La « Prime dividendes » est une prime à deux balles (on vous l’avait dit)

La « prime dividendes » : un cadeau qui fait pschitt, titre ce matin La Tribune : « Chez Securitas, 3,50 euros par salarié, 24 euros selon les calculs des syndicats chez Ipsos France, rien du tout chez BPCE selon les syndicats, qui dénoncent le fait que la société n’est pas éligible au dispositif d’après la direction du travail… La « prime dividendes » ou « prime de partage des profits » ne suscite guère l’enthousiasme escompté par le gouvernement lorsqu’elle a été créée. (…) Il y a peu, Xavier Bertrand évoquait des montants compris dans une fourchette allant de 150 à 600 euros, une récente étude de Towers Watson fait, elle, état de montants plus faibles. Réalisée entre le 21 et le 30 septembre, l’enquête montre ainsi que le montant envisagé est en moyenne de 200 euros (il oscille selon les entreprises entre 100 et 450 euros).«  Lorsque le dispositif a été présenté, le gouvernement avait parlé de 1000 euros…. « Interpellé sur cette question, Xavier Betrand assure pourtant, vendredi, qu’il s’agit là d’un malentendu, relève le blog Les décodeurs“Il n’ a jamais été question… c’est moi qui ai porté ce texte, et François Baroin n’a jamais dit que ce serait une prime de 1 000 euros. Il y a un exemple qui a été donné et à partir de là tout le monde s’est engouffré”, explique-t-il. » Pur mensonge, preuve à l’appui, administrée par la vidéo de l’interview par Europe 1 du ministre du Budget, François Baroin. Il dit très clairement : « un dispositif simple sous forme de primes exceptionnelles dont le montant n’est pas encore stabilisé, d’au moins 1 000 euros« . Rappelons ce que nous écrivions le 29 avril 2011

« Que c’est beau ! La phrase résonne encore dans nos oreilles, prononcée à l’instant sur BFM TV : « Le gouvernement n’imposera pas de montant minimum ». Ça touche au sublime. Il est bien sûr question de la fameuse « prime bonneteau© » de Nicolas Sarkozy : « Tu la vois ma prime ? Tu la vois plus ! » La « prime à mille euros » est devenue « la prime dont le montant sera négocié sans contrainte pour le patronat de faire aboutir la négociation », autrement dit « la prime à 10€ », aka « la prime à deux balles ». Reste cette lancinante question : de qui se moque-t-on ? »

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La « prime dividendes » : un cadeau qui fait pschitt

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