Laurent Gbagbo: « au bout de mes rêves ».

Deux sentiments me traversent l’esprit ce matin. Il y a deux ennemis de la Côte d’Ivoire en particulier, et de l’Afrique en général. Primo, il y a les tribalistes et les xénophobes, autistes à souhait et incultes, qui ne maîtrisent aucune donnée politique réelle, en matière de Relations internationales et des réels intérêts de leur pays. Dénommons-les : les moutons ou lucifériens qui trompent Dieu en se revendiquant de lui. Ici ou là, en cours d’argument, ils disent: Dieu va faire. Deusio, il y a ceux qui sont proches du pouvoir en place, conscients que leur champion a perdu logiquement dans les urnes mais qui, par une voltige dont ils ont le secret, parlent des lois ivoiriennes, dénoncent la CEI (Commission électorale indépendante) à qui, ils ont pourtant empêché grossièrement, de donner des résultats etc. Décryptage.

Toute honte bue, les zélateurs du faux, de la fraude et de Laurent Gbagbo: une orthodoxie de cette trinité montre de plus en plus leur fébrilité. Ce triptyque ne fait pas de doute. Qui l’eût cru ? Je suis d’avis avec Sarkozy que je combats depuis qu’il est au pouvoir sans discontinuer. Si les lois ivoiriennes, ultime syncrétisme mis en avant pour justifier l’injustifiable alors que les membres de la Cour constitutionnelle inféodée à Gbagbo devaient se baser essentiellement sur les procès verbaux de la CEI (Commission électorale indépendante)… validée par l’ONU qui était en possession, elle aussi, de tous les procès verbaux, on a eu droit à l’une des plus grosses tricheries électorales africaines, un hold-up électoral sans précédent. C’est un euphémisme.

Si la primauté supposée de la Cour constitutionnelle ivoirienne était réelle, pourquoi le sieur Damana Adia Pickass a-t-il pris des mains de Bamba Yacouba les procès verbaux au moment où ce dernier voulait proclamer les résultats ? Hé hé, on cogite ?  La vérité c’est que la Côte d’Ivoire a accepté (signatures de Gbagbo et Soro) la primauté de l’ONUCI en matière d’élection.  C’est pourquoi, au vu des procès verbaux, l’ONU a reconnu de facto la victoire d’Alassane Dramane Ouattara. Il ne faut donc pas se fier aux salmigondis du clan du sortant qui triture les chiffres, falsifie tout. « C’est ça qui est la vérité » , façon de parodier le français petit nègre ivoirien. La fuite en avant est de mettre en exergue l’article 2 de l’ONU, pour tromper ceux qui ont peu de culture en parlant d’ingérence. Laquelle ?

Qui déteste tant Laurent Gbagbo, au temps pour moi, la Côte d’Ivoire, pour que tour à tour, les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne, les Etats-Unis par la voix de Barack Obama qui a mis en garde Laurent Gbagbo hier,  et la France, reconnaissent plutôt son adversaire comme candidat élu ? Cherchez l’erreur ! Tous ces pays et institutions internationales sont-ils entrain de comploter contre la Côte d’Ivoire ? Et pourquoi donc ? Si Laurent Gbagbo aime tant la Côte d’Ivoire, il serait préférable qu’il accepte le verdict des urnes et le vote du peuple ivoirien. A moins de créer bientôt une monnaie de singe puisque ses fonctionnaires risquent bientôt d’être payés avec des coris ou des cailloux, Laurent Gbagbo est le vrai ennemi de la Côte d’Ivoire. Il faut que les Ivoiriens le sachent, il ne sert que ses intérêts propres…

Oui, on a appris avec consternation -c’est le cas de le dire pour préciser que seul l’intérêt de la RCI prévaut dans notre propos-,  que l’aide au développement actuellement programmée par l’UE en faveur de ce pays qui s’élève à 254,7 millions d’euros ( environ 1. 655 550 000 de francs CFA) va être supprimée. La Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont indiqué qu’elles s’interrogeaient elle aussi sur l’opportunité de continuer à aider le pays. « Nous souhaitons continuer à travailler avec le peuple de Côte d’Ivoire dans le combat contre la pauvreté, mais il est difficile de le faire efficacement dans un contexte d’incertitude et de tension qui se prolonge ». Étonnant, non ? Il ne faut pas avoir fait Science Po. pour avoir de la jugeote et comprendre un tant soi peu que cette unanimité ne cache aucunement un complot visant à déstabiliser la Côte d’Ivoire mais que les protagonistes se basent sur des faits précis, clairs et nets…

Hier, je lisais l’interview dans le journal Le Monde, de mon ancien professeur à l’Iris, Philippe Hugon, dont la sagacité n’est plus à démontrer.  En clair, pour lui, « le pouvoir de Gbagbo ne tient que par l’armée qui lui est pour l’instant fidèle. Si une partie de cette armée (ou quelques uns de ses chefs) venait à rejoindre le camp de l’ONU, Laurent Gbagbo peut dire adieu à son fauteuil présidentiel. Compte tenu de la tension actuelle, il n’est pas exclu que le pouvoir de Gbagbo soit menacé de l’intérieur, c’est-à-dire par l’armée régulière. Bien qu’il ait passé dix ans à la tête du pays et nommé plusieurs généraux à des postes clés, on ne peut pas affirmer que toute l’armée lui est acquise. » Ce ne sont pas des paroles d’Evangile diront les supporters du quidam, empêtrés depuis la défaite de leur champion, dans l’irrationnel le plus total. Si même Jack Lang, ami personnel de Laurent Gbagbo entre dans la danse pour lui dire de quitter les choses avant que celles-ci ne le quittent dans un courrier à lui envoyé, alors, de quoi ce pouvoir est-il le nom ? Je viens d’ailleurs de l’écouter dans « Les 4 Vérités », sur France 2.


Les moyens de pression pour le déloger du palais sont minces mais, cet homme va tuer la Côte d’Ivoire. Définitivement. Laurent Gbagbo va au bout de ses rêves. Or, ceux-ci ne sont plus du goût de la majorité des Ivoiriens, à part son clan Bété et quelques moutons qui ne connaissent ni les tenants ni les aboutissants de la politique ou de l’intérêt réel de leur pays. C’est comme cette nouvelle dialectique morbide qui veut qu’un lynchage en règle se fasse désormais par des attaques de bas étages sur la personne de la femme du président élu ivoirien, Alassane Dramane Ouattara. On se demande bien si c’est elle qui a voté.

Interview du premier ministre Guillaume Soro

Terminons ce billet par la sortie prémonitoire du journaliste ivoirien Akwaba Saint Clair, datée d’août 2009, à propos du Conseil constitutionnel, qui voyait venir le plan sordide du vol que le président sortant ivoirien préparait et a finalement réalisé: « Tous ceux qui ont fréquenté Yao N’dré Paul vous diront que c’est le militant idéal, le fonceur, le baroudeur, celui qui ne sait pas reculer. En clair et notre source nous le confirme d`ailleurs, l`opposition doit se montrer extrêmement prudente (…)? La Cei peut proclamer un candidat de l`opposition vainqueur, le Fpi peut alléguer qu’il y a eu fraude ici ou là pour donner à Yao N`dré des arguments pour invalider le scrutin. Ce monsieur est une véritable chape de plomb sur le processus électoral, il ne tardera pas à faire parler de lui. Bien que le Conseil constitutionnel soit une institution directement liée au processus électoral en cours, le Premier ministre Guillaume Soro n’aurait pas été informé de la nomination de Yao-N`Dré Paul. » Énormissime et en plein dans le mille !

Laurent Gbagbo « yako » !

Vous m’empêchez de venir me reposer en Côte d’Ivoire, comme je l’avais promis « deh » !


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