La situation économique en Allemagne: un coup dur pour le monde !

 

Si les chocs violents n’ont pas manqué ces dernières semaines, la plus mauvaise nouvelle – pas encore pleinement anticipée par les marchés – nous vient d’Allemagne. Le moteur européen semble ainsi en période d’essoufflement et ce ralentissement incontestable de l’activité dans ce pays est susceptible d’accentuer encore l’europhobie du citoyen allemand tout en tétanisant davantage son gouvernement déjà velléitaire…

 

La conjoncture déclinante en Allemagne ne fait tout d’abord pas les affaires de l’Union Européenne censée être secourue et renflouée principalement grâce aux deniers allemands ! Ensuite, l’Allemagne étant un des foyers les plus actifs de la planète en terme de promotion de la croissance et eu égard à la masse de ses exportations, sa situation économique permet de tirer un état des lieux très fiable de la consommation internationale. Comme l’Allemagne est en effet un des rares pays exerçant une influence bénéfique sur la conjoncture globale, ses récentes statistiques n’augurent ainsi rien de bon pour cette fin d’année 2011. P.I.B. du second trimestre à 0.1% (nettement en-deçà des prévisions de 0.5%) et confirmant une tendance prévisible ces dernières semaines, exportations en déclin de 1.2% sur le mois de Juin, indices de confiance des investisseurs et des patrons au plus bas quasiment depuis 2009… si l’économie allemande semble toujours bénéficier d’une certaine croissance, il devient évident que la période faste de l’année 2010 et des premiers mois de 2011 fait aujourd’hui place à une stagnation inéluctable et à son lot de doutes et de réflexes de repli.

 

L’économie allemande redécouvre ainsi (elle l’avait partiellement oublié) son immense dépendance à ses exportations et, du reste, les faits sont indéniables. Les commandes chinoises de produits manufacturés de haute qualité allemands ne se feront certainement plus au rythme endiablé de ces deux années écoulées, la demande auprès des nations d’Europe de l’Est (très bonnes clientes allemandes, Hongrie et Tchéquie en tête) a considérablement fléchi et les pays d’Europe périphérique – au bord de l’étouffement et subissant des P.I.B. dramatiquement négatifs – ne pourront plus se permettre d’acheter allemand pour les quelques années à venir… Le ralentissement allemand aura donc des répercussions potentiellement dévastatrices sur une Union désespérément en quête de liquidités et il sera désormais quasi impossible de persuader le citoyen de ce pays (déjà très réticent quand sa propre situation était florissante) de faire des sacrifices pour des nations indisciplinées, dépensières et, pour certaines, tricheuses !

 

Tout – ou presque – s’est déroulé ces mois derniers et les consommateurs comme les investisseurs ont dû en outre essuyer plus d’un coup ayant failli leur être fatal. Pour autant, ce ralentissement économique allemand risque bien de précipiter par le fond tout un édifice qui ne tenait plus qu’à de biens fragiles fondations. Et d’accélérer par la même occasion la disparition de l’Euro…

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