Le mystère Sumérien(15) Viens, on part pour Babylone!

 Voyage à Babylone

        Voyons, maintenant que l’on peut respirer quelque peu, ce que M. Bottero a tiré de tout son travail :

«… Il saute aux yeux, dès la première lecture, que les auteurs d’une telle œuvre avait pour maître soucis la gloire de Marduk : ils le célèbrent à outrance à la fin, par cet interminable et sollonel catalogue des «cinquante dénominations» qui déploient sont autorité, sa majesté et sa prépondérance universelle; et toute leur narration, auparavant, en démontre le bien-fondé, en explicite les raisons d’être.»

        Bon ! Disons tout de suite qu’à mes yeux, lorsqu’on écrit une phrase interminable, c’est qu’on essaie de me faire oublier les faits.  Cette technique sert à accaparer mon esprit pour l’amener là où on le désire.  Donc je reprends mes esprits et je réfléchis à ce que j’ai lu.

        Premièrement, il est évident que le récit originel est repris pour donner la prépondérance à Marduk.  Il n’y a aucun doute là-dessus.  Mais si jamais je plaçais plus d’importance à la personnalité de Marduk qu’à l’essence du récit originel, je ne mériterais pas de lire ce que l’auteur s’est appliqué à écrire.

        Ce récit est définitivement la description de la cosmologie sumérienne.  Et vouloir faire disparaître ce fait étalé sur autant de vers, c’est de tenter l’impossible.  Et pire encore : croire qu’on puisse y arriver, c’est de prendre les gens pour des cruches.  Remarquez que le fait d’avoir à notre disposition deux versions du texte nous a beaucoup aidé.  Surtout que ces deux versions tirent leur origine de deux sources à mentalité différentes.

        On a remarqué dans le texte, que Marduk a donné l’instruction de recréer à Babylone, ce qui avait été créé au Ciel.  Il est donc logique et honnête de voir si nous ne pourrions pas tirer des informations supplémentaires du site archéologique de Babylone.

       Tout le monde embarque avec moi, c’est notre départ pour l’Irak. Tutt ! Tutt ! Pas de « rouspétage » !  Nous nolisons un 747; venez !

        Nous voici donc arrivés en Irak, et plus spécifiquement, nous planons tranquillement au-dessus de Babylone. Profitons de la circonstance pour étudier la disposition des lieux :

                                                  http://www.maquettes-historiques.net/plan.JPG

 

  Palais royal

 Jardins suspendus

 Ziggurat

 temple de Ninmah

temple d’Ishtar

8 Temple de Mardouk

9 temple de Gula

10 temple de Ninurta

11 temple de Belit-Nina

12 Temple d’Adad

13 Temple de Shamash

             Notons tout de suite que Babylone se dit en sumérien= Ka.Dingir.Ra  

Ka = porte, Dingir = dieu, Ra = ra (hk)        « On remarque que le HK est disparu, on sait que le « a » est un complément et le « R » répète la fin du mot Dingir ».

        Personnellement, je doute de cette signification de Ra; et je rapproche plutôt le AHK final de l’AHK égyptien, ajoutant, en surplus, le KA avant Dingir; sans oublier le RA final dont le « A » a disparu. De sorte que seulement dans ce simple nom de Babylone, nous retrouvons trois liens culturels avec la civilisation égyptienne.  C’est énorme !  Et ça ne devrait pas être minimisé.  Mais revenons à notre sujet.

        On découvre trois petits temples qui sont séparés des autres par le cours de l’Euphrate.  Ils se trouvent tous les trois sur le côté Ouest du fleuve.  Ce sont les temples de Belit-Nina, Hadad et Shamash.

 Du côté Est de l’Euphrate on trouve :

La Ziggourat

Le temple de Ninmah

Le temple d’Ishtar

Le temple de Mardouk

Le temple de Gula

Le temple de Ninurta

        On a vu, dans l’Enuma Elish, que Mardouk aménage Anu, Enlil et Éa dans la ziggurat; ce qui nous donne trois planètes de classées; on devrait dire de «logées». 

        Autour de la ziggurat on détermine 5 autres temples qui totalisent 8 temples ou dans notre parallèle, 8 objets célestes

       Nous obtenons donc, le Soleil plus les 7 planètes principales de notre système solaire : Venus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.  Ensuite, on se trouve au bord de l’Euphrate qui sépare ces premiers temples et la ziggourat de trois autres temples plus petits.  Ces temples sont donc de moindre importance et sont classés à part des autres.  Ils répondent exactement à la classification de l’Enuma Elish qui considère Mercure (Mummu) et Pluton (Gaga) comme des ministres ou des envoyés; ainsi que la lune Quingu qui, elle aussi, était ministre… de Tiamat.  Les ministres des dieux sont définitivement d’une autre classe que les dieux eux-mêmes.  Aucune ineptie dans cette façon de voir les choses.

        Une chose, cependant, est curieuse.  Nous retrouvons un temple construit pour Marduk lorsque dans l’Enuma Elish il n’est fait aucune mention d’un temple construit pour Marduk.  Au contraire, il y est clair que c’était l’ensemble de tous les temples qui était considéré comme le sanctuaire de Marduk.  On appelle l’ensemble, l’Ésagil; où chacun des autres grands-dieux avaient leur habitacle individuel où ils pouvaient se reposer lorsqu’une assemblée était convoquée.  L’attribution de ce temple à Marduk a dû se faire lors de la construction de la ville nouvelle. Anciennement ce temple devait être dédié à un autre «dieux».

        L’ensemble du «projet» réalisé totalise donc 8 temples plus trois aménagements.  Résultat : 11 dieux, c’est à dire 11 objets célestes incluant le Soleil sont représentés, excluant Marduk.  Lorsqu’on considère l’ensemble comme l’Ésagil représentant le «sanctuaire de Marduk», on obtient le total final des objets célestes de : 12.

        Cela nous crée, cependant, un petit problème de rien du tout : Nous ne connaissons que 11 objets célestes importants dans notre système solaire.  De plus, l’original de ce texte date de plus de 2 000 ans av.J.C. et Uranus n’a été découvert qu’au 18e siècle, Neptune en 1846 et Pluton en 1930. 

        Il serait vraiment plus confortable pour notre égo d’hommes les plus connaissant de l’histoire de l’humanité que l’Enuma Elish ne soit exclusivement dédié qu’à mousser le culte de Marduk; parce qu’alors, les questions fusent.  Nous comprenons donc assez bien le besoin d’insister sur cette partie de l’Enuma Elish que démontrent M. Bottero et M. Kramer; mais est-ce honnête intellectuellement ?  La question reste posée.

        On sait que la Lune est considérée comme une planète chez les Sumériens; et Quingu, malgré qu’il soit un corps céleste mort, a dû posséder son temple en tant que membre céleste.  Les noms des dieux auxquels ces temples sont dédiés ne sont sûrement pas les noms originaux; d’ailleurs ils ne correspondent pas aux noms retrouvés dans l’Enuma Elish.  Cette situation n’est pas du tout, non plus, due à une erreur de la part du scribe.  Elle est certainement le résultat d’avoir changé les noms des dieux plus tard dans l’histoire de Babylone.  N’oublions pas que Babylone fut construite pour représenter les dieux qui sont dans le ciel.  «Qu’il réalise sur Terre la réplique de ce qu’il a réalisé au Ciel».

        Sur Terre il a réalisé 11 constructions qui symbolisent ce qu’il a réalisé au Ciel.  On retrouve également sur Terre des temples séparés par le canal de l’Euphrate et on insiste pour expliquer dans l’Enuma Elish que Marduk a tendu comme un toit qui retient l’eau au-dessus du Ciel.  Ce toit du Ciel est fait de la tête de Tiamat qu’il a fracassé.  L’image représente très bien la ceinture d’astéroïdes.

        Étudions la disposition des temples sur le sol versus l’Euphrate, en considérant l’Euphrate comme une représentation de la ceinture d’astéroïdes.  La ziggourat représente le Soleil et Anu.  Par contre, on sait qu’Enlil et Éa sont logés également dans la ziggourat avec Anu.  Ensuite on a 5 temples avant d’arriver à l’Euphrate.  Ce qui représenterait 8 planètes avant la ceinture d’astéroïdes.  Cette présentation n’est pas exacte dans les faits.  De plus, les trois temples de l’autre côté de l’Euphrate ne sont que de petits temples, tandis que les planètes au-delà de la ceinture d’astéroïdes sont les plus grosses du système solaire.  L’Euphrate n’est donc pas au bon endroit sur le tableau terrestre

       On sait, cependant, que l’Euphrate a changé de cours plusieurs fois au cours de l’histoire.  A-t-il changé après que les temples aient été construits ?  C’est très possible puisque les archéologues n’ont pu que dégager la nouvelle ville. Ne pouvant dégager l’ancienne, parce que la nappe phréatique actuelle était trop haute.  Donc, le fleuve représentait bien la ceinture d’astéroïde mais on ne peu pas savoir où il se trouvait à l’époque de la première construction de Babylone.

        De plus cette nouvelle ville qu’on survole ensemble actuellement, fut construite vers 600 av.J.C. c’est-à-dire au moins 1 300 ans après la construction qui est décrite dans l’Enuma Elish, à l’époque ou Babylone devint la ville de Marduk.

        Il ne reste, que le nombre de temples importants qui lui, n’a certainement pas changé puisque, même si l’un d’eux s’était retrouvé dans le lit du fleuve à un certain moment, on l’aurait reconstruit ailleurs. 

        Le nombre de «sanctuaires» sur Terre devait toujours être le même que le nombre de sanctuaires au ciel quelque soient les noms que l’ont donnait à ces sanctuaire.  C’est donc dire que le nombre d’objets célestes au ciel est bien de 12 correspondant à ce qui fut construit sur Terre..  Ce nombre de douze inclus Quingu qui est une planète morte et Marduk qui est représenté par l’Ésagil.  La seule planète vraiment morte de notre système solaire est la Lune.  Quingu serait donc représenté par la Lune qui est, elle aussi une planète vraiment morte.

        Toutes les autres planètes sont «vivantes».  Même Mercure possède de la glace aux deux pôles.  Ce qui est extrêmement surprenant.

        La seule objection que nous pourrions apporter est que Pluton devrait, elle aussi, être une planète morte.  Mais mieux vaut vérifier à la Nasa ce que l’on dit sur Pluton :

 «Parce que le centre orbital se trouve à l’extérieur de Pluton, et se situe entre les deux objets (Pluton/ Charron), ce couple constitue une vraie «planète double» sur le même orbite du Soleil.  Ce cas est unique dans notre système solaire.  Ce système double tire son origine d’un impact gigantesque qui s’est produit il y a environ 4 milliards d’années.»

        Et cette information de la NASA me ramène à la légende de Persée qui avait trouvé le plus grand secret des dieux du ciel : «un anneau surmonté de deux perles : l’une noire, l’autre blanche».  Il est très difficile de croire que la mythologie grecque puisse connaître le couple planétaire Pluton/Charron; mais l’image de l’anneau est stupéfiante d’exactitude : deux perles,  sur un anneau, est bien une représentation de deux planètes sur la même orbite. Sans parler de l’impact gigantesque d’il y a 4 milliards d’années qui est la date de la stabilisation de notre système solaire. C’est-à-dire de la visite de Marduk/Nibiru. Et ce n’est pas moi qui l’a affirmé; ce sont les Sumériens eux-mêmes. Vous ne les croyez-pas? Dans ce cas c’est la NASA qui nous le dit. Ça va-t-y comme ça?

        Pluton contient 30% d’eau gelée (glace).  On prédit qu’il doit y exister certains organiques légers.  La surface de Pluton est hautement réflective avec un albédo de 55%.  Elle paraît donc très claire.  Elle possède des caps polaires et une atmosphère.  L’albédo de Charron est beaucoup plus faible (35%) elle est donc plus sombre.

        Voilà qui confirme la mythologie grecque et le récit de Persée de la perle blanche et de la perle noire. 

 La question reste toujours : Comment pouvaient-ils savoir ? nom de Dieu!

 Dénombrons, encore une fois, les planètes :

1 Mercure, 2 Venus, 3 Terre, 4 Mars, 5 Jupiter, 6 Saturne, 7 Neptune, 8 Uranus, 9 Pluton. Total avec le Soleil = 10 plus la Lune = 11.

           Il nous manque une planète, c’est à dire une orbite (sanctuaire) dans le Ciel pour que soit réalisé sur Terre ce que Marduk a réalisé au Ciel.  Cette douzième orbite est celle qui est décrit comme englobant toutes les autres, celle de Marduk. 

           Selon les Sumériens il devrait y avoir 12 orbites planétaires dans notre système solaire, incluant le Soleil qui tourne autour de son centre situé dans sa périphérie.  Cette image de la cosmologie sumérienne inclut également le système de planète double que l’on retrouve dans la mythologie grecque et qui est mentionné dans l’Enuma Elish comme une garde double au confin du système solaire. 

         Nous avons bouclé le cercle, c’est vraiment le cas de le dire. 

         Le sanctuaire de Marduk devient l’Ésagil en entier et l’Ésagil représente l’ensemble des constructions «sanctuaires» de tous les autres grands-dieux.

        On a également apprit que Pluton est loin d’être une planète morte; ce qui ne laisse que la Lune dans cet état pour l’instant.

         Il nous est définitivement devenu impossible d’affirmer que les Sumériens n’avaient pas accès à des informations supérieurement avancées et inexplicables à leur époque.  De quelle source pouvaient bien découler ces informations incroyables mais factuelles ?

        Question qui me ramène toujours aux cataclysmes géologiques que nous avons déjà étudiés dans l’Énigme égyptienne.  En voici le résumé :

        Après la période glacière qui a duré des millénaires mais qui laisse quand même certains endroits sur Terre doté d’un climat doux et habitable vers l’Équateur, se produit la fonte des glaciers vers 9 500 av.J.C.

        Le niveau des océans, sur une période de quelques centaines d’années,  grimpe alors de 120 mètres, inondant tous les plateaux continentaux de la planète, sauf un seul : le plateau continental de la mer Noire, et peut-être également, celui de la mer Caspienne.

        Donc, vers 9 500 av.J.C. toutes les populations qui vivent sur les littoraux océaniques durent évacuer assez rapidement; c’est-à-dire quelques centaines d’années. 

        On sait que, sur les terres hautes qui ne furent pas inondées, un début d’agriculture existe depuis 15 000 ans av.J.C.  On peut déduire que cette agriculture n’est qu’un pâle reflet de ce qui existe, au même moment, sur le littoral.  Ceci nous oblige donc à dater l’agriculture d’au moins 15 000 av.J.C. ou 17 000 avant notre époque actuelle.

        Il est évident que le plateau continental de la mer Noire est sûrement habité lui aussi avant la fonte des glaciers.  Ces gens purent alors continuer d’évoluer sans être dérangés par la montée des niveaux océaniques, jusqu’à ce que, en 5 500 av.J.C. le barrage qui empêche la Méditerranée de se jeter dans la mer Noire, cède et crée le Bosphore.

        La situation historique de cette population du littoral de la mer Noire devient alors, qu’ils disposent de 4 000 années additionnelles d’évolution technologique.  De plus, ils ne subissent jamais de régression évolutive comme la «brisure évolutive» qui frappe les autres hommes habitant le littoral océanique.

        Le peuple de la mer Noire a environ 30 ans pour fuir leur pays et s’installer ailleurs.  On remarque, quelque temps après cette date, une évolution dramatique dans tout le Croissant fertile.  Les villes se mettent à pousser et l’agriculture organisée à s’y établir. (J’ai interchangé les verbes; amusant non?)

        À ce sujet, les récits sumériens nous indiquent que des «êtres supérieurs aux hommes normaux» se mettent à irriguer les marécages donnant sur le golfe Persique.  Dans le cadre de l’histoire des hommes évolués de la mer Noire, on constate donc, qu’ils essaient de ne pas se confronter aux habitants des terres déjà habitées.  On verra pourquoi plus loin.  Mais leur technologie s’impose graduellement et une symbiose mer Noire/sémite/sumérien s’installe.  Leur pays, tiré des marécages Mésopotamiens, prospère et s’impose comme prédominant.  On sait cependant que ce pays n’est pas un royaume ou un empire centralisé.  Il est plutôt une fédération de plusieurs citée-états.

        On découvre également que ces «être supérieurs» ne se confinent pas au Croissant fertile.  La tradition nous raconte qu’ils se rassemblent en une réunion et délimitent les territoires appartenant à chacun des groupes.  Cette réunion se retrouve dans toutes les cultures incluant celle de la Georgie qu’on a vu plus haut, la sumérienne, l’égyptienne et même israélienne.  Le résultat de cette réunion fait que les «êtres supérieurs» déterminent trois territoires pour eux et un territoire pour les «humains».  Ces «humains» sont évidemment à leurs yeux, les «sauvages/animaux» qui ne sont pas «éduqués» ou «civilisés».  En d’autres mots : ceux qui n’acceptent pas leur suprématie au tout début de leur installation en Mésopotamie.     Les «êtres supérieurs» se sont gardé une porte de sortie accessible à leurs «inadaptés sociaux».

        On peut clairement établir que ces inadaptés sociaux sont les peuples qui les connaissent déjà, connaissent leur supériorité technologique mais savent très bien qu’ils ne sont que des humains normaux bénéficiant de connaissances technologiques avancées.   Les supérieurs entreprennent donc de civiliser les trois territoires qu’ils se sont alloués.

        Deux cents ans après la création du Bosphore, «les dieux» (les supérieurs) arrivent en Égypte et imposent leur pouvoir.  Cet évènement politique est inscrit sur un mur de la tombe de Séthy 1er simplement par le fait qu’on y débute les dynasties égyptiennes des Horus (les Puissants, lointains) en -5 300 av.J.C.

        Les «supérieurs» se sont établis en Mésopotamie, en Égypte et dans l’Indus.  Les trois territoires choisis.  L’autre territoire est du côté Ouest : Grèce, Cyclades Espagne etc.… C’est celui des anti-serviles.  On se rappellera que selon Solon, les premiers athéniens ont combattu les atlantes et que ceux-ci sont disparut engloutis.  L’histoire de l’Atlantide telle que racontée par Solon peut très bien être une juxtaposition de deux évènements géologiques : la fin de l’ère glacière et la formation du Bosphore qui est responsable de l’engloutissement du littoral de la mer Noire.  Je ne suis pas prêt à dire que la version du vieux prêtre égyptien de Sais était identique à celle de Solon.  Il est fort possible que Solon aie  «raccourci» le récit à sa manière, le thème principal de son propre récit étant l’ancienneté du peuple grec et non l’existence d’une civilisation beaucoup plus ancienne.

        Ces peuples d’hommes plus évolués enseignent alors aux autres, leurs techniques, leur savoir et leur science.  Ils arrivent également sur place avec leur histoire qui n’avait subit aucun «effacement» depuis des centaines de milliers d’années.  Cette histoire se retrouve inévitablement dans la mythologie sumérienne qui est la mythologie originelle, source unique de toutes les autres mythologies de la planète; du moins à première vue, jusqu’à maintenant.

        Parmi les sciences de ces peuples évolués, se retrouve une science extraordinairement avancée pour l’époque, qui est l’Astronomie.  Notre étude précédente sur le texte de l’Enuma Elish  confirme qu’ils détiennent des données astronomiques impossibles à connaître à moins de posséder l’équivalent du télescope Hubble en orbite autour de la Terre.

        J’hésite à leur accorder autant de technologie.       Par contre eux s’octroient une technologie encore plus avancée.  Ils affirment qu’ils sont originaire du Ciel, en fait, d’une planète qui n’est perçue qu’occasionnellement de la Terre.  Ils affirment également que leur autorité suprême habite toujours, à cette époque, cette planète inconnue de nous qu’ils nomment Anu. Par contre Anu étant le « Puissant » suprême est représenté par le Soleil. Ceci ne durera pas puisque Shamash représentera le Soleil très tôt dans l’histoire de Mésopotamie.  Les habitants du Croissant fertile qui les vénèrent et qui les servent aveuglément, nous disent que ces êtres étaient immortels. 

        Les égyptiens affirment la même chose de leurs «dieux». Et malgré ces affirmations, certains récits mythologiques nous font découvrir certains de ces «dieux» qui meurent pour une raison ou pour une autre; et ce, dans les deux civilisations mésopotamienne et égyptienne.

        Nous n’avons pas le choix de comprendre que ces «hommes supérieurs» sont mortels mais donnent l’impression d’être immortels.  La seule réponse logique est que leur espérance de vie est énormément supérieure à celle des hommes que nous qualifierons de «normaux». Dans les faits officiels rapportés, on énonce une liste de «rois-dieux» qui règnent pendant des périodes de durée extravagantes à nos yeux.

        Il faut bien avouer qu’encore une fois, les mythologies anciennes sont d’une objectivité et d’une logique à toute épreuve; qu’on le veuille ou non.  Parce que le nombre d’années d’espérance de vie d’un terrien est définit par le nombre de révolutions autour du Soleil.  L’horloge biologique humaine est graduée, inévitablement, selon la rotation de la Terre ainsi que la succession des saisons.  Difficile de réfuter ce fait lorsqu’on étudie certains comportements d’animaux.  Pour ne prendre qu’un seul exemple regardons l’ours qui ne peut s’empêcher de s’endormir pour plusieurs mois lorsque l’hiver se pointe.  Le cycle des saisons agit sur tous les animaux incluant l’animal humain, c’est évident.

        Il est tout aussi évident que si la rotation terrestre était différente et que l’orbite autour du Soleil était mille fois plus grand, les humains possèderaient une horloge biologique complètent différente au niveau de la durée d’espérance de vie.  Une fois ce fait établit, il devient impossible de réfuter, au niveau logique, les dires des Sumériens au sujet des «Puissants».  Il devient tout aussi impossible de les qualifier comme étant imprégnés d’une imagination débridée élucubratoire.  S’ils le sont vraiment ils en maîtrisent la logique et la rationalité de façon extraordinaire. 

        D’autant plus que ce mot «dieu» n’est qu’une représentation d’un concept qui n’appartient qu’à nous et qui ne décrit aucunement le concept des Sumériens face à ces «êtres supérieurs aux hommes» qu’ils appellent les «Puissants ».  Le cas est identique chez les égyptiens pour qui le mot «Horus » signifie «Puissant» et non «dieu» comme nous insistons à le traduire.

        Par conséquent, rien ne prouve que cette planète n’existe pas, rien ne prouve l’impossibilité de la prise de contrôle de trois régions par des «hommes plus évolués» que l’ensemble, et rien ne prouve que ces hommes évolués ne sont pas originaires d’une autre planète.  Au contraire, malgré tous nos efforts, il nous est impossible de réfuter quoi que ce soit de toutes ces données incroyables.  Il ne nous reste qu’à dire : Ces Sumériens sont en proie d’un syndrome élucubratoire chronique.  Et la majorité ne s’en privent pas, surtout les plus «intelligents»; enfin le croient-ils être.

        Quelles sont ces connaissances impossibles qu’ils détiennent.

        Ils décrivent la création de notre système solaire dont ils affirment l’origine à partir un chaos primordial.  Notre science actuelle nous confirme que notre système solaire était à l’origine un nuage de poussières cosmiques qui peu à peu a formé des boules planétaires dont l’une subissant assez de pression de la gravité due à sa masse élevée, s’est allumé en Soleil.  Ceux qui croient que tout s’est passé gentiment durant cette période de formation n’ont jamais lu des comptes rendus de ce qui se déroule dans une nébuleuse lorsque les étoiles et les planètes s’y forment.  Il n’y a rien de plus chaotique.  Les Sumériens et les Égyptiens ont raison, notre système solaire est issu du chaos.

        Ils nous indiquent également que le Soleil n’est pas la première boule de matière à s’être agglomérée; du moins avant de s’allumer.  Et ceci est «tout à fait logique».  Il est normal que plusieurs boules se forment dans le nuage cosmique avant que la plus massive ne commence sa combustion.  L’Enuma Elish nous dénombre six planètes avant que le Soleil ne s’allume.  Et ceci sans compter Marduk qui s’est formé très loin des autres planètes.  Je veux bien affirmer qu’ils ont tort mais comment puis-je le prouver ?

        Ils racontent également qu’une première grosse planète, qu’ils nomment Tiamat, s’est formée et qu’après l’apparition des six autres planètes, la bisbille s’est installée dans le système solaire pour savoir qui en deviendrait le maître. Il faut comprendre ici : qui sera le Soleil.  En fait qui accumulera assez de masse pour devenir le centre d’attraction de l’ensemble du système.

        Ajoutons que la description sumérienne de la naissance de notre système solaire, tient compte d’un fait scientifique duquel nos savants ne semblent pas tenir compte.

        Nous savons qu’entre deux déformations spatiales, c’est-à-dire : entre deux masses planétaires, s’installent deux points où la gravitation des deux masses présentes s’équilibre. On appelle ces points : les points de LaGrange. Ce sont les seuls points stables gravitationnellement. Curieusement, les sumériens décrivent la « création » de planètes deux par deux. Indiquant que les poussières s’accumulent sur les points de LaGrange au fur et à mesure de la production de planètes. Ce qui s’insère dans la logique scientifique. Lorsqu’une planète est créée, elle produit deux autres points de Lagrange où se « crée » deux autres planètes. Sur ce seul point scientifique, déjà, les sumériens surpassent nos données actuelles sur la formation du système solaire.

        Après une période d’effervescence, l’intrusion de la planète Marduk résulte en une sorte d’équilibre des orbites des planètes de tout le système solaire. L’arrivée de la planète Marduk a également pour conséquence que le Soleil interne entre en fusion. Ce qui signifie que Marduk apporte avec lui une quantité importante de matière dont s’empare la planète qui deviendra le Soleil. Cette description ressemble étrangement à la collision de ceux système planétaires. Ce qui expliquerait les observations scientifiques actuelles demandant les collisions de planètes pour justifier certaines anomalies.

        La planète Tiamat est frappée. Sa « tête » fracassée forme la ceinture d’astéroïdes et le reste de son corps est transformé en montagnes, vallées etc.… terriennes.  Autrement dit le reste de Tiamat devient la Terre. L’impact entre Marduk et Tiamat aurait propulsé le reste de Tiamat sur l’orbite actuelle de la Terre. L’orbite précédente de Tiamat aurait été celle de la ceinture d’astéroïdes.

        Que dire de plus sauf, qu’il soit possible qu’ils aient raison ?  On sait que la Lune est le résultat d’un impact planétaire; c’est tout à fait dans le scénario sumérien.  On sait que le système double Pluton/Charron est le résultat d’un impact planétaire; c’est tout autant dans le scénario sumérien.  On a cru au début que la ceinture d’astéroïdes fut créée par un impact planétaire; c’est également le scénario sumérien.  On croit, actuellement que l’inclinaison d’Uranus sur son orbite est due à un impact important; c’est encore dans le scénario sumérien. On remarque que l’océan Pacifique, malgré les millénaires de « guérison » se présente encore comme une énorme plaie de la planète Terre. L’Atlantique n’étant que le résultat de la dérive des continents. Certains astronomes croient en l’existence d’une dixième planète importante, la planète X; c’est exactement le scénario sumérien.

         Simple coïncidence diront plusieurs.  Peut-être bien, mais pour accepter cette «coïncidence», il faut absolument accepter que les Sumériens savaient que les planètes s’étaient frappée l’une l’autre lors de la formation de notre système solaire.  Il faut bien, tout autant, accepter qu’ils sachent que les planètes se meuvent sur chacune leur orbite.  Il faut également accepter qu’ils sachent que les planètes tournent autour du Soleil.  De toute façon, que l’on soit adepte de l’une ou l’autre position, celle-ci devient intenable face aux données de base obligatoires pour la défendre.  Un fait reste indéniable : les Sumériens possèdent des connaissances au moins identiques aux nôtre vis-à-vis l’astronomie.

        Autrement dit : le scénario sumérien est celui d’une histoire vraie à nos yeux tout autant qu’aux leurs.

        Pour le dernier coup de marteau sur la tête du clou, voici les installations à Babylone qui, même dans la ville nouvelle construite vers 600 av.J.C, garde le nombre exact de temples-sanctuaires que les dieux ont spécifié afin que «ce qui est réalisé sur Terre soit la copie de ce qui fut réalisé dans le ciel». Ne pas oublier qu’il y a trois petits temples de l’autre côté de l’Euphrate qu’on ne voit pas ici. Le total est donc de 5 temples, plus trois dans la ziggurat, plus les trois qu’on ne voit pas. Soit 11 « dieux/planètes » plus Marduk qui est représenté par l’ensemble des temples.

http://www.maquettes-historiques.net/B51.jpg

          J’ai toujours été d’accord pour dire qu’il était extrêmement difficile d’accepter que les sumériens aient pu posséder de telles informations scientifiques. C’est d’ailleurs ce qui a motivé ma recherche au départ. Le résultat de cette recherche m’oblige aujourd’hui à dire qu’il m’est extrêmement difficile de dire qu’ils ne les possédaient pas.

        Mais peut-il être possible de trouver d’autres confirmation ?

-Dis-donc, tu n’es pas encore satisfait?

– Non, je n’aime pas cela et je ne parviens pas à l’accepter.

        Regardons ces dieux d’un peu plus près.

        Par exemple, étudions les casques cornus des dieux sumériens :

Ces casques sont ornés de cornes. Cette «mode» débute au tout début du prédynastique sumérien et sera maintenu jusqu’à la fin.

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        On voit très bien sur ce sceau-cylindre le nombre de cornes du casque d’Éa (celui dont l’eau sort des épaules avec les poissons).  Il porte 8 cornes (4 paires) ce qui l’identifie à la planète Vénus (huitième de notre système solaire).  C’est la planète de lumière qui, à l’époque évoquait le «savoir», la «connaissance».  Ce qui est la caractéristique principale d’Éa. 

        On remarque, ensuite, que le casque du «dieu» au centre du bas-relief comporte 6 cornes (3 paires) au lieu de 8 comme celui d’Éa.  Ce dieu est Ninurta, dieu de la guerre et le nombre de ses cornes représente la planète Mars, sixième de notre système solaire (en partant de Pluton, évidemment).  Les autres personnages sont tous de la famille d’Éa c’est pourquoi ils portent tous le même nombre de cornes que lui.  Le nombre de cornes des casques est souvent confirmé par une étoile ayant le nombre de pointes identiques à celui des cornes.  Par exemple, Enlil est toujours représenté par une étoile à 7 branches.  Il est le dieu de la planète Terre; la septième du système solaire.

Voici un dessin représentant l’orbite possible du Grand Marduk selon Zécharia Sitchin :

http://secretebase.free.fr/civilisations/sumeriens/sciences/nibiru.jpg

 

       Cette orbite ferait passer la planète entre l’orbite de Mars et Jupiter; près de la ceinture d’Astéroïde.  Il ne faut pas trop se laisser impressionner par la combustion de cette planète présentée ici.  Il me semble évident que ça ne peut pas être le cas, si elle existe vraiment.  Il est cependant nécessaire qu’elle produise sa propre chaleur pour assurer la vie, mais la combustion serait un peu trop «chaleureuse», je crois. .

        Quant à son orbite, je ne sais pas quoi en dire vraiment. Malgré qu’il fallait bien qu’elle passe là pour frapper Tiamat. On ne peut pas, non plus s’objecter à ce genre d’orbite parce qu’il est prouvé qu’actuellement certains objets céleste ont ce genre d’orbite dans notre système solaire

       Entre parenthèses, voici une impression dans l’argile produite par un sceau cylindre mésopotamien qui indique l’ancien concept cosmogonique des Sumériens. 

 Je crois que pour vous convaincre, face à ce dessin, que chez les Sumériens le ciel était comme un bol à salade renversé sur une terre plate flottant sur l’eau, je suis obligé de me triturer et même de me torturer  les méninges.

Par contre d’autres que moi semblent y parvenir.  Je n’ai pas l’intention de perdre mon temps à essayer.  Veuillez m’en excuser.

        Tout ce que je pourrais indiquer, c’est que la notion « bol de salade renversé » a pu être élaborée lorsque les connaissances dont nous parlons ici furent perdues. Pertes attribuables également à l’apparition de l’astrologie et des religions vers 1,400 av J.C.

À suivre

                                                                                    Elie l’Artiste

3 pensées sur “Le mystère Sumérien(15) Viens, on part pour Babylone!

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    29 septembre 2010 à 20 08 32 09329
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    Vous n’êtes pas convaincu?
    Moi non plus.

    Mais heureusement que nous n’avons traduit qu’un seul récit, n’est-ce pas? Nous avons donc encore énormément de matière pour nous faire une opinion.

    On verra bien. J’imagine que, comme tout auteur normal, je garde le coup de grâce pour la fin. Enfin, je l’espère.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    26 octobre 2010 à 14 02 34 103410
    Permalink

    En tout cas, je suis convaicu de continuer la recherche.

    Cela me fait penser à une vaste puzzle avec d’innombrables pièces qu’on essaie d’assembler sans connaitre le dessin final qu’il représente.

    La ville de Göbekli Tepe en Turquie daterait d’environ 11500 ans, à peu près vers la fin de la dernière glaciation (-9500 av J.C. + 2000 ap J.C = 11500). Cette ville aurait donc été habité du temps de l’Atlantide et bien avant Sumer.

    Curieusement, elle n’a pas été englouti par la montée des eaux, mais bien enterré par l’homme.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%B6bekli_Tepe

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      26 octobre 2010 à 15 03 36 103610
      Permalink

      Il faut être très méticuleux sur les source des datations. Il y a tellement de dates « engtaissées » par intérêt. 😀

      Amicalement

      André Lefebvre

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