Le mystère Sumérien(19) Origine des Sumériens!

Origine des Sumériens

        Ce serait peut-être agréable de cesser de chercher les «bibittes» et de jeter un coup d’œil sur l’opinion acceptée officiellement sur l’origine des sumériens ?

Allons voir ça pour quelques instants :

        Premièrement le nom «sumérien» que nous avons adopté fut donné par les Akkadiens.  Les sumériens s’appelent eux-mêmes le «peuple aux têtes noires» (Sag-gi-ga) et appelent leur pays : Ki-en-gi «La terre des Seigneurs civilisés».  C’est dire à quel point ils se croient  «serviteurs», puisque même le pays où ils habitent ne leur appartient pas, ce pays est celui des Seigneurs civilisés.  Ceux qui leur apportèrent la civilisation.

        On ne sait pas d’où ces Sumériens sont originaires.  Certains pensent qu’ils envahirent la région mésopotamienne, d’autres pensent qu’ils y sont autochtones.  Le nom qu’ils donnent à leur pays et leurs récits laisse entrevoir qu’ils ne sont pas autochtones.  D’ailleurs, à l’arrivée de ceux qu’ils appellent «Les Seigneurs civilisés», nous avons vu que le pays n’est que marécages inhabités.

        On sait que l’origine de la civilisation sumérienne débute à Ur.  Cette culture, considérée comme étant à l’origine de la civilisation occidentale, fleurit il y a plus de cinq mille ans avant notre ère dans l’ancienne Mésopotamie.  Mais on doit y insérer quelques nuances importantes.

        Les débuts de Ur sont attribués à la culture Obeïd qui date d’avant 5 000 av.J.C.; probablement 5 500 av.J.C.

        Voyons tout de suite une assiette de cette culture : Le dessin de l’assiette représente toujours le même concept de connaissances perdues que nous avons vu sur les assiettes tripiliennes et sur celles de Samarra. (Les quatre bras, les quatre fleuves etc.…)

        La technologie sumérienne comprend les articles suivants : scie, cuir, ciseau à froid, marteaux, échafauds, clous, aiguilles, cerceaux, houes, haches, couteaux, pointes de flèches et de javelot, épées, colle, dagues, outres d’eau en cuir, sacs, bateaux, armures, carquois, gaines d’épées, bottes, sandales et harpons.

        Ils fabriquent trois sortes de bateaux : des bateaux en cuir, des voiliers étanchéisés au bitume et des navires à rames.

Voyons ce que l’on sait sur les pré-sumériens :

Pré-sumériens : -5 000 à –3 500 av.J.C.  Donc, la ville d’Ur est, à l’origine, non pas sumérienne mais pré-sumérienne; c’est-à-dire Obeïdienne.

-5 000 av.J.C. : -on se sert du cuivre en Macédoine qui est à l’ouest de la mer Noire.

        Les Ubeïdiens développent les spécialités de travaux.

-Apparition de villages en briques de terre.

-Les premiers sanctuaires religieux apparaissent.  On trouve un petit temple à Eridu avec une table d’offrande et une niche pour un objet de culte.

-4 000 av.J.C. : Des nomades sémites venant de Syrie et d’Arabie, envahissent le sud de la Mésopotamie et se mêlent a la population Ubéïdienne.                                                                                             

-On construit un temple à Tepe Gawra qui donnera son style aux futurs temples.

Période sumérienne –3 500 à 1 900 av.J.C.

-3 500 av J.C. Les sumériens s’installent sur les bords de l’Euphrate.

-3 300 av J.C. L’écriture débute à Sumer; la roue et le tour à potier apparaissent ainsi que les voiliers et la charrue tirée par des animaux.

        Cette simple chronologie indique clairement que les hommes les plus civilisés jusqu’ici sont les Ubeïdiens.  Ce sont eux qui ont apporté la civilisation en Mésopotamie.  Et la date qui leur est attribuée est –5 000 av.J.C.  Par contre on a très bien vu que l’on peut reculer cette date de 500 ans, donc –5 500 av.J.C.  De là, il est facile de constater que l’arrivée des Ubeïdiens en Mésopotamie concorde avec la fuite des côtes de la mer Noire.

        On sait également que les «Horus» égyptiens se présentent en Égypte «par bateaux» un peu avant 5 300 av.J.C. et prennent le pouvoir dans la vallée du Nil.

        Dans cette même petite chronologie, on y apprend également que ce sont les Sémites qui arrivent dans la région avant les Sumériens; par contre, ces Sémites ne servent pas de base sociale aux Ubeïdiens.  Je me demande pourquoi ? Lorsqu’on se rend compte à quel point les Sumériens, mille ans plus tard, acceptent la servilité face au Seigneurs civilisés Ubéïdiens.  Peut-être qu’avant l’arrivée des Sumériens, les Sémites sont ces nomades qui assurent le troc avec ces Ubeïdiens ?

        Un petit détail linguistique du sumérien et de l’akkadien (langue des sémites de la région).

        En sumérien et en akkadien, les mots décrivant le «passé» sont des mots qui signifient : «yeux, face, devant».  Tandis que les mots décrivant le «futur» sont des mots signifiant «derrière, arrière».  Ce qui démontre un concept complètement différent du nôtre : les suméro/akkadiens font face au passé et reculent vers l’avenir.

        Ce concept «anormal», pour nous, exprime à quel point ces gens-là sont obnubilés par la «Grandeur» «l’Importance» et la «Puissance» de cette civilisation des Puissants qui les ont précédés et qui leur donne leur structure sociale civilisée.  Ils n’envisagent pas l’avenir comme étant quelque chose qu’ils peuvent améliorer, transformer ou même influencer.  L’avenir est quelque chose qu’ils vont subir sans pouvoir rien y changer.  L’influence sur cet avenir se trouve exclusivement dans les mains des Seigneurs civilisés que nous nous qualifions de leurs «dieux».  C’est cette philosophie qui est la base du concept des «Tablettes de destinées».

        La destinée était dans les mains d’Enki, le Seigneur de la «connaissance», le détenteur de tout «savoir». De là vient, également, le dogme « religieux » qui veut que « Dieu tienne dans ses mains notre « destinée » à tous ».

        Ceci explique également cet esprit «terre à terre», efficace, axé exclusivement sur la production que nous découvrons chez les Sumériens.  Cet «esprit comptable» dont parlent Kramer et Bottero.  Et ce constat nous fait voir la vraie facette des récits-«poèmes» délivrés au sujet des ces Seigneurs civilisés : ce ne sont pas des créations poétiques au sens tel; ce sont des messages rythmées décrivant la grandeur de tous les accomplissements extraordinaires de ces Seigneurs.  Le rythme des phrases que l’on y voit n’est là que pour s’assurer que l’information sera bien mémorisée et gardée intacte au cours des siècles. C’est aussi la raison d’être des innombrables répétitions qui donnent également un rythme au récit.

        Lorsqu’on travaille sur plusieurs textes traitant de la «mythologie» sumérienne, on fini par se rendre compte que le scribe ne comprend pas du tout comment ce qu’il décrit à pu se produire.  Pour chacun de ces scribes, les actions décrites sont des «merveilles qui ne peuvent être comprises par les hommes». C’est là l’origine de l’acceptation intellectuelle des « mystères».

        C’est certainement le début du concept du «mystère religieux».  On découvre alors que le scribe qui écrit l’Enuma Elish, ne sait peut-être pas du tout qu’il est en train de décrire la création de notre système solaire.  Pour lui, c’est un texte qu’il a apprit par cœur et qu’il répète tel qu’on le lui a fait apprendre.

        Par contre, notre étude sur l’Enuma Elish nous confirme la possibilité indéniable que ces mystères découlent directement de connaissances scientifiques possédées par les Seigneurs civilisés.  Ces habitants du littoral de la mer Noire qui ont évolué à l’abri du cataclysme causé par la fonte des glaciers vers 9 500 av.J.C.  Ces gens pratiquent l’agriculture depuis au moins 15 000 ans av.J.C.  Ils évoluent pendant 9 500 ans, sans être dérangés, sur le littoral de la mer Noire.  Vers 5 500 av.J.C. ils doivent s’enfuir précipitamment de cette région en deçà de 30 ans.  En fait, sûrement beaucoup moins, puisqu’ils habitent près du rivage de la mer Noire et que le déferlement de la Méditerranée dans ce lac intérieur fut aussi rapide que celui d’un de nos barrage hydroélectrique qui cèderait aujourd’hui.  Ils ne peuvent donc apporter avec eux que leurs connaissances et ce qu’ils jugent indispensable pour survivre.  Et s’ils ont développé un moyen de transport aérien, ils durent l’employer pour fuir.

        Pour fin de comparaison, prenons conscience que notre civilisation avec ses connaissances et sa technologie actuelle est le résultat d’une évolution qui a débuté avec l’agriculture généralisée vers 4 000 ans av.J.C.  Ce qui nous donne un total de 6 000 ans d’évolution sociale.  On est bien obligé de constater que ces Seigneurs civilisés avaient déjà bénéficié de 3500 ans d’évolution de plus que nous.  Il est plus que probable qu’ils aient vécu eux aussi une période de quelque 200 ou 300 années de développement intensif de leur technologie, au cours de ces 3 500 ans additionnels aux nôtres.

        Nous sommes portés à croire que ce qui nous a propulsé vers notre développement actuel est l’écriture.  Je crois que c’est une erreur.  Je ne dis pas que l’écriture n’a pas aidé; je dis que ce ne fut pas le moteur de notre avancement technologique. 

        Pour preuve, je ne ferai que remarquer que cet avancement technologique n’a que 100 ans aujourd’hui; tout au plus 150 ans et que l’écriture existe depuis  3 000 ans av.J.C. c’est-à-dire 5 000 ans.

        De plus, il n’est pas exclu que l’écriture n’existait pas pour ces gens venus de la mer Noire; on a découvert certains signes inscris sur de la glaise qui date d’au moins 6 500 ans dans la région de la mer Noire.

        Il faut se rappeler que selon plusieurs archéologues la ville d’Uruk, vers  –3 000 ans av.J.C., couvre 400 hectares.      

        Uruk était aussi grande que Rome à l’époque de Jésus-Christ.  Combien de temps a-t-il fallu à Rome pour devenir aussi importante ?

        Il faut également se rappeler que Sargon, le premier roi humain qui créé un empire, est choisi, selon la tradition, par les Seigneurs civilisés qui ne sont plus intéressés à perdre leur énergie à contrôler les «têtes noires».  Il semble bien que les fameux Seigneurs avaient l’impression que ces têtes noires étaient assez conditionnées à la servilité pour obéir à Sargon.  Celui-ci doit rendre compte à ces Seigneurs des problèmes et suivre les indications qu’il en recevait.  Sargon est le premier prêtre possesseur de la «volonté divine».  Il est le premier «homme-berger» des humains.  Par contre, il ne fut jamais divinisé.

 Histoire de Sargon l’Ancien :

        Roi de Sumer et d’Akkad (2 334 – 2 279 av.J.C.).  Son long règne et son œuvre de réunification permet l’édification du premier empire de l’histoire.  Ses origines sont obscures.  Selon la légende, il est né en secret et sa mère le glisse sur l’Euphrate dans une corbeille de roseaux enduite de bitume.  Il est ensuite recueilli par l’irrigateur Akki qui l’élève comme son propre fils.  Plus tard, il devient échanson du roi de Kish, Ur-Zabada, contre lequel il finit par se rebeller et qu’il parvient à détrôner avec l’aide d’Ishtar.

        Son nom de Charrukin signifie le «roi vrai».  Il se dira choisi par Enlil, sous le parrainage d’Ishtar, pour être le pasteur des hommes.

        Entre autres créations, il installe un service postal avec des relais à tous les 50 km; les «poney express» de l’ancien monde.  Il conquiert toute la région de la Méditerranée jusqu’aux monts Taurus; ceci inclue tout le monde civilisé de l’époque sauf l’Égypte.  Sa dynastie ne dure pas tellement longtemps.

        Par contre, la fin de l’ancienne civilisation arrive lorsque les Amorrites de Marduk envahissent la région vers 2 000 av.J.C.  L’Ère du «dieu» Marduk commence à cette date.  C’est l’époque où l’Enuma Elish que nous avons étudié est retranscrit en faisant de Marduk l’auteur de tout ce qui avait été fait précédemment par les anciens Seigneurs civilisés.

        En cherchant un peu, on découvre avec surprise que l’histoire de Marduk n’a pas du tout été rose avant son avènement et même après.  On possède un texte sumérien qui décrit les épreuves qu’a dû vivre ce Seigneur de la deuxième génération (il était le fils aîné d’Enki) à son accession au pouvoir.

 – EH !  Le Scribe !  Es-tu toujours là ?

– Oui patron ! Que puis-je faire patron, dites-moi patron ?

– Eh respire par le nez, ne t’énerve pas !  Peux-tu me réciter le texte des épreuves de Marduk ?

– Certainement patron. Je n’écris rien ?

– Seulement ce que je te désigne.  Évitons les répétitions et les louanges le plus possible. Alors vas-y !

– Oui patron; tout de suite :    Ab.su.da.lim.

EN FRANÇAIS !  CONNARD !  Ou plutôt en anglais, je vais traduire moi-même.

– Excusez-moi patron. Bien patron !

 1) Nabu, who comes from Borsippa. He comes to greet his father, who has been taken captive.

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1) Nabu, qui arrive de Borsippa, vient pour saluer son père, qui fut fait prisonnier.

 Note : Nabu est le fils de Marduk.

 – C’est bien ça patron ! , Félicitations !

– Toi, continue de réciter !

– Oui patron.

 4) Nabu, who comes, stands over, and watches. : He is the criminal who is with Bel … Because he is with Bel

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4) Nabu, qui vient, qui se tient au-dessus et qui surveille : il est le criminel qui est avec Bel…parce qu’il est avec Bel

 Note : On sait que Bel est Marduk. On apprend ici que Nabu est un surveillant ce qui nous rapproche du nom «gardien» donné aux dieux égyptiens.

 15) The ecstatic, who goes in front of the Lady of Babylon.  He is a bringer of news and weeps on her breast.

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15) …………, qui se rend devant la dame de Babylone.  Il est le transporteur de nouvelle et pleure sur son sein.

 21) He says prayers and makes supplications to them.  He recites that before Shamash :  « They were favours for Ashshur.  I did them.  What is my crime ? »

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21) Il dit des prières et leur présente des supplications : il récite ceci devant Shamash : «Elles étaient des faveurs d’Ashshur; je les ai faites.  Quel est mon crime ?»

 22) … which in the rays of Shamash ….

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22) …………qui dans le rayonnement de Shamash….

 26) … Bel went to the place of the river ordeal :… “The city has revolted against him and done battle inside.  What is his crime ? »

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26) …..Bel alla vers l’endroit de la rivière du malheur : …«La cité s’est révoltée contre lui et combattit à l’intérieur.  Quel est son crime ?»

 Note : Ici on parle du crime de Marduk.

 28) … who goes : That is the temple.  They question him about it at the edge of the place of the river ordeal.

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28) …..qui va : C’est là le temple.  Ils le questionnent à son sujet (temple) au bord de la rivière du malheur.

 43) … she makes carry to him, to the temple of his imprisonment ….

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43) …….elle lui fait transporter, au temple de son emprisonnement….

 45) … who does not go out with Bel to the Akitu temple.  He holds the fetter of the prisoner … with him.

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45)……qui ne sort pas avec Bel au temple de l’Akitu.  Il tient les entraves du prisonnier….avec lui.

 46) …. to the place of the river ordeal he goes.  In the Akitu temple

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46) ………à l’endroit de la rivière au Malheur il va.  Dans le temple d’Akitu

 Note : Le temple de l’Akitu est situé près de la rivière aux malheurs. On sait également que l’Akitu désignera plus tard une fête.

 58). ….. who roams the streets :  He is looking for Marduk.  « Where is the prisoner ? »

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58) ….qui fouille les rues : Il cherche Marduk. «Où est le prisonnier ?»

 59) The Lady of Babylon, whose hands are stretched out : She is praying to Sin and Shamash : «Keep Bel alive ! »

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59)  La Dame de Babylone, dont les mains sont étendues : Elle prie vers Sin et Shamash : «Gardez Bel (Marduk) vivant !»

 68) That is the day of his crime.  It is gathered in the chamber.  Without water.  He is clothed. Chamber…

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68) C’est le jour de ses crimes.  Il est rassemblé dans la chambre.  Sans eau.  Il est habillé.  Chambre….

 73) … he makes him go out… not the messenger of his lords.  Who makes him go out ? ….. who goes, who makes him go out.

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73)….il le fait sortir….pas le messager de ses Seigneurs.  Qui le fait sortir?…Qui va, celui qui le fait sortir ?

 83) The shoe which they take to the temple of the Lady of Babylon.  It is a standard.  He sends it to her because they will not release him and he cannot go out.

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83) Le soulier qu’ils envoient au temple de la Dame de Babylone.  C’est un signal.  Il lui envoie parce qu’ils ne vont pas le libérer et il ne peut sortir.

 89) The lattice door : As they say, the gods have taken him captive and he has entered the temple and locked the door behind him.  They bored holes in the door and did battle.

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89) La porte…: Comme ils disent, les dieux(Puissants) l’ont capturé et il est entré dans le temple et barré la porte derrière lui.  Ils ont percé des trous dans la porte et ont livré bataille.

         Il semble donc que dans ce récit Marduk est en train de passer un mauvais quart d’heure.  Il est emprisonné sans eau à l’intérieur d’un temple où il s’est enfermé lui-même.  Les dieux qui l’attaquent ont percé la porte et l’ont capturé.  Le temple se trouve à Akitu, un endroit qu’on appelle celui du fleuve du malheur.

         Si ce qualificatif de «Malheur» concerne la connaissance des Seigneurs civilisés on verra que le concept Bonheur/Malheur est aussi significatif que celui de Faucon/SerpentLe Serpent est la facette malheur avec Seth et la région donnée aux Serpents, lors de la division des quatre régions, est celle de l’Égypte.  Le fleuve du Malheur se trouve donc en Égypte. 

         Il n’y a qu’un seul fleuve en Égypte; quant au Temple dans lequel on peut s’enfermer pour vraiment y trouver refuge si ce n’est pas la grande pyramide, c’est tout simplement un temple ordinaire; ce qui me surprendrait beaucoup, mais c’est toujours possible.

        Malheureusement, plusieurs vers manquent à cette tablette pour en saisir le sens exact; on ne parvient qu’à comprendre qu’à un moment donné Marduk est confronté aux autres dieux et est vaincu.

 – Merci le scribe; tu peux aller jouer dehors.  Mais ne t’éloigne pas !

– Oui patron.

        On remarque dans ce récit une confirmation des deux «clans» chez les Seigneurs civilisés.  Ces mêmes deux clans que nous avons étudiés dans mon autre série d’articles «L’Énigme égyptienne»; ceux des Faucons et des Serpents.  Les Faucons sont les suivants d’Enlil et les Serpents sont les suivants d’Enki.  De plus, la région de Mésopotamie semble être une région de Bonheur comparativement à celle de Malheur que serait l’Égypte.  Évidemment cette opinion est celle des acolytes d’Enlil, dont la base est en Mésopotamie.

         Et on se rappelle que dans l’Enuma Élish, on découvre que Marduk a séparé les 600 «dieux» en deux groupes de 300 individus.  Trois cents étaient dans le Ciel et 300 étaient sur Terre.  Je vous laisse trouver quel nom de clan est attribuable à chacun des deux groupes.  Ceci nous donne également le nombre de Seigneurs civilisés qui parvinrent à s’enfuir de la mer Noire.

        L’époque de la prise de pouvoir de Marduk sur tous les dieux cités dans l’Enuma Elish, n’est peut-être pas aussi définitive qu’on pourrait le déduire du texte.  Un autre texte est disponible qui démontre que cette prise de pouvoir fut dévastatrice pour tout le monde.  Voyons ça tout de suite :

 – LE SCRIBE!!!!

– Oui patron ?

– Récite le texte de Erra et Ishum !

– Mais patron, vous venez tout juste de me dire d’aller dehors! . . Je viens tout juste de mettre mes bottes. 

– Tu iras plus tard. 

– Bien patron.

– STOP LE SCRIBE !  Enlève tes bottes avant de venir dans mon bureau, tu vas salir le tapis !   Joual vert !

– Pardonnez-moi patron.

– Pendant que tu enlèves tes bottes, je vais présenter les personnages du récit :

       Engidudu est Nergal un des fils d’Enlil.  Il est le dieu de la pestilence et de la destruction.

Hendursagga est Ninurta qui est le premier-né d’Enlil et dieu de la guerre

Ishum est un compagnon d’Erra/Nergal

Erra est un autre nom de Nergal.

Les autres personnages nous sont connus.

– Vas-y le scribe !  Mais auparavant, donne-nous les quelques vers qui peuvent situer l’époque dont on parle.

– oui patron

       Cet Erra/Nergal va indiquer l’époque ou du moins la situation «politique» de l’évènement :

-As for me, since they did not fear my name, and I have disregarded Marduk´s command, so he may act according to his wishes

« I will make Marduk angry, stir him from his dwelling, and lay waste the people ! »

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-Quant à moi, comme ils n’ont pas eu peur de mon nom et que j’ai négligé les ordres de Marduk pour qu’il agisse selon son souhait,

«Je vais enrager Marduk, le faire sortir de son habitacle et détruire le peuple !»

        Donc, l’époque dont on parle se retrouve tout de suite après la prise du pouvoir de Marduk, puisque celui-ci a pu agir selon son souhait.

Voyons le texte :

 -O king of all inhabited lands, creator of the world,O Hendursagga (1), first born of Enlil [ ] 4

Holder of the sublime scepter (2), herdsman of the black-headed folk, shepherd of mankind,

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 O roi de tous les territoires habités, créateur du monde, O Hendursagga, premier-né d’Enlil

Tenant du sceptre sublime, berger du peuple des têtes-noires, berger de l’humanité,

 Note : Je ne crois pas qu’ici, au premier vers on parle de Marduk; on parle plutôt de Ninurta qui est défini comme le berger de l’humanité. Il y a donc une confrontation politique entre Ninurta, successeur d’Enlil, et Marduk fils d’Enki, qui prend le pouvoir.

 -O Ishum, zealous slaughterer (3), whose hands are suited to brandish fierce weapons,

And to make his sharp spear flash, Erra, warrior of the gods, was restless in his dwelling,

His heart urged him to do battle !

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 O Ishum, tueur zélé, dont les mains sont aptes à brandir les armes féroces,

Et faire briller sa lance aiguisée, Erra, guerrier des dieux, était fébrile dans son habitacle,

Son cœur le poussait au combat.

        Erra s’adresse ensuite à ses armes appelées «les 7 guerriers sans rivaux» et finit par décider de ne pas aller au combat.  Il ordonne au 7 armes/guerriers de demeurer dans le coin de l’habitacle.

        Le texte se poursuit en s’adressant à Engidudu/Nergal.

 -O Engidudu, who patrols at night, ever guiding the noble,

Who ever guides young men and women in safety, making light as day,

The Seven, warriors unrivalled, their divine nature is different,

Their origins are strange, they are terrifying,

Whoever sees them is numbed with fear.

Their breath of life is death,

People are too frightened to appproach it !

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 O Engidudu, qui patrouille la nuit, toujours Guidant le noble,

Qui toujours guide les jeunes hommes et femmes à la sécurité, produisant de la lumière comme le jour.

Les 7 guerriers sans rivaux, leur nature divine est différente,

Leur origine étrange, ils sont terrifiants

Quiconque les voit est saisi de terreur

Leur souffle de vie est la mort

Les gens sont trop terrifiés pour les approcher !

         Voici comment sont décrit ces 7 armes/guerriers :

-« Wherever you go and spread terror, have no equal. »

He said to the second, « Burn like fire, scorch like flame ».

He commanded the third, « Look like a lion, let him who sees you be paralysed with fear ».

He said to the fourth, »Let a mountain collapse when you present your fierce arms ».

He said to the fifth, « Blast like the wind, scan the circumference of the earth ».

He said to the sixth, « Go out everywhere (like the deluge) and spare no one »

The seventh he charged with viperous venom, » Slay whatever lives ».

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-Où que tu ailles pour répandre la terreur, n’ait aucun égal.

Il dit au deuxième (2e arme) : «Consume comme le feu, grille comme la flamme.»

Il commanda au troisième : «Aie l’apparence du lion, que celui qui te voit soit paralysé

Il dit au quatrième : «que la montagne s’écroule lorsque tu présentes tes bras féroces

IL dit au cinquième : «Explose comme le vent, engloutis la circonférence de la Terre.»

Il dit au sixième : «Rends-toi partout comme le déluge et n’épargne personne

Le septième il chargea de venin de vipère : «Tue tout ce qui vit

        On voit tout de suite que chacune de ces armes peuvent détruire tout ce qui existe.  Ce ne sont donc pas vraiment des armes qui se complètent mais des armes de destruction massive.  Une seule de ces armes est nécessaire à la destruction d’une région.  Il est même possible que l’ensemble des caractéristiques de chacune de ces armes appartiennent à chacune d’entre elles.  Les séparer dans le texte ne sert qu’à décrire l’ensemble des caractéristiques de chacune.  De toute façon, ces caractéristiques se rapprochent beaucoup de celles d’une bombe.

        Ce qui est curieux ici, c’est l’époque à laquelle on se sert de ces armes : un peu avant 2 000 av.J.C. où Marduk commence sa prise du pouvoir.  Les caractéristiques de ces armes se retrouvent à la même époque de la disparition de cinq villes cananéennes dont deux qui nous sont connues par la Bible : Sodome et Gomorrhe.  Les caractéristiques données à la destruction de Sodome et Gomorrhe sont les mêmes que celles données à ces sept armes.

        Les dates concordent, les évènements politiques concordent et l’histoire décrite dans la Bible concorde. 

        Plus encore, les différents textes des lamentations issus lors de l’évènement de la destruction de plusieurs villes sumériennes, décrivent également ces destructions avec les mêmes caractéristiques résultant de l’usage de ces armes.

         Mais retournons au texte :

 -After Anu had ordained destinies for all of the Seven,

He gave those very ones to Erra, warrior of the gods, saying :

« Let them go beside you, when the clamor of human habitations becomes noisome to you,

« And you resolve to wreak destruction,

« To massacre the black-headed folk and fell the livestock,

« Let these be your fierce weaponry, let them go beside you ».

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-Après qu’Anu ait ordonné ces destinées pour toutes les sept                                                            

il remit ceux-là même à Erra, guerrier des dieux, disant :                                                                          

Qu’ils t’accompagnent, lorsque la clameur des habitations humaines te dérangeront et que tu décideras de répandre la destruction                                                                    

  de massacrer le peuple des têtes noires et détruire les troupeaux                                              

  que celles-ci soient tes armes féroces, qu’elles t’accompagnent. 

                                                                                                                                                                                      Une petite indication de ce qu’Erra se propose de faire : 

-When Ishum heard what he said, he felt pity and said to the warrior Erra : »O Lord Erra, why have you plotted evil against the gods? »To lay waste the lands and decimate the people ».    

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 -Lorsqu’ Ishum entendit ce qu’il dit, il ressentit de la pitié et dit au guerrier Erra : «O Seigneur Erra, pourquoi as-tu comploté le mal contre les dieux ? Laissé les territoires dévastés et décimé la population ?»

         Erra explique plus loin :

-All the gods are afraid of a fight, so the black-headed folk are contemptuous!

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 –Tous les dieux ont peur d’une guerre, ainsi les têtes noires sont méprisantes.

        Dans ce seul vers, nous retrouvons la situation politique des années de    -2 000 av.J.C.  L’homme se rebelle contre les dieux, les égyptiens, depuis longtemps, se révoltent contre les Horus et la première période intermédiaire se pointe.  Les mésopotamiens sont assaillis par les amorites qui veulent instaurer le pouvoir de Marduk, un dieu de la famille Serpent

       On sait très bien que cette famille ou groupe Serpent est celle qui prône l’émancipation des humains pour leur donner le même statut que celui des Puissants.  C’est le Serpent qui fait, dans la Bible, que l’homme soit «…devenu comme l’un de nous».  C’est même le Seigneur de la Bible qui le confirme en Gen 3-22.

        Le groupe Faucon/Vautour veut garder l’homme dans l’asservissement et le groupe Serpent veut le libérer graduellement par l’enseignement civilisateur.  C’est là la confrontation qui existe depuis le tout début de la création de l’humanité.  Du moins, depuis que le Serpent a enseigné à l’homme la Science du Bonheur et du Malheur.

        Je sais très bien qu’il peut être difficile de recouper tous ces liens semblant disparates, mais après avoir tout considéré, en délimitant les époques, les évènements et les récits traditionnels qui s’y rapportent, l’évidence émerge clairement de la somme de toutes ces données.

        À la fin, il n’y a qu’un seul constat possible : l’ensemble de toutes ces données sont tellement liées qu’il est complètement impossible que l’origine de tous ces faits soit un évènement imaginaire.  Ces évènements sont définitivement historiques.

        La fin de la deuxième tablette de ce texte se termine ainsi :

-Because they were angry with each other, and noble Marduk [ ] put [ ], « The star of Erra is shining bright and its radiant… of warfare.
His awe-inspiring brilliance will… and all people will perish”

—————————————–

 –Parce qu’ils étaient irrités entre eux, et noble Marduk (….) plaça (….)«L’étoile d’Erra resplendit brillamment et son irradiation…..de la guerre Sa brillance effrayante va….et toute la population va périr

        C’est très clair que ce qui fera périr la population est rattaché à la brillance de l’arme dont Erra va se servir.  Difficile pour un scribe qui ne connaît pas nos armes actuelles de faire mieux pour les décrire.  On découvre également la confirmation que les dieux se confrontent entre eux.

        Je sais, c’est impossible; mais j’espère que maintenant vous, vous savez que c’est exactement ce qui est écrit dans ce texte.

        Voyons maintenant pour quelles raisons les Faucons et les Serpents sont constamment en confrontation.  On trouvera la réponse dans le récit du mythe d’Étana.

 – Le Scribe !… Maestro !

-Oui patron !  Voulez-vous que je commence lors de l’installation de la royauté sur la Terre ?

– Bonne idée Scribe; mais pas de répétitions s’il te plaît.

-Parfait patron !

 -The Great Anunnaki gods ordainers of destinies,

Sat taking their counsel concerning the land,

The creators of the four world regions, establishers of all physical form,

By command of all of them the Igigi gods

Ordained a festival for the people

———————————

-Les grands dieux Anunnaki, ordonnateurs des destinées

Assis discutant au sujet de la terre

Les créateurs des quatre régions du monde, établisseurs de toutes formes physiques

Au commandement de tous, les dieux Igigi

Ordonnèrent un festival pour le peuple.

 

-No king did they establish, over the teeming peoples,

At that time no headdress had been assembled, nor crown,

Nor yet scepter had been set with lapis.

No throne daises whatsoever had been constructed,

Against the inhabited world they barred the gates…

The Igigi gods surrounded the city with ramparts

——————————————

-Aucun roi avaient-ils établi, au-dessus du peuple fourmillant

À cette époque aucune coiffe n’avait été rassemblée, ni couronne

Ni même de sceptre décoré de lapis.

Aucun trône quel qu’il fut n’avait été construit,

contre le monde inhabité ils fermèrent les portes

les dieux Igigi entourèrent la cité de remparts

Note : Le monde inhabité est le monde non civilisé où les sauvages demeurent, sinon, pourquoi des remparts ?  On parle de l’Éden ici dirigé par le Seigneur des dieux.

-Ishtar came down from heaven to seek a shepherd,

And sought for a king everywhere.

Innina came down from heaven to seek a shepherd,

And sought for a king everywhere.

Enlil examined the dais of Étana,

The man whom Ishtar steadfastly….

« She has constantly sought….

Let kingship be established in the land,

Let the heart of Kish be joyful »

—————————————–

-Ishtar descendit du Ciel à la recherche d’un berger,

Et chercha partout un roi.

Innina descendit du Ciel pour chercher un berger

Et chercha un roi partout.

Enlil considéra l’estrade d’Étana,

L’homme qu’Ishtar avait résolument….

«Elle a constamment cherché….

que la royauté soit établit sur la terre

que le cœur de Kish soit joyeux.»

-The eagle made ready to speak, saying to the serpent,

« Come, let us make friendship,

Let us be comrades, you and I ».

The serpent made ready to speak, saying to the eagle,

« If indeed… of friendship and [ ]

Then let us swear a mighty oath of Shamash.”

—————————————-

 -L’Aigle se prépara à parler, disant au Serpent,

«Viens, soyons amis,

Soyons camarades, toi et moi».

Le Serpent se prépara à parler disant à l’Aigle

«Si vraiment….de l’amitié et (…..)

Alors jurons un grand serment sur Shamash

 

-After they had sworn the oath by the netherworld,

They set forth, going up the high mountains,

Each day by turns watching for the wild beasts,

The eagle would hunt down wild oxen and gazelle,

The serpent would eat, turn away, then his children would eat.

The eagle would hunt down wild sheep and aurochs,

The serpent would eat, turn away, then his children would eat.

The serpent would hunt down beasts of the field, the creatures of earth,

The eagle would eat, turn away, then his children would eat the food,

—————————————-

-Après qu’ils eurent fait le serment sur le «monde d’en-bas»,

Ils partirent, se dirigeant en haut des montagnes,

Chaque jour, tour à tour, à l’affût des animaux sauvages,

L’Aigle chassait le bœuf sauvage et la gazelle,

Le Serpent mangeait, se retournait, ensuite ses enfants mangeaient.

L’Aigle chassait les moutons sauvages et les aurochs

Le Serpent mangeait, se retournait, ensuite ses enfants mangeaient.

Le Serpent chassait les bêtes des champs, les créatures de la terre,

L’Aigle mangeait, se retournait, ensuite ses enfants mangeaient la nourriture,

        Voici donc une fable qui ne me semble pas équivalente à celles de Lafontaine même si elle met en cause des animaux.

        La raison première est que ces animaux représentent exactement les deux partis politiques des Seigneurs civilisés de la mythologie sumérienne; et on se rend compte déjà que la représentation animale, chez les sumériens et les égyptiens, n’a pas le même but que celle de M. de Lafontaine.  Il n’est pas question ici de morale mais simplement d’un récit qui explique la bisbille existant entre les deux groupes des «dieux».

        On a donc, ici, le récit d’une entente entre le parti «Faucon» d’Enlil et celui du parti «Serpent» d’Enki

        Cette entente, appuyée par un serment décrivant la destruction totale du parti qui serait en faute, est simplement pour s’assurer l’accès à suffisamment de nourriture pour tous grâce à une entraide mutuelle lors de la chasse.

        On peut alors situer l’époque où se déroule ce récit à une période où l’agriculture n’est pas inventée, ou encore, qu’elle est momentanément abandonnée pour une raison ou une autre.

-The eagle´s children grew big and flourished.

After the eagle´s children were grown big and were flourishing,

The eagle´s heart indeed plotted evil,

Evil his heart plotted indeed!

He set his thoughts upon eating his friend´s young!

The eagle made ready to speak, saying to its children:

« I will eat the serpent´s children, the serpent [ ],

I will go up and dwell in heaven,

If I descend from the crown of the tree, … the king. »

The littlest fledgling, exceedingly wise, said these words to the eagle, his father:

« Do not eat, my father!

The net of Shamash will hunt you down,

The mesh and oat of Shamash will overthrow you and hunt you down.

Whoever transgresses the limits of Shamash,

Shamash will deliver him as an offender into the hands of the executioner!»

—————————————–

-Les enfants de l’Aigle devinrent grands et prospérèrent.

Après que les enfants de l’Aigle soient devenus grands et prospères,

Le cœur de l’Aigle vraiment complota le mal,

Le Mal son cœur complota vraiment !

Il se mit en tête de manger les enfants de son ami (….)

Il se prépara à parler, disant à ses enfants :

«Je vais manger les enfants du Serpent, le Serpent (…..)

Je vais monter me promener dans le Ciel,

Si je descends de la couronne de l’arbre, ….le roi.»

Le plus petit oisillon, extrêmement sage, dit ces mots à l’Aigle, son père.

«Ne mange pas, mon père !

Le filet de Shamash va te poursuivre,

Les mailles et le serment de Shamash vont te renverser et te pourchasser.

Quiconque transgresse les limites de Shamash,

Shamash le livrera comme un contrevenant dans les mains du bourreau !»

 

-He did not heed them, nor listen to his son’s words,

He descended and ate up the serpents children,

In the evening of the same day,

The serpent came, bearing his burden,

At the entrance to his nest he cast down the meat,

He looked around, his nest was gone

He looked down, his children were not [ ]!

The eagle had gouged the ground with his talon,

The cloud of dust from the sky darkened the sky.

The serpent…. weeping before Shamash,

Before Shamash the warrior his tears ran down,

« I trusted in you, O warrior Shamash,

I was the one who gave provisions to the eagle,

Now my nest [ ]!

My nest is gone, while his nest is safe,

My young are destroyed, while his young are safe,

He descended and ate up my children!”

——————————————

-Il ne les considéra pas, ni n’écouta les mots de son fils,

Il descendit et mangea les enfants du Serpent.

Le soir du même jour,

Le Serpent vint, transportant son fardeau,

À l’entrée de son nid il jeta la viande,

Il regarda autour, son nid était disparu

Il regarda en bas, ses enfants n’étaient pas (…..)

L’Aigle avait marqué le sol avec son talon.  Le nuage de poussière assombrit le Ciel.

Le Serpent pleurant devant Shamash,

Devant Shamash le guerrier, ses larmes coulèrent,

«J’avais foi en toi, O guerrier Shamash,

Je suis celui qui donnait des provisions à l’Aigle,

Maintenant mon nid (….)

Mon nid est défait, pendant que le sien est intact,

Mes enfants sont détruis, pendant que les siens sont en sûreté,

Il est descendu et a mangé mes petits !»

        Il ne nous reste qu’à essayer de trouver l’époque où une entente fut nécessaire pour assurer la survie des deux partis «divins», suivie d’une attaque de la part de l’Aigle sur le nid des Serpents.

        Malgré la difficulté apparente, il est facile de situer cette époque.  En –5 500 av.J.C., la société «divine» du littoral de la mer Noire subit un cataclysme.  Elle doit s’enfuir de cette région. 

        Ces Seigneurs civilisés se rassemblent alors en conseil, divisent la terre en quatre régions qu’ils distribuent à chacun des groupes.  Les Aigles ainsi que les Serpents recoivent chacun une de ces régions. 

        Nous savons que l’Afrique est allouée aux Serpents et que les Faucons/ Vautours, ici les Aigles, se retrouvent dans la région de la Mésopotamie.

        Au début de l’installation des deux groupes, l’entraide assure la survie de chacun.  Lorsqu’ils sont installés et commencent à prospérer, les Aigles/ Faucons/Vautours attaquent les «enfants» du SerpentC’est l’histoire de la guerre entre Horus et Seth.  Par contre, les enfants du Serpent sont les hommes du Serpent, c’est-à-dire; les égyptiens.

        La période de trêve entre –5 500 ans av.J.C. et l’attaque des Faucons sur le territoire du Serpent ne fut pas très longue.  Nous avons découvert, lors de notre étude sur les égyptiens, que les Horus (Faucons) s’emparent de l’Égypte vers –5 300 ans av.J.C.  La survie et la prospérité des groupes de Seigneurs civilisés semblent n’avoir exigé que 200 ans d’installation; ensuite la guerre commence entre deux des partis.  Le troisième parti des dieux s’installe dans l’Indus et n’est jamais impliqué dans l’histoire officielle de nos origines.  Le quatrième parti est celui laissé aux sauvages humains qui habitent la région à l’Ouest de la Mer Noire. Ceux-ci s’impliquent à l’apparition de la civilisation grecque.

-« My nest is gone, while his nest is safe,

My young are destroyed, while his young are safe,

He descended and ate up my children!

You know, O Shamash, the evil he has done to me,

Truly, O Shamash your net is the wide earth,

Your trap is the distant heaven,

The eagle must not escape from your net,

That malignant Anzu who harbored evil against his friends!”

——————————————

-«Mon nid est disparu, pendant que le sien est en sécurité,

Mes enfants sont détruits, pendant que les siens sont en sécurité,

Il est descendu et a mangé mes enfants !

Tu connais O Shamash le mal qu’il m’a fait,

En vérité, O Shamash ton filet est toute la Terre,

Ton piège est le Ciel lointain

L’Aigle ne doit pas s’échapper de ton filet,

Ce malfaisant Anzu qui porte le mal à ses amis.»

        Encore une fois dans ces derniers vers on perçoit l’esprit sumérien qui, constamment, fait des parallèles entre le récit qu’il raconte et d’autres récits que tous connaissent

        Le dernier vers fait un parallèle entre les actions de l’Aigle et ceux d’un autre personnage appelé Anzu d’un autre récit.  Anzu est sûrement le personnage le plus détesté des sumériens.  Il avait volé les tablettes de destinée à Enlil et avait mis en péril toute la civilisation des dieux.

        Et voici la preuve de ce que l’on a trouvé dans ce texte sumérien; elle se trouve dans un dessin égyptien :

 

        Cette photo représente le dieu Horus/Faucon qui tient dans ses serres un serpent ou un ver de terre pour le dévaloriser un peu plus.  C’est donc la représentation de la victoire d’Horus/Faucon sur Seth/Serpent.  Le récit habituel de cette guerre est celle que nous tirons de la mythologie égyptienne comme sur cette photo.  Par contre, le récit de cette même guerre est un peu nuancé dans les textes sumériens comme nous le découvrons actuellement.

             Nous verrons, dans la suite du récit, c’est-à-dire dans le prochain article, que cette faute de l’Aigle eut certaines conséquences importantes pour comprendre l’histoire Égyptienne.

 À suivre

                                                                                                   Elie l’Artiste

11 pensées sur “Le mystère Sumérien(19) Origine des Sumériens!

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    11 octobre 2010 à 10 10 03 100310
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    Une situation « politique » où les « dieux » n’osent pas « punir » les hommes qui leur manquent de respect depuis longtemps et de plus en plus. Parce que cela pourrait provoquer une dissention parmi les dit « dieux ».

    Dissention qui existe déjà depuis longtemps mais qui s’est emplifiée à partir de l’Égypte à l’époque du roi Scorpion.

    Finalement,acculé au pied du mur, certains textes sumériens de l’époque, décrivant des armes de destruction massive, confirment leur utilisation à une époque où la Bible nous raconte la destruction « venue du ciel » de Sodome et Gomhorre avec l’explication politique « divine » de ce geste, en arrière plan, qui est pour contrer la prise de pouvoir de Marduk; putsch dirigé contre Enlil.

    La destructionn est tellement « générale » que les filles de Loth s’accouplent avec leur père pour assurer la survie de la race humaine,croyant que tous les hommes sont annihilés.

    Tout cela pourrait être des élucubrations « bibliques » si les textes sumériens en question n’existaient pas.

    Mais ils sont là, et on les a lu.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    14 octobre 2010 à 16 04 41 104110
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    « Et s’ils ont développé un moyen de transport aérien, ils durent l’employer pour fuir. »

    C’est une blague ou quoi ?

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      14 octobre 2010 à 17 05 37 103710
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      Non je ne pense pas que ce soit une blague. Pas selon les textes en tous les cas.

      Amicalement

      André Lefebvre

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        14 octobre 2010 à 21 09 16 101610
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        Très bien, alors comment expliquez-vous cela ?

        Les Sumériens ont-ils inventé l’avion et le kérosène ? Ont-ils créé des ballons à gaz plus légers que l’air ? Ont-ils bénéficié de l’aide des aliens ? Ou plus simplement, ont-ils menti dans les textes ? Moi, je pense avoir la bonne réponse…lol

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          14 octobre 2010 à 22 10 33 103310
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          Les sumériens n’ont rien inventé. C’est d’ailleurs ce qu’ils affirment dans tous leurs textes.

          Ils n’ont pas, non plus mentis. Ce qu’ils affirment c’est que tout leur « savoir » leur fut donné par les « Puissants » qui étaient, pour eux, des « êtres supérieurs à eux ».

          D’ailleurs, tout ce qu’ils racontent au sujet de ces « être supérieurs », ils disent ne pas pouvoir comprendre ce qu’ils pouvaient faire.

          Si vous avez la bonne réponse, bravo! Moi je ne l’ai pas encore trouvé. Je ne fais que constater ce qui est écrit. 😉

          Amicalement

          André Lefebvre

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            15 octobre 2010 à 6 06 32 103210
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            😀

            Jusqu’à ce, qu’un jour, vous trouviez sérieux d’étudier l’origine de la premièere civilisation, de qui, tout ce que l’on peut dire de sérieux, est qu’elle apparue « venue de nulle part », déjà structurée et possédant des « connaissances » inexplicables. 😉

            Amicalement

            André Lefebvre

          • avatar
            26 octobre 2010 à 17 05 28 102810
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            @ La taverne des Poêtes

            Pas fort ton commentaire !

            @ L’Auteur

            Bien que je n’ai pas terminer la série, je tiens à remercier Elie L’Artiste, André Lefebvre et son Scribe pour les bons moments passé à lire cette genèse sumérienne, berceau de notre civilisation.

            Demain, j’attaque l’Égypte

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    15 octobre 2010 à 1 01 14 101410
    Permalink

    L’invention de la Montgolfière était si simple, qu’il n’est pas exclu que des peuplades très antique n’aient pas exploité un tel dispositif. Héron d’Alexandrie avait inventé des dispositifs qui donnaient l’illusion que les portes des temples s’ouvraient toutes seules, et par l’effet de la force de la vapeur déjà. Et il avait inventé des dispositifs mécaniques qui faisaient parler les grandes statues des Dieux dans l’Egypte alexandrine et juste par l’effet du transport et de l’amplification de sons à distance dans des canalisations ingénieuses. Souvent, on n’exploitait une invention que pour l’aspect illusionniste un peu comme dans le monde du spectacle cinématographique aujourd’hui. Car à l’époque, on n’avait pas besoin de machines puisque les esclaves les rendaient inutiles. Et il n’est pas sûr que si l’homme avait trouvé un moyen de s’élever dans les airs, il l’aurait exploité, puisque c’était le monde réservé des anges et des Dieux. Souvenez-vous de la légende de Dédale et d’Icare. En général, ces légendes et mythes avaient toujours un fond populaire de vérité. (I) (I) (I)

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    15 octobre 2010 à 1 01 25 102510
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    @ L’auteur.

    Vous dites que l’avance technologique actuelle ne date que de 150 ans. C’est un point de vue qui ignore toute la technologie du passé, depuis le gnomon, jusqu’aux clepsydres etc. et en passant par toutes les technologies agraires. Vous ne limitez la technologie qu’à l’industrie. Auparavant elle était plus artisanale c’est tout. Et l’écriture était le médium qui a permis la diffusion. Et c’est au XVIIIème siècle que l’Encyclopédie de Diderot a permis la diffusion de tous les secrets des corporations des métiers. Ainsi, c’est bien l’écriture et l’imprimerie qui ont permis l’industrie. (I)

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      15 octobre 2010 à 6 06 56 105610
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      C’est un point de vue très « général ».

      La première forme d’imprimerie est le « sceau cylindre » et date de plus de 5,000 ans.
      La xylographie se pratiquait au 7e siècle en Chine.
      Les caractères métalliques furent employés en Corée vers 1250 de notre ère.
      Gutenberg eut son idée vers 1440.

      L’encyclopédie de Diderot, je ne peux dire; mais je dirais que plusieurs « secrets » des métiers sont aujourd’hui disparus et que plusieurs ont continué à être « enseignés » de maître à apprentis jusqu’à, il y a deux générations.

      Il est évident que des « connaissances » importantes furent perdues au cours des millénaires. Certaines furent retrouvées depuis quelques milliers d’années, mais il est impossibles d’affirmer qu’elles le furent toutes.

      Au départ, par exemple, l’objectivité élimine , de par sa définition, toutes « connaissance qui n’est pas celle se rattachant au « matériel », au tangible. Ce qui semble éliminer un pan complet de la réalité.

      Déjà, l’industrie élimine une partie « artistique » des productions artisanales. Personnellement, je ne suis pas enclin à lui donner d’autres qualités que celle d’être plus efficace et moins coûteuse au dépend de l’art et la conscientisation du beau.

      Un peu comme une sculpture de bois comparable à un « coulage » en plastique.

      Mais je peux faire erreur.

      Amicalement

      André Lefebvre

      Répondre

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