Le mal imaginaire


PHILIPPE DAVID  Les  chiffres du recensement ont été publiés ce matin et dans tous les journaux on voit des titres « Recul du français » ou « Crise du français ». Crise? Quelle crise? Oui, c’est vrai, le nombre de personnes ayant le français comme langue maternelle a diminué et le poids de ce segment de la population canadienne est en diminution. Quelle surprise! Avec un taux de fécondité de 1.6 au Québec, comment peut-il en être autrement? Je vous ferai remarquer d’ailleurs que le même phénomène est observé du coté anglophone également. Simple équation mathématique, quand une population a un taux de fécondité inférieur à 2.1, elle décline. Compensez par une immigration qui ne parle aucune des deux langues officielles du Canada et vous observerez une dilution lente mais sûre des français et des anglais de souche au profit des nouveaux arrivants. Que croyez-vous qu’il est arrivé aux amérindiens? Le même sort nous guette également à long-terme. Si ça vous alarme, il n’y a pas 56 solutions. Petit indice, ce n’est pas un renforcement de la loi 101 qui y changera quoique ce soit, à moins d’être capable de légiférer une augmentation des naissances.

Mais la langue française elle-même est-elle en péril? Désolé, mais non puisque les statistiques du dernier recensement démontre que le français comme langue parlée au travail et à la maison est en progression. C’est d’ailleurs ce que conclue l’économiste Vincent Géloso dans le Huffington Post. Même si le nombre de francophones de souche diminue, les immigrants allophones adoptent le français et le parlent à la maison et au travail dans une plus grande proportion que l’anglais. N’était-ce pas ce que nous voulions? Alors pourquoi nos média nous servent-ils des titres aussi irresponsables? Pourquoi attiser cette mentalité de siège?

Les nationalistes de tout acabit adorent jouer sur cette corde sensible des québécois. Ça apporte de l’eau à leur moulin. C’est leur épouvantail préféré pour mieux restreindre notre liberté en matière linguistique. Mais il demeure que ce n’est qu’un épouvantail basé sur la malhonnêteté intellectuelle en présentant un mal imaginaire basé sur un « cherry picking » outrageux. Avec cette fausse prémisse, on essaie de vous faire croire toujours que l’assimilation du francophone par les maudits anglais est imminente. Je l’ai déjà dit et je le répète, il ne s’agit là qu’un délire paranoïaque des nationalo-péquistes.

Ecrit par : Philippe David le 25 octobre 2012.

2 pensées sur “Le mal imaginaire

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    4 novembre 2012 à 10 10 39 113911
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    Il est normal de l’asservissement du PQ car ceux qui les finances restent les même qui controle le Qc inc. Ce même Qc inc corporatif qui ne remplace ses administrateur tout les 4 ans afin de laisser paraître un pseudo pouvoir au peuple (libre). En fait il est impensable un Qc souverain car il est lui même une sous corporation de la Dominion of Canada pseudo pays le CANADA qui est en fait une cie de gestion territorial de la United Kingdom cie de la reine.Quand l’on voit le PQ se prêter serment a la monarchie et d’entrer a la Britanique ainsi que prôner le mondialisme, tout les réponses y sont présente a la question de la souveraineté impossible législativement car tous nous sommes les sujets a part entier de sa majesté de part notre corporation créer a notre insu du Vatican et de cette monarchie. Le système changera seulement lorsque les citoyens prendront conscience de l’éveil collectif de cette gérance frauduleuse de l’asservissement du désir capitalisme. L’humain ne peut être légiféré car seul les corporations le peuvent de votre NAS.

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    6 novembre 2012 à 10 10 16 111611
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    @Philippe David,

    Si je vous comprends bien, vous préconisez pour mettre fin à l’esclavage, que les esclaves devraient faire plus d’esclaves ?

    Dit autrement, pour que les « maîtres » se pérennisent alors qu’ils ont des créances frauduleuses sur les peuples pour les prochains 5,000 ans, il faudrait faire le contraire de la Chine et instituer une nouvelle revanche des berceaux ?

    Cela me fais penser au piège à singe de la « peanut » dans un récipient à ouverture trop petite pour permettre qu’il retire la patte refermée sur la « peanut ». La « peanut » des l’esclaves c’est les enfants. Lâchons la « peanut » et nous serons libérés de « leur faux avenir » constitué de frauduleuses dettes à rembourser avec les « carottes » que vous voudrez.

    Dit autrement, l’abondance fait chuter la valeur du cheptel, augmentons le cheptel.

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