Le maire de Saint-Constant se plaint d’être faussement accusé


 Le 4 octobre dernier, il y avait perquisitions à l’hôtel de ville de Laval et au domicile de M. le maire, Gilles Vaillancourt, par les enquêteurs de l’Unité permanente anti-corruption (UPAC)  qui ont réquisitionné des documents et ordinateurs du service des finances. Le mobile de l’enquête visait le processus de l’attribution des contrats. Et aussi, selon plusieurs sources, des «transferts massifs d’argent» vers l’étranger.

L’hiver dernier, l’UPAC avait visité les bureaux du maire de Saint-Constant, M. Gilles Pépin pour camouflage d’entrées d’argent occultes.

M. Pépin est passé à l’émission Denis Lévesque cette semaine. Il a répété et répété qu’il n’avait rien à voir dans cette histoire, qu’il était choqué de l’attitude des enquêteurs de l’UPAC. Et qu’il assurait être parfaitement innocent! Il en a profité pour exprimer sa compassion envers le maire Gilles Vaillancourt, qui vivait une situation similaire. À preuve du contraire, a encore dit M. Pépin, ils sont tous les deux innocents!

Voilà justement, il existe des dénonciations et des témoignages. Dans l’affaire Vaillancourt, l’ex-ministre de la Justice, Serge Ménard, le député libéral Vincent Auclair, et le journaliste Alain Gravel ont révélé des faits de corruption.

Dans le cas de M. le maire Gilles Pépin, une quinzaine de signataires dénoncent son parti et l’accusent  de fausses activités de financement. M. Pépin a déjà reçu deux constats d’infraction du DGEC (Directeur général des élections du Québec) pour avoir collecté de l’argent lui-même, une tâche réservée à l’agent officiel. Même son fils, Danny Pépin, agent officiel du parti, a reçu des constats d’infraction pour avoir remis des rapports de dépenses électoraux faux ou incomplets. Le père et le fils contestent les constats d’infraction.

À l’émission Denis Lévesque, M.Gilles Pépin m’a semblé confus. Le verbe précipité, son discours était nerveux et loin d’être transcendant. Il a à maintes reprises mentionné qu’il travaillait sans se ménager pour sa communauté, des 60 à 70 heures par semaine… ce à quoi Denis Lévesque l’a interrompu pour lui rappeler que ce n’est pas une raison de faire du camouflage … ce à quoi M. Pépin a dit:  «on est tellement occupé qu’on a pas le temps de voler»!

Hummm!  Il y a des phrases comme ça qui vous innocentent ou non, mais qui vous immortalisent à coup sûr.

Carolle Anne Dessureault

Une pensée sur “Le maire de Saint-Constant se plaint d’être faussement accusé

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    14 octobre 2012 à 15 03 22 102210
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    À l’émission Denis Lévesque, M.Gilles Pépin m’a semblé confus. Le verbe précipité, son discours était nerveux et loin d’être transcendant.

    Tout à fait le contraire de M. Zambito à la commission Charbonneau. Pourtant connaissant les mesures plutôt expéditive de ce milieu, il devrait être beaucoup plus nerveux non ?

    À moins qu’il est reçu une bénédiction pour parler librement, ce qui laisserait présager que même le milieu serait assez dégouté du comportement de nos élus.;-) (Y)

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