l’Amour guérisseur

L’amour, un mot sur toutes les lèvres, aurait d’autres vertus que de procurer du plaisir, et de nombreux scientifiques nous encouragent à découvrir de plus près les vertus thérapeutiques de l’amour.

En effet, on a tout dit sur l’amour, ou presque, puisqu’il reste un terrain, plus scientifique celui là, qui est largement sous-exploité : au-delà des plaisirs qu’il procure, le sexe est aussi un médicament.

C’est en quelques mots ce que l’on peut résumer des découvertes plus ou moins récentes faites dans le monde scientifique.

En effet, chaque acte sexuel est à l’origine de production d’hormones naturelles, comme la sérotonine, par exemple, mais aussi la dopamine, l’endorphine, la testostérone, la lulibérine, l’ocytocine, la mélatonine

Et ces hormones sont intéressantes à plus d’un titre : par exemple, la mélatonine est un antidépresseur efficace et de plus, elle aide dans la régulation du rythme veille-sommeil.

Bien sur, on imagine que le (ou la) déprimé(e) n’ait pas trop la tête à la bagatelle, et pourtant, il faudrait se faire violence en faisant l’amour afin de guérir la dépression. lien

La lulibérine, appelée aussi l’hormone du désir, suscite le désir sexuel, tout en accélérant la production de dopamine, (lien) or la dopamine est un médiateur chimique du système nerveux : elle est un précurseur biosynthétique de l’adrénaline, et chacun connait les vertus de cette dernière. lien

L’endorphine est une hormone qui a des propriétés analogues à la morphine, ce produit qui permet de combattre la douleur et le stress.

Ses molécules naturelles, très proches des opiacées, permettent au corps de revenir au calme pendant et après l’acte sexuel, en maitrisant la respiration. lien

La sérotonine de son coté agit sur le système nerveux et les vaisseaux sanguins, et peut guérir un sérieux mal de tête en faisant l'amour.

Le mal de tête avancé comme prétexte par l’épouse, (ou l’époux) lorsqu’il refuse à son partenaire une liaison amoureuse, tombe donc à plat, puisque justement la sérotonine permet de guérir ces céphalées. lien

De plus, cette monoamine sert de neurotransmetteur dans le système nerveux central et facilite la motilité intestinale. Lien

Adieu donc les problèmes digestifs, d’autant que faire l’amour ouvre l’appétit.

Pour ceux qui craindrait que cet appétit ait un effet sur leur ligne, qu’ils se rassurent, puisque l’acte sexuel brûle à chaque rapport quantité de calories.

Un simple baiser un peu fougueux, c’est déjà 25 calories qui s'envolent.

Un acte sexuel « moyen » ferait dépenser à une femme de 500 à 600 Kcal, et pour un homme de 700 à 800 Kcal, ce qui peut être comparé a un jogging d’1,5 km. lien

Ce qui permet aussi d’éliminer des toxines.

Et puis, en faisant passer notre rythme cardiaque de 75 pulsations à 100, voire 180, faire l’amour est un excellent exercice pour le muscle cardiaque.

Bien sur, chacun connait ces épisodes cocasses survenus à quelques célébrités, comme Félix Faure, par exemple, décédés en faisant l’amour, mais il faut surtout retenir que c’est l’état de leur cœur qui en était responsable, et non pas leur activité amoureuse.

C’était un 16 février 1899 que ce président de 58 ans à rendu l’âme dans les bras de sa maitresse, Marguerite Steinhell. lien

Ils sont quelques autres à avoir connu l’épectase (la mort « par surprise ») : du pape Paul II, à Pie IV, en passant par le cardinal et académicien Jean Daniélou, ou le député Charles Béraudier, ils sont tous morts lors de rencontres amoureuses, mais ces disparitions tragiques seraient plutôt à mettre au compte d’une santé défaillante. lien

Selon le Dr DeBusk, Les risques qu’un coït provoque un infarctus du myocarde, voire la mort sont extrêmement faibles. lien

Qu’on se le dise, l’amour, c’est bon pour le cœur.

L’ocytocine, appelée aussi l’hormone de l’attachement, est la cerise sur le gâteau puisqu’elle permet le déclenchement de la sensation du plaisir pendant l’acte sexuel. lien

Comme l’explique Sophie Bramly, experte en la matière et créatrice du « second sexe » (lien) : si on a souvent considéré l’ocytocine comme l’hormone de la maternité puisqu’elle provoque les contractions de l’utérus au moment de l’accouchement, mais aussi la montée du lait, lors de la tétée, elle a bien d’autres avantages.

Elle provoque un sentiment de bien être total, favorisant la tendresse et l’attachement amoureux à l’autre, et ses effets sont durables.

De plus elle rallonge l’effet de plaisir, et elle contrarie les effets du stress si nuisibles à notre corps, améliorant notre santé, et permettant de lutter contre le cancer, et contre les maladies cardio-vasculaires. lien

Résumons : l’acte sexuel (pratiqués au moins 3 fois par semaine) stimule le système immunitaire, aidant à lutter contre les rhumes, les troubles digestifs, les douleurs dorsales, les problèmes hormonaux, et il déclenche une production en plus grand nombre d’hormones œstrogènes et de collagène permettant d’avoir une belle peau et de beaux cheveux.

Mais ce n’est pas tout.

Sur la question du cancer, faire l’amour permettrait sa guérison.

Pour les femmes, on a remarqué une diminution des cancers du sein, lié aux caresses et à l’orgasme.

Une étude japonaise réalisée en 1990 menée sur 100 hommes pendant 3 ans a démontré une baisse du risque de cancer de la prostate liée a une augmentation de la fréquence des orgasmes.

En 2010, 87 français sur 2220 atteints, sont décédés des suites d’un cancer du testicule, ce qui représente 4% (lien) et le cancer de la prostate serait responsable de 10 000 décès chaque année.

Or on sait aussi aujourd’hui que l’éjaculation est moyen efficace de lutte contre le cancer de la prostate et des testicules, car comme l’explique dans son livre « la vie et le temps » (Flammarion) le Docteur Frédéric Saldmann : « les émissions de sperme contribuent au nettoyage régulier de la prostate » (lien) ; de plus, une équipe de chercheurs du centre d’épidémiologie du cancer de Melbourne a prouvé que plus les hommes éjaculent entre 20 et 40 ans, moins ils risquent de développer un cancer de la prostate (lien) conseil à opposer à la fable qui liaient masturbation et surdité.

Voilà maintenant que les scientifiques portent donc un autre jugement sur cette pratique, qui du coup deviendrait positive, et permettrait de lutter contre le cancer.

Allons encore un peu plus loin.

Le comportement des rats-taupes a été étudié et l’on s’est aperçu que ceux qui s’étaient reproduits avaient vécu beaucoup plus longtemps que les autres.

Faire l’amour allongerait donc l’espérance de vie, d’autant, ce qui a été confirmé par d’autres études : les relations sexuelles régulières feraient baisser le taux de mortalité chez l’homme et selon une étude suédoise de 1980 le taux de mortalité était plus fort que la moyenne chez les hommes de 70 ans qui avaient cessé depuis des années leur activité sexuelle.

Des chercheurs anglais ont suivi 981 hommes âgés de 45 à 59 ans pendant 4 ans a démontré que le taux de mortalité des hommes qui avaient au moins deux relations sexuelles par semaine est deux fois plus bas que le taux de mortalité de ceux qui en avaient moins d’une par mois.

Ailleurs, des études suédoises, américaines et écossaises on calculé que faire l’amour trois fois par semaine augmenterait de dix ans l’espérance de vie.

C’est ce que l’on peut découvrir dans le n° 294 de la revue « ça m’intéresse ». lien

Mais certains vont plus loin, et sur le site « l’art du sexe sacré » ils évoquent même une façon d’atteindre l’immortalité.

Donnons la parole à Ghislaine Saint Pierre Lanctôt, pour qui l’immortalité est un sujet de prédilection : « depuis des millénaires, l’homo sapiens va dans la même direction, celle de la vieillesse et de la mort, sans jamais remettre sa direction en cause. (…) sommes-nous des êtres mortels, condamnés à travailler, souffrir, vieillir et mourir ? ».

Pour se sortir de cette situation sans issue, elle prône l’amour, et affirme « en procédant à un changement complet de tout ce que je faisais –par peur- et en les faisant par amour-pour-moi », car continue-t-elle « seul l’amour guérit ». lien

On pourrait laisser le mot de la fin à Platon, qui dans son « Banquet, ou de l’amour » (texte intégral) raconte, par 7 philosophes interposés, ce lien entre l’amour (Eros) et l’immortalité. lien

« Eros, le désir, se définit par un manque et ce dont il manque, avant tout, c’est le bien. Tout homme désire son bien et ce bien, en dernière analyse, consiste à vouloir enfanter, c'est-à-dire à vouloir persister dans l’être. Ainsi mortel, l’homme manque d’un bien, c’est pourquoi il désire l’immortalité » et Platon, dans son Phèdre de conclure « l’amour a pour objet l’immortalité ». lien

Mais en attendant cette improbable possibilité, qui poserait peut-être quelques problèmes d’encombrement sur la planète, contentons nous déjà de faire l’amour au moins 3 fois par semaine pour rester en bonne santé.

Car comme dit mon vieil ami africain : « Là ou le cœur est, les pieds n’hésitent pas à y aller ».

L’image illustrant l’article provient de « facebook.com/artsacre »

merci aux internautes pour leur aide efficace

Olivier Cabanel

Article ancien

Aimez vous les uns sur les autres

A découvrir sur FaceBook, le site « l’art du sexe sacré »

« l’amour thérapie », Dr Michel Meignant (ed Buchet Chastel)

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