la planète des « singes »

C’est entendu, l’homme est la race supérieure, il domine toutes les espèces animales, végétales, de sa puissance, son « intelligence », il s’est octroyé le droit de vie et de mort sur tous les autres animaux, et s’il le veut, il peut faire sauter la planète entière…et pourtant…

Et pourtant on pourrait s’interroger sur nos faiblesses, nos carences, et notre manque de lucidité face à cette nature qui nous entoure, dont nous semblons bien incapables de tirer des leçons et de comprendre les enjeux.

La comparaison entre notre espèce et l’animal sauvage n’est pas toujours à notre avantage.

La queue du lézard, une fois coupée, repousse comme si de rien n’était, alors qu’il reste impossible à l’humain de faire repousser le moindre de ses membres amputés ?

Cette queue qui repousse chez le lézard, et autres reptiles, provient d’une molécule appelée myosiverine.

Ce sont des chercheurs de San Diego qui ont découvert que cette molécule était capable d’agir sur les cellules musculaires adultes, lesquelles du coup régressent en cellules souche des muscles, celles-ci proliférant afin de reconstituer l’organe perdu.

Après la rupture de la queue, l’extrémité à vif de celle ci se ferme par des tissus morts, le moignon se recouvrant de cellules nouvelles, et un tube cartilagineux remplaçant les vertèbres. lien

La nouvelle queue n’est parfois pas à l’image de l’ancienne, et il arrive même qu’au lieu d’une nouvelle, il en repousse plusieurs. lien

Et que dire du sens de prémonition d’un grand nombre d’animaux, qui, sans avoir fait d’études supérieures, sans avoir ouvert des livres, consulté les experts, sont capables de prévoir très longtemps à l’avance, un séisme, un ouragan, une tempête ? Qui sont capables de discerner une plante comestible d’une plante mortelle ? Qui sont capables de se soigner sans passer par la case « docteur » ?

On sait que les chimpanzés de Tanzanie consomment une plante nommée Aspilia pour calmer leurs maux d’estomac, que les belettes ont été observées en train de consommer des fleurs pour se soigner et qu’un chamois mordu par une vipère consomme, pour se soigner, de l’euphorbe, plante qu’il ne mange pas d’ordinaire. lien

L’homme n’a pas cette chance, même si la nature nous offre toutes les possibilités de nous guérir, sauf que nous n’avons pas la science infuse, et qu’il est probable que de nombreux humains sont morts d’avoir consommé l’amanite phalloïde avant d’en avoir découvert le danger.

Pourtant les limaces, et d’autres petits animaux,  dévorent allègrement les champignons mortels sans le moindre dommage ? lien

Parlons de la prémonition chez les animaux.

Les pécheurs savent qu’avant un tsunami, les poissons se rapprochent des côtes, une force inhabituelle semblant les pousser vers la surface, et ils en profitent pour faire des pêches des plus fructueuses.

Lors d’un séisme survenu en Thaïlande,   un pécheur nommé Chaïyoot Khongprachan, venant de mettre son bateau à l’eau, a été surpris d’être accompagné par 5 dauphins, lesquels poussaient des cris, agitant la queue, faisant des bonds hors de l’eau, ce qu’il n’avait jamais observé auparavant.

Ils l’ont accompagné pendant environ 5 minutes, puis sont partis.

Le tsunami est arrivé peu de temps après.

Le physicien Motoji Ikeya affirme qu’un puissant courant électrique émanant de la terre survient plusieurs heures, voire plusieurs jours avant un séisme, et pense que les animaux pourraient être sensibles à ce courant. lien

Avant chaque séisme, il est régulièrement constaté que les animaux, et les chats en particulier, sont très agités, 3 ou 4 heures avant un tremblement de terre.

Ils miaulent, courent dans tous les sens, comme s’ils avaient la prémonition de la catastrophe à venir.

D’ailleurs, il n’est pas rare qu’avant un évènement géologique, les émissions tv soient perturbées, et que les téléphones portables sonnent sans raison.

Le géologue James Berkland est convaincu que les tremblements de terre sont consécutifs à une activité magnétique, laquelle serait perçue facilement par les animaux, mais pourrait l’être aussi par des hommes réceptifs parfois à ces perturbations électro-magnétiques. lien

Et puis, pour prévenir d’un futur séisme, il a une méthode originale, il lit le journal, ayant constaté que les disparitions d’animaux se multipliaient à l’approche d’un tremblement de terre. lien

L’humanité aurait donc beaucoup  à apprendre de l’animalité.

Comment en douter encore lorsqu’on observe un conflit entre animaux : lorsqu’il y a dispute pour un territoire, l’animal vaincu s’en va, sans mise à mort, il part seulement à la recherche d’un nouveau lieu de vie.

L’homme ne peut pas en dire autant, et il aurait beaucoup à apprendre de la solidarité que les animaux ont les uns envers les autres. lien

Les bœufs musqués forment un mur de défense en cercle pour protéger leur progéniture des prédateurs. image

Et que dirent de notre difficulté à nous déplacer dans le noir alors  que les chats, et d’autres animaux, voient la nuit comme en plein jour. lien

Et quid de notre résistance à la sécheresse, à la chaleur ?

On sait que le chameau, indifférent à la brûlure du soleil, et aux tempêtes de sable, peut passer 6 jours d’affilés sans boire une goutte d’eau (lien) et perdre le tiers de son poids lorsqu’il se déplace dans le désert : combien d’hommes pourraient en faire autant ?

L’artémia, petit crustacé, peut rester « en sommeil» de longues années, et ne renaître qu’avec l’apparition de l’humidité saline. lien

Et que dire des tardigrades, ces arthropodes surnommés ours d’eau, qui peuvent vivre dans l’espace sans le moindre scaphandre ? vidéo

Ils résistent aux rayonnements ultra-violets, au vide spatial, à une pression de 600 mégapascals ou à une plongée dans l’hélium liquide à -272° C, sans le moindre dommage. lien

Comment expliquer que les cafards, sans le moindre masque et combinaison afférente, soient capables de supporter des doses de radioactivité qui seraient largement mortelles pour nous ? lien

Il faut dire que le cafard à 400 millions d’années d’expérience derrière lui, et qu’avec nos 50 000 ans  « d’homme moderne », nous faisons piètre figure. lien

Rien à voir avec ce cafard là. lien

Encore mieux, le cerveau des cafards et des criquets, d’après les découvertes des chercheurs de l’université de Nottingham, pourraient permettre de développer de nouvelles formes d’antibiotiques (lien) alors que les nôtres sont de plus en plus inefficaces, (lien) provoquant l’apparition de bactéries hyper-résistantes, comme on à pu le découvrir cet été, avec celles de l’E. Coli, qui nous venaient d’Egypte. lien

Et comment passer sous silence cette capacité de certaines espèces sauvages, comme le cheval de Prjevalski, qui broute apparemment sans la moindre conséquence, une herbe hautement radioactive ?

Avec toute notre technologie, nous sommes incapables d’avaler une salade polluée par Tchernobyl, ou Fukushima, sans en payer le prix pour notre santé.

La question que se posent certains scientifiques est celle-ci : la chaine ADN plus courte du cheval sauvage est-elle la réponse à cette manifeste résistance à la radioactivité ?

Dans la zone interdite de Tchernobyl, il reste encore 50 à 80 tonnes de lave radioactive, de l’eau et des tonnes de poussières contaminées, et pourtant les espèces sauvages, dont ce fameux cheval, semblent proliférer sans dommages apparents. lien

21 d’entre eux avaient été introduits en 1998, et ils sont plus de 50 aujourd’hui.

Or le cheval de Prjevalski a 66 chromosomes alors que le cheval domestique n’en a que 64. lien

On trouve d’ailleurs les mêmes différences entre beaucoup d’espèces sauvages et domestiques : la chèvre à 60 chromosomes, le chevreuil en a 70, le chimpanzé, tout comme le gorille en a 48, alors que l’homme n’en possède que 46. lien

Si, au passage, on peut relever que l’homme a le  même nombre de chromosomes que la pomme de terre (lien), qu’en était-il de l’homme primitif ?

Selon David Reich de la Harvard Medical School, la séparation entre le chimpanzé et l’homme s’est faite il y a moins de 6,3 millions d’années et comme l’écrit Wikipédia : « le regroupement de la tribu des Hominines (genre Homo à 46 chromosomes) avec celle des panines (genre Pan à 48 chromosomes)  forme la sous-famille des homininés ». lien

Pourrait-on alors imaginer que des membres d’une tribu sauvage d’Amazonie ou d’ailleurs aient encore 48 chromosomes ?

En tout cas, de nombreux chercheurs planchent sur la question. lien

Kenneth Miller, dans cette vidéo apporte un élément de réponse, expliquant qu’il y a eu fusion de chromosomes donnant naissance à  nos ancêtres humains, et l’audace aidant, pourquoi ne pas imaginer que les humains d’aujourd’hui ne seraient que des « chimpanzés domestiqués » ?

Car comme dit mon vieil ami africain : « l’homme est toujours son propre ennemi »

Merci à Corinne pour son aide efficace.

Article ancien :

Noir, nous sommes tous noirs

L’image illustrant l’article provient de « tranchesdunet.com»

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