La nationalité Québécoise!!!

La nationalité Québécoise!!!

– Dis-moi; c’est quoi un Québécois?

-C’est un individu qui réside au Québec ou à Québec.

-Comment ça au Québec ou à Québec???

-C’est simple; les gens qui réside dans la ville de Québec sont des Québécois et les gens qui résident dans la province de Québec sont aussi des Québécois.

-C’est quoi la différence entre les deux?

-Leurs adresses.

– C’est tout?

-En tout les cas, c’est tout ce qui reste depuis la révolution tranquille.

-Qu’est-ce que tu veux dire?

-Je veux dire que la révolution tranquille a défini l’ancien Canadien-Français comme une “grenouille de bénitier”, avec la caractéristique du “porteur d’eau” pour les Anglais et celle d’un imbécile qui croyait être “né pour un petit pain”. Du moins c’est un peu ce qu’un sociologue Québécois actuel, M. Beauchemin, nous apprend dans ses cours/conférences. Pas surprenant qu’en 1960 on ait décidé de jeter tout le passé par-dessus bord! Mais ce n’était pas la vérité.

– Ecoute; si un sociologue l’enseigne c’est sûrement que c’est, en partie, la vérité.

-Pas si certain que ça. J’ai vécu avant la révolution tranquille et je dois te dire que les Québécois de l’époque étaient loin d’être des “grenouilles de bénitier”. Pendant la messe on allait fumer devant l’église et on parlait de politique, de chasse et pêche et de notre travail (incluant « bibi »). Le seul lien « sacerdotal », qu’un Québécois de l’époque manifestait très fort, était lorsqu’il se donnait un coup de marteau sur le pouce.

M. Beauchemin dit également que les Québécois portaient au nue le fait d’être agriculteurs ce qui empêchait les ruraux de venir dans les villes. Tout ça c’est la version de Trudeau, Pelletier et autres, dans leur création « Citée libre », qui ont voulu dénigrer les vrais Québécois pour, ensuite, les « façonner » à leur désir. Évidemment, si tu acceptes ces « prémisses », ils ont eu raison; mais les fameux « prémisses » sont faux.

– Et puis, après?

-Et puis après??? Mon arrière-arrière grand-père est venu s’installer à Montréal  vers  1850. Il voulait faire de l’argent au lieu de nourrir des porcs et des poules. Donc, il ne croyait pas être né pour “un petit pain”. Avant cette époque, le seul travail qui n’était pas à la “ferme”, était celui relié aux fourrures et à la foresterie; et c’est ce que les ancêtres précédants ont fait même s’ils possédaient une ferme.

Je dois te dire qu’aucun de mes ancêtres (et je ne suis pas le seul) ne s’est considéré comme au service des anglais. S’ils acceptaient de travailler pour un anglais, c’était sous contrat et non comme employé ou serviteur. Et c’est le cas d’une majorité de Québécois. La révolution tranquille a consacré l’image du Québécois comme étant celle présentée par Claude Henri Grignon, dans “Un homme et son péché”. En réalité il y avait très peu de Séraphin Poudrier, de Père Laloge, et de Donalda parmi les Québécois. La majorité étaient des Alexis Labranche, suivit  des Todore Bouchonneau “dit Desbouchons” et des Gorgianna Bouchonneau dit “La lionne”. Ce ne sont pas des personnages que l’on peut qualifier de “victimes”.

Les seules victimes étaient du genre « Monsieur le notaire du Potiron » qui jouait à « être Français ». Et comme c’est lui et ses semblables qui ont écrit l’histoire de la Nouvelle France et du Canada, ils ont fait de nous des « orphelins abandonnés par la mère patrie ». Il faut souligner également que les « Évêchés » appuyaient cette vision. Ce qui leur permettaient de croire qu’ils contrôlaient leurs « ouailles ». Il faut, cependant, y regarder à deux fois pour découvrir la réalité historique.

-Donc, selon toi, les Québécois n’étaient pas aussi religieux qu’on le dit?

-Pas ceux que j’ai connu dans mon temps, en tous les cas. Et il semble que durant notre histoire on fut obligé de passer des lois pour que les Québécois n’aillent pas fumer sur le perron de l’Église pendant la messe; alors tire tes conclusions.

-Et le clergé qui contrôlait la vie des Québécois?

-J’ai vu un curé se faire attraper par le collet par une de ses “brebis” et on m’a raconter que ça s’est passé assez souvent quand le curé devenait trop “ ti-boss” de la paroisse. S’il était “raisonnable”, le Québécois donnait des sous à sa femme pour la quête à la fin de la messe. Il y a des évêques qui sont venu “redresser des situations” dans certains villages en employant des phrases trop “catégoriques” durant le sermon. La majorité des “brebis” s’est levée et a quitté l’Église; et ça, ça s’est passé au 18e siècle. Donc les Québécois n’ont jamais été des “souris de sacristie”.

-Mais les curés obligeaient les hommes et les femmes du Québec à avoir des enfants!!!

-Fait le tour du Québec et regarde nos Québécoises et demande-toi comment tu réagirais si le curé te disais de faire un enfant à l’une d’elles qui te fait un beau sourire. Est-ce que cela fait de toi une “grenouille de bénitier”?

– Dans ce cas, la révolution tranquille vous a donné quoi?

– Elle nous a donné le sens de “l’égoïsme” et le sens “d’écraser nos voisins” avec un peu d’hypocrisie indispensable pour devenir de bons “hommes d’affaires”. Et ça fonctionne; de plus en plus de Québécois deviennent millionnaires au dépend de leur concitoyens.

-Des millionnaires dans une société n’est peut-être pas mauvais tant que ça?

-Peut-être pas; mais ça crée aussi des pauvres en joual-vert, en tous les cas. Mais le plus triste c’est que pour opérer cette révolution tranquille on a été obligé de renier qui nous étions: des hommes courageux, joyeux, honorables, amicaux, sociables, travailleurs etc.

Savais-tu que depuis 1760, les Canadiens-Français étaient reconnus comme les meilleurs travailleurs de l’Amérique du Nord? Au dix-neuvième et au vingtième siècle, si tu allais au USA pour trouver du travail, tu en trouvais aussitôt arrivé. Il était reconnu partout que le Québécois était un excellent travailleur et s’il, avait un métier, tous les employeurs étaient alors assurés d’employer les plus compétants qu’ils puissent trouver.

À l’étranger, les Québécois parvenaient à obtenir les meilleurs salaires dans leur champ de compétence; et au Québec, la seule menace d’un homme de métier, de quitter un employeur suffisait à lui guarantir une hausse de salaire. Le Québécois n’a jamais pensé être “né pour un petit pain”. Le Québécois et avant lui, le Canadien-Français parvenait à gagner assez d’argent pour passer l’hiver à faire la fête, s’habiller en neuf etc. Les Québécois n’ont jamais été pauvres, ni avares, ni grincheux ni paresseux. Ils n’étaient simplement pas des “profiteurs” de leur semblables.

– Donc, tu regrettes l’époque de ce qu’on apelle la “Grande noirceur”?

-Es-tu malade? Je ne peux pas regretter les avancements technologiques actuels; mais je regrette que le Québécois n’ait plus de caractéristiques nationales. Je regrette qu’il ait rejeté son histoire qui est l’essence même de sa nature Québécoise. C’est de nos jours qu’il est devenu un mouton insignifiant qui ne se fait valoir que par son compte de banque.

Il est devenu un esclave de “l’establishment” qui lui donne un gros salaire s’il parvient à déposséder ses compatriotes. Regarde seulement l’exemple des présidents de banques qui obtiennent des millions en prime de départ parce qu’ils ont augmenté les “frais de service mensuels” de quelques dollars par habitant.  Quelques dollars mensuels par habitants signifie quelque 14 millions mensuellement pour donner un service qui était gratuit lorsqu’il était fait à la main, mais qui est “chargé” depuis que tout se fait tout seul par ordinateur. Si tu ne me crois pas, relis l’histoire de la « Caisse Populaire » et regarde ce qu’elle est devenue.

-Tu n’es qu’un maudit chiâleux!!!

-Exactement!!! C’est une des caractéristique des Québécois; mais il faut ajouter que j’aime chanter, faire des blagues, éprouve du plaisir à me dépasser, m’amuse à combattre mes peurs, adore participer à un “party” où des amis font de la musique, danser, aller à la chasse et à la pêche etc.

Et je suis encore un peu “soupe au lait”. Ça, cependant, je ne sais pas vraiment d’où ça vient; ça doit être génétique.

-Salut!

-Hey!

-Quoi?

-Veux-tu voir un vrai Québécois qui n’est pas a obnubilé par l’argent, qui est brillant et qui, si tu lui demandes un service, se fera un plaisir de te le rendre?

-Ouais!

-Tiens:

Et il n’est pas le seul. Il en existe un grand nombre comme lui, encore au Québec, qui « raisonnent objectivement », se berçant sur leur « galerie », au sujet des conneries que font certains de leur semblables, obnubilés par les influences internationales de « l’objectivité raisonnable ».

-Laisse-moi tranquille avec tes histoires!!! Salut.

-Bye!…la victime.

-Quoi???

-Rien.

 

Amicalement

Elie l’Artiste

4 pensées sur “La nationalité Québécoise!!!

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    29 juin 2011 à 2 02 04 06046
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    Évidemment, au sujet de la classification des Québécois comme « porteurs d’eau pour les anglais », j’aurais pu soulever les exploit de Jos Monferrant qui fut le premier « Maurice Richard » de notre histoire.

    Il s’est levé d’une façon beaucoup plus « physique » devant la volonté de certains Anglais d’écraser les « Canayens ».

    Finalement, ils n’ont pas « écrasé » grand chose. De plus il ne faut pas croire que Jos Monferrant était seul à se défendre.

    Mais cela se passait ailleurs que dans les bureaux de notaires et de l’évêché.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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    29 juin 2011 à 22 10 14 06146
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    Finalement, je viens de décider de relater quelques exploits de ce Jos Montferrand qui vous convaincra peut-être que les porteurs d’eau pour les Anglais, ne se trouvaient certainement pas au Canada.

    À demain

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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    30 juin 2011 à 8 08 37 06376
    Permalink

    Depuis 1960, nous ne sommes plus des « porteurs d’eau »; on a même commencé à la vendre en bouteille de plastic.

    Trudeau, Pelletier et cie doivent sourire dans leur tombe.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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