La puissance « sans peur et sans reproches » de la monarchie démocratique!!!

La puissance « sans peur et sans reproche » de la monarchie démocratique.


Ceux qui ont voté, le 2 mai dernier,  pour un gouvernement “fort” et “stable” à Ottawa, afin de vraiment  connaître les “intentions” du parti conservateur, ont reçu un début de réponse très clair ce samedi soir du 25 juin.

Les espèces “d’empêcheurs de tourner en rond” syndiqués qui pensent pouvoir prendre la population en otage pour s’octroyer des avantages supérieurs à l’ensemble, en ont prit pour leur rhume et furent « mis au pas » une fois pour toute. Et il semble que ce ne soit pas le dernier “redressement” social qu’opèrera notre nouveau gouvernement.

Enfin, un gouvernement “stable” et “fort” s’est permis donner du poing sur la table,  a mis ses culottes et a commencer à trancher le nœud gordien qui menace notre système social, les syndicats. Pourtant, ça ne prenait pas grand chose; mais la puissance gouvernementale s’est enfin manifestée. Une simple “loi spéciale” a réussit à mater les “réfractaires anti-sociaux-économiques-socialistes” et l’équilibre du système financier de notre grand pays, digne membre  du G8, malgré sa dixième position dans l’économie mondiale, fut sauvé de justesse. Ouf !!!

Mais revoyons les évènements qui se sont déroulés:

1)      Les travailleurs de Poste Canada négocient un nouveau contrat de travail depuis huit mois (Ce qui est moins long que la plupart des négociations dans l’entreprise publique).  Les négociations ayant cessé d’avancer (c’est un rituel dans ces négociations), les postiers décident d’installer une “grève rotative” où chacun des endroits désignés se mettent en grève pendant 24 heure. De cette façon, les postiers continuent d’assurer le courrier aussi normalement que durant une semaine où on trouve un jour de “fête” férié. Ce qui dénote la volonté « claire et nette » de ne pas prendre la population en otage. Après quelques jours de ce “remède” tout le monde affirme que cette rotation des grèves ne cause aucun problème à la livraison du courrier. Finalement, le moyen est beaucoup plus “représentatif” qu’un vrai moyen de pression efficace.

2)      Le gouvernement, attifé d’un mandat “majoritaire fort” fourni par 40% de la population canadienne, menace alors, comme il venait de le faire pour Air Canada la semaine précédente, de promulguer une “loi spéciale” forçant le retour au travail des postiers.

3)      Contrairement aux employés d’Air Canada, les postiers ne sont pas ébranlés par cette “menace” et continuent d’essayer de négocier. Il faut savoir que les employés des postes n’ont pas la réputation de souiller leurs culottes à la moindre manifestation des “gros yeux” gouvernementaux ou patronaux. Ils sont plutôt du genre “imperméables aux menaces”.  Par contre, cette menace d’une “loi spéciale” ouvre une porte de sortie à l’employeur Poste Canada. Celui-ci décide alors d’établir un “lock out”. On cadenasse les portes et les employés des postes sont renvoyés chez eux. Il est évident que, comme les grèves rotatives ne nuisaient pas à l’économie, on prend les moyens adéquats pour que l’économie soit touchée.  D’ailleurs, aussitôt le “lock out” en place, on commence à recevoir des appels d’aide au Gouvernement. La population et surtout les entreprises commencent à rechigner.

4)      Le “chevalier protecteur démocratique” prend les choses en main et propose à la chambres des communes, jeudi le 23 juin, sa “loi spéciale”.  Enfin la Démocratie lève le ton. Il faut souligner que  si cette loi avait été un simple “ordre de retour au travail” des postiers  ainsi qu’un retour à la table de négociation, tout se serait déroulé sans anicroche. Par contre, cela aurait obligé l’employeur à lever le “lock out”. À ce moment-là, la loi aurait donc été promulguée pour “mettre au pas”, non pas les employés, mais bien l’employeur. Ce qui n’aurait pas été “systematically correct”. Tous, nous savons très bien, que les Conservateurs ne sont pas là pour “mettre au pas” la partie patronale, contrôleuse du “système”.  Donc  il fallut présenter  une loi qui attaque les employés directement, en s’efforçant de faire croire que cette loi sert à remédier à une “grève” qui stoppe la livraison du courrier et, de ce fait, nuit à l’économie du pays.

Évidemment on prend soin de dire qu’il s’agit d’une “grève” et non un “lock out”. Malheureusement, seul un imbécile ne connait pas la différence entre une grève et un “lock out”. Ce qui signifie que notre gouvernement considère bien la population comme un groupe d’imbéciles ignares, en croyant que nous ne pourrions pas saisir la différence.  Mais, non seulement, cette loi s’attaque-t-elle sans raison aux employés de Poste Canada, elle s’attaque également aux droits de tous les employés du pays, en dénigrant leur droit à se syndiquer et négocier des améliorations à leurs contrats de travail pour assurer leur qualité de vie. Voici les points “litigieux” et plutôt révoltants de cette loi.

a)      Le “salaire de base” des nouveaux employés seront dorénavant de 18% inférieur à celui des “anciens” employés pour effectuer le même travail. Cette “amélioration”  des conditions de travail se base sur une logique “évidente et indéniable” d’une supériorité d’expérience, de la part des “anciens employés”, pour porter deux sacs de lettres, tout en marchant. Un peu comme si ce “haut fait” d’équilibristes extraordinaires mérite de faire partie d’un spectacle du Cirque du Soleil. Il faut bien avouez, cependant, que l’expérience est enfin reconnue officiellement et à son juste niveau.

b)      Au niveau des pensions, les nouveaux employés devront travailler cinq ans de plus avant de prendre leur retraite. Quand on sait combien de travailleurs sont désemparés lorsqu’ils n’ont plus rien à faire, on ne peut que remercier le gouvernement pour sa sagesse et sa compréhension de la psyché humaine. On protège le travailleur le plus longtemps possible.

c)       L’une des améliorations sur “l’efficacité au travail”, en litige lors des négociations, est d’ajouter un troisième sac aux épaules des “facteurs et factrices”. Évidement, cela prolonge leurs “petites marches quotidiennes” de deux heures; mais puisque, selon les patrons, les avancés technologiques diminuent de deux heures le travail de préparation des livreurs de courrier, on rétablit  l’équilibre tout simplement. La loi spéciale n’aborde pas ce “projet”; mais elle le supporte, d’une certaine façon, en imposant son retour au travail. À tout le moins, on peut facilement comprendre que cette loi se fiche éperdument des problèmes de santé, qu’un poids additionnel soit accroché au cou des livreurs. Il faut se rappeler que les “anciens voyageurs” transportaient 90 lbs dans les portage de l’ouest au 19e siècle; et on n’en est encore qu’à environ 75 lbs; faut quand même pas paniquer! Il reste encore 15 lbs à pouvoir leur installer, dans une cruche, sur la tête. Même si, évidemment, le métier de postier est celui qui provoque plus d’accidents reliés au travail, que tous les autres métiers. Plus de 6,000 postiers  ont subi des accidents de travail l’an dernier.

d)      La partie patronale, lors de leur bris de négociation, en était au point d’avoir présenté au syndicat,  une augmentation de salaire de 1.9% pour la première année du contrat. La loi spéciale du gouvernement “fort”, “stable”,  et élu majoritairement par 40% de la population, décrète “doctement” une augmentation de 1.5%. Notre gouvernement “fort” fait donc économiser au “patronat” 0.4% sur leur propre proposition salariale. Personne, maintenant, ne peux vraiment accuser le gouvernement d’être “doux” pour le patronat. Il s’en est même fallu de peu que celui-ci soit tyrannisé au point de ne donner que 1% d’augmentation à leurs employés. Dorénavant, le patronat est mieux d’être très  prudent face  à ce gouvernement. Il pourrait le regretter, si jamais les patrons s’avisent  de faire bénéficier un peu trop leurs employés, d’une partie des profits qui sont générés par leur travail.

Dans le cas actuel de Poste Canada, les profits de l’an passé sont plus de 281 millions de dollars, qui doivent être “investis” dans les coffres de l’état. Les employés de Poste canada ont généré plus de 1,5 milliards de dollars durant les 15 dernières années.

On doit dire que cette “efficacité” est, quand même, très bien reconnue par le gouvernement, qui rémunère le directeur de Poste Canada avec un salaire de près de 400,000$/an plus un bonus de plus de 30% annuellement. À remarquer qu’il lui est également prévu une augmentation salariale, à chaque année, de 4%. Difficile d’avoir une reconnaissance supérieure à celle-là, avouons-le.  Alors imaginez les profits anticipés avec un troisième sac au cou des postiers. Cela signifie tout simplement que  la crise économique est dorénavant sous contrôle. Sauf si le salaire du directeur est doublé, évidemment.

e)      La “loi spéciale” en question est tout de même “prévoyante” et stipule que le gouvernement démocratique actuel nommera un “arbitre expérimenté et efficace” pour essayer de trouver un point d’entente au conflit actuel. Cet “arbitre” aura la tâche, intellectuellement très éreintante, de “déterminer” lequel du pourcentage d’augmentation de salaire est le plus avantageux pour les deux parties. Espérons qu’il saura découvrir ce qui est avantageux aux deux parties, entre la marge qu’on lui laisse de 1.5%  à 1.9%. Après toute une nuit de réflexion intensive, j’en suis venu, personnellement, à me faire à l’opinion qu’il serait peut-être possible de proposer 1.7%. Néanmoins, disons que la marge de manœuvre de l’arbitre est très vaste et difficile à clarifier; le dilemme se trouve être : 1.5% ou 1.6%, 1.7% ou 1.8% et finalement 1.9%. Demandez-vous comment faire pour sortir de ce dilemme incommensurable, sans léser l’un ou l’autre des deux parties? Je ne voudrais pas être à la place de l’arbitre.

Vous comprendrez que la décision risque de prendre énormément de temps à venir, et risque  qu’une commission d’étude de « spécialistes en négociations salariales » soit incontournable. Le gouvernement a, quand même fait preuve de magnanimité dans  sa loi. À mon sens, il aurait dû limiter, d’un seul trait, l’augmentation accordée à 1.5% comme il l’avait indiqué; mais la mollesse de caractère acquise pendant 5 ans de « gouvernance minoritaire » ne peut pas disparaître du jour au lendemain. Donnons une période d’adaptation à nos élus. Ils parviendront bien à s’habituer à nous gouverner selon une monarchie démocratique. J’ai pleinement confiance en leurs aptitudes  naturelles d’adaptation.

Suite à cette situation légitime (ou légale; je ne sais plus trop laquelle est applicable ici) du “pouvoir”, l’opposition « jaune orange » qui fut élue en majorité par les Québécois, décide de prendre la défense des “droits acquis” des travailleurs, grâce aux combats de plusieurs générations précédentes. Elle organise alors un “Filibuster” où les députés s’obligent à présenter leur opinion dans un discours d’une durée de vingt minutes chacun, intercalés de périodes de questions de dix minutes de la part du gouvernement, mais qui est fait successivement par tous les députés de l’opposition, sans qu’on puisse arrêter la session parlementaire. Cette pression de l’opposition est la seule possible face à un gouvernement majoritaire. Le NPD fait donc le maximum pour influencer le gouvernement et le pousser à  modifier sa loi spéciale. La “session” dure de jeudi matin à samedi soir; et fait à noter, aussi longtemps que la “session” s’éternise, on ne change pas la date de cette cession. Donc pour le gouvernement, samedi soir, à la fin du « Filibuster », on est encore  jeudi.  C’est la première semaine de trois jeudis que nous ayons connu depuis des temps immémoriaux. Qui a-t-il d’étonnant, maintenant, dans l’arrêt du Soleil par Josué, après un tel évènement provoqué par le NPD?

L’opposition officielle fait remarquer que, premièrement, les problèmes économiques ne sont pas causés par les “grévistes”, mais bien par le patronat qui avait décrété un “lock out”. Les “grèves tournantes” n’ont aucunement nuit à l’économie et tout le monde est d’accord. Cependant, les membres du gouvernement n’ont  jamais saisi la différence entre “grève” et “lock-out”. Il semble que dans l’ouest canadien et que dans une partie de l’Ontario, on ait certaines difficultés avec les “anglicismes”.

Les députés du NPD demandent, deuxièmement, des explications sur la décision de décréter 1.5% d’augmentation de salaire quand le patronat offrait 1.9% que les négociateurs avaient déjà accepté. On n’obtint aucune réponse à cette question, il est bien évident que l’importance de sauver l’économie passe bien avant ces futilités.

Donc les discours se suivent l’un après l’autre, entremêlés des questions et des commentaires des membres du gouvernement. J’ai suivit les “débats” pendant ces trois jours. Mais, moi, je suis allé me coucher durant la nuit, en faisant confiance à nos députés « jaune-oranges » élus. Vendredi, à partir de 5 hre du matin jusqu’à 3 hre de l’après-midi, les discours en français se sont succédés au Parlement. Les murs devaient frissonner devant les bruits continuels de cette langue qu’on entend bien de temps à autre, mais jamais, au grand jamais, avec autant de constance et de continuité, à l’intérieur de l’arène  gouvernementale.

L’ambiance en était tellement influencée, que certains des députés du gouvernement furent emportés par le courant et s’exprimèrent plusieurs fois, avec certaines difficultés mais quand même dans une reconnaissance honorable, dans cette langue officielle des “grenouilles”, selon certains anglophones, un peut plus nombrilistes que la majorité.

Nos jeunes députés québécois élus purent se faire les dents sur les débats au parlement. Ils en tirèrent une expérience importante.  Il y eu également plusieurs surprises. Nos jeunes lisaient les textes préparés de leur discours assez posément et sans grande émotion, sauf pour quelques-uns. Cependant lors des questions des membres du gouvernement, une étincelle s’allumait dans leurs yeux et ils répondaient, tous sans exception, avec perspicacité et parfois une certaine agressivité, plus ou moins contenue, qui laissent de très bons présages.

Même la jeune députée de Maskinongé, décriée par certains jaloux de son élection, s’en est très bien tirée; malgré que l’on voit chez elle, une grande volonté à vouloir maîtriser le Français à la perfection. Lors de la lecture de son discours, elle eut de petits airs de dépits lorsqu’elle buta sur quelques mots.  Par contre, lors des questions, elle répondit dans la langue qu’elle maîtrise le mieux et ne s’en est pas laissé imposer du tout. Elle n’a pas à être mal à l’aise avec son français, elle va parvenir très rapidement à le maîtriser et fait déjà beaucoup mieux que plusieurs députés de la chambre. Par contre ses réactions laissent entrevoir cette propension qu’elle semble avoir pour exiger la perfection. Ce qui est une “promesse” positive pour ses commettants de Maskinongé. Tous les autres jeunes furent également très à la hauteur. La majorité on créé des surprises qui ont étonné plusieurs membres du gouvernement. Certains se sont rendu compte qu’ils devront composer avec cette nouvelle force, lorsqu’elle sera  un peu plus aguerrie.

Samedi soir fut celui des votes sur les amendements et cette loi spéciale.  Certains députés du NPD ont fait une dernière tentative, mais en vain. On vit la manifestation monarchique d’un parti démocratique « représentatif » majoritaire au pouvoir.

Pour bien faire comprendre leur pouvoir illimité actuel, pas la moindre concession, dont plusieurs étaient légitimes, ne fut accordée. « Leroy white» a parlé par la bouche de sa ministre du travail « Long Tall Sally ». Qu’on se le tienne pour dit, la monarchie est de retour dans notre société; plus question de négocier. Si vous ne voulez pas être « battu », ÉCOUTEZ et OBÉISSEZ  à « LEROY THE FIRST ».

Je suis convaincu qu’après quatre année d’un tel régime, ce « sang nouveau » dorénavant présent au Parlement, sera d’une cuvée supérieure à tout ce que nous avons déjà connu. On peut espérer des changements assez radicaux dans quelques années.

À BON ENTENDEUR SALUT!

Amicalement

Elie l’Artiste

2 pensées sur “La puissance « sans peur et sans reproches » de la monarchie démocratique!!!

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    27 juin 2011 à 11 11 08 06086
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    Les éclairs de « prise de conscience » qui nous attendent durant les quatres prochaines années seront éblouissants.

    La question est de savoir si l’éblouissement sera positif ou négatif.

    Selon la loi de l’évolution, il devrait être positif; mais nous ne le saurons qu’après l’avènement.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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      27 juin 2011 à 13 01 40 06406
      Permalink

      Et souhaitons que cet avénement soit l’instauration de la démocratie « directe » au lieu de cette farce qui nous dirige actuellement.

      Amicalement

      Elie l’Artiste

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