Le F.M.I. et les relents de la puissance Occidentale

Christine Lagarde est donc sur le point d’être intronisée en tant que Directrice du F.M.I., avant la fin de cette semaine, et ce en dépit des frustrations et des protestations des nations émergentes qui ne comprennent vraiment pas en vertu de quelle loi divine ce poste reviendrait éternellement à un européen… Ils n’ont pourtant pas encore bu le calice jusqu’à la lie car il y a de très fortes chances que le successeur de Robert Zoellick à la Banque Mondiale  – qui quitte son poste l’an prochain- soit … Hillary Clinton! Les américains ont beau plaider, comme ils le font aujourd’hui, en faveur d’une compétition plus ouverte pour la Direction Générale du F.M.I., il n’en demeure pas moins que c’est une américaine qui remplacera un autre citoyen de ce même pays à la tête de la Banque Mondiale. En gardant le contrôle sur ces deux institutions, les Etats-Unis et l’Europe tentent ainsi tant bien que mal de protéger ce qui reste de leur puissance passée, vestige du monde bel et bien perdu de l’époque de Bretton Woods, au moment même où de nouvelles et toutes fraîches nations émergent comme moteurs de la croissance mondiale… Un lot de consolation pourrait certes leur être offert lorsque le strapontin de l’OMC se libèrera à l’occasion du départ de Pascal Lamy et ce alors que les négociations du « Doha round » s’enlisent dangereusement. Pour autant, ces pays « neufs » ont intelligemment appris à contourner – voire à court circuiter – toutes ces institutions poussiéreuses et traditionnalistes en contractant des accords régionaux, à savoir intra Asiatiques et intra Amérique Latine. La prochaine étape consistant à tout naturellement réunir leurs forces pour éjecter des postes clés les représentants d’un Occident ayant provoqué lui-même sa chute tout en enterrant au passage et une fois pour toutes Bretton Woods.

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