Le pavillon des petites vésanies

Pendant qu’au Québec la crise de la grève étudiante marque une pause, le temps de laisser digérer la démission-sacrifice de Madame Beauchamp et de permettre au gouvernement de constater qu’il s’est couvert de ridicule comme aux étudiants de voir qu’ils sont dans un cul-de-sac, profitons en pour jeter un oeil sur le reste du monde.

La France a vraiment un nouveau président, mais on ne voit pas très bien ce qu’il pourrait faire pour montrer que le changement n’a pas été seulement cosmétique. Le gouvernement allemand analyse les resultats des élections régionales et voit qu’il va droit dans le mur… mais croit que changer de politique serait inacceptable.

Les Grecs ont choisi de ne pas se satisfaire d’un premier rejet velléitaire des partis traditionnels et vont retourner aux urnes en juin, avec un bonne chance de voir cette fois émerger en tête un parti d’extreme-gauche et un d’extreme-droite.

Les Espagnols ont mainentant offciellement un taux de chômage de 25% et les « Indignés » sont à nouveau dans la rue. Le Royaume-uni est à se désunir, avec l’Écosse qui prend du large ; l’Italie plonge dans l’endettement sans même entrouvrir les yeux et comme si demain ne devait jamais arriver…

Pendant ce temps l’Amérique, notre guide à tous, est en faillite technique depuis déjà trois ans ans s’imprime des dollars virtuels et surtout ne veut rien voir: sn se prépare à une élection présidentielle dont l’enjeu principal, surréaliste dans la crise actuelle, sera le droit des homosexuels au mariage… !

Notre civilisation est en pleine dérive et, en attendant de tuer des Iraniens en grand nombre, se distrait pour ne pas perdre la main dans sa malfaisance en tuant quelques Syriens pour rien, comme on a tué des Libyens pour rien il y a quelques mois et avant eux des Irakiens …

Alors, chers concitoyens québécois, si le spectacle de la rue à Montreal et celui de l’Assemblée Nationale vous semblent désolants, dites-vous bien que vous n’êtes condamnés à subir que les vicissitudes mineures d’une aile relativement paisible d’une maison de fous globale dans laquelle les forcenés s’en donnent à cœur joie.

Souriez, donc, et tolérance pour les petites vésanies: ça pourrait être pire. En fait, si n’apparaît pas quelqu’un avec des méninges et des couilles, il est probable que ça ira de plus en plus mal. Il faudrait bien regarder dans les placards et sous les lits, car dans le monde où nous sommes je ne vois personne qui pourrait faire l’affaire. Et vous ?

Pierre JC Allard

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