’an prochain. Sinon, ça peut prendre jusqu’à 2015», a précisé à l’AFP M. Heuer.

    «Ce qui est excitant, c’est le potentiel de découvertes, d’ici deux mois à quatre ans», explique Guy Wormser, qui préside la conférence.

    Tablant sur des percées majeures, les physiciens pensent déjà à la suite, la machine qui permettra d’observer en détails les nouvelles particules qu’aura découvert le LHC.

    «On doit anticiper car cela prend 20 ans à construire et cela coûte 10 milliards d’euros. On ne peut pas laisser un trou de vingt ans, pendant lequel les gens s’en vont et on perd la compétence», a expliqué M. Wormser.

    Un des projets est le Collisionneur linéaire international (ILC), qui projettera les particules en ligne droite, plutôt que dans des anneaux géants.

    Selon M. Wormser, «on choisira l’un ou l’autre en fonction de ce que le LHC nous dire du boson de Higgs». Cette particule dite «particule de Dieu» est supposée conférer leur masse aux autres particules mais n’a encore jamais été trouvée.

    Remis en route le 30 mars après un arrêt peu après son lancement en novembre 2008, le LHC a déjà dépassé les performances de l’accélérateur de particules américain, le Tevatron du Fermilab de Chicago.

    «En quatre mois, nous n’avons pas de découvertes dignes d’un prix Nobel, mais nous avons la certitude que tous les outils mis en place fonctionnent parfaitement. On voit l’autoroute de la découverte dégagée devant nous, sans obstacle», a expliqué Guy Wormser.

    «C’est une machine qui explore des domaines d’énergie que l’humanité n’est jamais allée voir. On entre dans une jungle jamais explorée et nous sommes au début de cette aventure», explique Guy Wormser.

    Les collisions de protons à grande vitesse dans un tunnel circulaire de 27 km, enfoui à 100 mètres sous terre dans la banlieue de Genève, doivent donner une idée de ce qui s’est passé un milliardième de seconde après le Big Bang il y a quelque 13,7 milliards d’années,

    Cette machine géante fonctionne comme un «microscope» pour voir les particules de l’infiniment petit, les «briques Lego» qui constituent l’univers, l’infiniment grand, selon les scientifiques.

    «Nous avons un modèle fantastique, le modèle dit «standard», mais qui n’explique que 5% de l’énergie et de la matière de l’univers. Les 95% restants sont à explorer», a expliqué Rolf Heuer.

    Le LHC sert à la fois à confirmer ou infirmer cette théorie du modèle standard, mais aussi à explorer ce qu’il n’explique pas: la matière noire et l’énergie noire.

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    26 juillet 2010 à 21 09 15 07157
    Permalink

    🙂 🙂 🙂

    On verra bien.

    Entretemp, Stephen Hawking hésite à croire à la découverte de cette « particule de Dieu » appelée plus intelligemment le boson de Higgs.

    Quant à moi, je suis convaincu qu’on ne pourra pas trouver ce qui n’existe pas. Et mes explications sont beaucoup plus logiques et objectives que celles qui justifient le boson de Higgs, la matière noire et l’énergie sombre.

    Tous ces sujets sont traités dans mes articles actuels.

    Souhaitons qu’on modère un peu les avancées technologiques pour donner la chance de développer un raisonnement objectif et logique, avant de créer quelque chose qu’on ne pourra pas maîtriser.

    Mais qui suis-je pour donner des conseils? Peut-être pourrais-je rappeler qu’au début, le forage en haute mer, à très grande profondeur, ne comportaient aucun risque qu’on ne pouvait prévoir et surtout maîtriser?

    Les apprentis-sorciers sont toujours inquiétants.

    Amicalement

    André Lefebvre

    Répondre
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    28 juillet 2010 à 21 09 57 07577
    Permalink

    Le poète fait erreur…
    Ce n’est pas que je me pense poète, mais j’ai passé ma vie à en écrire des poèmes…
    Comme Pierre S, sans doute.
    Mais je suis fasciné par la science.
    Sauf que l’exploration de la matière – et laquelle? – n’est que la matière perceptible par l’humain ou par un outil inventé par l’humain.
    Si le poète fait erreur, la science passe son temps à faire des erreurs.
    Sa grandeur repose sur les erreurs passées.
    Étant donné que la Terre a déjà été plate et que l’on tombait au bout.
    Je pense que l’on tombe encore au bout…
    🙂
    Nous sommes des acariens sur un matelas.
    Alors si l’acarien invente une machine à compter les maisons qui l’entourent, les matelas, les villages, les villes, les pays, les planètes…
    Bonne chance à Stephen!

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  • avatar
    28 juillet 2010 à 22 10 49 07497
    Permalink

    « Ce n’est pas que je me pense poète, mais j’ai passé ma vie à en écrire des poèmes…
    Comme Pierre S, sans doute. »

    On se rejoint tous à ce niveau; sauf que je n’écris plus de poême depuis assez logtemps. Le dernier s’intitulait:
    « À l’heure de ma mort
    je veux pouvoir dire… » 🙂

    « Si le poète fait erreur, la science passe son temps à faire des erreurs.
    Sa grandeur repose sur les erreurs passées. »

    La science fait des erreurs d’interprétation. Son problème est qu’elle interprète l’univers à partir de premières données scientifiques trouvées. Comme celles de Galilée et Newton. Les dernières découvertes ne servent qu’à renchérir sur les premières au lieu de les remplacer.

    Le poète ne joue pas ce jeux à la c… Il ressent, et fait ressentir. En fait il ne fait pas beaucoup d’erreur; sauf lorsqu’il s’identifie à la matière qui n’a aucune valeur vis à vis l’esprit qu’il embellit avec des mots.

    Tout ce que je soulignais était que le poète est le propriétaire de son esprit qui produit les poêmes. Il faut donc que le poète « soit » pour que son esprit se manifeste, et non le contraire.

    Avouez que ce n’est pas une grosse erreur comparativement à celles de la science qui « imagine » le boson de Higgs, la matière noire et l’énergie sombre sans aucune rime ni raison.
    🙂

    Amicalement

    André Lefebvre

    Répondre

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