La piraterie israélienne condamnée par les Nations Unies

Neuf militants ont été assassinés par les troupes israéliennes lors de l’assaut du Mavi Marmara dans les eaux internationales au large de la bande de gaza – Photo : Gallo/Getty/

Source: Info Palestine

La commission d’enquête du Conseil des Droits de l’Homme auprès des Nations Unies a accusé les forces israéliennes d’avoir violé le droit international en attaquant une flottille d’aide humanitaire en route pour Gaza.

Les trois experts nommés par la commission des Nations Unies ont déclaré dans un rapport publié mercredi que les forces israéliennes ont fait preuve « d’une violence inouïe » pendant et après leur raid sur la flottille d’aide, qui a abouti aux meurtres de huit militants turcs et d’un militant turco-américain.

L’enquête des Nations Unies a conclu qu’il n’y avait « des preuves évidentes pour appuyer des poursuites » contre Israël pour « homicides volontaires » et actes de torture commis lors de l’assaut de la flottille d’aide par ses troupes en mai dernier.

la réponse militaire d’Israël à la flottille « a trahi un niveau inacceptable de brutalité » et a violé le droit international, « y compris le droit international humanitaire et des droits de l’homme » ont déclaré les trois experts.

« Le comportement du personnel militaire israélien et autre envers les passagers flottille était non seulement disproportionné par rapport à la situation mais a démontré des niveaux de violence totalement inutile et incroyable. »

Le rapport devrait être débattu par le Conseil des Droits de l’Homme lundi prochain.

Le rapport a également rejeté la position d’Israël qui affirme que ses forces ont agi en situation de légitime défense quand ils ont attaqué la flottille, en faisant valoir que même ceux qui n’ont pas tenté d’arrêter les soldats israéliens de monter à bord des navires d’aide « ont subi des blessures, dont des blessures mortelles. »

« Il est évident qu’aucun effort n’a été fait pour minimiser les blessures infligées à certains moments de l’opération et que l’utilisation de tirs directs a été fait de façon large et arbitraire. Les circonstances de la mort d’au moins six des passagers sont directement apparentées à des exécutions sommaires. » […]

Le Comité a déclaré également que le simple fait que la bande de Gaza souffre d’une crise humanitaire, le jour du raid meurtrier, le blocus israélien était illégal et ne pouvait être maintenue de par la loi [internationale].

Le mouvement Hamas [mouvement de la résistance palestinienne] s’est félicité du rapport et a déclaré à Al Jazeera que les résultats montraient à l’évidence que l’occupation israélienne des territoires palestiniens violait les droits de l’homme.

« Aujourd’hui il faut faire encore plus et ceux qui ont commandité le raid doivent être traduits devant la Cour pénale internationale, » selon le Hamas.

Pour les besoins de l’enquête, la commission d’enquête présidée par Karl Hudson-Phillips, ancien juge de la Cour pénale internationale à La Haye, s’était déplacé en Turquie, en Jordanie et en Grande-Bretagne pour interroger des témoins et des responsables.

Desmond de Silva, ancien procureur en chef du tribunal spécial pour la Sierra Leone, et Shanthi Dairiam, de Malaisie et expert des Droits de l’Homme sont les deux autres membres du groupe.

23 septembre 2010 – Al Jazeera – Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/m…
Traduction : Info-Palestine.net

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